Finance islamique et anti-libéraux à babouches
Le 25/10/08 à 14:24 par XP
Maurrassien à babouches, Catholique qui cherche sa mosquée, trop mauvais chrétien pour comprendre du libéralisme qu’il est consubstantiel à notre civilisation, nostalgique du kolkhoze et du chameau bavant sur l’économie virtuelle au nom de l’économie réelle… Tout ce tient donc:
Via E-DEO
C’est la crise (…) et tout le monde en profite. [ Notamment] ceux qui veulent promouvoir la finance islamique (…).
Ce sont des phénomènes de contestations qui ne peuvent apparaître que lorsque tout va mal. En d’autres termes, c’est le principe du charognard : frapper les faibles et les malades(…). Ne comptez pas sur les musulmans pour assainir la finance mondiale. Ils veulent la faire disparaître pour la remplacer (…). La finance islamique repose sur le principe suivant : on ne vend que ce que l’on possède ; on achète qu’avec l’argent que l’on possède. Pour résumer, aucune prise de risque. On voit que certains Arabes possèdent des champs pétrolifères particulièrement riches. Sans cela, ils n’auraient probablement pas de routes, d’hôpitaux, de ports, etc…des infrastructures qui nécessitent une prise de risques et des investissements, parfois sous forme de crédit, que la finance islamique interdit.
Dans les commentaires qui accompagnent l’actuelle crise financière, quelque chose me semble richissime d’enseignements, à savoir qu’ils sont généralement sous-tendus par l’idée qu’une crise du système démontre forcément sa perversité intrinsèque autant que son échec définitif.
Bien au delà des considérations économiques qui au fond ne m’intéresse qu’en deuxième main, c’est le rejet et l’incompréhension ontologique de ce concept de crise qui, pour l’occasion, me semble devoir être pensé.
Parce que celui-ci est véritablement ce qui distingue notre civilisation, parce qu’il est intrinsèque à une vision du monde qui définit les hommes comme étant libres ET marqués par la tâche originelle, parce qu’à contrario toute révolte contre le fardeau de la chrétienté visant chroniquement à le mettre à bas depuis deux mille contient nécessairement l’envie d’en finir avec les principes de l’incertitude et de la crise, c’est donc à cette aune qu’il faut décrypter les discours anti-capitalistes que l’on subi en ce moment si l’on veut en comprendre l’essence…. A fortiori quand ceux qui les énoncent parlent de l’Église.
Les principes de crise et d’incertitude ont pour corollaires ceux de la mutation et de la dialectique, lesquelles induisent la complexité et l’enchevêtrement de paradoxes entre eux. Pour ceux qui voudraient en finir avec tous ça, l’existence d’une économie virtuelle relève forcément du scandale, et quand je les entend dire tout le mal qu’ils en pensent, très vite, ce n’est plus l’économie et la finance qui occupent mon esprit.
Les Musulmans ne vendent donc que ce qu’ils possèdent, n’achètent qu’avec l’argent qu’ils possèdent, et c’est ce qui distingue leur économie de celle des judéo-croisés….
Voilà, nous touchons le noeud gordien….
Heidegger disait que l’être de la science n’avait rien à voir avec la science, et je pense à son instar que les critiques du libéralisme n’ont qu’un très lointain rapport avec la science économique.
Selon Youssef Al Qaradaoui, L’un des plus influents théologiens musulmans au monde et pionnier de la finance islamique, L’effondrement du système capitaliste fondé sur l’usure et sur le papier et non sur l’échange de marchandises démontre que la philosophie économique islamique se tient.
C’est chié, n’est-t-il pas? On croirait ces belles paroles toutes droit sorties de la bouche d’un catholique ennemi du matérialisme et de la modernité racontant toutes ses sornettes en agitant un exemplaire de la doctrine sociale de l’Église qu’il aurait du reste à peine parcouru.
Last but no least, la finance islamique est réputée plus écologiste…. Tous nos amis sont là!

“…pour comprendre du libéralisme qu’il est consubstantiel à notre civilisation…”
Le problème, ce n’est pas qu’il y ait un système, non le vrai problème c’est que l’européen (respectivement l’euro-américain) ne le contrôle plus, ce système.
Laissons donc le capitalisme aux africains et aux chinois nounours! C’est sans doute la seule et unique solution!
Non sérieusement, cracher sur le système et dire qu’il part en couilles, c’est un peu facile vous croyez pas?
Au fond pourquoi on est là? C’est assez simple. La finance islamique, consubstantielle au terrorisme islamique se veut une réaction contre le système capitaliste occidental qui lui-même se trouve confronter à la chienlit régulatrice inhérente aux idéologies gauchistes. Le problème réside dans l’alternance politique. Prenez le code du travail ou le code de commerce franksitanais par exemple. Des lois socialistes versées dans un corps de loi plutôt libéral. De fait c’est comme si vous inoculiez un virus dans un corps sain. Pas étonnant que la machine se mette à dérailler franchement avec ça.
Aux Etats-Unis, on pense que FDR a sauvé l’Amérique avec son New Deal! Vaste foutaise! De même qu’on considère que le Plan Paulsen va sauver la finance américaine. De même qu’on ne connait pas les ravages suscités par Carter dans le secteur du droit financier. Tout comme personne ne parle de la sauce amère et acide cuisiné par tonton Bill Clinton qui a poussé le mécanisme de l’affirmative action jusque dans les moindres recoins du droit bancaires, obligeant les banques à ne pas exiger de cautionnements dés lors qu’un futur propriétaire capable de prouver sa filiation d’esclaves franchissait le seuil des sociétés de type Countrywide & Co.
La finance islamique! Ben voyons! La panacée sans doute pour tous ces crétins du Golf qui passent plus de temps à la Défense, à la City ou à Wall Street. Faut quand même arrêter de déconner cinq minutes et clairement choisir son camp: dire une bonne fois pour toute que le capitalisme est la conséquence logique de tout rapport interindividuel. L’homme crée et doit se nourrir et crécher sous un toit. A partir de là, on peut envisager des solutions “collectives”, mais en ce qui me concerne, je n’ai que peu d’affection pour mon semblable. Alors on va tout de même pas m’obliger à vivre en communauté et à exploiter un champ de colza transgénique au sein d’une communauté sectaire si je préfère rester seul.
Et c’est quoi cette obsession de l’accès à la propriété. Une idée révolutionnaire encore! Ben oui, si on considère que les hommes sont égaux, on est bien obligé de concéder qu’ils bénéficient d’un droit opposable à la propriété. Et puis on lance des baraques à 15 euros par jour comme on fait des permis de conduire ou des ordinateurs à un euro jour. Pas étonnant que les islamistes se tapent sur la bide et qu’ils créent leur propre alternative. Quand on manque de cohérence, on s’expose toujours à la réaction. Je crois que personne ne pourra me contredire. Sinon, vous vous fourvoierez gravement!
“On voit que certains Arabes possèdent des champs pétrolifères particulièrement riches.”
Ils les possèdent seulement parce qu’ils les ont volé en nationalisant. Les entreprises privées les ayant découverts en sont les propriétaires légitimes.
XP, le Bernardo Gui du libéralisme. Tu as le malheur de critiquer l’économie virtuelle, dont on constate l’irrationalité tous les jours ? Tu es un antilibéral à babouches, pour ne pas dire un musulman. C’est simple comme un coup de fil.
Un jour peut-être il s’apercevra qu’il y a un moyen terme entre la finance déconnectée de l’économie réelle et la finance islamique. Espérons-le. En attendant, je préfère lire ce genre d’article, plus instructif que les anathèmes de XP :
Si cette crise est à l’origine une crise du crédit immobilier, elle a été largement amplifiée par la déréglementation des marchés. Les intervenants ont pointé trois dysfonctionnements.
