Sauver les phénomènes
Le 27/10/08 à 16:54 par XP
J’ai senti, dès le début (et je sens toujours), comme une espèce de devoir (le mot est étrange, mais pour le coup je n’en vois pas d’autre) : j’étais requis à sauver les phénomènes ; à donner de mon mieux une retranscription de ces phénomènes humains qui se manifestaient, si spontanément, devant moi.
Michel Houellebecq, in ennemis publics, entretien avec Bernard-Henri Lévy, P.83.
Le sacerdoce commun des philosophes et des artistes résumé par une sentence parfaite et si bien ramassée que jamais plus personne ne pourra l’affiner.
…Ne rien penser, ne rien défendre, ne rien chercher derrière les apparences, mais seulement voir, décrire tout ce qui se voit, sauver les phénomènes, et se taire.
En pleine lecture XP?
Je suis heureuse de vous avoir enfin livré, et pour si peu cher, une bonne grosse certitude.
Car comme l’a dit Pasteur : “Quand on est arrivé à la certitude, on éprouve l’une des plus grandes joies que puisse ressentir l’âme humaine.”
Cependant Pasteur était un chercheur, et avant de trouver son vaccin de la rage, il a dû faire beaucoup de choses auxquelles se refuse, par principe, monsieur le très brillant Houellebeck.
En effet, il a en premier lieu dû éprouver de la compassion pour un certain nombre de malades (de l’utilité du sentiment), puis il a entrepris de les sauver (de l’utilité de l’engagement), ensuite il a imaginé qu’une solution inédite était possible (de l’utilité savoir parfois transcender les simples phénomènes par une vision prospective), puis il a trouvé la solution en question (de la capacité de l’homme à rivaliser avec la nature sur le plan créateur), et enfin seulement il s’est frotté le ventre de satisfaction.
Ne me sortez pas que Pasteur était scientifique et pas Houellebeck. Quand on a l’impudence d’emprunter le mot “phénomène” au jargon scientifique, après, il faut assumer.
Oui, je crois aux alchimistes. Même si les magiciens “premier-degré” ne sont pas vraiment ma tasse de thé.
Je vous aime bien, vraiment, XP. Mais c’est un grand malheur que les gens dont je me sens intellectuellement la plus proches sont précisément ceux qui résistent en face de ma pensée comme devant un gouffre, comme si elle voulait les absorber.
Je suis d’accord avec Vae Victis. Mais, comme sans doute la plupart des détracteurs de M. H., j’aimerai toujours les croix et les clefs ; je n’y peux rien. ^^
Il y a un bug dans l’ordre des commentaires. :/
“Le sacerdoce commun des philosophes et des artistes résumé” à :
“Ne rien penser, ne rien défendre, ne rien chercher derrière les apparences”
C’est donc ça! J’ai compris pourquoi Houellebecq est un con. C’est qu’il n’est ni un penseur, ni un homme engagé, ni un alchimiste, ni un créateur, ni un idéaliste, ni un homme de foi, ni un homme de bonne volonté, ni un surhomme nietzschéen, ni un défenseur des opprimés, ni un inventeur, ni un homme libre, mais un happy-few, un lâche et un frustré.
@Millie
Voilà. Depuis quelques post, nous cherchions à nous mettre d’accord, et nous sommes enfin d’accord. Sur le fait qu’irrémédiablement, nous ne sommes pas d’accord.
Si vous ne comprenez pas qu’on ne peut rien DEVOILER d’essentiel avant d’avoir cessé de penser, de s’engager et de chercher derrière les apparences, c’est que nous ne sommes pas fait pour parler ensemble. On peut toujours le faire, ça peut-être charmant, urbain, tout ce que vous voudrez, mais ça n’ira pas plus loin.
Cette réflexion de Houellebecq me fait penser à l’oeuvre de Rilke et notamment à son obsession des “choses” et de leur sauvetage par l’art - dans son cas, la poésie.
C’est aussi très sensible dans les Cahiers de Malte Laurids Brigge, sa seule oeuvre narrative.
