Vive les remariés par l’Etat
Le 17/11/08 à 15:59 par Il sorpasso
La cour d’appel de Douai (Nord) a cassé aujourd’hui le jugement du tribunal de Lille du 1er avril annulant un mariage à cause du mensonge de l’épouse sur sa virginité, “remariant” de fait les deux époux, a-t-on appris auprès de l’avocat du marié.
Bon. Voilà. Dans un sursaut républicain (et citoyen ?), la justice revient sur sa première décision. Ne doutons pas que de nombreux thuriféraires de l’anti-islamisme sauront célébrer cet évènement à la hauteur de leur compréhension de l’affaire, compréhension aussi objective que sont convergents leurs opinions en général, on retrouvera ainsi des natios excités, des féministes revenues de toutes les luttes de sous-vêtements, des croisés du web, des politicards micro-cravatés. J’avais bien essayé de deblayer le terrain, non sans me confronter à un certain scepticisme, en soulignant que ce fut bien le caractère privé (donc patriarcal) de l’affaire qui suscita, au fond, le tollé. Et donc le revirement judiciaire. D’ailleurs les attaquants de tous poils y allèrent tous de leur petite argumentation, mettant ainsi allègrement les pieds dans le camp adverse. On verra ainsi applaudir des islamo-sceptiques alors que cela conduira les couples musulmans à renforcer l’endogamie et le contrôle des mœurs en amont (même sous la forme hallucinée de reconstruction de l’hymen, qui a dit que la modernité était l’ennemi de la tradition ?), des féministes se réjouir qu’un couple où la femme, consentante au libertinage, puis au mariage, au mensonge puis à l’aveu et enfin à la séparation soit de fait remariée au maris bien marri, et enfin des politiques républicains-cains-cains jusqu’au bout de la nuit se féliciter d’une courageuse avancée de justice de plus dans les mœurs, mœurs dont ils contribuent la plupart du temps de manière bien plus discrète à accompagner la destruction et donc, le durcissement caricatural chez les réfractaires, cette affaire ne faisant pas défaut si l’on passe deux secondes à imaginer les conséquences dans les milieux bien plus intégristes que celui d’où provenait ce couple. Des lectures à l’emporte-pièce concluront à une rapide collaboration de votre serviteur à l’envahisseur musulman, comme si l’envahisseur musulman avait quelque chose à foutre d’une annulation d’annulation de mariage; comme si l’envahisseur n’avait déjà bien intégré le flottement caractéristique des références morales en matière juridique. Cette affaire participe activement à la liquidation du patriarcat, je le répète, la seule raison pour laquelle les politico-médiatico de tous bords se sont emparés de cette histoire est que l’on pouvait, en tordant les faits, ressortir une énième fois le couplet sur la femme soumise, en l’occurrence par l’acceptation d’une morale sexuelle (ridicule, en effet, mais inoffensive et qui plus est privée) traditionnelle. Au même moment où en coulisse, les mêmes politico-médiatiques participent au soutient de constructions de mosquées et d’ouvertures d’écoles coraniques.

@ Sorpasso : “J’avais bien essayé de deblayer le terrain, non sans me confronter à un certain scepticisme” … Un scepticisme justifié :-)
“On verra ainsi applaudir des islamo-sceptiques alors que cela conduira les couples musulmans à renforcer l’endogamie et le contrôle des mœurs en amont (même sous la forme hallucinée de reconstruction de l’hymen…)” …
… Oui, et ils ont bien raison d’applaudir, tout ce qui renforce le caractère délirant et endogame de l’Islam renforce les thèses des islamo-sceptiques et a fortiori des islamo-critiques.
“des féministes se réjouir qu’un couple où la femme, consentante au libertinage, puis au mariage, au mensonge puis à l’aveu et enfin à la séparation soit de fait remariée au maris bien marri” …
… le paradoxe n’est apparent si l’on est de bonne foi. C’est la MOTIVATION de la décision qui posait problème pour elles, et on peut les comprendre.
“es politiques républicains-cains-cains jusqu’au bout de la nuit se féliciter d’une courageuse avancée de justice de plus dans les mœurs, mœurs dont ils contribuent la plupart du temps de manière bien plus discrète à accompagner la destruction et donc, le durcissement caricatural chez les réfractaires” …
… que les Républicains-coins-coins aient une démarche aussi ridicule que celle des canards, personne ici je pense ne le niera ; là où votre propos devient – je le dis tranquillement, notez-le bien – inacceptable et quasi émétique, c’est que vous imputez l’extrêmisme des Musulmans ou des Catholiques à babouches, au moins en partie, à la modernité et au libéralisme en matière des moeurs. Cela est tout simplement faux. Et a des résonances de circonstances atténuantes.
“cette affaire ne faisant pas défaut si l’on passe deux secondes à imaginer les conséquences dans les milieux bien plus intégristes que celui d’où provenait ce couple” …
… Mais justement ! Comme dit plus haut, cela réjouira tout islamophobe qui se respecte.
“Ces lectures à l’emporte-pièce concluront à une rapide collaboration de votre serviteur à l’envahisseur musulman”…
… Meuh non, séchez vos larmes, Sorpasso, ne tremblez pas ainsi, personne ne dira ça de vous, promis, allons, ressaisissez-vous donc, un grand garçon comme vous… Allez, c’est promis juré, vous ne serez critiqué que dans la mesure où un islamo-critique qui patauge dans la gourance a déjà un pied dans l’impuissance. Vérité est mère d’efficacité, en d’autres termes.
“omme si l’envahisseur musulman avait quelque chose à foutre d’une annulation d’annulation de mariage” …
… Ignorance totale de la mentalité musulmane.
Les faits sont simples, rappelons-les. PERSONNE de bonne foi ne peut prétendre une seconde que la décision de première instance aurait été accordée à des non-Musulmans. Là, pour des gens comme nous, était le problème. Et les Muzz ne s’y étaient pas trompés.
“comme si l’envahisseur n’avait déjà bien intégré le flottement caractéristique des références morales en matière juridique” …
… Oui, il “nous” a correctement identifié comme hypocrites. Si cela renforce son agressivité à “notre” égard, alors tant mieux.
Enfin, il se trouve par ailleurs que la République est devenue anti-patriarcale ? C’était déjà le cas depuis bien longtemps, et c’est se tromper de sujet que de quitter la thématique islamique dans cette affaire (car une fois de plus, la décision de première instance aurait été INCONCEVABLE dans le cas d’une demande par un couple non-Muzz).
Et il se trouve par ailleurs que la République construit des mosquées ? Belle révélation, Sorpasso, on était au courant. Il ne faut pas compter sur les hommes de l’Etat pour nous défendre contre l’Islam, merci, on le savait aussi.