Tout d’abord, sur la monnaie qui a été dénaturée : par nature, la monnaie est une créance que détiennent ses possesseurs sur l’ensemble de l’économie, fruit de la part de leur travail qui a été épargnée, en attente de consommation ou d’investissement, et par conséquent instrument d’échange de ces créances entre les acteurs économiques. Or elle est traitée comme une chose ou comme un « produit » qui aurait une consistance propre. Les banquiers, dont le rôle est en principe de veiller à ce que ces échanges entre créanciers se fassent de façon régulière et égale, ont cessé d’exercer ce contrôle et ont contribué à « chosifier » l’argent en en faisant le support d’instruments financiers vivant de leur vie propre. Ensuite la complexification des marchés a entraîné une complexification des contrôles qui ont cessé de fonctionner convenablement. Les États eux-mêmes ont été débordés : les paradis fiscaux et la finance off shore ont élargi de façon béante les failles du dispositif.
Ensuite, les marchés sont faits pour confronter des offres et des demandes réelles. Lorsque vous achetez un bien à terme (que ce soit l’action d’une société cotée ou une quantité de pétrole), les sous jacents sont des biens réels destinés à être effectivement achetés ou vendus au terme de l’opération. Par exemple lorsqu’Air France achète du kérosène à trois mois, même si l’échéance est reportée, ses cuves finiront par se remplir et le kérosène sera brûlé. Mais lorsque la même opération est effectuée par un trader qui joue simplement sur la hausse ou la baisse, qui combine cette opération avec d’autres dans des portefeuilles complexes, revend et arbitre en fonction de paramètres strictement financiers, mais sans intention d’acquérir ou de vendre réellement le sous-jacent, vous entrez dans le virtuel : le marché n’est plus dirigé par les besoins de l’économie mais par des anticipations purement financières, sans lien avec la réalité sous jacente. C’est ce qui s’est passé pour l’ensemble des marchés financiers.
Pour Jacques Bichot, cette crise, contrairement à ce qui est souvent dit et écrit, n’est en effet pas celle du libéralisme mais de la désorganisation des marchés. Un libéral comme Hayeck, a-t-il rappelé, « disait déjà dans Droit, Législation et Liberté qu’il est nécessaire d’avoir des règles et un gouvernement qui les fasse respecter ». De la même manière Yvon Gattaz écrivait il y a quelques années dans Les Échos que « le libéralisme c’est comme le foot, il faut des règles, et un arbitre qui n’intervient pas dans le jeu. Il ne s’agit pas d’une sioule. »
http://www.libertepolitique.com/liberte-economique-et-solidarite/4879-colloque-crise-financiere-une-hemorragie-interne
En tout cas, on comprends mieux pourquoi un José Bovidé donne l’accolade à Tariq Ramadan lors d’un colloque d’Attac. Attac où Tariq et toute sa clique ont leurs entrées.
@ Nébo
On comprend mieux pourquoi josé bovidé donne l’accolade à Tariq et pourquoi Sébastien cherche UN MOYEN TERME entre le libéralisme et la finance islamique.
Un moyen terme! Ce n’est pas moi qui le dit, c’est lui!
Je crois que Nébo a raison…enfin…moi j’dis ça comme ça…chacun enjoy the crisis comme il veut après tout! On a le droit de dire que ça n’existe pas. Mais à ce compte là, on a aussi le droit de dire que les camps de la mort étaient une vaste supercherie! C’est fou ce besoin qu’ont certains de nier la réalité à ce point là. Ca doit être une habitude. Oui c’est ça. Une habitude. A moins que ce ne soit un vulgaire détachement lointain, mais dans ce cas là, autant se faire discret et ne pas tomber dans la provocation à deux balles.
Ceci dit, je comprends que la majorité des européens n’y comprenne rien. Quand on voit le niveau de nos journaux économique et financiers, y’a de quoi frémir. Mais là on rentre dans des conditions d’ordre plus générales qui nous amène à penser que la presse française a toujours été mauvaise. Plus intéressé par faire rejaillir quelques égos bien nourris que par un réel souci d’objectivité. Objectivité…C’est vrai quoi? Allez donc refiler au Figaro un papier qui commencerait par rappeler quelques évidences…des trucs du style: “la France se bougnoulise”…”Le Général avait raison” ou ce genre de poncifs désormais éculés. On va vous prendre pour un dangereux criminel et on va vous menacer de procès à tout va. Les associatifs iront même jusqu’à vous tondre les tiffes si ça se trouve!
Mais bon. Je crois qu’on va bien se marrer. Laissons le crise déployer ses ailes et déchiqueter le cadavre européen. Il sera alors grand temps de nous refourguer tel ou tel projet méditerranéen pour faire passer la pilule.
@ Sébastien
“XP, le Bernardo Gui du libéralisme. Tu as le malheur de critiquer l’économie virtuelle, dont on constate l’irrationalité tous les jours ? Tu es un antilibéral à babouches, pour ne pas dire un musulman. C’est simple comme un coup de fil.”
Non.
ce n’est pas “simple comme un coup de fil” puisque je démontre ce qui se cache derrière le discours anti-libérale.
Vous constater l’irrationalité de l’économie virtuelle tous les jours, vous? Moi, je consate le desastre de l’interventionnisme d’état et les excès de la régulation. Assayez de vous instruire sur le sujet, et vous arriverez aux mêmes conclusions.
http://5-yearslater.com/?p=3877
Pour l’intérêt du fil, si vous tenez vraiment à critiquer un billet, tenez vous en à ce qu’il y a dedans, et ne vous contentez pas de pirouettes (c’est simple comme un coup de fil, hu hu, Bernardo Gui, hu hu), et/ou de réciter votre catéshisme.
Appprenez à vous servir de votre tête. C’est un peu plus compliqué, mais vous devriez y arriver.
Merci XP! Mais je pense que cet article n’est pas assez clair et qu’il est même franchement mauvais. Vous savez, je ne suis qu’un pauvre petit homme qui de temps en temps passe quelques minutes dans des textes de lois quelque peu ésotérique et qui tente bon an mal an d’en tirer quelques conclusions sur un blog…toujours modestes les conclusions…cela va s’en dire!
Aussi, je tenais à préciser que je ne prétends nullement détenir la vérité sur les causes de cette crise. Si crise il y a mais là c’est un autre débat sur lequel on peut aller gloser dans quelques salons…virtuels ou biens réels ceux là! Seulement il est quelques faits troublants qui, une fois recoupés, donnent corps à une machinerie idéologique dont les gauchistes (même reconvertis) ont toujours su conserver les plans. Comme c’est bizarre.
“Des voyous…des poètes à deux sous…” qui ne font jamais de poésie, mais qui s’enorgueillissent d’agiter le petit microcosme journalistique germanopratin en pérorant ici et là qu’il n’y a pas de crise….que tout va bien. Et pendant ce temps là, ils vieillissent…le temps passe, mais il est toujours difficile de s’en rendre compte. Mais après tout, les journalistes ne sont que des journalistes et s’ils étaient autre chose, cela se saurait.
Il faudrait aussi penser à déloger tous les vieux chnoques de leurs conseils d’administration un jour. Au moins, et vous ne pourrez pas cracher sur la face du Grand Satan, les Zétazunis ont toujours laisser les jeunes botter le cul de leurs ainés. Avec du respect certes, parce qu’ils sont civilisés, mais prenez toutes les grandes entreprises américaines qui sont nées lors de ces dix dernières années. Pas une seule fondée par un quadra ou un quinqua! Comme c’est étrange!