Il s’agissait pour lui de sauver ces choses de la finitude à laquelle toute forme d’appropriation les condamnait et de les ouvrir à leur propre vérité dans l’espace du poème.
C’est pour cette raison qu’il s’est souvent employé à ruiner les distinctions entre être et paraître, entre être et reflet (c’est patent dans un poème comme “Venezianischer Morgen”) et de partir du reflet pour le faire accéder à l’être. Chercher derrière les apparences, c’est déjà faire oeuvre de destruction.
Je ne sais pas si cela recoupe exactement le propos de Houellebecq, mais en tout cas, c’est ce qu’il m’a inspiré. Merci pour cette belle citation.
@Millie
L’intellectuel n’a aucune utilité sans l’humilité du jardinier qui regarde son carré fraîchement ensemencé, et soumis par avance aux aléas de la germination, aux avatars des vents cruels, et a ses compétences sans cesse remises en jeu, espère simplement être à la hauteur de ses espoirs de récolte.
Vous avez, Millie, ouvert tous les tiroirs, et, cette dérisoire inquisition n’ayant rien donné, vous revenez à l’accusation basique du procureur lambda.
Lâche ? Frustré ? Vous voulez juger tous les créateurs ?
Céline aussi était gaga, mais quel metteur en scène flamboyant ! Ah ! Millie, l’humilité…
Sauver les phénomènes est l’expression par laquelle on désignait la nécessité de bricoler le système du monde ptoléméen géocentrique pour lui permettre de rendre compte des observations astronomiques nouvelles qui n’étaient plus en accord avec lui. Une sorte de fixisme absurde, d’incapacité à penser la nouveauté, même à titre d’hypothèse. D’obscurantisme revendiqué jusque dans sa fossilisation.
Puis c’est quoi cette idée d’un livre avec le plus grotesque de ceux qui se faisaient appeler les nouveaux philosophes, et qui n’étaient ni nouveaux ni philosophes ? C’est décevant de la part de Houellebecq, je trouve.
Plus personne ne le prend au sérieux BHL, même pas ceux qui s’étaient pâmées devant ce petit compendium malveillant et brouillon que NPIBA (Notre Petit Intellectuel Bien Aimé) avait titré l’Idéologie française, même quand il va à Columbia faire une conférence surpayée les amphis sont quasi-déserts. BHL fait partie des phénomènes de foire journalistique qu’il faut laisser crever.
Houellebecq tient de l’entomologue. Il observe, il dissèque, il épingle. Lui-même est un piège à phénomènes, comme on place des pièges à insectes. Ils les capturent en lui.
Il n’a rien à vendre, rien à défendre, aucune solution clé en main. Ce qui en fait de lui le meilleur commentateur du monde contemporain. Analyse d’une telle acuité, si insupportable, qu’il n’obtient que animosité en retour.
Je crois que c’est le seul auteur français à sauver de ces 20 dernières années.
MH est un ethnologue naturaliste dans la droite lignée de ces Anglais du XIXe qui allaient remplir 3 carnets de note au fin fond du Congo et de l’Amazonie, notant scrupuleusement tous les rites et mythes qu’ils voyaient se déployer sous leurs yeux incrédules, juste avant qu’ils ne disparaissent à jamais. Ben MH fait pareil, avec l’Europe de 1989-20??
En acceptant le dialogue avec BHL, c’est comme si l’un de ses glorieux prédécesseurs s’était entretenu avec un roi nègre et avait couché le dialogue suréaliste dans Time Magazine.
Où-est-le-bec ( drôle d’oiseau) est un digne héritier de Desproges et de son nihilisme hypermédiatique, il s’inscrit donc bien dans la traditionnelle poursuite de l’effet no men; mais aujourd’hui que l’impondérable frappe à nos portes sous la forme de cette vilaine crise, une autre défense s’impose d’elle même: celle de l’effet salaire; il faut défendre ( je dis bien dé-fendre) l’effet salaire; n’est-ce pas une bonne mission pour Ilys ? (pieds nus dans les rangers, pour le style).
Ca me fait mal, mais je suis d’accord avec XP.
Putain.
@ Vic Vega : “Où-est-le-bec” ? Réponse : dans le ruisseau. Humour normand.