Bref, vous tentez de nous expliquer, en en remettant une deuxième couche, que non, vous n’aviez pas tort la première fois. Hélas pour vous, vous ne convaincrez pas plus de monde. Sans animosité personnelle à votre égard, j’ajoute que je me réjouis, non de votre frustration, mais des raisons de celle-ci.
Signé : un ami qui vous veut du bien :-)
Ah non, aucune frustration. Je ne vois pas pourquoi. Il eut fallu que je militasse. Ce n’était et ce n’est toujours pas le cas. Pour certains l’Islam est l’alpha et l’oméga. Pour moi juste un symptôme de plus.
“tout ce qui renforce le caractère délirant et endogame de l’Islam renforce les thèses des islamo-sceptiques et a fortiori des islamo-critiques.”
Certes, mais il faut tout de même souligner ce “tout” et ce qu’il comporte, que l’on sache que cette exacerbation mènera probablement à une victoire à la Pyrrhus. Qui plus est applaudie par une bande de cons. Qui auront vite fait de vous griller pour avoir joué au prophète. Merci bien.
“c’est que vous imputez l’extrêmisme des Musulmans ou des Catholiques à babouches, au moins en partie, à la modernité et au libéralisme en matière des moeurs”
Non. A la modernité et au libéralisme en général. A commencer par la responsabilité de leur présence physique.
Le reste des points de désaccord de votre commentaire étant composé d’allégations péremptoires sur le mode de “tout le monde sait que” (d’ailleurs souvent après m’avoir reproché de me vautrer dans la prêche de convertis) je ne vois pas l’utilité de revenir dessus. Et pour boucler, je suis désolé de vous ennuyer ainsi à me répéter, mais je ne cherche nullement à convaincre, quitte à vous ôter a fortiori un peu de réjouissance.
ouais,moi ce que je vois surtout c’est qu’une pauvre fille va se trouver remariée à un gros connard dont elle ne veut sûrement pas. Alors Matriarchie ou pas, patriarcat ou pas,le mieux aurait été de lui fouttre la paix et de laisser le sale con épouser une porteuse de burqua et puis c’est tout.
Sur Ilys on a du mal à voir où vous voulez en venir parfois.
@ Sorpasso : “je ne cherche nullement à convaincre” …
… Bien sûr, vous vous dégourdissez les doigts sur le clavier, et le résultat est en fait un complet hasard. Je me disais, aussi… ;-)
Sinon, j’attends toujours, si ce n’est de vous mais d’un autre peu importe, je ne suis pas difficile, une contradiction simple à ce propos simple (et péremptoire) : “PERSONNE de bonne foi ne peut prétendre une seconde que la décision de première instance aurait été accordée à des non-Musulmans.”
“vous imputez l’extrêmisme des Musulmans ou des Catholiques à babouches, au moins en partie, à la modernité et au libéralisme en matière des moeurs” // Non. A la modernité et au libéralisme en général. ” …
… Curieux, pour moi (et je ne crois pas être le seul ici), l’imbécillité des Muzz ou des CAB est auto-générée. Êtes-vous sûr que vous ne devriez pas tenter votre chance sur un AUTRE blogue ? (cette question est à prendre au premier degré, et une fois de plus sans animosité personnelle)
@ Dindon : “une pauvre fille va se trouver remariée à un gros connard dont elle ne veut sûrement pas” …
… Ils divorceront, ou sinon peu importe, ils se débrouilleront. Par ailleurs ce n’est pas une “pauvre fille”, c’est une Exotique et une Musulmane. La compassion est ici à employer avec circonspection, et l’instinct chevaleresque à étouffer en nous entièrement.
“Sur Ilys on a du mal à voir où vous voulez en venir parfois.” …
… Oh le gros com(pliment). Ilys, plus que jamais blogue d’élite :-)
@denis: cette affaire est encore un avatar du fameux moderne contre moderne. Le mariage ne signifie plus rien dans les faits et les modernes libéraux se sont acharnés à le saper et y sont parvenus; voici que d’autres modernes persistent à vouloir habiter de certaines valeurs (islamiques) ce mariage, alors même qu’il ne peut avoir de valeur que s’il avait encore un sens.
On se poile donc bien, et je suis à 100% sur la même longueur d’ondes qu’il sorpasso sur ce point. C’est aussi une démonstration de la limite de la posture anti-CAB.
Même si ce mariage a été annulé uniquement parce que les époux sont musulmans (vous avez raison denis), ça n’est pas une raison pour déraisonner et se réjouir de cette décision de justice qui achève encore un peu plus, de décridibiliser et la justice, et l’institution du mariage aux yeux des gens.
Que le mariage civil devienne une coquille vide de devoirs, et donc bientôt de droits. Et que vive le mariage chrétien! il en sortira socialement grandi et renforcé.
@ Aquinus : “Le mariage ne signifie plus rien dans les faits”…
… Vous vouliez dire “en droit”, j’imagine ? Parce que dans les faits, il est (comme autrefois, d’ailleurs….) ce que l’on veut en faire. L’idée selon laquelle on serait obligé de tromper son conjoint sous prétexte de modernité, m’échappe un peu.
“les modernes libéraux se sont acharnés à le saper et y sont parvenus”…
… Tout ça sent la théorie du complot. En prime, les personnes que je connais et qui sont libérales, croient très fort à la nécessité de respecter les contrats. Cerise sur le gâteau, nombre d’entre elles sont Catholiques, et croient (à tort selon moi, mais ceci est une autre histoire) que le mariage est un sacrement, et n’envisageraient le divorce qu’avec répugnance – voire pas du tout.
@ aquinus : Par ailleurs, il me semble que c’était la décision d’annulation du mariage, qui trivialisait ce dernier, introduisant (puisque, contrairement au Sorpasso, vous reconnaissez que JAMAIS cette décision n’aurait été prise pour des Infidèles) la répudiation par consentement mutuel. Je me réjouis donc de la décision annulant l’annulation pour cause de non-virginité.
Et par pitié, que l’on ne vienne pas (je ne vous vise pas, aquinus) rappeler l’idée de “tromperie” dans cette affaire. Même si les deux époux sont d’accord pour présenter la même version, leur parole n’a AUCUNE valeur à mes yeux, puisqu’ils sont musulmans. Leur devoir de Musulmans n’est nullement de dire la vérité devant un Tribunal (par définition invalide) d’Infidèles, mais de dire ce qui les arrange pour que la Coranerie soit la mieux respectée ou disons ici la moins violée possible dans cette affaire.
Il y a en France une confusion extrêmement malsaine, parce qu’elle est linguistique, entre “mariage” et “mariage”. Le mariage civil est destiné à n’être qu’un contrat auquel on donnera la forme et le contenu que l’on voudra. Il a vocation à être détaché de toute notion morale ou symbolique, pour n’être que formel. Il eut été plus simple de l’appeler “union civile” dès le départ mais (et cela devrait vous prouver que je ne suis en rien complotiste) ceux qui étaient alors à l’origine de la sécularisation de nos sociétés étaient loin de s’imaginer qu’elles deviendraient un jour à ce point relativistes et non-chrétiennes.