Je ne parle pas des petites sociétés à la con telle que celle fondé par la famille de NKM…Non…Je fais référence aux trucs qui innovent…Je sais pas moi…Google…Wordpress…Facebook…des p”tites entreprises quoi…
Certains blogueurs (une majorité non négligeable et c’est important de le préciser) ne sont pas journalistes et n’en ont rien à foutre de la carte de presse de monsieur machin ou de madame bidule. Ce sont des hommes et des femmes, jeunes ou moins jeunes, qui, pour des raisons qu’il faudra un jour expliquer (même si j’ai ma p’tite idée sur la chose), se penchent sur l’actualité, sur la philosophie, sur la politique, sur la littérature, sur la musique, sur l’art en général (ou du moins ce qu’il en reste) ou/et sur le fait religieux. Bref, sur tout ce qui fonde une société à un moment donné de son évolution et qui permet de dire qu’elle n’est pas figée.
Tout cela pour dire quoi? Ben que nous ne sommes pas infaillibles nous. Que nous ne sommes pas immunisés par les anticorps d’une pseudo modernité et que le parisianisme ambiant nous dégoute. Le blogueurs, du moins, c’est mon impression, ont trop souvent tendance à penser que tout se passe à Paris. Mon cul ouais! Qu’ils quittent donc Boboland et qu’ils aillent faire un tour dehors…la planète est grande…quant à l’univers, c’est pas mal non plus question volume! Et je suis convaincu que les martiens se fendent la gueulent en lisant tous nos ébats! Ben oui! Les martiens ont internet. Ca vous étonne?
[...] chez les mecs d’ILYS qu’on en parle! Allez-y faire un tour… le débat vaut le détour…non non vraiment! Comments 0 Post Comment [...]
Mouaki vient de terminer le Manuel de l’inquisiteur de Bernard Gui, traduit et commenté par Drioux et Mollat, réédité en 2007 aux éditions des Belles lettres sous un format de 170 pages (et à un prix de 35 €uros ce qui rend la page chère…), j’affirme du haut de ma culture que Môôôssieur Sébastien ne sait pas de quoi il parle.
Si Bernard Gui était présent aujourd’hui parmi nous, il tenterait avec charité de ramener à la raison le yankee XP ; et si le fanatisme états-unien de ce malheureux XP devait le pousser à continuer délirer et à faire du mal autour de lui en agitant frénétiquement sa bannière étoilée et rayée, alors monsieur Gui le condamnerait certainement à une restriction temporaire de liberté physique.
Môôôsieur Sébastien veut se donner un genre en rajoutant un “o” à Bernard !? C’est certainement pour tenter de défrançiser cet admirable homme ?! On voit là les ravages effectué par Jean-Jacques Annaud dans le cervelet de Môôôsieur Sébastien.
Si on ajoute un “o” à Bernard, alors il faut l’appeler “Guidonis”. Quand on françise, Môôôssieur Sébastien, c’est totalement ou pas du tout. On ne françise pas à moitié ou à un tiers !
Mac, qui apprécie en général les histoires d’O mais qui n’apprécie pas en l’espèce cette tentative pitoyable de falsifier notre patrimoine national.
Quand on a tort et qu’on veut tout de même avoir le dernier mot tout de même, on lance des attaques ad ominem ou on récite ses petits slogans à 2 balles entendus le plus souvent à la télévision.
Je serais donc un “fanatique”. Soit, alors expliquez moi donc en quoi la crise actuelle ne serait pas du à un excès de réglementation des marchés imposé par des établissements bancaires para-étatiques, mis en place par les démocrates?
En quoi cette crise des subprime serait due “au marché”?
Vous faites une vraie répnse ou vous vous abstenez, SVP. On n’est pas dans une réunon de cellule ou dans la cours de récré de la 5ème B.
A propos de la crise financière et des subprime, un peu de lecture pour aider ceux qui ont subi un lavage de cerveau anti-libéral à faire leur éducation.
http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-recap.html
Dois-je comprendre qu’Aristote, en condamnant la chrématistique dans la Politique, à savoir le divorce entre objet échangé et signe de l’échange (la monnaie), s’est exclu lui-même de la civilisation ? La vertu de libéralisme dont il parle dans l’éthique à Nicomaque a peu de choses à voir avec la défense de la faculté acquisitive du libéralisme moderne, et encore moins celui du capitalisme financier. Mais après tout, c’est encore un auteur à babouches, puisqu’il a eu des disciples musulmans. Je veux bien qu’on embringue la civilisation occidentale, l’héritage judéo-chrétien tout ce que vous voulez pour dénoncer l’imminence du péril islamique (tribute to Philippe Némo, Guy Millière et Daniel Pipes) et continuer à pouvoir acheter des écrans plats et des Ipods (tribute to Fukuyama et Diams), mais de grâce, avant de se réclamer de la civilisation, qu’on se renseigne un minimum.
Je me doutais bien qu’Aristote allait pointer le bout de son nez.
Je suis sidéré de la manière dont on lit les philosophes grecs comme d’ailleurs les pères de l’Eglise, comme s’ils ne s’inscrivaient pas dans le très long cheminement de la pensée européenne, comme si leurs rôles n’avaient pas été d’alimenter un long processus, mais de prononcer des sentances définitives.
Vous suivez au pied de la lettre Aristote en astronomie, vous?
Ce que je dis, c’est que notre civilisation a vécu, que “la chrématistique” s’est imposée, que nous savons pourquoi, que nous savons qu’elle est le produit de la complexification de nos sociétés, nous savons que celle-ci est le produit des principes fondamentaux sur lesquelles elle repose, et c’est à cette aune qu’il faut assayer de comprendre les motivations “supérieurs” de ceux qui s’y opposent. C’est faire injure à Aristote et à tous les penseurs qui ont parsemé notre histoire que de plaquer mécaniquement leurs pensées sur notre époque.
Maintenant, libre à vous de contester ma grille de lecture, vous avez même des chance de me faire changer d’avis, mais certainement pas en posant “l’ethique à nicomaque” sur la table sans autres formes de procès, comme si c’était la parole du prophète. Et de grâce, gardez les arguments d’autorité, ça ne sert à rien, ça cache généralement une incapacité à se servir de ses connaissances et de nourrir une pensée avec elle, et en plus ça m’agace.
Dans le climat de guerre civile qui caractérise ce fil (et dans lequel je n’interviendrai pas de crainte de me faire écharper par tous ces jeunes économistes plongés en plein baston initiatique), je note — et cela n’a rien d’une attaque ad hominem — la fin d’une intervention du ci-devant “Arnaud” qui conclut son post en nous prévenant que :
“Je crois que personne ne pourra me contredire. Sinon, vous vous fourvoierez gravement!”
Ça donne une bonne idée du niveau général en termes de clarté des exposés et de cohérence dialectique. J’en connais qui doivent bien se marrer !
Je suis très content des réactions suscitées par ce post, mon cher Kalle. Parce que le ton des réactions démontre que j’ai heurté une sorte de tabou religieux et que j’ai fait un carreau, comme on dit à la pétanque . Pas un seul contre argument, mais des petits cris étouffés. Parfait.
C’est un thème qu’il faudrait vraiment développer, la métaphysique de l’anti-libéralisme.
Je vous avoue ne pas m’être assez documentée sur la question des rôles respectifs de la réglementation et de la déréglementation du flux des capitaux dans la crise actuelle, mais Sidonie l’Insoumise m’a inspirée et j’ai envie de me permettre à ce propos une petite réflexion décontextualisée et un peu naïve…
Connaissez-vous la série télévisée américaine, « M.D House » ?
Le Docteur House est un docteur génial, mais sans foi ni loi, amoureux de musique et drogué à la Vicodine (un antidouleur), qui est prêt à tout pour guérir ses patients. En fait, c’est un genre de rock-star : il est prêt à condamner un enfant à mort pour en sauver un autre, il suscite des passions, il fait des concours avec Dieu. Il soumet ses proches à des tests psychologiques, amène les gens à leurs propres limites, organise un casting honteux pour se composer une équipe de collaborateurs, au cours duquel il force de jeunes étudiants à mentir et à tricher pour la bonne cause.
