Anti-libéraux à babouches
Le 18/12/08 à 12:50 par XP
La ministre des finances du frankistan vous parle:
La finance islamique présente bien des avantages en ce qu’elle condamne la spéculation, et en ce qu’elle condamne le hasard, plus précisément le Gharar et le Massir, qui ne sont pas les bienvenus en terre islamique. (…) Dans la foulée, l’autorité des marchés financiers a crée un régime adapté aux fonds d’investissement respectueux des prescriptions de la Charia.
Tout ceci est lumineux et démontre la véritable nature du discours anti-libéral, lequel dépasse très largement le cadre des sciences économiques.
Ce qui le sous-tend, c’est bien le refus et l’incompréhension devant les concepts de spéculation et de hasard qui sont au coeur de notre civilisation occidentale et d’elle seule, et qui par conséquence sont honnis par les enfants de celle qui depuis quinze siècles s’est bâtie contre elle et n’a jamais eu comme seule horizon que sa destruction.
Car en effet, les presciptions économiques de la charia et les thèses de ceux qui s’égosillent contre l’économie virtuelle et le capitalisme financier proccèdent rigoureusement de la même vision du monde.
Je ne parle pas ici d’économie, puisque ce domaine ne m’intéresse pas. Ce qui attire mon attention, c’est que le discours des anti-libéraux est uniquement d’ordre spirituel et qu’il ne vise in fine rien d’autres que la condamnation du Gharar et du Massir.
Je m’autorise un petit reproche à notre ministre: elle a oublié de condamner la société de consommation et le fétichisme de la marchandise, ce gros dada dont ont la garde alternée les musulmans, les marxistes et les catholiques à babouches.
On ne le dira jamais assez, l’Islam ne constitue aucunement un problème. Ce qui en revanche en est un depuis deux mille ans, ce sont les mauvais enfants de la chrétienté qui cherchent pèriodiquement à se débarrasser de son sel et la comprenne si mal qu’ ils ne voient jamais en quoi il serait dangereux d’ouvrir la porte au musulman qui passe.
Ce n’est pas dans sa capacité à séduire que l’Islam tire sa force, mais dans l’indifférence qu’elle suscite chez les mauvais enfants de l’occident.

La finance islamique est un gadget marketing destiné à pomper les dollars de ceux qui sont nés le cul posé sur des champs de pétrole. Ceux qui vouent la spéculation aux gémonies n’ont aucune culture économique. Toute innovation est par nature spéculative puisqu’il existe un risque d’échec, et ça le spéculateur le sait, et ne viendra pas pleurnicher après s’il perd. La spéculation permet également de contrecarrer les mouvements baissiers et d’améliorer la liquidité des marchés. Mais j’imagine que ça échappe à ceux qui préfèrent se palucher sur des réminiscences de plans quinquennaux et qui sont assez vains pour s’imaginer détenir une vérité immuable.
Remarque: beaucoup des échecs-qui-appellent-à-plus-de-réglementations-et-d’état trouvent leur origine dans une intervention du dit état, dixit les subprimes et les politiques monétaires désastreuses de ces dernières années pour ne citer que ça.
@ Raribus:
Vous mettez rapidement le doigt sur un truc très important:
“à ceux qui préfèrent se palucher sur des réminiscences de plans quinquennaux et qui sont assez vains pour s’imaginer détenir une vérité immuable.”
Penser détenir une vérité immuable, et pouvoir la foutre dans des plans quinquennaux: L’anti-libéralisme est d’inspiration prométhéene, il est basé sur un refus de l’idée qu’on ne peut pas tout contrôler et tout prévoir.
Or, c’est exactement le reproche que les anti-modernes font au libéralisme (volonté prométhéenne de dominer la terre, etc).
Un homme qui spécule est un homme qui dit “je ne sai pas” “Ce n’est pas moi qui décide, l’avenir ne m’appartient pas”.
La véritable essence du discours anti-libéral, c”est la révolte contre cette incertitude et contre ce renoncement à controler parfaitement son destin. Rien d’économique la-dedans.
Mais justement, pour venir une seconde sur des considérations économiques, la finance islamique, c’est 1000 Milliards de Dollar sur les marchés, c’est à dire rien.
“Un homme qui spécule est un homme qui dit “je ne sai pas” “Ce n’est pas moi qui décide, l’avenir ne m’appartient pas”.”
On pourrait même dire que cela rejoint indirectement la parabole de Jésus sur les fleurs des champs. Inversément, la volonté totalitaire de tout gérer pour le bien (forcément) de l’humanité constitue une révolte quasi babélienne contre la toute-puissance de Dieu.
Si sur le fond je suis d’accord avec vous, votre chrétienté chimérique des braves m’amuse toujours autant.
A lire la dernière déclaration du Pape sur les campagnes de réduction des naissances dans les pays pauvres, je me demande bien où il se cache le christianisme sauce XP , tout ce que je vois dans l’Église que ce soit dans ses plus hautes instances où parmi la base de ses fidèles c’est le règne de ce que vous nommer le christianisme à babouches.
Ça me fait penser à un militant du PCF qui explique que l’essence du communisme n’a rien à voir avec le stalinisme & qu’en réalité il n’y jamais eu de vrai régime communiste car tout a été dévoyé par ce qui était en fait des fascistes…
Parfois j’aimerais avoir la foi, ça doit être confortable de se dire que le Grand Soir viendra avec l’avènement du véritable christianisme qui mettra fin à la chienlit…mais je termine toujours par me dire que le Gin aussi ça donne du baume au cœur et que c’est plus convivial à partager que l’eucharistie.
@ Vertumne : En vérité je vous le dis : votre conversion est proche…
@ Moi : Il n’est pas interdit d’avoir des objectifs bien terrestres (parmi lesquels la libération de sa terre et de son peuple) ET d’aspirer au Salut.
Je vous rappelle au passage que d’excellents Chrétiens ont été, par le passé, profondément ethnodifférentialistes. Il semblerait même que l’obsession antiraciste et plus généralement égalitariste, soit née dans des milieux soit marginaux au sein du Christianisme, soit extérieurs à ce derniers – qui n’auraient été contaminés qu’ultérieurement, et de l’extérieur.
(version corrigée – pardon)
Il semblerait même que l’obsession antiraciste et plus généralement égalitariste, soit née dans des milieux soit marginaux au sein du Christianisme, soit extérieurs à ce dernier – qui n’aurait été contaminé qu’ultérieurement, et de l’extérieur.
Pour vous faire plaisir cher XP (et vous réconcilier), voici un think tank libertarien islamique (!): http://www.minaret.org/
En résumé: http://en.wikipedia.org/wiki/Minaret_of_Freedom_Institute
On remarque qu’ils sont obligés de revenir sur l’interdiction de l’intérêt.
L’époque moderne est fondamentalement anti-libérale (dans l’acceptation philosophique du concept de libéralisme). En cela notre attitude à chaque fois scandalisée devant l’avénement d’une catastrophe (qu’elle soit économique, climatique, aérienne…) est révélatrice de notre aptitude au sevrage (dans le sens où l’Etat est censé endosser la reponsabilité du désastre en dernière instance, ce qui arrange tout le monde au final). Nous désirons si fort nous affranchir des affres du destin que nous semblons tombés des nues à chaque fois qu’une avalanche emporte des skieurs ou qu’une lame engloutie des plaisanciers. L’idée qu’il y ait un prix à payer à tout cela nous apparaît comme une effronterie insupportable. Comme si nous rêvions d’une montagne disneylandisée ou d’un océan qui soit un immense playground (ou d’un crédit qui pousse sur les arbres, pour reprendre le titre d’un article du QL). L’irruption de l’arbitraire dans le champ de la Post-histoire serait alors une réminiscence d’un âge révolu dont il convient d’effacer toute trace. Or la liberté c’est d’abord savoir accepter la contrainte, c’est connaître ses propres limites en tant qu’homme et s’en accomoder. Poil au pied.
Lecteur de Muray, John Love, on dirait…
Vous me faites penser que Muray, comme tous les penseurs, n’avaient pas achevé son oeuvre, et c’est le propre de toutes les oeuvres dignes de ce nom de rester inachevé, et de devoir être prolongé par les lecteurs….
Par exemple, votre comm me fait songer qu’il peut nous aider à comprendre la déferlante des diatribes anti-libérales que l’on vient de subir, alors qu’à ma connaissance, il n’avait pas abordé le thème.
On ne peut rien vous cacher XP. En effet il est utile de relire Muray à l’aune de la pensée libérale.
“elle a oublié de condamner la société de consommation et le fétichisme de la marchandise, ce gros dada dont ont la garde alternée les musulmans, les marxistes et les catholiques à babouches.”
Superbe formule. Permettriez-vous que je vous l’emprunte ?
Arrêtons nos conneries SVP : La bourse est fondamentalement une spéculation comme l’ouverture d’un livret A hein !
Tout achat est une spéculation d’ailleurs, c’est-à-dire un risque que l’on prend à “jouir” plus ou moins bien de ce bien.
La naissance est une spéculation (pour le compte d’autrui — à long terme)
Le baptême, je ne vous en cause pas.
Quant au vote (même démocratique comme ils disent…)
Non, toutes les déclarations actuelles de nos bons politiques et autres responsables incompétents paumés de mes deux, sentent la machine à taxes et autres impôts (hautement — et — bassement spéculatifs ceux-là !)
Vous verrez dans pas longtemps survenir une taxe sur les moins-values (mort de rire !) Ils en sont capables, je vous le dis !
Ils n’ont plus que ça, à vrai dire.
@ Denis (#5): disons que pour le moment le principal intéressé est aux abonnés absents.