Ainsi le divorce est un concept non-chrétien, mais qui s’inscrit bien plus aisément dans la tradition judaïque et islamique, où précisément le mariage n’est en rien sacré mais n’est que contractuel. C’est pour cela que je dis que la banalisation du divorce dans nos contrées fut une étape qui facilite aujourd’hui grandement l’islamisation des esprits. D’où le moderne contre moderne, où un autre exemple de la collaboration sans même le savoir et plusieurs décennies à l’avance, des gauchistes à l’avancée des concepts sociaux de l’islam.
Parce qu’en réalité ce qui est sous-jacent dans cette affaire et qui fait hurler les féministes et les “républicains”, c’est la REPUDIATION (juive, ou musulmane) de cette femme par cet homme. Car en réalité c’est cela qui est tapi derrière cette affaire. Ce ressort civilisationnel, bien peu le voient et surtout par les féministes et les républicains. Ces couillons sont en train de découvrir que le mariage chrétien est le seul qui protège réellement la femme, parce qu’il est indissoluble.
@ aquinus : “le mariage chrétien est le seul qui protège réellement la femme, parce qu’il est indissoluble” …
… Merci d’être rigoureux et de remplacer “mariage chrétien” par “mariage catholique romain” et, si vous êtes en veine d’honnêteté (ou de prudence) d’ajouter “en principe” quelque part dans la phrase.
Nos messages se sont croisés: c’est bien de la répudiation dont il s’agit ici, mais ceci aucun commentateur médiatique ne peut en parler. Je ne l’ai lu nulle part ailleurs que sur la réacosphère.
Si l’on veut s’en tenir à une seule tactique anti-islamique alors ok, si ça peut vous faire plaisir pour faire chier les mariés et leur imam. Ce que je retiens de mon côté c’est qu’un mariage doit être libre et ici il est manifestement forcé.
Bref, l’affaire dans son entier est ridicule tout simplement parce que derrière le mort de mariage se cachent des significations très différentes suivant que l’on est chrétien, libéral relativiste ou musulman. Autant pisser dans le vent. L’urgence est d’inventer des mots différentes pour chaque usage.
Que pouvez-vous me dire des mariages chrétiens non catholiques (hormis le fait que pour les protestants, ce n’est pas un sacrement): ne sont-ils pas libres, indissolubles, hétérosexuels et monogames?
@ aquinus : Bien sûr qu’ils sont libres, hétérosexuels (les rares exceptions folkloriques sont – je veux le croire – aussi représentatives du Protestantisme, que les quelques exemples de “mariages” religieux célébrés à Rome – hé oui… – au XVIIe ou XVIIIe siècle, je ne sais plus, sont représentatifs du Catholicisme) et monogames. Mais qu’entendez-vous par “indissoluble” ?
J’en profite pour nuancer et surtout préciser l’affirmation “ce n’est pas un sacrement”. Stricto sensu ce n’en est pas un puisque non établi clairement par NSJC, il n’y a donc que le Baptême et l’Eucharistie. Vu de façon nuancée, que ce soit pour intégrer la tradition et ne pas insulter l’avenir, notamment en termes d’Unité des Chrétiens, vu de façon anglicane si vous préférez, on peut parler de “sacrement avec une minuscule” au même titre que les quatre autres controversés, les deux précédemment cités prenant alors une majuscule.
Concrètement, il est hors de question dans les Eglises issues de la Réforme ou influencées par elle, de pratiquer l’ex-communication (au sens littéral du terme) des divorcés remariés civilement. Il est concevable, après qu’une commission ait entendu les demandeurs afin d’examiner si l’on a affaire à une démarche sérieuse et non à une approche de l’Eglise comme self-service, de se remarier religieusement.
Pour ce qui est du point de vue orthodoxe :
http://209.85.135.104/search?q=cache:lcOWsRs65yUJ:christophe.levalois.free.fr/fichier/Mar_div_ev_Ath..pdf+remariage+%C3%A0+l%27%C3%A9glise&hl=fr&ct=clnk&cd=8&gl=fr
Denis, l’homme qui avait réponse à tout. J’attends impatiemment votre avènement cher ami!
@Denis
puisque vous y tenez :
“Sinon, j’attends toujours, si ce n’est de vous mais d’un autre peu importe, je ne suis pas difficile, une contradiction simple à ce propos simple (et péremptoire) : “PERSONNE de bonne foi ne peut prétendre une seconde que la décision de première instance aurait été accordée à des non-Musulmans.””
Je n’ai tout simplement aucun exemple concret à proposer qui puisse attester cette hypothèse. Et vous ? Il y a bien assez d’exemples qui démontrent la lâcheté des institutions pour ne pas en voir une de plus ici, au contraire, ce “subtil” revirement aurait plutôt tendance à mettre la puce à l’oreille. Ce qui conforte, justement, mon premier article à ce sujet : cette affaire ne symbolise pas “l’Islam conquérant VS la République laïque” (d’ailleurs l’Islam, dans cette histoire, si on y regarde bien, commence à sévèrement pourrir de la tête, d’où justement la bêtise des islamo-septiques incapables de saisir cette lame de fond; pas un seul ne l’a relevé, sauf votre serviteur ) mais “mœurs patriarcaux (et exotiques certes, car il ne reste qu’eux) VS haine du patriarcat”. Votre argument (péremptoire) ” “PERSONNE de bonne foi ne peut prétendre une seconde que la décision de première instance aurait été accordée à des non-Musulmans.”” passe complètement à côté de la (ma ?) plaque : vous en restez au cas particulier de l’Islam (il n’y que ces débiles pour exiger la virginié-de plus la justice leur donne raison !) alors que je souligne (et c’est le sujet qui m’intéresse) qu’il ne peut justement plus y avoir aucune autre affaire où la justice puisse raison au symbolisme patriarcal pour la bonne raison que celui-ci a préalablement été anéanti (ou ne manquera pas de l’être si un politico-associatio-médiatique relève le cas et le monte en épingle, et c’est ce montage en épingle hystérique et protéiforme, ce qu’il révèle plus que ce qu’il se saisit, qui est le sujet de mes deux articles)…
“Curieux, pour moi (et je ne crois pas être le seul ici), l’imbécillité des Muzz ou des CAB est auto-générée. Êtes-vous sûr que vous ne devriez pas tenter votre chance sur un AUTRE blogue ? (cette question est à prendre au premier degré, et une fois de plus sans animosité personnelle)”
L’imbécilité des muzz et des CAB vous occupe, bien, cela m’arrive aussi de temps en temps, mais je préfère de loin m’attaquer à l’imbécilité générale qui a permis et permet encore aux premiers de s’en donner à cœur joie. Ainsi, pour ma part, loin “d’excuser” les muzz au nom de la décrépitude ambiante, je vous prierai à votre tour de ne pas excuser la décrépitude ambiante au nom des muzz, afin d’équilibrer l’ensemble, surtout dans le fil d’un article qui va dans ce second sens, ce qui semble manifestement vous avoir échappé, d’autant que vous vous autorisez à insister lourdement. Quant à la proposition de “tenter ma chance” sur autre blog, je la trouve, vous l’aurez compris suite à ces éclaircissements, malvenue, pour ne pas dire déplacée. Peut-être à l’avenir devriez-vous vous en tenir aux interventions de Dindon d’la farce.
