Perceval L-10
Le 17/12/08 à 12:09 par SK
L’atelier de Thiers a sorti ce modèle, plus imposant que le Français, mais raisonnable en main quand même, ce qui ne le destine pas seulement à un usage de table, mais ne l’en exclut pas non plus. Pour découper le fromage, sa dinde, ou se couper un doigt si on a décidé de faire le deuil de ses illusions, parfait. Bon, je sais qu’un couteau, cela ne s’offre pas. Mais à soi-même ?
Perceval modèle L-10, couteau fermant, ouverture une main, liner-lock.


Ah Thiers… Quelle ville! Des troquets miteux, des fonds de commerce à céder, des armes blanches à foison, des immigrés au chômage, les volcans à l’horizon, devenir propriétaire en ville pour 15000 euros…
Je vous conseille l’hotel en face de la gare: 30 euros la chambre double (apéritif et café matutinal compris).
@ John Love : On envie votre vie de rêve.
Sinon, juste pour information, en cas d’exil forcé dans cette riante contrée : la proche bourgade de Chateldon est-elle plus digne de son illustre enfant Pierre Laval, que celle de Thiers ne l’est de son auguste homonyme ?
Ah ouais, ? Moi je pensais qu’il s’agissait du couteau de feu Adolphe Thiers, dit “foutriquet”, l’ami des Communards (dont on a le droit de ne pas aimer la musique).
Ilys, le site-boutique des coupeurs de doigts du XXIe siècle.
D’après son prénom c’est un mâle… Il est vrai qu’on a parfois du mal à être fixé sur ce point, avec les Coûteaux.
(pardon)
@ Denis : rhôôô… Ne tirez pas sur l’ambulance (ne tirez pas l’ambulancier non plus, d’ailleurs).
Vous avez remarqué que la plate semelle est mal ajustée aux plaquettes ? Pourquoi tailler un décrochement pour les doigts, si c’est pour y faire dépasser le métal ?
le décrochement est pour le liner-lock. En haut, c’est la lentille pour l’ouverture/ fermeture à la piémontaise.
@ Kalle : En fait elle est plutôt sympathique la mère Coûteaux, mais le souverainisme, là, c’est simplement impardonnable.
Et puis il faut bien dire admettre que son physique appelle la persécution : vous le lâchez dans une syn… – enfin, disons ni dans une église ni dans un temple ni dans une pagode ni dans une mosquée – eh bien vous le perdez de vue tout de suite :
http://olivier.roller.free.fr/couteaux.jpg
Ouille, la photo qui fait mal. On pourrait l’appeler Messerbaum/thal/blum ou, mieux : Messerschmied !
@ Kalle : Ne jouez donc pas à l’esthète au cristallin offensé découvrant la laideur ambiante : je crois bien que sur un fil plus ancien, vous aviez évoqué Heckle & Jeckle au sujet de PMC et de je ne sais plus qui (ça me revient : Slama)… Le parallèle est d’autant plus légitime que des deux oiseaux, en V.O., l’un a un accent rosbif parfaitement artificiel, l’autre ayant un accent de Brooklyn bien plus “naturel”.
Ceci dit, PMC est Gaulois catho. Très catho même. Comme quoi… Je veux tout de même croire qu’à l’adolescence de l’intéressé, son paternel a du commencer à se poser quelques questions sur la fidélité passée de son épouse. A moins qu’à la même époque, il n’ait eu d’autres sujets d’inquiétude relatif à “son” rejeton – comme on peut l’imaginer :-)
Bon je reviens sur le sujet de la note (soupir !) : Je le trouve très beau ce couteau auvergnat de Thiers (où l’on fabrique d’ailleurs tous les beaux et bons couteaux français de maintenant — mis à part Opinel)
J’en ai pour ma part deux (un “Aurillac” et un Laguiole — prononcer “laiolle”) de chez Destannes (Aurillac).
Voilà. Tout le monde s’en tape (Ah cruel !) c’est évident, mais il fallait que ce soit écrit.
@ Sibersator : Ce n’est pas tellement qu’on s’en tape. C’est surtout qu’on savait déjà comment prononcer “Laguiole” :-)
Alors bravo Denis ! “Ah que triomfo, mi amore !” (air de Il ritorno d’Ilysso en su Patria de Monteverdi — Albert, pas Claudio)
Couteaux est un véritable intellectuel et un authentique écrivain. J’ai donc du mal à croire qu’il croit vraiment à son discours.
Alors quoi?
Disons que 15 ans à Bruxelles, c’est ce qu’il faut pour payer une maison avec un crédit sans intérêt (ou presque) et aller jusqu’à sa retraite de haut fonctionnaire…. En y allant un jour ou deux dans la semaine (à une heure de TGV) et en finançant son canard.
Rocard lui avait dit “Vous critiquez l’Europe qui vous verse une paye”. Sur le moment, j’avais trouvé cette attaque stupide, mais…
D’ailleurs, je crois que Soral doit faire le même calcul…. Il doit penser à la retraite, et il doit se dire qu’un siège à Bruxelles….
Désolé SK, j’ai tenté de ramener la balle au centre, mais XP nous a fait une tribune littéraire.
Dans ces conditions, moi aussi je détourne et je préciserai que Perceval est l’avatar celte de l’Hercule grec.
J’en rajoute en affirmant que Lancelot (du Lac) est celui d’Achille.
Quant à Arthur, c’est évidemment un Ulysse inverti.
Galaad ?
Que sais-je ?
Denis (qui sait tout, s’il s’en fout) ?
@ XP : Bien sûr que PMC est un authentique écrivain ! Ce qui ne fait que rajouter au gâchis, au scandale.