@Martini
C’est là pour ça:)
@Sibersator
Et bien vous mettez de l’eau à mon moulin, là, je crois. La condamnation de la spéculation dans son principe recouvre une aspiration prométhéenne, puisque l’incertitude à laquelle elle est attachée est comme vous le rappelez notre lot permanent, et que c’est l’unique objet du discours anti-libéral, que d’en finir avec cette incertitude, et d’inventer un système ou elle n’existe pas.
@ Vertumne : En vérité je vous le dis, il n’est pas aux abonnés absents puisqu’il vous a parlé par ma bouche, fratellu :-)
@ XP : “et d’inventer un système ou elle n’existe pas, l’incertitude — le doute”
Ça peut effectivement faire froid dans le dos à certains !
Moi, je n’ai pas peur, car l’incertitude est fondamentalement le moteur de ce monde, de la vie et moi qui ne suis plus chrétien en fait, mais païen en rêve, je reconnais que la plus grande force du Christ est d’avoir douté de dieu jusqu’à la dernière seconde (Joyeuses Pâques à tous !)
D’autant plus que le hasard, ça se modélise mathématiquement de façon assez limpide. Il n’y a rien de magique dans l’intervention de ce que les sauvages appellent toujours le hasard, mais que les occidentaux connaissent depuis plusieurs siècles maintenant sous les notions de statistique, probabilité et autres théories des phénomènes aléatoires.
@ Boubou : C’est vrai que le hasard n’existe plus “par hasard” mais ça, c’est un secret à garder dans votre slip quelque temps encore (Ils ne sont pas tous encore prêts à l’accepter ; il me semble)
Parvenir à modéliser certaines manifestations du hasard (bien peu pour l’instant, on est encore loin de pouvoir spéculer dès sa naissance sur quand et comment tel individu mourra) ne veut absolument pas dire que l’on connaît celui-ci. Sa nature reste par essence toujours aussi mystérieuse.
Le hasard, ce “labarum des imbéciles” disait Bloy. Et effectivement, pour un chrétien, il ne saurait y avoir de hasard (ce n’est pas ici viande à polémique, il s’agit simplement de pointer l’oeuvre de cette Providence qui exclut absolument le hasard. Une enfant crispée contre Dieu et qui résiste de toute ses forces à la grace peut décider de l’avenir d’un empire. C’est ce qu’on cru nos plus grand saints et docteurs…)
un point commun aux grandes sectes post-chrétiennes ( une secte d’ailleurs est toujours post-chrétienne ) c’est cette fameuse dénonciation du Matérialisme, même chez les marxistes, ce qui est assez comique . René Girard analyse bien ce phénomène de la disparition de l’objet au coeur de la folie, ce qui lui fait écrire , dans une de ces rares phrases où il se laisse aller à quelques conseils:
” Etre sain c’est avoir des objets et s’affairer autour…”
Ce qui autorise aussi de voir dans certaines spéculations un effacement du but premier, l’acquisition de biens, et une course effrénée vers la folie; manichéen, matérialiste,…moderne quoi.
“Le hasard, c’est le nom moderne du Saint-Esprit”, Léon Bloy.
@La crevette, je peux déjà vous donner en gros ma source (pour” Le hasard,ce labarum des imbéciles” : L’exégèse des lieux communs. Si j’avais un peu plus de temps,je vous en donnerais de biens plus précises. Tenez, ceci qui vient du Désespéré : “Appuyé sur l’affirmation souveraine de saint Paul : que nous voyons tout “en énigmes”, cet esprit absolu avait fermement conclu du symbolisme de l’Écriture au symbolisme universel, et il était arrivé à se persuader que tous les actes humains, de quelque nature qu’ils soient, concourent à la syntaxe infinie d’un livre insoupçonné et plein de mystères, qu’on pourrait nommer les Paralipomènes de l’Évangile. De ce point de vue — fort différent de celui de Bossuet, par exemple, qui pensait, au mépris de saint Paul, que tout est éclairci, — l’histoire universelle lui apparaissait comme un texte homogène, extrêmement lié, vertébré, ossaturé, dialectiqué, mais parfaitement enveloppé et qu’il s’agissait de transcrire en une grammaire d’un possible accès. ” -Le “hasard” ne peut exister dans une telle vision du monde et de l’Histoire. Pour BLoy -je chercheraile passage- tout est lié, tous nos actes concourent à un seul et nimmense tableau. Et quand Bloy écrit dans son Journal que l’explosion titanesque d’un volcan arrivé en même temps que la première communion de sa fille est infiniment lié à cet acte il se moque abondamment de cette notion de “hasard” qu’il atoujours méprisé. Tout est Providence, rien n’est hasard.
Et vous, d’ou ca sort??? Qu’elle est la source???Car si ça existe, j’aimerai le texte complet…Je connais mon Bloy et j’ai assez lu et son oeuvre et ce qu’on a écrit sur lui. Certes, tout nouveau lecteur peut m’en apprendre, mais il y a des notions qui ne bougent pas. On ne fera pas dire à Baudelaire que la nature est extraordinaire et mile fois mieux que la civilisation, ou qu’il faut des femmes intelligentes aux poètes. C’est contre son substrat. Pareil pour BLoy et le hasard. J’attends votre source. Et si possible le paragraphe entier cité,, car je suis sûr que Bloy explique -s’il a bien dit ça- que le hasard n’existant pas, il n’y a donc que le Saint Esprit, que ces imbéciles d’hommes modernes appellent “Hasard” par ignorance profonde. S’il a écrit ce que vous dites c’est ainsi qu’il faudrait l’entendre, croyez-moi.
Journal de Léon Bloy, (I), p 341, (Août 1900) :
“Nous rencontrons presque chaque jour, en allant à l’Eglise, un prêtre marié. Il paraît que ce malheureux n’est pas un apostat, ce qui est difficile à comprendre. La fornication sacerdotale, déjà monstrueuse puisqu’elle implique théologiquement l’adultère, l’inceste et le sacrilège, n’entraîne pas nécessairement l’apostasie. Mais un prêtre invoquant le code civil pour sanctionner ses turpitudes, est forcé de tout casser, de tout détruire.Celui dont je parle, pleure, dit-on, sur sa lâcheté. Je ne sais rien de plus tragique, de plus mystérieux que ces larmes qu’Anne Catherine Emmerich voyait tomber comme des gouttes de feu, dans les puits éternels.
Un autre prêtre qui n’est marié qu’avec l’argent, mais d’une manière qui paraît indissoluble, l’édifiant curé de Ceux-d’en-Haut, paroisse adjacente, me donne le spectacle d’un pasteur résolu à ne pas détourner sur une seule brebis, le plus mince filet de la source abondante où il s’abreuve.
Qu’est que le hasard? C’est le nom moderne du Saint-Esprit.
Qu’est ce que le suffrage universel? C’est l’élection du père de famille par les enfants.”
Voilà.
Votre explication me semble juste, c’est aussi ainsi que je l’entendais.
Merci pour votre développement.
Je ne connais rien à Bloy : j’ai lu : Le désespéré, la femme pauvre, son Journal.C’est tout. (j’ai commencé Le salut par les juifs).
Quand je relis son Journal ( tout le temps), le trouve toujours de nouvelles citations.
Par ailleurs, je ne connais rien à rien.
Bien à vous.
@Dear Crevette
Connaitre en soi…ce n’est pas le plus difficile (et d’ailleurs il me semble que vous êtes fort inuste avec- vous même, le Journal n’a pas tant de lecteur. Mais êtrer inujuste avec soi-même est un droit inaliènable..) Mais comprendre, c’est autre chose. Et il m’apparait que vous aviez admirablement compris la parole bloyenne.
Merci de l’extrait et du code-source. On a beau avoir des archives, on ne recèle jamais tout. Je recopie illico!
(Et je suis bien content d’avoir hasardé ces quelques mots… )
@ La Crevette, Restif : Qui aurait imaginé que c’est la première qui donnerait un tuyau sur Bloy, au second ?
Rares, concis, modestes, dépourvus de nombrilisme et de psychologisme, sachant rendre un discret hommage à la supériorité masculine, les comms de la Crevette réconcilieraient (presque) avec le droit à l’éducation pour les filles et la mixité sur Ilys.
Quel contraste avec… non, il vaut mieux que je me taise, je vais encore m’énerver.
@ Denis : C’est quoi votre problème, aujourd’hui, Denis?
@ la Crevette : Dépourvus de nombrilisme. Dépourvus de psychologisme. Oui, j’aime vos commentaires. Je vous rêve exemplaire, contagieuse, et même étalonne – ça doit bien exister^^
C’était bien du temps de Bloy : quand les prêtres étaient infidèles c’étaient des fautes à l’ancienne, des histories de cul et de fric somme toute assez anodines. Ça change, plutôt que de devoir leur reprocher l’apostasie en bloc au profit d’une religion encore plus terriblement sexuelle et moraliste sur le fric que la leur propre. Un petit côté suranné et odeur d’encens.
A-propos de Bloy, du hasard, des crises et d’autres accidents, dans son journal, sa “relation” de l’incendie du Bazar de la Charité est un monument que tous nos glorieux lycéens devraient savoir par coeur (avant de se faire sodomiser par leur père Noël)
@ Webmestre d’Ilys : Ce site a été inaccessible ce soir pendant quelques minutes. J’exige des excuses publiques et la photo de votre tête sanguinolente sur un plateau.
@ Denis : On détermine la valeur d’un objet en fonction de sa rareté, la valeur d’un être en fonction de sa richesse.