Bravo! Il Sorpasso 1- Denis 0
@ il sorpasso : “je vous prierai à votre tour de ne pas excuser la décrépitude ambiante au nom des muzz, afin d’équilibrer l’ensemble”…
… Ah bon ? Mais ce n’est nullement ce que je fais, dans aucun de mes commentaires ci-dessus, pas plus que sur d’autres fils d’ailleurs ni même sur d’autres blogues. Et pour être bien compris (et vous empêcher de me prêter des thèses imaginaires), je répète : “je ne crois pas que la décrépitude ambiante soit due aux Muzz, je pense que si leur présence aggrave ladite décrépitude, cette dernière est fondamentalement, ou plutôt originellement, générée par des facteurs autres et dépourvus de lien avec l’Islam.”
“Êtes-vous sûr que vous ne devriez pas tenter votre chance sur un AUTRE blogue ? (cette question est à prendre au premier degré, et une fois de plus sans animosité personnelle)” /// “Quant à la proposition de “tenter ma chance” sur autre blog, je la trouve, vous l’aurez compris suite à ces éclaircissements, malvenue, pour ne pas dire déplacée.” …
… Autre citation, autre symptôme. Précédemment vous avez lu quelque chose que je n’ai jamais écrit, là vous n’avez pas lu quelque chose que j’ai écrit : “sans animosité personnelle”. Ce à quoi j’ajoute que si évidemment Ilys n’a pas de ligne éditoriale, je m’étonne que ce lieu devienne, non pas par la faute d’un commentateur mais du fait d’un contributeur, un lieu de mise en procès de la modernité libérale.
Phénomène d’autant plus problématique qu’il s’accompagne d’autre chose, ainsi formulé par vos soins : “mœurs dont ils contribuent la plupart du temps de manière bien plus discrète à accompagner la destruction et donc, le durcissement caricatural chez les réfractaires”. Si ceci ne signifie pas, comme je l’ai relevé plus haut, que ““vous imputez l’extrêmisme des Musulmans ou des Catholiques à babouches, au moins en partie, à la modernité et au libéralisme en matière des moeurs”, alors les mots n’ont plus de sens. D’autant plus que vous en rajoutez une couche : “Non. A la modernité et au libéralisme en général.” Je trouve ce constat tout simple, à base de citations, préoccupant.
Ce que je reformule d’une façon moins (malgré mes précautions “oratoires”) énervante pour vous : quelle que soit la diversité Ilysienne, j’ai été choqué de faire ledit constat sur Ilys, et non… ailleurs. Je ne suggèrerai pas de lieu, car hélas ils sont nombreux.
@ Major Tom : Vous devriez tenir des scores au base-ball, disons. Ce serait suffisamment tordu. Mais là, dans un échange simple, vous avez de toutes évidence échangé les panneaux. D’ailleurs le score vient d’évoluer, et à présent c’est 2 – 0 pour votre serviteur :-)
Ce n’est pas tant le “patriarcat” qui est ainsi bafoué par cet arrêt, c’est carrément la liberté individuelle.
Pas celle de contracter (qui est morte depuis de lustres) mais celle de choisir (d’élire ?) son co-contractant dans une convention qui est dans l’espèce purement civile (administrative ?)
La religion n’a rien à faire dans cette affaire (hélas, d’ailleurs), car le fond du problème (et c’est d’autant plus grave) est la conséquence d’un mensonge (je souligne)
Autrement dit : On (les lobbies grenouillant de bénitier humanito-humanitaires) va obliger ce pauvre type à se remarier avec cette pauvre fille qui a elle-même reconnu l’avoir trompé (avant le mariage) et avoir menti (après)
Si la langue de bois passe désormais avant la bonne foi et une “certaine éducation”, c’est vrai qu’on n’a plus à s’exiler en Alaska.
La France devient un pays soviétique : Vous n’avez plus le droit désormais de penser ou d’agir à l’encontre des ONG officielles.
Allons nous faire foutre alors ! (En Alaska, pourquoi pas : Les moustiques y sont surement moins cons et plus libres)
Enfin, dans la citation du départ : Il faut préciser que la cour d’appel ne “casse” pas un jugement, mais elle le confirme ou l’infirme tout au plus.
C’est la cour de cassation qui casse (les couilles ou pas) et en l’espèce, j’espère qu’elle interviendra (patriarcat ou pas)
Non Non Non Denis! Vous avez tort et il a raison! Voulez qu’on saisisse la Fédération?
@ Sibersator : Bien sûr que la religion a tout à voir dans cette affaire. Puisque personne de bonne foi ne peut soutenir que des Infidèles auraient pu obtenir la même décision en première instance.
Par ailleurs – je note votre sollicitude, touchante, à l’égard de cette “pauvre fille” (que vous traitez plus loin de fraudeuse), et elle me paraît profondément hors de propos – personne ne va devoir se remarier avec qui que ce soit.
La disposition légale sur laquelle se fondait la décision en première instance était relative à ce qu’on pourrait appeler la “tromperie sur la marchandise”. Disposition qui spécifiait que la tromperie devait porter sur – en substance – un élément important. Donner à ce couple satisfaction en première instance, impliquait que la Justice de la République :
- soit reconnaissait la virginité comme élément important dans le cadre d’un mariage (et ce contre à la fois la laïcité et le bon sens qui implique d’apprécier un élément subjectif, selon les normes communément admises au sein d’une société) ;
- soit reconnaissait aux justiciables le droit de définir eux-mêmes ce qui est important dans un mariage, les autorisant de surcroît à actionner les coûteuses institutions de la République, sous le prétexte qui leur semble bon (en prime et comme rappelé sans cesse par mes soins, double droit qui était réservé aux Musulmans, puisque – allez, encore une couche – jamais des Infidèles n’auraient obtenu une telle décision en première instance).
* * *
Plus généralement, je m’interroge sur l’aveuglement que peut faire naître, chez certains qu’on croirait mieux inspirés, le fait que les insupportables donneurs de leçons médiatiques, distributeurs de moraline et autres “assoces” ait pris une certaine position ; il semblerait que ce seul fait les contraigne à en prendre une autre. A mon humble avis – pardon de la redondance ;-) – le vrai mépris que nous pouvons éprouver (légitimement) pour ces gens, devrait nous amener à ne jamais nous positionner, MÊME INCONSCIEMMENT, par rapport à eux.