La seule raison pour laquelle on ne le vire pas, c’est qu’il est tout simplement le meilleur. C’est le dernier recours des cas désespérés. Il est extrêmement compétitif. C’est un as de la compétition. En cela, vous l’aurez peut-être compris, il est un avatar du « trader drogué » dont, je crois, XP parlait (j’ai un doute sur l’auteur de cet autre portrait « expressionniste »: je n’ai pas réussi à retrouver le fil).
Si l’on se pose la question de savoir qui d’entre le premier médecin de campagne venu et le Dr House, est dépositaire de la plus longue histoire civilisationnelle, qui est le digne héritier de ces deux mille ans d’histoire depuis le Christ et de ces quatre mille (me trompai-je ?) depuis Hérode, je crois que la réponse ne fait pas un pli. – Le premier médecin de campagne venu peut considérer le premier chaman venu comme son digne collègue.
Cependant lorsque le Dr Cameron, qui est une ravissante brune, avec de grands yeux innocents, vient voir le Dr House et lui dit : « Dr House, (I’m soo in love with you but) l’exception ne peut pas faire la règle. », elle soulève un point important qui je crois n’aura pas échappé à nos amis les anciens Grecs…
Un système libéral complètement dérèglementé repose sur l’idée que le monde parfait est une sorte de jungle dans laquelle les hommes font leur place en exprimant leurs passions et leurs instincts – c’est le « just do it » de Nike -, que la complexité des aspirations humaines est garante de la complexification constante des biens et des services mis à la disposition par ces hommes et pour ces hommes dans cette société, et que les élites de cette société sont les êtres dont le besoin de liberté est le plus fort, et qui par là-même en réinventent les règles.
Cela est sans conteste une perspective très « glamour » mais quid des faibles, des petits, des rêveurs, des enfants, des sages et des vieux dans une telle société ? (Il s’en fallut de peu que le Dr House ne fût d’entre eux, le Christ l’empêchera toujours de l’oublier)
Et quid de ceux qui lui sont rebelles ?
Plus grave encore : quid de la masse informe des couard, des lâches, des demi-portions, des gens bien-comme-il-faut, des humbles, des incohérents et des gens sans génie ? C’est eux la majorité, et ils n’aiment pas du tout, mais alors pas du tout, ceux qui assument leur péché : les orgueilleux, les faiseurs d’or. ^^ Ils s’élèveront toujours, leur incrédulité crasse s’élèvera toujours, entre les marginaux qui sont l’avenir de l’Homme et les élites assises dans leur trône respecté.
C’est pourquoi le Dr House jouit de sa couronne aussi longtemps qu’il le peut… Mais le jour où il tombera, une chose est certaine : ce n’est pas un système comme le sien qui viendra le repêcher. Ce n’est pas chez ses fans qu’il trouvera un appui. C’est peut-être le Dr Cameron qui lui avait dit sévèrement : « l’exception ne peut pas faire la règle », c’est peut-être un partisan de la réglementation, c’est peut-être l’Etat qui viendra le sauver.
Est-ce que c’est Arnaud qui demandait ce qui peut bien pousser des gens « du commun » – comprendre « pas des journalistes » – à passer leur temps à écrire ici ? Dans mon cas il y a grande part de désintérêt et aussi une recherche d’idéal. Fascinant, non ?
Je suis un fan ABSOLU du docteur house.
Mais je ne vois pas trop ce qu’il vient faire là.
Je ne peux pas vous répondre, je n’ai strictement rien compris à ce que vous me dites.
“Je suis sidéré de la manière dont on lit les philosophes grecs comme d’ailleurs les pères de l’Eglise, comme s’ils ne s’inscrivaient pas dans le très long cheminement de la pensée européenne, comme si leurs rôles n’avaient pas été d’alimenter un long processus, mais de prononcer des sentances définitives.”
Et oui… les musulmans, quant à eux, estiment que tout a commencé avec les prophète… quant aux anciens textes Saints (Ancienne et Nouvelle Alliance) ils ont été manipulés, mais c’est bien-sûr, afin d’être orientés… ou désorientés de la structure islamique, bien entendu, et prévue par Dieu dés le début. Heureusement (ouf !) que le Prophète est revenu mettre de l’ordre là-d’dans à coups de sabre.
Le prochain président des Etats Unis va peut-être venir nous le rappeler… si il passe :
http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/10/25/obama-va-t-il-casser-la-baraque.html
…post d’où je renvois d’ailleurs à une note from 5YearsLater…
Le réseau est miraculeux…
La preuve :
« Que sont devenues les sciences des Perses dont les écrits, à l’époque de la conquête, furent anéantis par ordre d’Omar ? Où sont les sciences des Chaldéens, des Assyriens, des habitants de Babylone ? […] Où sont les sciences qui, plus anciennement, ont régné chez les Coptes ? Il est une seule nation, celle des Grecs, dont nous possédons exclusivement les productions scientifiques, et cela grâce aux soins que prit El-Mamoun de faire traduire ces ouvrages.
[…] Les Musulmans, lors de la conquête de la Perse, trouvèrent dans ce pays, une quantité innombrable de livres et de recueils scientifiques et [leur général] Saad ibn Abi Oueccas demanda par écrit au khalife Omar ibn al-Khattab s’il lui serait permis de les distribuer aux vrais croyants avec le reste du butin. Omar lui répondit en ces termes : “Jette-les à l’eau ; s’ils renferment ce qui peut guider vers la vérité, nous tenons de Dieu ce ‘qui nous y guide encore mieux’ ; s’ils renferment des tromperies, nous en serons débarrassés, grâce à Dieu !” En conséquence de cet ordre, on jeta les livres à l’eau et dans le feu, et dès lors les sciences des Perses disparurent. »
— Prolégomènes, 3e partie, éd. Quatremère, trad. de Slane, pages 89-90 et 125.
« Le désert croît… » disait Nietzsche…
@XP : Oh, je suis déçue… Déçue… :(
Vraiment? Vous n’aurez pas cette bienveillance de chercher à me comprendre? La liberté que j’ai prise avec cet exemple pour exprimer mon point de vue était trop grande?
Essayez de vous rappeler que je suis une femme… D’habitude, il me semble, vous n’avez pas avec les femmes une telle sévérité.
Joli carreau XP en effet! Mais ça fait un bail que les plus lucides (vas-y Kalle reprends moi encore, j’adore ça!) sont “au coran”.
On en revient toujours à la question “soralienne” (le pauvre n’ayant rien inventé; mais comme tout le monde y fait plus ou moins référence…alors il est aisé de le citer). Il y a à droite les pro et les anti Soral: c’est à dire les communistes refoulés et les vrais libéraux qui ne rejettent ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Turgot, mais qui au contraire, tentent de comprendre l’étendue et l’impact de leur pensée. Ca, c’est pour le volet économique (volet économique qui est consubstantiel du régime que vous accordez à toutes libertés!)
Et puis entre nous, s’il n’y avait que des personnes fréquentables et normalement intelligentes sur le Net, cela se saurait! A force de passer trop de temps devant leurs écrans, ceux qui dénoncent une certaine déréliction du réel, feraient bien mieux d’aller se balader dans les bois avec une jolie nana, de voyager un peu, ou de lire des livres autres que la bouse ubuesque et pathétiquement comique de Monsieur Soral.