Quant à Soral, ne perdons pas de vue une motivation supplémentaire pour Bruxelles : avec l’évolution de ses troubles mentaux, il doit commencer à rêver d’avoir non plus la grosse bite de France, mais la plus grosse bite d’Europe.
@ Sibersator : Meuh oui il est beau votre couteau ! Ceci étant, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur l’existence, hors de Thiers, de très petits artisans, pour lesquels le nom d’artiste semble approprié. J’ai visité, un peu par hasard, une exposition de coutellerie d’art cet été à Reichshoffen, au charmant Musée du Fer au sein du non moins charmant Parc Naturel des Vosges du Nord, et j’ai été simplement ébloui par certaines productions actuelles. Une véritable révélation. J’essaie d’extraire de mon magma documentaire quelques noms, à l’occasion, dans l’espoir que la mention de l’un ou l’autre soit accompagnée de celle d’un site. N’hésitez pas à me relancer sur un autre fil, si vous ne voyez rien venir.
sibersator : tiens je me demandais, où est fabriqué l’Opinel ? l’Opinel est un excellent couteau en acier carbone, si on l’entretient correctement.
Pour les artisans couteaux, et pour s’ouvrir sur le monde des (a)mateurs de couteaux, un EXcellent site : A couteaux Tirés (ok, ok, chut denis l.)
http://a-couteaux-tires.zevillage.org/
Ah le Graal de l’amateur fétichiste, le Sebenza….
Je voudrais retrouver les billets dans lesquels vous faites la critique du souverainisme.
Vous pouvez m’aider ?
@ SK : “A couteaux Tirés (ok, ok, chut denis l.)” …
… Rhooo, qu’est-ce que vous allez chercher là ! D’ailleurs il est peut-être tireur.
Hank : je ne vois pas trop là… Moi ou Nicolas ?
Je ne sais plus non plus. J’ai souvenir d’un billet (au moins) ou vous brocardiez les souverainistes pour X raisons, et je n’avais pas eu le temps de le lire.
Bah, c’est pas bien grave. Vous n’aurez qu’à en écrire un autre !
(Je veux dire : vous, les gens d’Ilys. Lequel d’entre vous, je ne sais plus.)
@ Hank & SK ? et/ou Nicolas ? : C’est bien triste, ces contributeurs qui se ressemblent tous dans leurs centres d’intérêt, leurs styles, leurs opinions… on ne les distingue plus les uns des autres, et en fin de compte ça donne un côté “troupeau” à Ilys ^^
Moi j’en suis plus à ça (le 2ème en partant du haut), une vraie machine à accidents du travail tant qu’on ne l’a pas bien en main, mais un bonheur quand on commence un peu à le maîtriser.
Et quand on aura le tutorial tant annoncé sur la façon de mettre des ilmages, vous le verrez dans mes comms, en attendant il va falloir suivre le lien en manuel : http://static.orient-express.com/olem/images/260images/olem_260_wusthof4.jpg
Et pis c’est tout.
(j’adore aussi les Spyderco, mais l’affûtage est vraiment un travail de bénédictin sur certains modèles, et la poignée s’est avérée trop fragile à l’usage sur mon Delica)
@ Panda Bourré : Oui, il est important de bien s’assurer, en entendant “chop!”, si la personne s’est exprimée en cantonais ou en anglais :-)
Panda : En couteaux principaux, j’ai un Français, excellent couteau de table, facile à aiguiser ( à la DC4 fallkniven) , un Douk-douk et un spyderco Caly ( sur les conseils de Lorenzo), mon EDC de vadrouille.
Ben voilà ! J’ai toutes les références en bons couteaux bien couillus ! Merci et bonnes fêtes à tous. (Que les bons dieux vous bénissent comme j’ai la lame à l’oeil !)
SK : moi je me contente de ma mallette d’apprenti cuisinier basique, complétée d’un santuko (le plus grand couteau de la photo), d’un filet de sole et d’un office de chez Wûsthof, ainsi qu’un bon tranchoir chinois offert par les beaux parents. Avec ça, le corps du délit peut disparaître à vitesse gastronomique (bande son : Rammstein – Mein Teil). Affûtage au fusil et à la pierre à eau standard.
Pour l’activité professionnelle, un Leatherman Pulse, bon petit modèle de taille intermédiaire qu’ils n’ont pas fait longtemps hélas.
Bonjour à tous et merci à SK d’avoir mis le L-10 en lumière sur son blog.
Je suis le créateur de ce couteau et suis toujours curieux de lire ou d’entendre les commentaires ou les critiques à ce sujet.
J’ai par ailleurs été amusé de constater l’ambiance bon enfant qui règne ici et de quelle façon soutenue et généreuse l’art du flood y est pratiqué.
Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’années.
Roland
PS : @ John Love, je vis à Thiers toute l’année et je suis loin de partager cette vision de ma ville. Thiers est un diamant brut aux allures de charbon mais le potentiel qu’elle renferme permet à celui qui sait lire entre les lignes d’y trouver réponse à toutes ses attentes.
Eh bien Roland, nous sommes très honorés de votre visite. Je suis amateur du Français, que j’utilise tous les jours, et je compte bien acquérir le L 10 bientôt, en pistachier, en bois de serpent (?) ou en gaïac… je ne sais pas encore. Je l’ai déjà essayé en main , il me parait parfait, avec une lame généreuse, robuste et plus longue que la plupart des piémontais que j’ai pu trouver jusqu’ici ( lame de 80-85 mm max).
Tout l’honneur est pour moi. Merci pour tous ces compliments et pour l’intérêt que vous portez à nos couteaux. Nous nous efforçons simplement de faire vivre ce métier qui nous passionne.
Si en plus on peut rencontrer des personnes sensibles à nos efforts, c’est Byzance…