@ Restif : Le problème qui est posé par l’affirmation : “Il n’y a pas de hasard”, est avant tout celui de l’étendue de notre liberté. Si effectivement tout est écrit, alors il nous faut nécessairement admettre que nous ne serons jamais habilités à lire couramment ce livre, car il n’y a rien tant qui empêche les hommes d’agir que de croire qu’ils ne sont pas les maîtres de leur volonté et les instigateurs de leurs propres actions. En revanche, si le hasard existait séparément du Saint-Esprit, il aurait été inventé par les hommes comme une marge de manoeuvre laissée à leur propre libre-arbitre – le hasard serait un no-god’s land ménagé sur terre par le Christ lui-même, en lequel les hommes n’auraient pas d’autre choix que de prendre leurs responsabilités.
- Entre autre, je crois que c’est cela, le sens du “Dieu est Mort” de Nietzsche.
Voilà la réponse de Bloy à ce que vous dites Millie : (je ne dis pas que je la fais mienne-moi, là dedans,quelle importance?) MaisBLoy et la “liberté ” (et le hasard pour reprendre ce que nous disions avec la Crevette)
“– Quand la Providence prend tout, c’est pour se donner elle-même. Consultez l’Amour, si vous ne comprenez pas, et allez au diable ! ” (Désespéré,Chap 35 Ce que dit Nicolas montre qu’il est -comme toujours dès qu’il s’agit de Bloy-, à 1356 lieux de la question (il faut aimer pour com-prendre)-Ben oui! Bloy se fout totalement des problèmes “de cul” des prêtres -ah, quand l’Esprit paraclétique de Nicolas parle des prêtres…on est sûr que Miloz peut aller se coucher).^^
“Quand la Providence prend tout, c’est pour se donner elle-même. Consultez l’Amour, si vous ne comprenez pas, et allez au diable ! ”
- J’ai ri. Il existe peu de différence entre le tragique et l’humour lorsqu’ils arrivent à leur paroxysme. – Bref.
C’est aussi ce que j’ai faillir répondre à Denis tout-à-l’heure :
“Et l’amour, bordel? Si vous ne comprenez pas, allez au diable!”
- Je ne suis pas certaine que la chose aurait eu du succès.
Pour ma part, je comprends fort bien, du moins il me semble, le langage de Bloy… A propos de l’amour, Duras a justement une expression très crue, dans L’Amant, pour décrire de quelle manière le désir féminin se nourrit des imperfections même des gestes et du corps de son partenaire… – Cela (de mémoire), donne quelque chose dans le genre (j’ai été infoutue de retrouver le bouquin et aucune trace du passage sur le net) : “Il n’y a pas de rebut. Toutes les scories/impuretées sont récupérées”.
De même, il est tentant de se représenter ainsi l’amour du Père : un englobement vorace de toutes les impiétés humaines qui nous conduisent à continuer à modeler le réel selon Ses plans, suivant une perpétuelle augmentation de sa complexité. Nous serions ainsi les prisonniers métaphysiques de l’Incarnation, tentant d’échapper continuellement à son emprise, et à chaque fois, par un effet du cruel amour de Dieu, rattrapé par elle. C’est donc en collaboration avec Lui que nous construisons.
- Et peut-être avec l’aide du Saint-Esprit que nous nous en libérons.
Oh ce n’est pas moi qui ai l’esprit paraclétique, c’est juste qu’au delà de ce qui est marrant chez Bloy (l’invective, l’excès, la folie, Cochons-sur-Marne, etc.) il y a une exigence de sincérité et d’absolu transcendant qui m’est complètement étrangère, et que je crois, qui plus est, excessivement dangereuse. En outre elle éveille peu mon intérêt en tant que telle. À chaque fois je me dis “ce n’est pas possible, il ne prend quand même pas ce qu’il dit au sérieux ?” eh ben si, apparemment. Et même au tragique.
(Enfin complètement étrangère ce n’est pas vrai ; mais cet absolu, je le place plus volontiers dans ce que Bataille, lisant, Nietzsche, appelait la souveraineté irréductible de l’individu, que dans un Dieu personnel et transcendant. Le tout n’étant aucunement affaire de foi, mais de modalités : si l’on considère que cette souveraineté de l’individu qui n’est aliénable à rien est un don divin, la replacer sous Dieu d’une manière qui précisément l’aliène est absurde. Et incompréhensible : c’est se condamner à reposer à l’infini la question critique des valeurs.)
@ Millie : “Aimer, c’est aimer jusqu’aux imperfections de qui l’on aime”. De mémoire. Saint Josémaria Escriva de Balaguer, Chemin (je crois). Comme quoi, hein, Duras, finalement… :oD
“si l’on considère que cette souveraineté de l’individu qui n’est aliénable à rien est un don divin, la replacer sous Dieu d’une manière qui précisément l’aliène est absurde.”
Je n’aurais pas dit absurde, pour ne pas froisser les gens qui trouvent que l’absurde n’est pas esthétique (car le questionnement critique à l’infini des valeurs dont parle Nicolas est par excellence un exercice esthétique), mais je souscris entièrement à cela.
Nicolas n’est pas du tout hors sujet, Restif, bien au contraire, il se fait juste l’avocat de notre libre-arbitre et condamne en quelque sorte cette idée très XXe siècle, qui a fait le succès du marxisme, selon laquelle il faudrait avoir une exigence de sainteté envers tous les chrétiens. Il se contente de regretter un temps passé moins tragiquement terre-à-terre que le nôtre, où il était sans doute permis de fauter et de penser avec fantaisie sans se voir aussitôt prié de prononcer une apostasie.
@ Nicolas : et je l’en remercie pour ça. ^o^
Millie, vous écoutez-vous écrire ? Dans votre dernier commentaire, vous donnez l’impression de gouverner une classe de débiles mentaux. Petite prof proprette qui distribue ses bons points après son explication de texte.
Je vais finir par partager le sentiment de Denis vous concernant.
@ Kalle : Vous me voyez confuse… Je voulais rendre une sorte d’hommage à Nicolas… Je ne sais pas faire ces choses… Et puis cette histoire de libre-arbitre me tient à coeur. Elle est en rapport avec un autre échange que j’ai actuellement avec Restif (sur le blog de Nebo). Je voulais à la fois paraphraser Nicolas et exprimer ma conviction profonde, cela en une seule et même affirmation. Il est possible que j’aie donné l’air de faire la leçon ; en fait j’ai eu un propos générique, simplement par peur de m’écarter trop du sujet.
En effet, Denis a peut-être raison : c’est fou à quel point on est fragilisé, ici, lorsqu’on n’agit plus en cavalier solitaire…
“Et l’amour bordel?” – Eh bien sur Ilys, je remarque qu’il est singulièrement déconseillé.
“si l’on considère que cette souveraineté de l’individu qui n’est aliénable à rien est un don divin, la replacer sous Dieu d’une manière qui précisément l’aliène est absurde.” -ben oui: “Je crois parce que c’est absurde”. Pour la dangerosité, je serai assez d’accord. Mais l’experience de Bataille aussi est dangereuse. Vous me direz (eventuellement) Nicolas : dangereuse pour l’individu, qui choisi librement son danger, mais par pour la société, pour tous les autres qu’un Bloy veut obliger fusil au dos à communier. Le problème -et je vous assure que travaillant sur Bloy depuis déjà un certain temps avec Glaudes-Le-Père lui-même -c’est que Bloy est un mystificateur, un fumiste par tant de côtés (ainsi c’est Allais qui présente le programme de bloy : une théocratie pour la france avec Le Pape au pouvoir absol;, Allais dans un conte “à rire” du chant noir qui met Bloy en scène!). Il est sérieux Bloy. Et non sérieux en même temps. Je crois que c’est la figure de l’eiron qui lui correspond réellement le mieux. Mais d’une ironie poussé si loin (lui-même parle d’une “ironie cadenassée, à triple fond”) qu’elle débouche sur le vertige et l’incongru (cf le bouquin de Jourde) Et l’esthétique de Lautréamont on la retrouve partout chez lui, comme on retrouve des allusions au Cross du Hareng Saur. Ne pas oublier que BLoy c’est le découvreur en France de Lautréamont et le premier à avoir cité le (trop)fameux “beau comme…”.
Sinon, je pense qu’il existe un chemin qui vous aménerait jusqu’à BLoy : tout est sémantisme chez lui : son oeuvre est un mécano de symboles qui paraissent clairs mais à force de renvoyer les uns aux autres -Jésus à Lucifer, Lucifer au Paraclet, Le Paraclet à la prostituiton et de la au bourgeois – finissent par n’avoir d’autre sens que par en dans le langage. Par contre Bloy est un vrai mystique -mais ce n’est pas vous qui allez confondre l’homme et l’oeuvre! en tout cas vous ne verrez pas beaucoup de chrétiens qui voient Lucifer comme figure du paraclet!
Bon, le temps me dévore les chausses, c’est bien dommage. Je reviens si je le puis.