Peut-être aussi faut-il incriminer une certaine tendance au dandysme, qui se traduit parfois par l’irrépressible besoin d’aboyer en discordance par peur de s’apercevoir dans le miroir, en train d’aboyer en choeur. Ce dandysme est peut-être esthétique mais pas nécessairement pertinent.
Que nenni Denis : Chaque année en France, de nombreuse annulations de mariage sont accordées à la demande de bon Français (de souche, comme dirait l’autre) voire à des ultra cathos qui peuvent ainsi obtenir des dispenses de l’église afin de ne pas passer pour de vils divorcés (comme le faisaient nos bons rois d’antan, du reste)
Dans la cas présent, il importe peu que le marié soit musulman ou adorateur de la Cacahouète Sacrée ou que sa mentalité ou ses traditions soient “ringardes” (on s’en tape en fait, c’est vrai, car c’est son problème) ce qui me révolte est que l’ “on” va l’obliger à “divorcer” ce qui est absolument contre sa conscience, son éducation (sa religion) mais surtout, son libre arbitre !
Vous n’aimez pas les vierges Denis ? -:)
denis chez moi sur cette question en tous cas, aucun dandysme tellement je tiens le mariage pour “l’institution sociale primordiale” de notre civilisation. Tout ce qui a trait à sa déconstruction moderne (en fait, sa désacralisation qui a effectivement commencé avec le sacrement petit s des protestants) m’intéresse – et ce jugement c’est “moderne contre moderne” ou plus exactement “relativiste contre islamique”. Je me sens étranger à l’ensemble des raisonnements donnés par la justice, que ce fut en première instance ou en cassation; cad que ces gens raisonnent mal.
Je ne vous avais pas répondu sur les “divorcés remariés”: je ne sais pas pourquoi l’Eglise en parle autant – ou plutôt je suspecte que ce soit un résidu de volonté de reconquête politique. Un catholique ne peut pas rompre son mariage; en revanche celui-ci lui confère certains devoirs, et quiconque se met en position systématique et volontaire de ne plus pouvoir remplir ces devoirs (quoiqu’il arrive) est estimé ne plus être en communion avec l’Eglise Catholique. Sur ce sujet, comme sur bien d’autres, l’Eglise demande en principe la confession de ses péchés avant de recevoir le sacrement de l’eucharistie. Une confession peut-elle être sincère si dès l’instant d’après les conditions rendant possibles le péché confessé sont à nouveau embrassées? vaste débat.
Pour ma part, si un catholique marié mais ayant rompu son union civile et vivant en situation de concubinage adultère (”re-marié” civilement ou pas je ne vois pas où est le problème), opère une sincère confession de cet état de fait alors la communion avec le Seigneur sera pleine et entière. Je veux, il doit y avoir des cas où cette situation existe et c’est à Dieu de juger les coeurs; mais ce qui est demandé au catholique dans ce cas, c’est de condamner moralement son concubinage – et mieux encore, devant témoin (confesseur). C’est ceci qui fait scandale.
@ Sibersator : Personne n’a dit que les annulations de mariage étaient accordées exclusivement aux Musulmans, en revanche j’ai bien dit que ce motif d’annulation n’aurait jamais été accordé à des Infidèles. Aquinus pensait de même (# 7), et je crois que personne de bonne foi ne peut penser autrement.
Obligés de divorcer ? Et alors ? Personne ne vous parle d’un mariage religieux, mais d’un mariage civil, le seul reconnu par la République.
Si pour vous le libre arbitre donne le droit de définir “librement” la signification des Lois de la République, je crains que nous n’ayons pas, mais pas du tout, la même compréhension du libre arbitre.
En dernière analyse, le droit d’annuler son mariage – pardon, de le faire annuler par la Justice – pour cause de mensonge féminin, c’est une idée assez savoureuse, en un sens. Le tout exprimé par des gens qui prétendent par ailleurs (sincèrement, j’imagine) être les défenseurs du mariage. Oui, savoureux, et même exquis.
A petite dose, tout de même.
@ aquinus : Je ne pensais pas DU TOUT à vous en faisant référence au dandysme. Vous avez ma parole sur ce point.
Là où vous vous plantez en beauté, cher aquinus, c’est en tenant le mariage non comme une institution sociale essentielle, mais comme “l’institution sociale primordiale” (ce qui serait probablement déjà excessif) “DE NOTRE CIVILISATION”.
Le mariage n’est pas une invention chrétienne, pas même le mariage sans répudiation. Il faudrait se mettre un jour ceci dans la tête (je ne vous vise pas, mon propos est plus général).
J’ajoute au passage qu’on juge l’arbre à ses fruits, et l’idée selon laquelle les moeurs familiales, la natalité, les moeurs en général, que sais-je, se soient à une quelconque époque mieux portée dans les sociétés régies par l’Eglise qui est à Rome, que dans les autres sociétés chrétiennes, serait fantaisiste, pour dire le moins.
De plus, qu’une Institution qui démontre sans cesse qu’elle est prête à annuler tout mariage dont la non-annulation lui apporterait une gêne (ou apporterait une gêne à une personne, un groupe, une dynastie, disons, qui lui est utile), soit aussi intransigeante avec les gens sans défense, est une abomination, et je pèse mes mots. Je ne suis pas suspect en ces lieux d’indulgence excessive à l’égard de l’Orthodoxie, mais je crois que vous devriez lire avec attention le document orthodoxe sur le remariage, vers lequel j’ai linké plus haut. Quelle leçon !
Le traitement des divorcés remariés (notez bien que c’est le remariage qui déclenche l’ex-communication), l’interdiction du mariage des prêtres, l’Eucharistie au pain sec pour les Fidèles, c’est vraiment une trinité maudite.
(de nombreuses Eglises protestantes font tout aussi mal sur d’autres points, peut-être pire encore sur des points plus nombreux – je fais dans la largeur de vue, là… – là n’est pas la question – mais elles ont la pudeur de ne pas s’attribuer le monopole de la doctrine juste et l’exclusivité du lien direct avec l’étage de la Direction générale)
Snoring is the harsh sound you hear when a snorer inhales during sleep. It is frequently the result of an upper airway obstruction, sometimes resulting in a brief cessation of breathing, called sleep apnea.
Snoring can be serious both socially and medically. Snoring can disrupt marriages and cause sleepless nights for bed partners.