Si on dépasse une stricte discussion économique, c’est à dire si on commence à parler de “race juive” (comme j’ai pu entendre récemment dans une soirée dont je préfère taire l’occurrence), vous comprendrez que les causes de la crise financière (mais aussi morale et politique en ce qui concerne la France et l’Europe) sont évidemment imputables à des comploteurs sans scrupules, pauvres petits obsédés des coups foireux et des tours de passe-passe retors! ;-)
Ajoutez à cela une dose d’islamiste, un soupçon d’anti-américanisme…shakez tout ça véhémentement, et vous obtenez un truc passablement imbuvable: le niveau actuel de tout débat en France. Invectives systématiques. Immaturité argumentative. Connaissances approximatives. Rancœur régionalistes et historiques. De quoi faire sérieusement douter , vous en conviendrez, quant à l’intérêt que l’on pourrait trouver à encore se dire français en 2008.
Ce qui doit faire passablement marrer Tariq Ramadan. Tariq d’ailleurs, si tu nous lis, on pense bien fort à toi d’ailleurs!
Oui… on pense à toi Tariq… et à ta volonté progressiste (l’influence de José Bovié ???) d’imposer “un moratoire pour la lapidation de la femme”… le temps qu’un débat avec tes potes barbus ait lieu.
Si sur ce coup-là, il n’y a personne pour voir que j’ai effectivement essayé de la développer, la fameuse métaphysique de l’anti-libéralisme que XP appelait de ses voeux, je crois que je ne reviendrai plus.
Ca vous fait une belle jambe, vous me direz. Eh bien laissez-moi vous dire que c’est quand même triste.
La métaphysique, c’est un truc de de femmes et d’adolescents. C’est pour ça que je me sens autorisée à dire que je suis plus qualifiée que vous pour la reconnaître, et en faire.
Dommage, je trouvais ce lieu très intéressant.
Ah ! Le mystère féminin…
Nous sommes si bien en votre douce compagnie charmante Millie…
@)>–>—>—
@Millie
Je vais vous relire attentivement. Promis. Mais franchement, je ne comprend pas.
Et puis, la politique ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse c’est l’unité de toutes les hérésies chrétiennes ,ou plus exactement l’existence d’une seule hérésie chrétienne “qui change de corps” depuis deux mille ans. Ce qui m’amuse, c’est de la repèrer au fur et à mesure de ces mutations. C’était ça, l’objet de mon billet. Rien d’autres.
Soyez tolérant Nébo!!!
De quoi parlez-vous Millie au juste?
Noir Noir Noir !!!
Après le lundi noir, l’octobre noir, c’est un avenir extrêmement noir qui se dessine devant nos yeux. Et oui rien n’arrête l’effondrement des places financières de la planète. Cet effondrement contamine une économie réelle déjà à l’agonie gravement amochée par la dérégulation et le pillage du système libérale des 40 dernières années.
“Il est essentiel qu’il y ait des décisions concrètes. Je crains que les Etats-Unis veuillent en rester à des principes et des généralités” C’est les paroles prononcées par Nicolas Sarkozy à la sortie du Forum Asie Europe. Cette déclaration démontre encore une fois la bataille qui règne autour de la conférence internationale du 15 novembre 2008 à Washington.
Les citoyens du monde doivent monter sur la scène de l’histoire afin d’exiger que nos leaders politiques prennent au sérieux notre avenir. Citoyens, ne dormez pas au sein de la révolution. Les décisions qui seront prise d’ici à la fin de l’année vont déterminer notre vie et celle de nos enfants.
Prenez part à la bataille pour une solution viable, pour notre avenir ! C’est la bataille autour du Vrai Nouveau Bretton Woods pour stopper la tyrannie de la finance !
David C.
david.cabas.over-blog.fr
Ah ça y est..Millie commentaire 18…ça devient compliqué ici passé minuit, enfin onze heures!
Si j’ai dit quoi ma belle? Je ne sais plus. Peut-être oui…oui en effet ça doit être moi. Pourquoi?
@MT : Non. Commentaire 17 (bien plus long). Et je ne vous reproche rien. C’était bien d’abord une affaire entre XP et moi… Et aussi une sorte de renfort que j’essayais d’apporter à l’isolé Sébastien.
@XP : “l’unité de toutes les hérésies chrétiennes ,ou plus exactement l’existence d’une seule hérésie chrétienne “qui change de corps” depuis deux mille ans”, c’est bien aussi ce qui m’intéresse. A ceci près que je crois en Dieu.
On en reparlera demain si vous voulez. Pour suivre l’affaire, car tout ce qui touche à la médecine m’intéresse énormément:
http://5-yearslater.com/?p=3926
@MT : Merci, MT, merci beaucoup. ^^
De rien Princesse! A demain sur le fil: p=3926
Tu parles d’un lieu de rencart! J’ai l’impression d’être Daniel 54 là…si vous voyez ce que je veux dire…
Je parle à moi-même…la seule personne qui me comprenne… ;)
Non non non… “La Possibilité d’une île” est passée par là…
Oui. Et cela est regrettable mon cher Nébo!
Oui… mais vous n’êtes pas un clone Major… ;-)
http://agora.qc.ca/encyclopedie/index.nsf/Impression/Loisir
Si l’économie est comme la civilisation un “négoce” permanent , il est de bonne guerre de profiter de la crise actuelle, qui ne serait donc qu’une poussée de fièvre, pour critiquer l’anti-libéralisme; mais il faut aussi admettre que celui-ci a dans son jeu une bonne carte: cette histoire de subprimes serait moins due à une trop forte législation, qu’à une injonction de l’Etat de ne pas appliquer la loi, et à laisser à la finance la bride sur le cou, il me semble avoir lu ça; ( Qu’on leur coupe la tête!- Alice au pays des merveilles)
Cher XP,
Je trouve votre défense du libéralisme un peu sommaire, même si vous avez raison de dénoncer les collusions d’anti-libéraux pastèques (rouges et verts).
Si je suis votre raisonnement, les méchants démocrates socialisants ont imposé des règles inapplicables aux gentils traders. Les calculs de valeur n’ont pas pu être réalisés proprement à cause de ces règles artificielles, et maintenant le système est en crise parce que les organismes semi-étatiques ont mal joué leur rôle.
Je tiens à faire remarquer plusieurs choses
- Les acteurs du marché doivent prendre en compte toute la réalité, y compris réglementaire pour évaluer la valeur de ce qu’ils échangent.
- Les acteurs des marchés n’ont pas besoin de règlements socialistes pour adopter un comportement moutonnier. Il suffit qu’on leur donne de l’argent (Réserve fédérale) indépendamment de tout accroissement de richesse. Ensuite comme ils ont les mêmes méthodes d’appréciation des risques et de la valeur, ils ont simplement des comportements similaires, surtout en période de crise. (On pourrait même dire que la crise est le conséquence de leur comportement de moutons)
Donc, même si les traders pratiquaient leur activité dans l’ouest sauvage de Roy Bean, il y aurait des crises.
En ce qui concerne la finance islamique elle ne peut conduire elle aussi qu’à des désastres de plus grande ampleur en supprimant les notions de risque et de participation à la création de richesse propres à tout emprunt.
Pour plus de détail sur les imperfections du libéralisme, voir là:
http://regardnaif.wordpress.com/2008/09/16/des-limites-du-liberalisme-economique/
[...] jamais. Voici en effet la perle que l’on peut trouver sur l’un de ces fils, et que nous allons nous empresser [...]
Cher NAIF,
Mon but, tout au moins dans mon billet, n’était pas de prendre la défense du libéralisme, mais d’assayer de comprendre ce que recouvre au fond le discours anti-libéral. Ce billet, donc, n’avait l’économie qu’en toile de fond.
Sinon, ce rappel de la responsabilité de l’état avait pour but de démontrer qu’une condamnation définitive “du marché” n’avait aucune justification rationnelle, ce qui corroborait l’idée qu’il y a “autre chose” derrière ce discours.
Maintenant, que le libéralisme soit imparfait et qu’il soit condamné à être perpétullement en crise, je le sais, et j’ajoute, je l’espère bien.