XP, ça y est, je me souviens enfin de ce que je voulais te dire hier, et que je n’arrivais pas à retrouver. Quand tu écris “le fétichisme de la marchandise, ce gros dada dont ont la garde alternée les musulmans, les marxistes et les catholiques à babouches” la formulation est plaisante, très plaisante même, mais fautive. Quand Marx parle de fétichisme de la marchandise, il ne s’agit en aucun cas, d’une condamnation de la marchandise, ni du capitalisme, d’ailleurs. Il faudrait pas confondre le Grand Marx, qui n’a jamais cessé de s’extasier devant le génie créatif du capitalisme moderne et cette bécasse altergoude de Naomi Klein. Le fétichisme de la marchandise, est une notion atrocement complexe, légèrement pilpoulique et passablement post-hégélienne :
Je te livre ici, les premières lignes du fameux texte de Marx « Le caractère fétiche de la marchandise et son secret ». Tu vas voir, chéri, c’est pas du Christine Lagarde :
« Une marchandise paraît au premier coup d’œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c’est une chose très complexe, pleine de subtilités métaphysiques et d’arguties théologiques. En tant que valeur d’usage, il n’y a en elle rien de mystérieux, soit qu’elle satisfasse les besoins de l’homme par ses propriétés, soit que ses propriétés soient produites par le travail humain. Il est évident que l’activité de l’homme transforme les matières fournies par la nature de façon à les rendre utiles. La forme du bois, par exemple, est changée, si l’on en fait une table. Néanmoins, la table reste bois, une chose ordinaire et qui tombe sous les sens. Mais dès qu’elle se présente comme marchandise, c’est une tout autre, affaire. A la fois saisissable et insaisissable, il ne lui suffit pas de poser ses pieds sur le sol ; elle se dresse, pour ainsi dire, sur sa tête de bois en face des autres marchandises et se livre à des caprices plus bizarres que si elle se mettait à danser »
On pourra lire la suite, tout aussi belle, mais de plus en plus dense ici :
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-4.htm
Pour les flemmards la notice Wiki :
http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9tichisme_de_la_marchandise n’est pas bouleversante, mais correcte, elle a au moins le mérite de rappeler que sans le fétichisme de la marchandise, nous n’aurions jamais eu Baudrillard
A part ça je te le répète, l’économie on s’en fout, ça n’existe pas ! Sauf pour ceux qui y croient, comme l’astrologie !
Non au fétichisme de l’économie !
Comme disait Lénine, à moins que ce soit Bidou: Politique d’abord !
Nous n’aurions jamais eu Baudrillard… ni Debord non plus.
@ Restif : Peut-être l’entreprise de Bloy de “diviniser”, en quelque sorte, le libre arbitre, alors qu’il suffirait sans doute de n’attribuer à Dieu que le hasard et la nécessité (”à l’antique”), pour expliquer le monde, ne pouvait-elle que déboucher sur la folie. Cela représente un jeu de miroir éreintant.
@ Marc Cohen : Marx, en nommant son “fétichisme de la marchandise”, ne s’invente-t-il pas de la même manière que Bloy un nouveau Dieu (très luciférien, singulièrement proche du maître du monde des apparences) à combattre? Et n’est-ce pas là une gageur folle que d’avoir créé une doctrine qui apparaisse en définitive à la fois ennemie de Dieu (car moderne) et du Diable? N’aurait-il pas été plus simple d’en rester à la vision catholique traditionnelle (dont parlait justement Nicolas) aux yeux de laquelle création de valeurs et spéculation, pour n’en être pas moins des péchés, n’entrainent nullement l’excommunication du pécheur?
Youpi ! youpi ! c’est le cri des fiers Youpis, et moi, quand Mohammed fout le World Trade Center par terre, je m’exclame aussi youpi ! youpi ! C’est bien ce que veulent les infâmes Youpis, que tout le monde crie avec eux youpi ! youpi ! pour exprimer son adhésion à ce monde merveilleux, pour exprimer la joie dans la soumission. Aussi, quand le super Youpi maire de Youpiville se prend un bon coup de couteau au cours d’une de ses stupides fêtes sinistres où se pressent cinq cent mille Youpis conformes, cinq cent mille prétendus innocents, je laisse éclater ma joie et je m’exclame youpi ! youpi ! Pour ceux qui l’ignoreraient, je rappelle qu’innocent signifie étymologiquement incapable de nuire. Or le Youpi nuit gravement à la santé, à la mienne en particulier. C’est pourquoi plus il en crève, plus je suis content. Le bon Youpi est le Youpi mort.
@Marc Cohen
“la formulation est plaisante, très plaisante même, mais fautive.”
Tu as sans doute raison… Mais tu sais, moi, les idées…
Par contre, pour une jolie formule, même fautive, je serais capable d’étrangler Marx, Baudrillard, et le Père Dupanloup.
“Le fétichisme de la marchandise”, je ne sais pas ce que ça veut dire, en fait. Mais je ne sais pas pourquoi, ça m’énerve…. Je suis sur que si un catholique à babouche et un Mus se donnent rendez-vous dans les catacombes pour s’enculer devant un alter-mondialiste, leur mot de passe sera “fétichisme de la marchandise”.
Il va falloir que je mette Baudrillard dans mon film? Ca se complique, j’ai pas le budget.
Vous avez raison XP: le fétichisme est chose trop sacrée pour qu’on l’accole à la vulgaire marchandise! Le fétichisme est l’au delà de la marchandise. C’est ce que voulait dire le Père Dupanloup.
@ Floxie : Vos Youpis, on appelle ça des Bobos – Gauchos. En prime ça évite tout risque d’assonance malheureuse.
@ XP : Euh… MC ne vous reprenait pas tant sur l’expression que sur le fait que vous l’accolliez à la pensée de Marx. Par ailleurs vous aviez totalement raison.
@ ExpertsEnNanoOrnithologieAntipodique(TM) : Encore un comm intégralement creux du kiwi, au # 48.
Votre Dollar est non seulement le fetichisme de cette sous civilisation, c’en est aussi le maitre mais tout espoir n’est pas perdu. La confiance couve sous la braise dans le cœur de chaque homme lorsqu’il n’est pas un enculiste, ni un enculeur (les gens ordinaires, ceux qui à l’occasion votent Le Pen pour stigmatiser la canaille citoyenne, ceux qui n’ont pas renié la confiance dans le fond de leur cœur, par opposition aux enculistes et aux enculeurs, et qui sont la grande majorité). Sa flamme brillante resurgit à la moindre occasion, au moindre prétexte. Ces paladins sont l’unique recours, le rempart de la confiance. L’esprit consiste dans la confiance. La confiance s’est aliénée dans le dollar. Elle réside maintenant dans le dollar. Mais ce faisant elle est devenue générale, mondiale. Le monde entier a confiance dans le dollar. En s’aliénant, l’esprit est devenu monde. L’aliénation est le prix à payer pour la généralisation de l’esprit car l’émigration de la confiance dans le dollar est également la négation de la confiance, sa désertion et, désormais, la plus grande défiance règne entre les hommes (ce qu’ignorait totalement le président Bush, personne ne l’avait prévenu, visiblement, vu sa stupéfaction). L’émigration de la confiance dans le dollar est aussi la négation de la confiance pour une autre raison : la confiance suppose le doute. Sans doute possible, pas de confiance possible, pas de foi donnée. Or personne ne peut douter de l’argent, personne ne peut ne pas avoir confiance dans l’argent. Tout doute est impossible et l’argent est donc une certitude absolue. C’est pourquoi le monde de l’argent se présente comme immuable et le seul possible sinon le meilleur, pour l’instant… Le monde entier a pu constater le 11 Septembre la sublime puissance de la confiance quand elle nie ce qui la nie (ce qui la nique en chantant des cantiques), quand elle récuse son bannissement. C’est sa négation (le dollar) qui l’a suscitée, c’est sa négation (le dollar) qui l’a armée. C’est la puissance colossale de sa négation (le dollar) qui assura sa puissance et sa détermination. C’est l’épaisseur du mur qui sépare de la vraie vie (le mur du dollar) qui exaspère la vraie vie, la vie de l’esprit. Quoiqu’il en soit c’est une question entre l’esprit et l’esprit. L’esprit nie ce qui nie l’esprit et qui, cependant, est aussi l’esprit, l’esprit d’un monde sans esprit. Cela n’a rien à voir, enfin, d’une lutte des pauvres contre les riches mais des fidèles contre les infidèles, de ceux qui honorent la confiance contre ceux qui ont renié la confiance. C’est une prouesse. C’est un acte de générosité. Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de morts (d’ailleurs les Américains ont déjà égalisé en Afghanistan : 3.500 partout. Œil pour œil, dent pour dent.) que ce n’est pas un acte de générosité. Que font donc, de leurs milliards, les autres milliardaires et de leur vie, les autres vivants ? Comme Wittgenstein, Ben Laden se débarrasse de sa fortune. Il vous la déverse sur la tête. Dites merci au moins. C’est une leçon cher payée, mais c’est une leçon et c’est un bon maître. C’est un holocauste stricto sensu (selon l’étymologie, brûlé tout entier, sous-entendu : on ne mange pas la viande, tout pour les dieux, rien pour les hommes, autrement dit sacrifice total). La fumée fut-elle agréable aux narines d’Allah ? C’est un acte de générosité pour l’avenir du monde, s’il en a un toutefois, que de détruire ces deux insolentes tours du centre du nihilisme mondial et, ironie suprême, de confier la direction de l’opération à un urbaniste diplômé (I. S. n° 6, page 7 : Représentation en relief de la fonction modulaire elliptique !) Généreux, c’est-à-dire désintéressé. On ne peut être plus milliardaire que l’est Ben Laden. Son intérêt est donc ailleurs. Et c’est encore un acte de générosité si ce monde n’a pas d’avenir. Avant que de crever, j’aurai assisté à cette gifle du Maure au puritain, au WASP, aux gens de biens qui ne sauraient douter de leur bonté ni de leur droit après deux siècles de coups fourrés et de nihilisme épicier
— et, dans un registre mineur, le 21 avril 2002 j’ai vu la claque du péquenot à l’arrogant vichy rouge, pluriel, libéral, libertaire et citoyen. Le singe Minc en est tombé de sa table. Singe voit, singe tombe. (Vite, il “écrit” un livre, il ne perd pas une minute, le vent tourne.) « Non aux méchants », vive les gens bons, vive les saucisses. Les Deschiens ne les font plus rire. Vous l’avez eu dans le cul, salopards, ceux qui ont voté merde vous ont dit merde. Merci, Ben Lepen, de nous avoir débarrassé pour un petit moment de « la gauche la plus salope du monde » (j’ai lu ça quelque part, 14 janvier 2003), celle-là même qui lui mit le pied à l’étrier en 1981. Retour à l’envoyeur. —
Voilà qui aurait plu à Bloy. Se faire enculer, passe encore. Mais se faire enculer par quelqu’un qui chante des cantiques, non merci. Le catholique Borgia ne chantait pas de cantiques pendant qu’il accomplissait ses forfaits. Merci BL sans H. Il faut vraiment être désintéressé pour vivre comme un anachorète alors qu’on est milliardaire, alors que les Sa’?d vivent sous les ors. Dans son désert, le saint repousse toutes les tentations que lui présente le démon. Les hypocrites verseurs de larmes de crocodiles qui se déclaraient tous américains au lendemain du 11 septembre font déjà, trois mois après, comme si cette prouesse mondiale dont les auteurs sont de simples particuliers (faites vos affaires vous-même, n’est-ce pas ?) ne s’était jamais produite, comme s’il n’était rien arrivé de remarquable (y compris ces antimondialistes qui continuent leur petit business comme si rien ne s’était passé. Ils voudraient seulement rendre le nihilisme épicier habitable et équitable.) C’est l’omerta, ils sont tous des Corses. Cependant les tours n’ont pas repoussé, ni les morts ressuscité, depuis. Ces hypocrites ont repris leurs douteuses affaires qu’ils n’avaient d’ailleurs jamais interrompues. En revanche, ceux que cet acte a réjouis n’oublieront jamais. Cette gifle infligée aux ennemis de la confiance illuminera leur vie pour le restant de leur existence.