Là :
http://www.pagesorthodoxes.net/mariage/mariage-saintete.htm
ici :
http://www.pagesorthodoxes.net/mariage/mariage-mystere.htm
Là :
http://www.pagesorthodoxes.net/mariage/mariage-sexualite
et puis ça… :
http://www.pagesorthodoxes.net/mariage/eros-mystique.htm
Voili voilou…
Bien à Vous…
Mais concernant juste cette affaire… je suis plutôt du côté de l’autre Dindon. Ils peuvent peut-être divorcer les gentils tourtereaux, mais en attendant, la jeune femme a peut-être singulièrement envie de se tirer de cette abracadabrante galère, non ? Moi je suis chevalier, sieur Denis L. jusqu’au bout. D’autant plus si la Dame voulait me remercier de mon recours à sa juste mesure… hé ho ! Je me marre là… je me marre ! Pas de tomates ni d’oeufs pourris siouplé !
Où est passé le post sur Bourmeau ?
Apparemment il y a ici des gens inaptes à tourner une page. Aidons-les :
http://ilikeyourstyle.net/2008/11/10/mille-chevreaux/
Est-ce l’ordre patriarcal qui est visé ou le désir de l’homme, si j’ai bien compris cet homme voulait sa femme vierge, elle lui a menti sur ce point, il s’en rend compte et demande une annulation qui lui est accordée par le juge. Aux dernières nouvelles, dans un pays libre, on applique à son union les principes qu’on croit juste et qui ne transgressent pas la loi en vigueur, aimer les vierges n’est donc pas un délit ou un crime, mentir sur sa virginité face à un homme qui vous épouse, en grande partie, parce que vous êtes vierge est donc un motif recevable de divorce ou d’annulation, je ne vois pas où est la charia là dedans, nul n’est tenu d’épouser un salafiste. En annulant le jugement, le tribunal énonce que l’homme n’a aucun droit à désirer la virginité comme telle, c’est un sale droit et même un droit pervers alors que se faire enculer par sa compagne est un truc très hype en diable, l’Etat décide donc ce qu’il est licite de désirer et de défaire ou refaire en fonction de considérations hasardeuses puisqu’elles portent sur la dangerosité supposée d’une croyance, il s’agit donc d’une application du principe de précaution en matière d’union, un principe de précaution étendu aux désirs des populations.
@ kaarlopkk : Pour ce genre de différents interpersonnels, il existe une procédure du nom de divorce. Lequel, étant laïc puisque remettant en cause un mariage lui-même laïc, ne saurait poser le moindre problème à un religieux. Sauf à ce que ce dernier souhaite imposer ses allergies coraniques (ou autres) à la collectivité.
@ denis l.
Merci !
L’inapte bourmeauphile.
Péché sur le blogue Eolas :
“Voici ce que j’ai lu de plus objectif dans les compte rendus journalistiques:”En toute hypothèse, le mensonge qui ne porte pas sur une qualité essentielle n’est pas un fondement valide pour l’annulation d’un mariage”, a notamment estimé la cour d’appel, selon un résumé du jugement qu’elle a transmis à la presse. “Tel est particulièrement le cas quand le mensonge prétendu aurait porté sur la vie sentimentale passée de la future épouse et sur sa virginité – qui n’est pas une qualité essentielle en ce que son absence n’a pas d’incidence sur la vie matrimoniale”, selon la cour. Est donc qualité essentielle, selon la Cour d’appel de Douai, ce qui en son absence a une incidence sur la vie matrimoniale.”
* * *
Code Dalloz 2004:
Jugé qu’il y a erreur sur une qualité essentielle dans les cas suivants: lorsque l’un des époux
1. a été tenu dans l’ignorance d’une liaison que son conjoint n’avait nullement l’intention de rompre,
2. a ignoré que son conjoint avait la qualité de divorcé,
3. ou de condamné de droit commun,
4. ou de prostituée,
5. ou lorsqu’il s’est trompé sur sa nationalité,
6. ou sur son aptitude à avoir des relations sexuelles normales,
7. ou à procréer,
8. ou sur son intégrité mentale,
9. ou lorsqu’il a ignoré l’existence de la curatelle de son futur conjoint,
10. ou lorsque l’autre époux était dépourvu de la volonté de s’unir effectivement et durablement et d’en assumer les conséquences légales.
* * *
Voilà, voilà…
@ broke : Je vous en prie. Et veuillez pardonner mon acidité excessive. Je ne suis d’ailleurs moi-même pas un über-technophile.
@ Denis, je m’étonne de vous voir imputer à dandysme ou désir de se singulariser en hurlant contre les loups une opinion, un avis, une analyse que l’on a tout lieu de croire fort motivée par celui qui la tient.
Il me semble (en toute urbanité et amabilité) que vous tombez dans un travers psychologisant. Vous tombez dans le “d’où tu parles”, au lieu que ce qui compte c’est la validité ou non validité de ce qui est dit, et pas les raisons présupposées pour lesquelles c’est dit (surtout quand c’est aussi peu psychologisant. Encore, un communiste à carte qui parle du Che,je comprendsqu’on rappel ce “détail” .)
Pour la “trinité maudite”, je pourrais vous répondre que c’est affaire d’Eglises. Mais je tomberai dans ce que je vous reproche (« d’où tu parles ? Du protestantisme, alors pas recevable »). Je dirai juste qu’une institution bimillénaire (en gros) comme l’Eglise catholique ne peut changer comme ça des dogmes très anciens. Dès le 4ème siècle, le mariage était interdit aux évêques. Dès le moyen-âge (12ème,et je crois même avantdans les textes), le prêtre ne peut plus se marier, et les fabliaux de dauber sur le mythe (bien réel alors) de la « bonne du curé » qui naît à cette époque.
Vous avez entièrement droit à votre opinion, mais souffrez (avec le sourire plaisant qui vous accompagne souvent) qu’on sursaute devant le mot « maudit » et cette façon pour le moins rapide de régler des problèmes qui soulèvent des questions de poids. Car où s’arrêter après ? Vous, l’abolition de cette « trinité » vous suffirait, mais d’autres iront plus loin, sont déjà prêt à aller plus loin. L’Eglise, qui avec Vatican II a déjà pris des risques énormes, est en droit d’hésiter. Elle a toujours pris son temps, et ce n’est pas la mode idéologique qui lui dictera sa conduite. C’est plutôt une bonne chose.
“surtout quand c’est aussi peu psychologisant”
Lire : “quand c’est aussi psychologisant”, le “peu” est évidemment en trop. Car parler de dandysme ou de se singulariser, c’est quand même psychologiser à l’extrême, non?
@ Restif : Toujours votre péché, et pas toujours mignon de péché : vous lisez trop vite. J’écrivais ceci : “Plus généralement, je m’interroge sur l’aveuglement que peut faire naître, chez certains qu’on croirait mieux inspirés, le fait que les insupportables donneurs de leçons médiatiques, distributeurs de moraline et autres “assoces” ait pris une certaine position ; il semblerait que ce seul fait les contraigne à en prendre une autre. A mon humble avis – pardon de la redondance ;-) – le vrai mépris que nous pouvons éprouver (légitimement) pour ces gens, devrait nous amener à ne jamais nous positionner, MÊME INCONSCIEMMENT, par rapport à eux. (…) Peut-être aussi faut-il incriminer une certaine tendance au dandysme, qui se traduit parfois par l’irrépressible besoin d’aboyer en discordance par peur de s’apercevoir dans le miroir, en train d’aboyer en choeur. Ce dandysme est peut-être esthétique mais pas nécessairement pertinent.”