Sinon, vous êtes là pour concurrencer Maurice Orangis dans l’industrie du jeu de mots ?
http://ilikeyourstyle.net/breves?section=6212#6212
Pardon pour le lien :
http://ilikeyourstyle.net/2008/10/27/les-proies/#comment-50492
Magnifique citation et excellent commentaire! C’est très finkielkrautien, cette volonté de s’en tenir aux choses telles qu’elles se manifestent et parfaitement salutaire à l’heure où chacun ou presque s’échine à mettre en lumière le caché et l’obscur dans une sorte de délire paranoïaque généralisé.
@ Florentin Piffard :
Moi aussi j’aime beaucoup la phrase de Houellebecq et le commentaire d’XP, jusque là pas de problème.
Moi aussi j’aime beaucoup Finkie, mais tout de même, il ne fait pas exception lorsqu’il s’agit d’interpréter les pulsions et plans cachés, par exemple derrière certains discours droitdelhommistes ou antiracistes.
Moi aussi j’aime beaucoup Muray, cependant faites attention en choisissant vos citations de lui : “tramway nommé désert” c’est sûrement très rigolo, mais le fait (”s’en tenir aux choses telles qu’elles se manifestent”, pour vous citer) est que les tramways marchent très très bien (y compris lorsqu’ils ne constituaient pas la meilleure option d’urbanisme & équipement) et sont loin d’être boudés par le bon peuple.
@ Florentin Piffard
Merci bien!
@Denis
“Moi aussi j’aime beaucoup Finkie, mais tout de même, il ne fait pas exception lorsqu’il s’agit d’interpréter les pulsions et plans cachés, par exemple derrière certains discours droitdelhommistes ou antiracistes. ”
Il y a là un paradoxe, mais pas une contradiction: Les pulsions cachés SE VOIENT. Et même, on ne voit que ça quand on se contente de regarder sans a priori. Regardez Augustin Legrand en coupant le son, vous verrez.
@Maurice Orangis : Trouvez-vous vraiment qu’il soit ridicule et dérisoire de reprocher à un homme qu’il ne soit : “ni un penseur, ni un homme engagé, ni un alchimiste, ni un créateur, ni un idéaliste, ni un homme de foi, ni un homme de bonne volonté, ni un surhomme nietzschéen, ni un défenseur des opprimés, ni un inventeur, ni un homme libre”?
Vous êtes en droit de ne pas en exiger autant de vous-même ; mais dans ce cas votre reproche consiste à me faire le procès de posséder une idée de l’Homme supérieure à la vôtre.
«Nous ne croyons pas que la vérité reste encore vérité quand on lui enlève ses voiles.»
[ Friedrich Nietzsche ]
De la même manière, je ne crois pas que Houellebecq soit effectivement autre chose qu’un happy-few, un lâche et un frustré (il en existe de très sympathiques, vous savez ; j’ai des amis qui en sont), car son verbe qui est un archétype de ce que j’appelle du “verbe mort” (il y a du beau verbe mort, je ne le nie pas) transpire la frustration de n’avoir jamais tenté ni de soulever le voile d’Isis, ni de la déflorer.
Il faut n’être qu’un entomologiste pour prétendre réduire la nature à un herbier, et être aussi sûr de soi qu’un enfant pour pouvoir se satisfaire de tenir l’inventaire du mobilier du monde des apparences.
“La femme est une surface qui mime la profondeur” disait Nietzsche (encore lui).
Je m’estime heureuse si je peux au moins être cela : un miroir de la nature. Je m’estime heureuse de pouvoir aspirer à cela lorsque des auteurs comme M. H. se contentent, dans ce registre, de n’être qu’une photographie.
Dans la mesure où il est assez communément admis que la photographie est un sous-art, je pourrais presque me permettre de dire que la littérature de M.H. en est un.
@Guard, mon amour : Est-ce que cela ne t’a pas suffi d’être condamné une fois à faire l’inventaire des noms inscrits sur les boites aux lettres? :)
@ Millie
Rien compris.