SOS Psychiatrie 01 47 07 24 24
Urgences psychiatrie 01 40 47 04 47
Vous n’avez pas aimé ma prose?…..le contraire m’aurait etonné.
Moi j’aime bien “Nihilisme épicier”. Et je me demande s’il n’ya pas plus de respect pour les morts du 11 septembre dans votre diatribe (est-ce d’ailleurs une diatribe?) que dans l’oubli courtois qui recouvre déjà ces pauvres ombres. Il est vrai que je suis un esthéte dégénéré qui goûte jusqu’au Père Duschène.
Alors, en tant qu’esthétes dégénérés, nous pouvons nous comprendre.
Et, effectivement, je pense qu’il y a plus de “respect” (encore que ce mot est tellement devoyé par la saloperie moderne qu’il ne s’adosse plus qu’au portefeuille ou au petit “moi” qui bouffe tout) dans ce que j’ai commis que chez tous les bouffons qui font “comme si” rien ne s’etait passé ou qui le renvoient d’un revers de main en chuchottant, effarés ” mechants, mechants”, “nihilistes, nihilistes”, le cerveau tournant en rond comme une toupie.
Bien à vous.
Toute personne qui prend l’horripilante suppuration qui a nom Minc pour paradigme et culmination de la bassesse humaine ne peut pas, décemment, être résolument mauvaise… Et puis j’ai la faiblesse d’aimer vraiment Bloy, c’est à dire,bien au delà de sa foi, son caractère d’irréfragable réfractaire. “…cette gifle du Maure au puritain, au WASP, aux gens de biens qui ne sauraient douter de leur bonté ni de leur droit après deux siècles de coups fourrés et de nihilisme épicier “, c’est quelque chose qui réveille le vieux semeur de torche endormi en moi…
La vraie violence, celle qui laisse des marques de doigts à la joue violentée d’une certaine bourgeoisie,est une denrée trop rare pour que je ne l’ai pas ici appréciée. Je ne vous cacherai pas que je ne suis pas pour autant un partisan du maure, lequel me semble tout autant momifié que le pire des philistins. Sa rage ne vise qu’à l’instauration d’un totalitarisme qui m’emmerde. Mais je ne vais pas commencer à causer politique…C’est un sujet ou bourdonne tellement de mouches que je n’ai pas envie d’y ajouter mon humble vrombissement. Moi, j’en reste modestement à ça : la rage, la vraie, à du goût- et c’est votre colère qui m’a ému (au sens étymologique -ébranlé, bougé etc)
Salutations dégénérées.
” Avant que de crever, j’aurai assisté à cette gifle du Maure au puritain, au WASP, aux gens de biens qui ne sauraient douter de leur bonté ni de leur droit après deux siècles de coups fourrés et de nihilisme épicier”
La bonne leçon à infliger au vieux con de la montagne, ce plouc de Bin Ladin, et à tous ses sbires : Apprenez à crever tout seul, sans entraîner le monde avec vous! Confiance, respect…et quoi encore; en terme de nihilisme on est les champions.
C’est très curieux, à vous lire, j’ai bien du mal à voir la conception du libéralisme qui sous-tend vos propos…
Selon ceux-ci et comme présupposé anti-libéralisme = “adoration” de la nécessité et négation du hasard (avec une joyeuse confusion, par la suite, entre hasard et contingence) quand libéralisme = seule conception qui fait sa place à la contingence, à l’assomption de celle-ci.
Curieux, curieux… Comment expliquer alors ce réquisit toujours rappelé de la pensée libérale qu’il est besoin d’un ordre juridique stable et “efficace” qui doit pouvoir assurer la prévisibilité des actions des hommes et donc l’existence et de le déploiement “tranquille” du marché en en fixant les “règles” ? Que “prévisibilité” et sûreté / sécurité soient des concepts clés de toute pensée libérale ?
Oh Vega, avec vous on aurait même pas eu les nazis et le sublime spectacle du Goterdammung. Pas de Dresde, de Berlin, d’Hiroshima, imaginez ce qui nous manquerait! Notre réserve à images serait atrocement appauvrie.
(si ces choses là m’intéressaient je vous parlerais de la dive époque ou un maître verrier ou de mines décimait des milliers de foyers pour velouter la gueule superfine des adorables vierges procréées par ses célestes reins , vierges que j’eusse avec bonheur destinés aux pourceaux… Il est plus d’une manière de faire crever les gens. Que ce soi pour une foi ou pour augmenter les ors du salon me dégoûtent pareillement).
Et puis il est une (saine) tradition de la provocation : Bloy saluant l’incendie du Bazar de la charité, aplaudissant Bonno et les marmites de l’époques…(i.e explosions) Sade chantant les massacres accomplis par ces braves déstructeurs de volcans… Une tradition littéraire quoi. Moinon plus jen’aimen pas Ben Ladin, ça va de soit. Mais tout lemonde est tellement d’accord là dessus…
Xp :”Ce n’est pas dans sa capacité à séduire que l’Islam tire sa force, mais dans l’indifférence qu’elle suscite chez les mauvais enfants de l’occident”
Au moins grâce au texte de Floxie nous ne risquons pas cette indifférence. Rien que pour ça…
@Albertine
“C’est très curieux, à vous lire, j’ai bien du mal à voir la conception du libéralisme qui sous-tend vos propos…”
Tout d’abord, chère Albertine, mon propos n’est pas de défendre le libéralisme ou même de le définir, je me fous complètement de l’économie qui n’EST PAS le sujet de cette note.
Si j’observe un type qui s’énerve comme un malade à un guichet et que j’en profite pour analyser cette tranche d’hystérie, je ne défend ni le guichetier ni la profession de guichetier.
“avec une joyeuse confusion, par la suite, entre hasard et contingence”
Ou ça?
“Comment expliquer alors ce réquisit toujours rappelé de la pensée libérale qu’il est besoin d’un ordre juridique stable et “efficace” qui doit pouvoir assurer la prévisibilité des actions des hommes et donc l’existence et de le déploiement “tranquille” du marché en en fixant les “règles” ?”
C’est précisèment parce que la “pensée” libérale (je pense plutôt qu’il s’agit de prendre acte de l’évidence, le libéralisme n’étant pas une idéologie, puisque défini et défendu (ou combattu) après s’être imposé et s’être avéré le fruit de l’évolution de notre civilisation) implique qu’on ne sait pas ce qui va nous arriver, quelles fruits donneront nos efforts, et qu’elle est la vraie nature des hommes avec lesquelles nous sommes en commerce qu’elle insiste sur la nécéssité du contrat et des règles.
Non, chère amie, un “ordre juridique stable” n’a pas vocation à “assurer la prévisibilité des actions des hommes”, mais à prendre acte de ce qu’elles sont imprévisibles, que nos destins sont imprévisibles, et que les résultats de nos actions sont imprévisibles.
On prend des assurances contre les incendies ou le chomage non pas pour créer un monde sans incendie et sans chômage, ni même un monde ou ils seraient indolores, mais parce qu’on a pris acte que nous ne sommes pas des prométhés et que quoi qu’il arrive, nous pourrons avoir à subir les incendies et le chômage.
Or, c’est fatiguant, de ne pas se prendre pour prométhé, et c’est ça qui se cache derrière les diatribes anti-libérales.
L’idée la plus révélatrice de ce discours, c’est celle selon laquelle il faut renverser l’ordre libéral et INVENTER autre chose. Ce qu’il faut en retenir, c’est l’envie d’INVENTER un système, c’est à dire de vivre dans un système inventé par les hommes, qui leur permettrait de maitriser leur présent et leur futur, et d’en finir avec l’incertitude et la complexité qui fait que les choses peuvent tourner d’une façon ou d’une autre, avec un système qui s’est IMPOSÉ aux hommes.