Je ne faisais, en parlant de “dandysme”, qu’évoquer UNE explication POSSIBLE à certaines attitudes, et n’attaquais personne en particulier, tout en m’abstenant de généraliser. Simplement, il est plus que probable, selon moi, que tout comme pour certains, le fait que les droitdelhommistes (et en particulier les féministes) prennent un parti, les entraîne à prendre l’autre, alors oui, pour d’autres, le fait que la plèbe (disons, ici, la “base” de la réacosphère) hurle à l’imposition de la Charia, leur impose de prendre le parti contraire. Evoquant UNE motivation POSSIBLE, je n’encourais nullement le reproche légitime de trivialisation des points de vue opposés au mien, et que ledit reproche vienne de vous ne le rend pas plus admissible puisqu’il est injuste. En revanche, cela rend ladite injustice à la fois plus flagrante et plus cuisante.
Je connais suffisamment “notre” “famille” de “pensée” pour savoir que parfois, et peut-être (peut-être) souvent, les motivations tiennent à cela, voir à moins encore. Même sur un blogue d’élite, soit dit en passant, tout le monde ne se livre pas à de savants raisonnements juridiques avant de prendre une position relative à une décision de Justice.
J’ajoute que la lecture du billet du Sorpasso montre bien, en revanche, quelqu’un qui – d’emblée, et même préventivement – pointe du doigt ses “adversaires” en les accusant de pavlovisme, en substance et entre autres grâcieusetés. Dommage que ce cas, bien plus convaincant, de “psychologisme”, vous ait échappé.
“Toujours votre péché, et pas toujours mignon CE péché : vous lisez trop vite. ” (pardon)
@ Restif : Ayant récusé ceci : “Vous tombez dans le “d’où tu parles”, au lieu que ce qui compte c’est la validité ou non validité de ce qui est dit, et pas les raisons présupposées pour lesquelles c’est dit (surtout quand c’est aussi psychologisant).” …
… Je récuse logiquement cela : “Pour la “trinité maudite”, je pourrais vous répondre que c’est affaire d’Eglises. Mais je tomberai dans ce que je vous reproche (« d’où tu parles ? Du protestantisme, alors pas recevable »).”
Néanmoins, une courte réponse sur ce qui suivait dans votre comm, tout en gardant à l’esprit que le fil porte sur autre chose. En vrac, donc :
1° Si “trinité maudite” vous a fait sursauter, tant mieux car c’était bien le but. Le but n’était pas d’insulter qui ni quoi (ni même Quoi) que ce soit, et je vous remercie de ne pas l’avoir pris ainsi.
2° Ce n’est pas parce que je suis Protestant que je dis cela, la réalité serait plutôt l’inverse. D’une part je n’ai pas hérité le “protestantisme” (à supposer que cette chose existe) et ses éventuels (et probables) préjugés, mais me suis converti en provenance de l’athéisme, et ce sans “recherche” préalable. D’autre part, l’impératif d’Unité des Chrétiens est primordial pour votre serviteur, et ce à tel point qu’on peut me considérer, métaphoriquement parlant, comme en permanence dans les starting-blocks, tendu vers Rome : ce qui me retient de bondir, ce sont précisément des choses comme ladite “trinité maudite”.
3° Aucune des trois composantes de cette “trinité déplorable” ne constitue un “dogme” sauf erreur grossière de ma part. Cette précision vaut selon moi circonstance aggravante quant à l’obstination romaine, vous l’aurez compris.
4° L’ancienneté d’un scandale ne le rend pas moins scandaleux, au contraire.
Vous l’aurez noté, je ne tente pas d’argumenter sur le fond de ce qui me choque, le fil étant consacré à autre chose. Je ne puis que vous dire une chose, concernant les divorcés remariés (je précise au passage que je ne suis pas concerné, ni personne parmi mes proches – ceci pour qui s’étonnerait de la fréquence du reproche, sous ma plume – en revanche j’ai vu les dégats, et ils sont immenses) : prenez donc le temps de lire – lentement – le texte orthodoxe vers lequel j’ai linké dans mon comm # 14. Il semblerait que les Orthodoxes aient tiré quelques conclusions de Mathieu 23 (4, en particulier) : “Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. ” et aient retenu la leçon (partant du principe selon lequel les propos de NSJC sur les scribes et les Pharisiens, ne sont pas là juste pour faire joli ou pour dénoncer certaines pratiques religieuses des Hébreux du premier siècle).
“(partant du principe selon lequel les propos de NSJC sur les scribes et les Pharisiens, ne sont pas là juste pour faire joli ou pour dénoncer certaines pratiques religieuses des Hébreux du premier siècle).”
Alors là, Denis, s’ill est un point où je suis d’accord avec vous, c’est bien celui-là. D’ailleurs l’unité des chrétiens, oui, mille fois oui. Mais qu’est ce l’Eglise doit changer au préalable ? Les trois points diaboliques et puants le souffre le plus satanique vous suffiront-ils ?
Mais bon, je vous suis sur moult points comme je le disois. C’est bien pourquoi vos propos ne me choquent pas et me semblent même salutaire, tant il est bon d’ouvrir le débat (rien de pire que les pièces toujours closes. Une odeur de renfermée asphyxiante en émane). Hélas, vous ne parlez qu’en votre nom propre, tout comme moi, et donc il est impossible de savoir si on se trouve là devant l’ébauche d’un accord
Tout ce qu’on peut espérer c’est d’être un tant soi peut représentatif… Je vous assure qu’il est au moins un sujet – le mariage des prêtres- sur lequel je serai prêt à vous suivre. Il en est tant en concubinage… Et puisça a faillit se faire à Vatican 2 qui finalement n’a pas été assez loin sur certains points -et trop sur d’autre,notamment en sacrifiant une admirable liturgie latine inchangée depuis le 4ème. Hors si l’ancienneté ne suffit pas per se, il y az quand même quelque chose d’admirable et de profondément touchant à savoir que l’on répète le même prière que celle de générations d’ancêtres. Un peu comme le « Arma virumque canto » des études latines qui nous faisait tous depuis Charlemagne commencer le latin par ce vers de Virgile. Quant à « l’eucharistie au pain sec », c’est question de région, puisque en Russie les messes catholiques auxquelles j’ai assistées se faisaient sous les deux espèces. Et comme je n’aime guère excommunier alors qu’il n’y a pas de sang versé ou d’orifices violées… (ceci dit la question du mariage touche à l’indissolubilité du sacrement, et c’est qql chose de grave. De capitale et je crois que là, on touche au dogme. Je ne me substituerai pas aux théologiens de l’Eglise. D’ailleurs il faut bien dire que si catholique je suis, catholique je reste, c’est que je crois aux vertus de l’obéissance, traduction pragmatique patente de l’humilité. L’interprétation libre des écritures, par chaque croyant, je m’en méfie comme de la peste -bien qu’elle puisse donner des résultats magnifiques : Bloy, Hello, Maistre).Mais enfin, le “sola scriptura”, très peu pour moi. Et puis si je pèche intellectuellement (ce qui peut être, Dieu ma pardonne, exquis) il y a -justement- le pardon.