C’est pourtant clair. Millie vous dit qu’elle n’a pas envie de coucher avec lui. :D
Mais on ne peut pas limiter la littérature aux conquérants. Houellebecq est l’écrivain des sublimes losers. Soit de la majeure partie de l’humanité.
@ XP : Vous faites preuve de mauvaise volonté. Je dirai même plus, vous faites de l’obstruction.
@Vae Victis : Merci. Au moins votre commentaire prouve que ce que je dis n’est pas incompréhensible. Je suis ravie de vous entendre dire à votre tour que les losers sont la majeure partie de l’humanité et que seul un sublime loser comme Houellebecq pouvait réussi à réunir cette masse chaotique et abjecte sous son nihiliste drapeau.
A croire que je comprends mieux les femmes que XP. Il devrait pourtant se souvenir - ce que les éloges d’Obama devraient lui rappeler - que les femmes votent pour le plus beau. Là où les hommes pondèrent heureusement leurs émois par une bonne dose de misogynie.
N’en reste pas moins, qu’on ne peut pas réduire l’art au beau, pas plus que la littérature aux personnages de la série Arlequin. Houellebecq a ceci de particulier, qu’il a capté l’essence du siècle, et qu’il en a fait des personnages. Qui parlent à chacun de nous. Et qui ne sont certes pas de nature à vous mettre en appétit.
@ VV
En fait, j’avais compris. J’ai juste jugé opportun de me montrer désagréable.
En vous disant qu’en étant désagréable, vous serez inaccessible et donc un conquérant sublime. ^^
@ XP : Ahah! J’avais bien compris. Au moins, il est louable de votre part de l’admettre. La plupart de mes contradicteurs essaye encore de faire croire qu’il sont en désaccord avec mes arguments.
@ Vae Victis : Je suis partagée sur ce point-là que vous abordez… Est-ce que l’art est censé être beau?
Si la collection Arlequin (qui ne fait pas partie de ma bibliothèque, excusez-moi) est ce que vous appelez “beau”, forcément, là, je vous dis que non. Je vous dis que je préfère encore La Nausée, de Sartre, qui est un roman de la détestation du monde, et qui a le mérite d’expliquer très bien en quoi l’excès d’idéaux est mauvais pour la santé.
Mais si par contre l’on est capable d’entendre par “beau”, n’importe quoi de complètement désespéré et tragique, ou un portrait grotesque, ou un malheur luxueux, une souffrance excessive, une démesure folle ou un cauchemard grimaçant… Si l’on est capable de se repaître avec gourmandise du récit pathétique de certains actes de bonté parfaitement inutiles, que l’on préfère entre toutes les histoires d’amour minables, que l’on donne au premier miséreux le visage du Christ, que l’on cultive en serre (pour se droguer, bien sûr) des plantations de monstres vénéneux… Si l’on a le défaut de trouver beau tout ce qui est à la fois petit, chétif, loufoque, stupide, idiot et ridicule. Dans ce cas je dis oui : l’art, c’est bien la beauté. :)
Car cette question de la beauté est une fausse question. Nécessairement, l’artiste est un genre d’esthète, mais seulement dans la mesure où l’Esthétique est un domaine de la connaissance qui demande beaucoup d’éducation.
N’avez-vous jamais remarqué que les choses les plus belles sont les choses laides qu’on a réussi à domestiquer?
@ Millie : Grâce à vous, je vais avoir la réputation de quelqu’un qui fait court. Je vous en remercie.
“les choses les plus belles sont les choses laides qu’on a réussi à domestiquer” … Ma chienne terrier est belle, cependant, étant une caricature de terrier, elle n’est pas vraiment domesticable, et n’en est que plus belle. L’exemple de la licorne vient aussi à l’esprit.
@Denis
“les choses les plus belles sont les choses laides qu’on a réussi à domestiquer”
Ca me fait penser à une célèbre réplique des tontons flingueurs:
“C’est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases”.
C’est le genre de phrases qu’on trouve dans les chiottes ou sur les assiettes des vieilles. Pendant des années, au gog, ou chez mémé, on se demande “mais qu’est-ce que ça veut dire”?
