Les Cavaliers
Le 04/02/09 à 19:02 par SK

Spahi, officier indigène
Les Sibahis étaient des troupes montées turques en majorité qui servaient de Dey d’Alger. A la prise de cette ville en 1830 ces troupes se trouvant licenciées, certains éléments se rangèrent sous les ordres du capitaine Yusuf dans les chasseurs algériens et participèrent à la conquête de l’Algérie. En 1841, les éléments indigènes furent retirés des chasseurs d’Afrique pour former un corps unique de Spahis réguliers.

Joseph Vantini, dit Yusuf (1810-1866)
Le jeune Joseph Vantini, italien de naissance, est enlevé par les pirates musulmans et conduit à Tunis. Placé dans le sérail, il y reçoit une éducation complète et fût bientôt remarqué par le Bey.
En 1830, une histoire d’amour avec une princesse le force à fuir. S’étant lié d’amitié avec le consul français de Lesseps, il est affecté au corps expéditionnaire français en Algérie comme interprète.
Remarqué par le maréchal Clausel, il est nommé pour prendre le commandement d’une cavalerie auxiliaire indigène qui formera le noyau constitutif des futurs spahis.
Durant les premières années de la conquète, il s’illustre par des actions d’éclat, facilitées par son courage, mais aussi un sens moral peu développé.
Il est nommé Bey de Constantine. Officier de la Légion d’honneur en 1835.
En 1836, lors d’un passage à Paris, il fait sensation par son caractère et ses conquêtes féminines. Sa carrière est émaillée de duels et de coups d’éclat qui en font un véritable personnage de roman.
En 1838, il est naturalisé français, nommé lieutenant colonel et reçoit le commandement des spahis d’Oran.
En 1842, il est colonel et s’illustre aux cotés du maréchal Bugeaud contre Abd el Kader.
En 1845, année de création des trois régiments de Spahis (un par province : à Alger, Oran et Bône), il reçoit le commandement des troupes indigènes en Algérie.
Durant la guerre de Crimée, il commande les Bachi-bouzouks, les “têtes fêlées”, troupes de cavaliers irrégulières. Leur indiscipline provoquent rapidement leur licenciement.
En 1856, il est nommé général de division, grand officier de la légion d’honneur et prend la tête de la division d’Alger. Jalousé par ses collègues et en raison d’un caractère difficile et de moeurs orientales, il est disgracié en 1865 et exilé comme commandant de la 10e division militaire à Montpellier.
Il y décède en 1866.
sources military-photos

L’air de Montpellier ne lui a pas réussi…
Sinon, je conserve un beau souvenir du Roman d’un Spahi, de Pierre Loti. Ça m’a donné envie de remettre un nez dedans.
Et sinon (bis) ça m’a fait un choc de découvrir la photo de Blueberry dans Causeur, de savoir qu’il avait un vrai prénom, etc.
Ce cavalier berbère a vraiment beaucoup d’allure, et d’autant plus qu’elle est discrète. Dans une fantasia, on voit bien qu’il participerait à peine, un léger sourire aux lèvres devant tant d’enfantillages. D’ailleurs, la fantasia serait peut-être donnée en son honneur.
Quant au second… la gueule, ça va, la posture en revanche… pas terrible. Il n’émane pas de lui autant d’assurance que l’intéressé est censé en dégager. Connait-on l’année du cliché ?
En tout cas, s’il faut en croire ceci : “Le jeune Joseph Vantini, italien de naissance, est enlevé par les pirates musulmans et conduit à Tunis. Placé dans le sérail, il y reçoit une éducation complète et fût bientôt remarqué par le Bey. En 1830, une histoire d’amour avec une princesse le force à fuir.” …
… on peut donc se faire tringler sans devenir homo^^
@ Denis : “… on peut donc se faire tringler sans devenir homo^^” – Cette vérité première (très gréco-latine) semble vous réconforter. Cela dit, d’accord avec vous : magnifique allure et visage très noble de ce cavalier… Ah, mon bon, s’ils étaient tous ainsi !
@ Kalle : “Cette vérité première (très gréco-latine) semble vous réconforter.” …
… Je démens totalement vos interpétations & insinuations, qu’il est difficile de qualifier autrement que de “tordues”. Il me revient en mémoire à présent que si, au stage, nous étions ex aequo en pitbullerie, vous m’aviez littéralement éclipsé en chiennerie tout court…
“interpRétations” (j’étais encore sous le choc de tant de perversité)
Ha ha ha ! C’est votre vieux pote Laurent qui va rire de vos lapsus (en un mot, please).
du moment que ce n’est pas “interpénétration”… ^^