Mon propos, ce n’est pas de défendre ou d’attaquer tel ou tel conception économique (m’en fous, encore une fois), mais de peindre le caractère promothéen du discours anti-libéral et anti-moderne, alors même que c’est le grief que font ses partisans aux modernes et aux libéraux, pour aller très vite.
A ce propos, et pour finir, l’amalgame qu’ils font en disant “crise du libéralisme=libéralisme intrinséquement pervers et inefficace” cela veut dire en réalité “un mauvais système =système qui ne sait pas nou débarrasser à tous jamais de l’état de crise”.
Suis-je assez clair?
AH , à tous ceux que ma prose ne dégo^^utent pas (trop) : je suis privé de net jusqu’à ce que la nouvelle boite magique des grands sorciers blancs m’arrive (un sale coup de F.Télécom. J’ai dit!) retpour sur la toile dès que la livraison est faite. 3, 7 jours???
C’est marrant que vous me parliez de Bloy et de son texte sur l’incendie du Bazar! Lorsque j’ai ecrit cette “diatribe”, il y a quelques temps deja, c’est bien les flammes de ce Bazar bloyen qui chauffait mes tripes et c’est bien cette fausse charité vertueuse que je vois a l’oeuvre dans le nihilisme boutiquier amerloque et occidental
Engels le disait déjà : « Telle est l’humanité du négoce : la gloire du système de liberté du commerce c’est de faire hypocritement servir la moralité à des buts immoraux. » Mais le Corse américain Combinani, directeur du Monde, a raison également : les hypocrites sont tous des Américains ; heureusement la réciproque n’est pas vraie. (Le président Bush est aussi directeur du monde. Le prostitué Combinani s’empresse donc de lui lécher la main et même… les deux.) Combinani et son journal s’affirment comme porte-parole des hypocrites, de la France pourrie, de la France bouffie (de suffisance), de la France de la collaboration, de la France de l’épicerie et des épiciers destructeurs de forêts primaires
— le Monde est toujours le Temps, seul l’envahisseur a changé. Ces gens sont des conformistes au sens de Moravia. Ils seront mussoliniens quand Mussolini prendra le pouvoir en France ou ailleurs. Aujourd’hui Le Pen est un résistant, Combinani, membre de la Waffen US, troupes d’élites mondialistes, est un collabo, toujours empressé avec l’occupant. Aujourd’hui l’occupant, c’est le maréchal Manchester —,
ce qui ne peut étonner personne. Quand Combinani, en première page de son journal, se permet de dire effrontément en mon nom comme au vôtre : « Nous sommes tous des Américains »
il ne parle, en fait, qu’au nom des hypocrites. C’est indéniable, Combinani et Hilare Messier sont des Américains. Je ne suis ni américain, ni wahhabite (muwahhid). Roy ne suy, sire de Coucy-Couça, suy. Et cella me suffy. Soit dit en passant, le prostitué Combinani relève par ailleurs que le prétendu consommateur (en fait le vrai prostitué) est censé passer sa vie entre le supermarché et la télévision, puis de la télévision au supermarché. Mais alors quand fait-il sa passe quotidienne ? Quand une pute a fait beaucoup de passes, elle s’achète un vison blanc, puis, quand elle est en colère, elle jette son vison par terre et le piétine. Mais, entre-temps, elle doit faire des passes. Le prétendu client roi est seulement une pute qui doit faire des passes avant de pouvoir acheter son vison blanc. On parle toujours du vison, jamais des passes. La prétendue société ce consommation est une société de prostitution.
Le monde est un système de confiance, basé sur la confiance, c’est-à-dire présentement basé sur le dollar. Dans un tel monde il n’y a pas de place pour une prétendue économie, ni pour une prétendue base matérielle, le dollar n’a rien de matériel, et c’est la seule façon d’expliquer l’acte des dix-neuf fidèles. La confiance n’est pas un mythe. Repoussez l’incrédulité : vous me ferez plaisir. Conclusion générale : seule la foi, la confiance (au sens large et non au seul sens wahhabite, salafiste ou même simplement religieux) peut vaincre un monde qui repose déjà sur la foi, sur la foi dans le dollar, seule la foi peut vaincre l’épicerie. Les épiciers Hobbes, Locke et Hume ont baisé Marx , Engels et de Maistre mais, le 11 septembre, le vent a tourné. Le dollar est très spirituel mais il ne donne pas d’esprit à ceux qui n’en ont pas, il n’en donne pas, non plus, à ceux qui en ont. Foi de Normand, Bush est comme le cidre, s’il est bon c’est parce qu’il est bouché : « Je suis stupéfait qu’il y ait une telle incompréhension de ce qu’est notre pays, qu’il y ait des gens qui nous haïssent. Je suis comme la plupart des Américains, j’ai du mal à le croire parce que je sais à quel point nous sommes des gens de bien. (I just can’t believe it because I know how good we are.) » (Farceur, il voulait dire gens de biens ! ça oui alors. Vous n’avez rien à craindre, puisque c’est le commissaire aux comptes personnel du président Bush qui vous le certifie, les comptes d’Andersen !) Il y en a qui ne doutent de rien et que le doute n’effleure jamais. Enfin, ils sont stupéfaits, c’est toujours ça. Je crois au contraire que les Arabes fanatiques comprennent très bien ce qu’est le pays de ces gens bons et ce que sont les gens bons, c’est-à-dire ceux qui se disent tels. Ceux qui le sont réellement ne s’en vantent pas généralement. Les Arabes ont horreur du nihilisme surtout quand il prétend dominer triomphalement la planète. Notez bien : Bush n’est pas stupéfait que, pour une fois, la haine du nihilisme commercial ait les moyens de se concrétiser, il est stupéfait que l’on puisse le haïr. Et cette haine n’aurait pas eu les moyens de se concrétiser, il n’en saurait toujours rien, le pauvre homme, après deux siècles de coups fourrés. C’est bien un Buddenbrook. Dieu nous garde des gens bons. Dieu n’aime plus l’Amérique, il la hait et le prouve. Où va-t-on ? Dieu seul le sait.
@ Floxie
Pas bien compris.
Pourriez-vous être plus explicite?
@ XP : Je crois que vous avez parfaitement compris. On en tient un beau! Il commence très fort :
” Engels le disait déjà : « Telle est l’humanité du négoce : la gloire du système de liberté du commerce c’est de faire hypocritement servir la moralité à des buts immoraux. » ” …
… Moi je n’avais jamais lu un tel brevet de moralité décerné à la liberté du négoce. Par Engels lui-même, rien de moins.
” Le président Bush est aussi directeur du monde.” …
… J’aimerais savoir combien de gens ont eu cette idée, après avoir réellement lu le Monde.
” On parle toujours du vison, jamais des passes. La prétendue société ce consommation est une société de prostitution” …
… Marrant, moi j’entends tout le temps parler des passes. La souffrance au travail, l’horreur. Ou des défauts du vison (l’empreinte écologique, l’inégalité entre les foiegramanes et les petits Darfouris, etc). Jamais de la beauté ni du confort du vison.
“Foi de Normand, Bush est comme le cidre, s’il est bon c’est parce qu’il est bouché”…
…Quel humour. Quel style. Quelle puissance d’argumentation.
“Les Arabes ont horreur du nihilisme”…
… Dommage pour eux qu’ils en soient à la fois la résultante et le véhicule. D’ailleurs, il faut le reconnaître : ils ne s’estiment pas beaucoup.
“surtout quand il prétend dominer triomphalement la planète.” …
… Comme l’Islam ?
Je me permets tout de même de recycler une de mes premières réactions à la prose floxienne :
SOS Psychiatrie 01 47 07 24 24
Urgences psychiatrie 01 40 47 04 47
@ Denis : C’est sympa de balancer comme ça des numéros d’urgence, mais maintenant ça ne fait que sonner dans ma cellule et je ne peux pas répondre (ils m’ont mis la camisole ce soir)
Merci vraiment !
@Denis
Quand vous donnez des renseignements, donnez-les en entier:
SOS Psychiatrie 01 47 07 24 24
Urgences psychiatrie 01 40 47 04 47
Théatre de la main d’or/Egalité et reconciliation:01 43 38 06 99
@XP :
Bonsoir, merci de votre réponse :-).
Alors, alors :
« Suis-je assez clair? » .
Ben oui, je crois. Ce qui n’implique pas encore que tout ce que vous dites soit incontestable ^^.
« Tout d’abord, chère Albertine, mon propos n’est pas de défendre le libéralisme ou même de le définir, je me fous complètement de l’économie qui n’EST PAS le sujet de cette note. »
Si vous pointez du doigt, en cherchant à les regrouper sous une détermination commune (ce que par ailleurs je trouve intéressant), les “anti-libéraux” par delà leur évidente diversité, c’est tout de même bien que vous supposez — que votre discours suppose —, au moins en creux, une certaine acception du libéralisme. De plus, j’ai parlé de “libéralisme”, je n’ai pas spécifié libéralisme économique, je ne vois pas pourquoi vous pensez que je vous objecte plus particulièrement sur le plan de l’économie. Pour tout dire d’ailleurs là-dessus, je ne vois pas qu’il faille a priori distinguer entre libéralisme politique et libéralisme économique, c’est tout un : la distinction ne va pas immédiatement de soi et a quelque chose de l’abstraction.
Sinon, non. J’ai bien compris, je crois (reprenez-moi si je me trompe), que le propos de votre texte était de pointer à quel point la position anti-libérale consiste, au fond, dans le fait de refuser la contingence, le risque, l’incertitude et “rêve” d’un monde parfaitement maîtrisable, où tout “risque” pourrait être écarté, etc. C’est bien cela que je conteste.