“Les gentils traders” dites vous. Je ne considère pas que les traders soient gentils, et justement, ce qui me fait penser que le libéralisme est “le plus mauvais système à l’exception de tous les autres”, c’est précisèment parce qu’il est le seul qui parte du postulat selon lequel les acteurs de l’économie sont “mauvais”, c’est à dire égoïstes et qu’il en sera toujours ainsi.
Mais paradoxalement, c’est aussi le seul qui puisse aussi prendre en compte le fait qu’ils peuvent être talentueux et créatifs et miser sur leurs qualités.
Pour un débat plus serré sur la crise proprement dite, je ne tiens pas à pulvériser mon seuil de compétence, et je le répète, ce n’était pas l’objet de mon billet.
24MT
Joli carreau XP en effet! Mais ça fait un bail que les plus lucides (vas-y Kalle reprends moi encore, j’adore ça!) sont “au coran”.
Eh bien, mon petit bonhomme ? On aurait gardé les parcmètres ensemble ?
Allons, ne prenez pas vos désirs, etc.
C’est effectivement bien là que se fait la jonction avec l’islam du vaste parti dévôt (dévôt de la dotrine sociale, dévôt de l’écologie, dévôt de l’alter-chose ou d’autre chose) : ils veulent un monde harmonieux, régulé, où tout irait toujours bien. Or un tel monde n’existe pas.
Le seul moyen d’obtenir quelque chose qui y ressemble provisoirement étant la contrainte, il est logique qu’ils se retrouvent de plain-pied avec la pire contrainte sociale disponible aujourd’hui sur le marché, le plus vaste système de contrôle des comportements, c’est à dire l’islam.
C’est finalement l’énième perversion de la raison depuis la Terreur : peu importe ce que disent ceux qui s’y livrent en croyant que l’on peut grandir en se passant de crises et de risque, de pertes. Même quand ils se prétendent cathos, roycos ou arrière-petit-fils de vendéens, ils sont finalement des disciples de Saint-Just, croyant que la raison peut tout – y compris la prospérité sans faille ni crises – et que ceux qui ne s’y soumettent pas sont si peu vertueux qu’on ne doit pas tenir compte de leur liberté, qu’ils pervertiraient.
Résumons : ce sont des sales cons dangereux.
Que les “maurrassiens à babouche” méritent une tarte dans la tronche, why not, si on n’a rien d’autre à foutre que d’embêter ces petits cici, que la finance islamique prenne la botte au cul, très volontiers, mais ne jamais oublier ceux-là…
http://www.guardian.co.uk/politics/2008/oct/26/party-funding-conservatives-rothschild
… qui méritent, eux, d’être proprement destroyés et leurs restes salés par le feu puis dispersés aux quatre vents.
Il faut être complet dans la vie.
P.S. Mille excuses si j’ai mal compris le sens de ce billet ;-)))
A savoir que XP ne défend le libéralisme que parce que celui-ci est devenu largement réductible au “lobby”, au lieu d’être resté une théorie économique ou un système d’organisation d’une société , parmi d’autres.
“Je trouve votre défense du libéralisme un peu sommaire, même si vous avez raison de dénoncer les collusions d’anti-libéraux pastèques (rouges et verts)…..”
Il est à mon avis erroné de voir ces choses strictement sous l’angle économique ou sociétal (dans l’hypothèse où les personnes qui débatent ainsi des mérites du libéralisme sont intellectuellement honnêtes et ne le font pas pour d’autres raisons).
Il me paraît donc quelque peu accessoire d’en vouloir à Bové et à Ramadan, parce que l’un serait respectivement un rouge-pastèque et l’autre un taliban déguisé.
Non, s’il faut combattre avec la plus froide détermination Bové et Ramadan, c’est parce que l’un comme l’autre sont des ennemis de l’ethnie européenne, le gaucho, mixophile par définition et le barbu, adversaire intrinsèque de notre continent.
Et c’est précisemment pourquoi je mets Bové, Ramadan et le “lobby” dans le même sac, sac que j’aimerais tant pouvoir balancer à la mer, lesté de plomb. Parce qu’ils sont tous, à divers titres, ennemis de l’ethnie européenne et doivent être combattus conséquemment avec la plus froide détermination, SANS LA MOINDRE DISTINCTION.
Je n’ai pour ma part rien contre le système, il est naturel qu’il y en ait un, ni contre le libéralisme comme forme d’organisation économique (1). Simplement, il faut que le système redevienne “muslim-frei” et “lobby-frei” et que l’européen reprenne le contrôle de son système, du système.
(1) le libéralisme est probablement la forme d’organisation économique la plus fonctionnelle, mais ce qui importe, en tout fin de compte, ce n’est pas le mode d’organisation économique que se choisit un bloc ethno-civilisationnel, l’important c’est sa pérennité ethnique. Ainsi, je préfère largement un bloc ethnique qui se socialiserait pendant une période, mais conserverait son homogénéité, à un bloc ethnique qui resterait virginalement libéral, mais qui perdrait sa compacité virginale.
Parce que les idées, les valeurs, les formes d’organisations économiques ou sociétales, ça va, ça vient, ça n’a pas de réelle importance sur les très longs cycles (que la Chine soit impériale ou communiste, peu importe; Chine elle est, Chine elle restera), mais une fois que le sang est perdu, il est perdu. A tout jamais. De là, la nécessité absolue de combattre tous les adversaires de notre sang, je le répète, SANS LA MOINDRE DISTINCTION.
@ UnOurs
Mais de quoi vous parlez?
Le sujet de ce post n’est pas le libéralisme, et il s’agit encore moins de défendre le libéralisme ou de de combattre les anti-libéraux. C’est marrant cette manie de lire un billet et d’en commenter un autre.
Eh XP, si on se recommande des comms de l’Ours,on peut peut-être obtenir la citoyenneté israélienne d’honneur :oD
Allons, XP, nous savons tous que si la finance islamique vous gêne et vous conduit à ressortir l’inénarrable argument de “l’antilibéral à babouches” (qui peut sérieusement croire qu’un clown comme Bové soit une réelle menace?), c’est avant tout parce qu’elle condamne l’usure et que l’usure est une des activités principales du “lobby” (1). Si cette forme de finance était papoue et qu’elle n’avait aucun rapport avec le bloc musulman, elle échapperait complètement à votre radar “libéral”.
Moi, si cette forme de finance m’ennuie profondément (2) au plan ethnopolitique, c’est évidemment parce qu’elle représente un risque d’ingérence allogène au sein même du système auquel j’appartiens. A l’instar du “lobby” évidemment. D’où ma condamnation conjointe, sans distinction aucune, autant de la finance islamique que de la finance “lobbyesque” (3).
(1) vous me direz qu’en Suisse, on vit aussi, avec le secteur bancaire, de l’usure. Hé oui, mais je l’ai déjà dit plus haut, un système, quel qu’il soit, ne me gêne pas, tant qu’il sert les intérêts de mon bloc, ici l’intérêt du petit bloc helvète.
(2) par exemple, je suis très gêné que l’UBS propose désormais des fonds hallal et que le Crédit Suisse ait bénéficié récemment de l’apport de fonds souverains quatari.
(3) On se souvient en Suisse du racket lobbyesque autour des fonds juifs. Grosso-modo, une quarantaine de millions en déshérence et le “lobby” a finalement réussi à nous extorquer plus d’un milliard 200 millions.
Donc, dans ma zone, je dis autant à l’oumma qu’au sanhédrin, RAUS.
Vous voyez donc que l’on peut parfaitement être un anti-lobbyiste acharné, sans sucer la moindre babouche (c’est d’ailleurs le cas général, à l’exception d’une insigne et folklorique minorité que vous reprenez pourtant toujours comme argument).