Je ne crois pas que l’argument “le Christ n’en a pas parlé” soit suffisant. Si on avait construit la civilisation chrétienne sur les seuls propos du Christ, il nous manquerait des choses essentielles. Rien que les monastères, quand on observe ce qu’ils ont préservé, leur importance dans la culture!
Enfin last but not least : si je vous ai vraiment blessé, je m’en excuse, mais franchement il n’y avait pas de quoi, et je ne vous savais pas le cuir si fragile, vous qui m’avez justement souvent rappelé qu’il ne fallait pas trop s’inquiéter de vos blessures. Mais encore une fois, vous peiner m’attriste. Sinon, je ne crois pas “partir” trop vite. Un com n’est pas un article pour le Monde ou quelques savantes revues. On réagit, et dans mon cas souvent avec un coin d’œil qui frise, et si on devait à chaque fois s’interroger avec componction sur l’acte de poster…
Voilà. Je vous avais mis cette note pour le sain ( ?) plaisir de débattre, et aucunement pour vous écorcher l’âme. Prenez en compte l’intention et accordez pleine indulgence ( la seule “indulgence ” que vous puissiez accepter) à un pauvre pécheur !( peccator sum ! Mea maxima culpa. )
@ Restif : “si je vous ai vraiment blessé” …
… Mais non, simplement j’aurais préféré que cela vienne de quelqu’un d’autre, n’étant pas tolérant de nature je préfère toujours que les personnes que j’apprécie le plus soient sur la même ligne que moi, non mais des fois :-)
(on en déduira que j’aspire à l’asphyxie…)
Nota : “l’eucharistie au pain sec », c’est question de région, puisque en Russie les messes catholiques auxquelles j’ai assistées se faisaient sous les deux espèces” …
… pardonnez-moi mais là (je découvre), je renifle et flaire une forte odeur d’alignement sur la concurrence (un lointain écho de ce cynisme étant la permission de se marier, accordée aux candidats prêtres orientaux fidèles à Rome). Officiellement ce n’est pas DU TOUT une question de région, mais il faudrait que je me renseigne pour savoir si la proportion d’Eucharisties sous les deux espèces n’est pas plus élevée en terre anglicane ou luthérienne, par exemple. En tout cas, en France, c’est quasi zéro, et pour tout dire, à Paris, je ne connais que Saint-Gervais (les Fraternités Monastiques de Jérusalem, donc, et non une paroisse) qui pratique ainsi.
(toutes indications concernant des Messes au pain pas sec, à Paris ou environs, sont bienvenues : merci aux généreux indicateurs)
Nota (bis) : la liturgie latine “merveilleuse” évacuée à Vatican II, pourquoi pas, mais “inchangée depuis le IVe siècle”, alors là non, pitié pas ça ! (le recours à la langue latine peut-être, la liturgie proprement dite certainement pas)
Bon, tout ceci étant dit, je propose que nous ne détournions pas davantage ce fil à caractère juridique…
Oh les détournements de fil ne sont pas de la plus grande rareté sur Ilys… (ah non,vous n’entrez pas dans les rangs des aspirantsà l’asphixie. Désolé).
Ceci dit, je pense qu’effectivement le divorce aurait du s’imposer, tout simplement parce que si on devait prednre lemensonge en considération, ouh là là. Et que je tejure que j’auraiun héritage de mamy, et que je t’assure de ma fidélité etc, etc.
Ce fil me fait souvenir que je n’ai pas bcp aimé l’attitude des avocats qui se sont imposés entre les partis qui voulaient -et c’est leur droit – divorcer par consentement réciproque sans avocats. Qu’une profession oblige des gens à passer par elle, c’est quand même extraordinaire…
@ Restif : Le raisonnement derrière l’obligation de présence des avocats, c’est que certains consensus ne sont pas éclairés, et que certaines égalités ne sont qu’apparentes. Il se peut qu’un divorce par consentement mutuel sincèrement désiré par les deux parties, recouvre des dispositions nuisibles à l’une d’elles – d’où la nécessité du regard compétent d’un tiers. Je ne fais ici que résumer un argument majeur des avocats dans cette affaire, je ne le reprends pas à mon compte.
Sinon, sur la question du mensonge, voir le second point de mon # 34.
@ Restif : Quant à l’obligation de passer par une profession, les exemples sont si nombreux… A commencer par les notaires.
Denis -j’ai entendu parler de cet argument des avocats, mais faut avouer que ça ressemble bcp à un moyen de conserver un pain très sur. On sait tout ce qu’à de régulier ce type d’”affaire”". Et c’est nous infantiliser, deux adultes sont supposé savoir ce qu’ils font. question de philosophie politique je suppose.
D’autres cas d’obligations m’énervent tout autant…
@ Restif : Allons, un peu de compassion : ayons pitié des baveux, nombre d’entre eux ont bien du mal à joindre les deux bouts, malgré l’accroissement régulier du marché de l’aide judiciaire. L’image de la profession ne leur apporte guère de compensations symboliques, du moins s’ils sont mâles et leucodermes. En revanche, s’ils sont Exotiques, ils ont (pour l’instant) un sentiment de promotion ; et s’ils sont femelles, ils, enfin elles, ont comme avantage en nature la giclée au parloir (les baveuses étant alors bien nommées). En effet, le métier, après s’être féminisé, se maghrébise et se congoïse. Significatif quant à ses perspectives matérielles : il ne se sinise pas.
Denis : je rêve de vous entendre sur TF 1 à heure de grande écoute.
@ Restif : Vous n’êtes pas sérieux : mes petites cochonneries à une heure de grande écoute, sur une chaîne familiale qui plus est ? Que vous ayez ne fût-ce que pensé cela, devra être mentionné en confession – sinon, pas de pain sec :-)
Qui plus est, mes références aux races-qui-n’existent-pas me vaudrait un lynchage judiciaire. C’est pour le coup que j’aurais besoin d’un bon avocat – de préférence, une belle baveuse à la bouche pulpeuse (pardon, je recommence).
“me vaudraiENt” (pardon, mal réveillé)