« C’est précisèment parce que la “pensée” libérale (…) implique qu’on ne sait pas ce qui va nous arriver, quelles fruits donneront nos efforts, et qu’elle est la vraie nature des hommes avec lesquelles nous sommes en commerce qu’elle insiste sur la nécéssité du contrat et des règles. »
Là est le cœur, je crois, de votre justification. Mais, précisément, ce n’est en rien une distinction remarquable du libéralisme ! Croyez-vous donc qu’avant le libéralisme — celui-ci a, je crois pas que vous ne le niez, un commencement dans le temps, un commencement historique : il n’a pas toujours été, n’est pas de toute éternité — on pensait les hommes comme étant nécessairement mus et leurs actions de part en part déterminées ? C’est même tout le contraire : c’est bien conjointement au libéralisme que naît quelque chose de telle qu’une connaissance “scientifique” de l’homme et du champ pratique, c’est-à-dire cette conception selon laquelle l’homme et la pratique pourraient être saisis selon la causalité efficiente, de la même manière que l’on saisit et rend intelligibles les phénomènes naturels, que l’on mène quelque chose de telle qu’une « science de la nature ». Que le domaine de la pratique soit “imprévisible”, qu’au contraire du mouvement des astres il ne soit pas régi par la nécessité mais par la modalité du « la plupart du temps », c’est-à-dire de la contingence, voilà l’idée aristotélicienne par excellence et, que je sache (sauf acception élargie et indue du terme — anachronique pour tout dire), il est fort difficile et pour de multiples raisons de faire d’Aristote un “libéral”…
Non, chère amie, un “ordre juridique stable” n’a pas vocation à “assurer la prévisibilité des actions des hommes”, mais à prendre acte de ce qu’elles sont imprévisibles, que nos destins sont imprévisibles, et que les résultats de nos actions sont imprévisibles.
On prend des assurances contre les incendies ou le chomage non pas pour créer un monde sans incendie et sans chômage, ni même un monde ou ils seraient indolores, mais parce qu’on a pris acte que nous ne sommes pas des prométhés et que quoi qu’il arrive, nous pourrons avoir à subir les incendies et le chômage.
Sur la première phrase, je crois avoir déjà répondu. Pour la seconde partie, je crois que c’est ici que la question des probabilités qu’a relevée, je crois, Boubou, est de toute importance et, précisément, la place que prend quelque chose de telle qu’une science du probable (son existence même d’ailleurs) dans son lien au libéralisme (pour les assurances en l’occurrence, c’est flagrant. Mais ça l’est aussi, plus largement, pour la notion de “risque” : le risque doit pouvoir être calculable, la spéculation n’a de sens que sur ce fond).
Puis, je reconnais que sur la prévisibilité, je pensais plus particulièrement à Bentham, au libéralisme “version” utilitariste. Bon, j’y reviendrai, pardonnez-moi : je vois que mon commentaire prend déjà des proportions exorbitantes.
Sur cela simplement :
« je pense plutôt qu’il s’agit de prendre acte de l’évidence, le libéralisme n’étant pas une idéologie, puisque défini et défendu (ou combattu) après s’être imposé et s’être avéré le fruit de l’évolution de notre civilisation
Bon, là, vous n’êtes franchement pas clair ou alors ce que vous semblez dire est très étrange : dites-vous que le libéralisme n’est pas une idéologie parce qu’il s’est imposé ? Désolée, je ne vois pas du tout le lien de principe à conséquence entre les deux parties de la proposition. Tenez-vous alors (ce que je crois), plus précisément, que le libéralisme n’est pas une idéologie mais une nécessité, un moment (voire même l’achèvement d’ailleurs d’après vos propos) du développement nécessaire de « notre civilisation » ? Pourquoi pas mais, en ce cas, attention, vous frôlez le déterminisme historique et… le déterminisme n’est-il pas précisément ce que vous reprochez aux “anti-libéraux” sur un autre plan ? Sur le fond, il me semble que c’est bien la manière dont vous déterminez cette nécessité qui est problématique : pensez-vous donc que le libéralisme est “tombé du ciel”, que Dieu lui-même l’a imposé (ce qui expliquerait d’ailleurs l’équation, telle du moins que vous la posez, anti-libéral = prométhéen) ? Ben là, il va tout de même falloir ramer pour le montrer*…
Pour autant, certes, certes, qu’il y ait une « pensée libérale », j’en conviens bien sûr parfaitement !
Bon, je ne réponds pas à tout, mais je m’arrête là pour l’instant. Il faudrait pourtant encore répondre sur la rationalité instrumentale, etc. Cependant, à la vérité, je crois qu’il y a quelque chose de juste dans ce que vous dites, mais pas pour les bonnes raisons. Mais je crois aussi qu’il est vraiment extrêmement difficile de regrouper – sans glissement illégitime – toutes les formes d’anti-libéralisme sous un seul et unique trait. Et, pour le coup, le “prométhéisme” est sans doute plus “moderne”, très moderne (”se rendre comme maître et possesseur de la nature” écrit Descartes) que spécifiquement anti-libéral. En ce sens le libéralisme en participe aussi : c’est bien ce que je conteste à votre discours.
@ Albertine : “Croyez-vous donc qu’avant le libéralisme — celui-ci a, je crois pas que vous ne le niez, un commencement dans le temps, un commencement historique : il n’a pas toujours été, n’est pas de toute éternité — on pensait les hommes comme étant nécessairement mus et leurs actions de part en part déterminées ? C’est même tout le contraire (bla bla)” …
… C’est faire bon marché du fatum. Des Dieux. De la Tragédie. Et on ne parle ici que de l’Antiquité gréco-latine. Et le Christianisme sauce médiévale, c’est tout de même largement Dieu qui est censé inspirer les pestes comme les bonnes récoltes, la paix comme les troubles.
“Mais je crois aussi qu’il est vraiment extrêmement difficile de regrouper – sans glissement illégitime – toutes les formes d’anti-libéralisme sous un seul et unique trait. ” …
… Comme si XP était candidat à la rédaction des prochains manuels de philosophie politique ! Il y a maldonne. S’il est lu, c’est précisément car on peut trouver dans sa prose ce qu’on ne trouvera jamais dans lesdits manuels : ces raccourcis, ces synthèses lumineuses. Oui, toutes les formes d’anti-libéralisme ont quelque chose en commun. Que cela vous échappe parce que vous êtes moins lucide qu’XP (ou trop le nez dans le guidon universitaire ou pseudo-universitaire) ou parce que vous êtes irritée par le voisinage auquel vous assigne la formule ixpéenne, eh bien dans les deux cas vous êtes disqualifiée.
Soit dit en passant, le reste c’était bien long pour pas grand-chose. Ceci dit, merci pour nous avoir épargné messages perso et formules melliflues.
@ Albertine : XP = pensée transversale. Compris ?
@ Denis
Je suis assez d’accord avec ce que vous venez de dire. C’est plein de bon sens.
@Denis : Le fatum diffère précisément de toute l’étendue du ciel de la nécessité, de la même manière (et pour les mêmes raisons d’ailleurs) que hasard et contingence ne se confondent pas. Mais là sans doute faut-il être un peu rigoureux ou… comment dites-vous ? ah oui “universitaire” (et chacun sait qu’Aristote était un fieffé universitaire….) : ce doit être cela, c’est l’université qui “invente” les vilaines règles de la pensée et du discours et cette chose minimale qu’il s’agit de savoir de quoi on parle et de le circonscrire un peu rigoureusement. Dieu que les universitaires sont bornés en comparaison de la “fulgurance” de la pensée transversale !
Du reste, vous n’avancez pas grand chose vous-même : c’est dire la longueur de votre texte ^^.
Pour le reste, je vous laisse à votre ressentiment contre les universitaires et tout le tralala, c’est peu mon problème. En revanche, pour vos irritations, m’est avis que vous devriez faire quelque chose… Mais tout compte fait, c’est aussi bien peu mon problème.
@XP : Et “le bon sens est la chose du monde la mieux partagée”, n’est-ce pas ;-) ? (Encore faut-il entendre ce que cela signifie…).
@Albertine
En fait, cette discussion ne m’intéresse pas.
@ Albertine : La seule chose exacte dans votre dernière livraison de fatras, c’est ceci : “vous n’avancez pas grand-chose vous-même”. Oui. Bien observé.
Et cela est volontaire : je n’ai aucune intention de m’engager dans un quelconque débat pseudo-intellectuel avec vous. J’ai autre chose à faire de ma vie, que de me coltiner un aspirant bas-bleu shooté à la moraline. Mon seul propos était négatif (j’assume) : pointer un gros trou dans votre argumentation hyper-rigoureuse. Un gros trou, non parce qu’il n’y en avait qu’un, mais parce que je prenais un échantillon. Comme dit : pas que ça à faire.
Même hors de toute aspiration pseudo-universitaire, d’ailleurs, le débat avec vous est sans intérêt. Se pointe la greluche, se pointe la psycho à deux balles. Sachez que je n’ai aucun “ressentiment” contre les universitaires. Si vous pouviez feuilleter mon carnet d’adresses, ma pauvre Albertine…
… J’ai essayé (tâche vaine, je l’admets) de vous faire comprendre que vous appliquiez (de façon non rigoureuse, d’ailleurs) des outils qui ne sont rigoureux que dans un certain contexte, or XP n’évolue pas dans ledit contexte. Il est donc (doublement, puisque vous-même n’accédez pas à la rigueur que vous prêchez) absurde de lui appliquer une grille (pseudo-)universitaire.
C’était tout. Mais c’était déjà trop.