“…si on se recommande des comms de l’Ours,on peut peut-être obtenir la citoyenneté israélienne d’honneur …”
Mais je dis aussi très sérieusement et très sincèrement à mes camarades mosaïques que lutter contre le “lobby”, c’est lutter contre le Veau d’Or. Et si cela leur pose problème, je leur demande: “alors vous êtes avec Moïse ou vous êtes avec le Veau d’Or?”
@ Nicolas
- Sarah, ti li connais cé méssieurs un ours?” Il y dit que les deux pétits jeunes qui font les sites ou il y a les dames qu’elles sont toutes nues, ils sont des juifs!
-Oï!
@ un Ours : Nous, mais attendez ? vous croyez vraiment, sincèrement, que c’est par militantisme en faveur d’israël ou de la communauté juive qu’on défend ici le libéralisme ?
C’est franchement la chose la plus stupide que j’aie entendue de l’année. Qui fut pourtant riche.
(Je signale d’ailleurs que moyennant le respect des principes religieux, il y a évidemment quantité d’arrangements des financiers musulmans avec l’usure : ils la pratiquent joyeusement par des montages compliqués qui ont pour résultat de chacun respecter la lettre des prescriptions moyen-âgeuses dont cette religion obscurantiste fait ses délices, le tout de ce sopérations toutes irréprochables ayant exactement les mêmes effets au final que notre prêt à intérêt.)
Et je prouve ce que j’avance : Ilys ne figure même pas sur la liste noire de lutte contre l’islamophobie faite par les babouchiens à moustaches et autres Neuneux Rigolos.
Bonsoir messieurs.
Comme je vois, hélas, que je n’irai pas très loin avec mes arguments de bonne femme, j’ai ressorti mon vieux Hayek (La Route de La Servitude) et j’ai envie de vous citer un passage :
« Il n’y a rien dans les principes du libéralisme qui permette d’en faire un dogme immuable ; il n’y a pas de règles stables, fixées une fois pour toutes. Il y a un principe fondamental, à savoir que, dans la conduite de nos affaires, nous devons faire le plus grand usage des forces spontanées et recourir le moins possible à la coercition ; mais ce principe peut comporter une variété infinie d’applications. Il y a, en particulier, une immense différence entre créer délibérément un système où la concurrence jouera le rôle le plus bienfaisant possible, et accepter passivement les institutions telles qu’elles sont. Rien n’a sans doute tant nui à la cause libérale que l’insistance butée de certains libéraux sur certains principes massifs, comme avant tout la règle du laissez-faire.»
Selon Friedrich Hayek, il apparaît donc que le libéralisme ne saurait être considéré comme un colosse à abattre, mais que cependant il n’est pas le modèle d’une société sans lois, où chacun, et surtout les agents majeurs de ce libéralisme (comme les banques et les traders), pourrait agir à sa guise, dans le plus parfait mépris du bien commun, à condition de rester compétitif.
Friedrich Hayek explique que la société libérale possède nécessairement un système législatif qui a vocation, dans l’acception démocratique d’une telle législation, à faire en sorte que la liberté des uns n’entrave pas celle des autres. Et il explique aussi que le système législatif en question n’est pas un agent des forces du mal sournoisement intégré à la société libérale, car il a vocation à en fluidifier les échanges internes, et en tant que tel, à la protéger.
La société libérale est en effet une société de l’échange. En cela, elle a besoin d’être régie par un arsenal de codes, et ce sont les Etats (ou les unions d’Etats) qui ont vocation à faire respecter ces derniers.
A la lumière de telles réflexions, il apparaît d’une part que XP a raison de dire que toute idéologie visant à abattre le colosse du capitalisme est suspecte – ne serait-ce que parce qu’une telle idéologie se berce en tant que tel de (plus ou moins) douces illusions : le capitalisme est effectivement l’avenir de l’homme, et ceux qui s’y opposent ont en commun en général l’un ou l’autre rêve de “décroissance”.
D’autre part, il me semble qu’il est toutefois un peu hâtif de confondre toutes ces bonnes gens qui ont en commun de se bercer “d’illusions”. Car le rêve de décroissance médiéval (voir tribal) des musulmans n’est pas le même que celui des ex-hippies gauchistes. Je connais beaucoup de gens qui appartiennent respectivement à ces deux catégories, et l’on n’a pas du tout affaire, croyez-moi, à la même sensibilité.
- Et c’est important, croyez-moi, en terme de voisinage, “la sensibilité”.
Enfin, il ne faut pas oublier que l’enseignement du Christ est partagé entre ceux qui se réclament de son Eglise et ceux qui considèrent plus ou moins les chrétiens “à l’ancienne” comme de nouveaux pharisiens.
Les catholiques que vous appelez “à babouche”, ce sont peut-être bien eux, les vrais défenseurs du Temple, les vrais “traditionnalistes”…
Car lorsqu’ils pensent “Dieu”, il est possible qu’ils ne pensent pas “Grand Tout” ou “Parnasse”… ^^ Il est possible que pour eux la notion Dieu s’oppose à celle de “Nature”. Et cela voudrait dire que vous ne les convaincrez jamais que le monde libéral tel que Hayek l’envisage est une sorte de perfection de la chrétienté… Ils vous diront que les traders drogués, les usuriers, le Dr House, tous les mecs qui ont des des dents, et qui sont les plus forts, et qui font la compèt’, ils vous diront qu’ils sont des pécheurs, qu’ils se livrent aux sept péchés capitaux avec ostentation, qu’il faut qu’ils se repentent, et qu’ils ont besoin d’être rédimés.
La bonne Soeur Emmanuelle, paix à son âme, était d’entre eux.
En ce cas précis, je ne crois pas que le fait d’avoir eu recours à l’oeuvre de quelqu’un d’autre soit significatif du fait que je manque moi-même d’arguments, car j’appelle ici Hayek au secours d’une pensée qui est la mienne quelle que soit la forme que je lui donne.
J’espère avoir apporté un peu d’eau à votre moulin. Merci de votre attention. Et c’est ainsi qu’Allah est Grand. ;-)
Certes, mais je ne vois pas ce qui obligerait à avoir recours aux États pour établir un cadre aux échanges si un autre système (arbitrage, tribunaux corporatifs, saint-Louis sous son chêne, etc.) est possible. Et a fortiori s’il se révélait avoir moins d’inconvénients.
Ce qui est ennuyeux avec les États, c’est leur propension à vouloir régler les problèmes avant qu’ils ne se posent par la réglementation administrative plutôt qu’après par le recours à la justice. Ils en viennent ainsi insensiblement à inventer des délits sans victimes, donc à faire violence sans raison valable.
Que voulez vous, quand vous donnez à quelqu’un le pouvoir de voler son prochain au nom du bien commun et cela seulement, l’homme est ainsi fait qu’il se met à voler au delà de ce bien commun. (Pour ne rien dire de la fable de l’intérêt général dont on ne répétera jamais assez que chez son inventeur Rousseau il peut être contraire à tous les intérêts particuliers sans exception, ce qui pose quand même un problème quand à savoir en quoi il peut encore alors être un intérêt.)
Ah et je suis éléphant honoraire, c’est dire que je suis aussi irréfutable qu’Allah est grand :o)
Ah mais oui, Nicolas, certes… Pourquoi les Etats? – N’importe quelle autre structure ayant capacité de réprimer les contrevenants aux lois qu’elle édicte, et de favoriser, en amon, l’application de ces lois en faisant en sorte, par exemple, que le monde du travail “transparent” n’ait rien à envier ni sur le plan lucratif ni sur le plan intellectuel à des activités marginales ou occultes, ferait très bien l’affaire.
J’aime bien l’idée de Saint Louis sous son grand chêne. C’est romantique… Dites, les mecs? On lance une grande foire aux idées sur le thème : “De quel système de gouvernement rêvez-vous pour le monde libéral?”
:=P C’est une demi-blague, bien sûr. J’ai dit ça sans réfléchir.