> “Grâce à vous, je vais avoir la réputation de quelqu’un qui fait court. [...] L’exemple de la licorne vient aussi à l’esprit.”
Vous dévoilez votre âme de petite fille.
@ Denis et XP : pardonnez cette manie de que j’ai de m’adresser à mes contradicteurs en supposant qu’il ne sont pas là seulement pour me contredire. Si je me permets, parfois, certaines licences poétiques, c’est uniquement dans le but que me lire vous soit plus agréable, et parce que je me figure toujours que je parle à des hommes de bonne volonté. Mais je peux parfaitement défendre l’assertion finale de mon commentaire sur laquelle vous avez jeté votre dévolu sans avoir recours à la poésie.
En effet, lorsque je dis : “les choses les plus belles sont les choses laides qu’on a réussi à domestiquer”, je ne dis pas que les chiens domestiques sont plus beaux que les dingos sauvages. Ahah!
J’entends par là, bien sûr : “Les choses les plus belles sont les choses dont on a réussi à domestiquer la laideur”.
Exemples : Du point de vue du respect de la proportion dorée et des lignes serpentines, une panthère, une licorne ou un dauphin sont objectivement plus beaux (plus parfaits) que la courbe des hanches d’une femelle humaine un peu grasse. Cependant le peintre considèrera en général que la femelle humaine est un sujet plus noble que la licorne ou la panthère, car plus exigent. Et il laissera à la petite fille dont le goût n’a pas été éduqué ses posters de dauphin.
De même qu’une couverture de Vogue montrant le visage d’un jeune mannequin russe de seize ans aura des chances d’être plus séduisante a-priori que le tableau de la Joconde. Cependant le tableau de Léonard de Vinci est une oeuvre beaucoup plus mystérieuse et fascinante, malgré le fait que Mona-Lisa ait de la moustache.
De même que lorsqu’on a appris à aimer, à force de volonté, un morceau de musique qui au départ nous semblait cacophonique et déprimant, on finit généralement par s’en vanter auprès de ses amis comme d’une véritable conquête, et mettre un point d’honneur à regarder avec une certaine condescendance ceux qui n’ont pas encore “domestiqué” ce morceau difficile d’accès.
Tout cela, que j’évoque, c’est la définition de ce qu’est “être un esthète”. C’est s’être donné la peine d’avoir éduqué son goût.
Tiens, vous avez oublié de faire une citation, ce coup-là.
C’est bien, les citations.
Ca fait la fille qui lit des livres et tout.
@ Vae Victis : “Vous dévoilez votre âme de petite fille.”
Sugar Daddy, sors de ce corps !!!!
Plus sérieusement, il n’aurait pas du vous échapper que je m’adressais à une petite fille. Que je m’adaptais à mon interlocutrice.
@ Millie : Vous vous fatiguez inutilement. Employez donc ce temps plus utilement dans un salon de beauté, et n’oubliez pas d’acheter des talons aiguille sur le chemin du retour.
@ XP : Hélas, il n’y a pratiquement plus que les femmes pour lire, aujourd’hui.
Et vous, heureusement pour nous.
@ denis l : Je ne me fatigue pas, vous savez… (hélas, je sais… Vous aussi vous voudriez m’avoir à l’usure ^^) Je prends vraiment du plaisir à faire marcher mes neurones. Et détrompez-vous, XP a raison sur ce point, je ne suis pas une très grande lectrice.
Mais j’aime beaucoup Nietzsche, oui. Et je ne me lasse pas de rebondir sur un certain nombres de perles qu’il nous a laissées.
Je suis bien d’accord avec Millie…
… cependant, je ne peux m’empêcher de penser qu’il arrive un moment où l’esthète est parvenu au dandysme : ce qui favorise grandement son rôle à l’égard de ceux qui sont dans l’effort d’écouter une œuvre musicale difficile … Or le dandysme d’aujourd’hui n’est plus celui d’Oscard Wilde où de Baudelaire ; non, le dandysme d’aujourd’hui c’est la dégringolade de ces messieurs Sollersbhlonfraymatzneff….MO…. Où se trouve la musique ? Feldman ? le verbe ? Beckett ? la pensée ? Deleuze … ?