J’ajoute que les principaux outils de la pensée occidentale, y compris certains des pires même si je songe surtout aux meilleurs, ont été inventés bien avant l’Université.
Que de l’Université, sont sorties des aberrations sans nombre, de la Sorbonne larguée par la Renaissance aux pseudo-sciences “humaines” quasi entièrement prostituées au marxisme et/ou au freudisme – au temps pour sa merveilleuse méthodologie.
Et qu’il est un signe plus que certain de votre bêtise fondamentale : le fait que pour vous, il n’y ait de pensée possible que dans les formes pseudo-universitaires, ou plus exactement que les deux formes de pensée ici en présence (virtuellement en présence, puisque vous vous êtes révélée inapte pratiquer celle que vous prêchiez) sont potentiellement complémentaires.
@XP : Oui, oui, c’est bien ce que j’ai compris de votre réponse précédente à Denis.
Ba ! peu importe :-).
Bonne semaine !
@ XP : Oui. Bien sûr que la discussion avec elle n’a aucun intérêt. Mais il faut parfois songer au lecteur de passage. Un peu de pédagogie. Bon, mais je me la suis coltinée. Gratis pro Deo.
Pour les personnes se demandant ce que vient faire l’allusion à la moraline, voir ici le prêchi-prêcha d’Albertine sur le blogue du kiwi :
http://tangleding.hautetfort.com/archive/2008/12/19/m-etait-jamais-arrive-cette-saloperie.html#comments
Moraline et banalité profonde. Du conformisme à l’état pur. Un peu comme la Sorbonne d’autrefois. Ou Normale Sup depuis… longtemps.
@Denis : Vous avez des problèmes de lecture et votre discours est incohérent. Quant à votre jugement me concernant, mon pauvre Denis (le jugement d’un gars qui passe sa vie sur un blog – sur lequel il fait la police – pour se sentir (enfin ! reste plus que cela apparemment) appartenir à une “Elite” (hu hu hu), qui rabache des lieux communs en se pensant très original et “subversif”, pas fichu d’avancer une objection valable (ah, le manque de temps, j’oubliais ! mais pourquoi intervenir alors) et qui, en dernier recours, en appelle pitoyablement à son “carnet d’adresse” comme si cela – même vrai – devait “prouver” quoi que ce soit) franchement…
Ça me fait bien sourire :-).
La bonne nuit !
“le jugement d’un gars qui passe sa vie sur un blog” …
… ah bon ? Dans la blogosphère, sur ce que je puis en voir (et donc il y a potentiellement tout le reste), Albertine commente considérablement plus souvent que moi. Considérablement. Et elle fait dans le long.
Quant à mes ## 70, et 75, le lecteur de passage jugera s’ils sont vides d’argumentation.
Pour les lieux communs, se reporter à cet extrait de mon # 101 :
“A la fin de son petit billet, le kiwi avait osé – car desfois il ose^^ – une microdose, pardon une nanodose de politiquement incorrect : ” Je sens que ca va devenir de plus en plus difficile de ne pas être raciste. Oui, de plus en plus difficile.” Le vrai rebelle, quoi.
Aussitôt une greluche à conscience intervient (normal, la femme est la conscience de l’homme, aujourd’hui – au passage je note que cette Albertine cause aussi sur Ilys) : ” je ne vois pas bien en quoi ce genre d’attitude (certes fort “désagréable”) pourrait inciter au racisme… Car enfin, de ce que vous tombez, un jour, sur une pomme pourrie, direz-vous que toutes les pommes sont pourries ? Il me semble que c’est la plupart du temps sur cette faute de raisonnement (généralisation indue) que repose le racisme. Et c’est aussi ici, me semble-t-il, que, par delà l’agacement et l’irritation, la raison a du bon ;-). ”
Le kiwi étouffe aussitôt le petit rebelle en lui : “Abertine: bien sûr qu’il n’y a pas de raison de généraliser ainsi et devenir raciste. Simplement c’est un réflexe humain et si ce genre de situations se multiplie il est évident que la conséquence la plus probable sera néfaste.”
Dans le lieu commun et le conformisme, difficile de faire pire, je pense. Mais attention, pour se donner des frissons on ira squatter les anti-humanistes d’Ilys. Qu’on traitera de subversifs-entre-guillemets.
Deuxième lien… Merci Denis! J’espère que vous m’apporterez des oranges quand je serai à Guantanamo avec Albertine… C’est vrai, Restif et Albertine vous ont bien caractérisé: un petit flic de la pensée, débusqueur de moraline à la petite semaine – mais à la bien longue journée…
Albertine, Tang : quel duo, quelle horreur… Pourvu qu’ils ne se reproduisent jamais, parce que si par malheur une telle union monstrueuse devait s’avérer fertile, combat pro-life ou non, il n’y aurait d’autre choix que d’avorter. Cas de force majeure.
Tiens vous voila au planning familial maintenant! La déchéance n’en finit pas…
(ah quand même le “kiki tout dur” de votre carnet d’adresse, superbe! ça quand il s’agit d’oser beaucoup on peut compter sur vous mon bon décomplexé…)
@ Denis l. : Décidément, vous n’avez pas de chance… Le monde est rempli de gens louches… ^^
@ ExpertsEnGynécoOrnithologieBourbonnaise(TM): Elle a tout faux, comme toujours.
Rien de moins “louche” que la banalité, rien de moins “louche” que la médiocrité. Et il n’est nul besoin de “manquer de chance” pour en rencontrer.
En revanche, en rencontrer sur Ilys, et en rencontrer autant, disons que c’est décevant.
@ Denis : Je ne comprends pas votre folie de vous énerver à tout propos. Je vous plaignais, vraiment. Si je n’en étais pas moi-même, des “gens louches”, j’aimerais beaucoup être de votre combat.
Par contre allez-y mollo avec les “elle a tout faux comme toujours” et autres gracieusetés. Prenez-vous les gens pour des masochistes que vous puissiez leur faire mal indéfiniment sans qu’ils se révoltent? – Boss ou pas boss ici, à ferrailler comme vous le faites, vous n’aurez bientôt plus comme ennemis que des moulins à vent.
@ ExpertsEnGynécoOrnithologieBourbonnaise(TM): La justesse du diagnostic est impitoyable, et il convient de s’incliner. Oui, effectivement, “c’est décevant” est bien le vocabulaire symptôme de la “folie” de quelqu’un qui “s’énerve à tout propos” :-)
@ Denis l. : Diable mais pourquoi cette manière offensante de me répondre? Avez-vous désappris les règles élémentaires de la politesse? On dirait que vous ne vous entendez même plus insulter les gens. Commencez ne serait-ce que par m’appeler par mon nom. Un petit pas pour l’homme, un grand pour l’humanité. ;)
Ps : Vous encombrez l’espace public avec votre esprit chamailleur.
“Notre réserve à images serait atrocement appauvrie.” Ne vous plaigniez pas, J’ai cru comprendre quelques posts plus loin que vous allez très bientôt pouvoir profiter d’une nouvelle boîte à image toute neuve; veinard, joyeux Noël !
Pour autant: “Moinon plus jen’aimen pas Ben Ladin, ça va de soit. Mais tout lemonde est tellement d’accord là dessus…” Tout le monde ?, pas persuadé, ici peut-être, et encore ; mais imaginez donc dehors, la foule ! Imaginez, tenez, le Christ, en prison, avec cette pauvre crotte de Bin Ladin – Bar Abbas; de qui croyez-vous que la populasse réclamerait la libération ?
@ ExpertsEnGynécoOrnithologieBourbonnaise(TM): “Millie” persiste à croire que j’entretiens un dialogue avec elle. Son nombrilisme – déjà relevé par nombre de commentateurs dans un passé récent – est de toute évidence irrépressible. A doses plus faibles, cela s’appellerait – charitablement – la fascinante capacité des femmes à s’auto-illusionner. Là, on est juste un peu gêné pour elle.
Aïe Denis… Vous commencez à radoter. :/
Joyeux Noël, quand même. Reposez-vous un peu.
Denis… La vie est courte, mais elle nous laisse toujours du temps pour la courtoisie. Surtout si on est de droite.
@ Nebo : Je vous rappelle que la courtoisie n’a de véritable sens que dans un dialogue, lequel n’existe plus dans le cas qui vous préoccupe, depuis longtemps (heureusement). D’ailleurs même lorsqu’il semblait exister, il n’existait pas. La pintade vichyssoise n’écoute, au fond, qu’elle-même. Dommage qu’elle ne pousse pas la cohérence jusqu’à parler toute seule, au lieu de le faire dans les lieux publics.
Sinon, merci de m’avoir rappelé que je suis de Droite – avec une majuscule, comme la Droite pour laquelle les femmes, comme les enfants, “should be seen and not heard”.
P.S. : Alors, comme ça, on américanise son pseudo ? On prépare une émigration, peut-être ? Il est vrai qu’il y a un poste de gouverneur serbe corrompu, qui s’est récemment libéré :-)
Mosssieur vient de decouvrir l eau chaude, c est pas la peine d aller a Barbuland, le Christianisme par essence, denonce la speculation
En plus dans les Evagiles il est ecrit ” on ne peut pas aimer Dieu et l argent”
mais voila comme Dieu est rejeté par egoisme de la societe, les hommes aiment l argent, c est a dire une chose sans humanité, une chose qui peut pousser a faire les pires choses pour l avoir
Jesus est le chemin la verité et la vie
[...] pour le confort du lecteur et par souci de la santé mentale de la petite dame, notre ami Denis lui expliqua en substance que ses professeurs lui mentaient, qu’elle n’avait nullement les moyens de [...]