@ NAIF : “Il suffit qu’on leur donne de l’argent (Réserve fédérale) indépendamment de tout accroissement de richesse.” …
… Mais le double fait qu’une institution se soit arrogé le monopole d’émission de la monnaie, et qu’elle soit soumise au pouvoir politique (en l’occurence, en réduisant artificiellement les taux d’intérêt, au lieu de défendre la valeur de la monnaie comme une bonne Bundesbank ou BCD), signifie précisément qu’il y a pollution du marché par les hommes de l’Etat… même si cela ne prend pas la forme d’un corset socialiste de régulations en tout genre.
Bref, votre argument apporte de l’eau au moulin ixpéen.
@ UnOurs : Au sujet d’XP, vous avez vraiment fait très fort, là. Comment pourrait-on accorder du crédit au reste de vos propos, après avoir lu une telle énormité ???
Par ailleurs, je ne doute pas un seul instant de l’existence d’un lobby (parmi d’autres), ni de la toxicité fondamentale de toute minorité d’origine exotique qui serait hébergée sur notre sol, mais que le prêt d’un “Lord” Rothschild aux Tories soit une preuve de cette toxicité, non, là, je ne vois pas. Surtout que la transparence aux médias, de cette affaire, plaide pour tout ce que l’on veut (de l’inocuité à l’amateurisme) sauf les “forces occultes”.
@ Millie
“D’autre part, il me semble qu’il est toutefois un peu hâtif de confondre toutes ces bonnes gens qui ont en commun de se bercer “d’illusions”. Car le rêve de décroissance médiéval (voir tribal) des musulmans n’est pas le même que celui des ex-hippies gauchistes. Je connais beaucoup de gens qui appartiennent respectivement à ces deux catégories, et l’on n’a pas du tout affaire, croyez-moi, à la même sensibilité”
Raisonnement qui démontre que vous n’vez rien compris à ce post. Qui vous parle de rêve et de sensibilité? Ce n’est pas grave de ne rien comprendre à quelque chose, mais commenter ce qu’on ne comprend pas, c’est déplacé.
@ XP : J’ai rêvé, ou deux comms d’Aramis viennent de s’évaporer ?
(avant que je ne les aie lus, ce qui est tout de même frustrant)
Aramis? Pas vu, connais pas.
Ca devait pas être bien intéressant.
@ XP : Si vous avez quelque chose contre moi, il faut le dire tout de suite. Mon intervention me paraît, oui, je l’affirme, cette fois-ci correspondre parfaitement au sujet. Voici les différente étapes implicites qui m’ont menée à la réflexion que vous avez citée :
1 – Vous dites penser à l’instar de Heidegger “que les critiques du libéralisme n’ont qu’un très lointain rapport avec la science économique.”
2 – Parmi les plus ardentes critiques de ce libéralisme, vous pointez du doigt celles des musulmans, qui sont des religieux dogmatiques.
3 – J’en déduis que vous leur reprochez de chercher à réguler l’économie – domaine rationnel par excellence – au nom de principes de nature irrationnelle.
4 – Vous pointez cela comme une contradiction interne, et je suis d’accord avec vous. Cela m’amène à poser l’idée Hayekienne d’un sytème de régulation des échanges économiques qui ne soit pas anti-capitaliste, mais au contraire qui garantisse la pérénité du système libéral.
6 – Ensuite seulement, je m’intéresse à ces deux autres catégories d’anti-capitalistes que sont les vieux hippies (la gauche) et Soeur Emmanuelle (les catholiques dogmatiques).
7 – Et je remarque – surprise! – qu’ils ont des points en commun avec les musumans :
– D’une part les “Soeurs Emmanuelles” sont des gens qui regardent vers le passé, car ils sont attachés à Rome, ses traditions et sa pompe ; tout comme les musulmans – pour le moins – regardent vers le passé, qui demandent à leurs fidèles de vivre conformément à des préceptes édictés au 8e siècle pour les tribus arabe nomades du 8e siècle. De même, ce sont les vieux hippies (et leurs enfants) qui ont inventé le terme “décroissance” (qui, est-il besoin de le préciser est une philosophie qui remet carrément en cause la notion de progrès) pour théoriser la forme d’anticapitalisme la plus radicale en vogue dans leurs milieux.
– D’autre part, les religieux croient en Dieu et les hippies sont idéalistes.
8 – C’est à ce point de la réflexion que je me suis permise l’affimation suivante : je préfère l’idéalisme des hippies au fanatisme religieux.
9 – Et c’est pour conclure ce commentaire que j’en donnerai la raison : l’idéalisme des hippies est, comme le capitalisme, l’héritier (bien que stérile) de notre longue histoire occidentale, en ce que les bobos sont les cousins des libéraux parce qu’ils sont aussi les descendants de la renaissance, mais qu’au lieu d’hériter de la définition voltairienne de la liberté selon laquelle la liberté de l’un se limite à ne pas entraver celle des autres, ils réclament comme un dû la liberté Rousseauiste, romantique, qui est la liberté dite intérieure, et dont le danger réside en ce qu’elle apparait infinie.
10 – Dans ce sens, oui, les hippies et “hippioïdes” sont bien des gens idéalistes. Ce sont les existentialistes, ceux qui aiment les poèmes d’Aragon. Ceux que de belles idées ont beaucoup trop aveuglés sur la réalité du régime soviétique. Bref, des gens dans l’erreur, mais des gens culturellement respectables.
@ XP : J’ajouterai que mon raisonnement est peut-être sensé prouver que je n’ai rien compris à votre post. Mais c’est vous qui n’avez pas prouvé ce qui vous permettait de dire ça.
De plus, je vous trouve peu qualifié, XP, pour me reprocher l’emploi (sur le registre humoristique, de surcroît) du terme sensibilité dans une réflexion politique. J’ai employé ce terme à titre d’élipse, pour ne pas surcharger mon commentaire d’une mise en abîme de la sensibilité en question, qui est la mienne. Mais ne croyez pas que je ne suis pas en mesure de justifier le reproche que je vous fais d’assimiler aveuglément les occidentaux de gauche avec les fous d’Allah.
L’irrationnalité du discours politique d’un existentialiste ne vaut pas l’irrationnalité de celui d’un fanatique religieux. Derrière les hommes, il y a des histoires.
Millie > “La seule raison pour laquelle on ne le vire pas, c’est qu’il est tout simplement le meilleur. C’est le dernier recours des cas désespérés. Il est extrêmement compétitif. C’est un as de la compétition. En cela, vous l’aurez peut-être compris, il est un avatar du « trader drogué » dont, je crois, XP parlait (j’ai un doute sur l’auteur de cet autre portrait « expressionniste »: je n’ai pas réussi à retrouver le fil).”
Je crois que c’est le commentaire le plus inexcusable. House transformé en métaphore de la jungle ultra-libérale ; monde de requins, où il serait le grand prédateur en haut de la chaine alimentaire. Alors que c’est tout le contraire.
House n’est ni ambitieux, ni cupide. Il est certes compétitif, mais d’autant plus que le sujet est trivial. Il se moque des contingences sociales. Et ne survit dans ce monde aseptisé, que parce qu’une bonne âme accepte le risque d’exploiter son talent, et d’essuyer ses lubies.
@ Millie : “C’est à ce point de la réflexion que je me suis permise l’affimation suivante”. Non non non, pas d’accord ! (et je ne fais pas allusion au “r” manquant, ça c’est une coquille) Pas d’accord, contrairement à la phrase suivante : “je me suis regardée dans le miroir et je me suis trouvée belle” (c’est vous qui êtes censée parler, on est bien d’accord). Transitif, intransitif, pronominal : consultez donc ces adjectifs dans l’index d’un bon petit manuel de grammaire.
Vous lire n’en sera que plus agréable.
@ XP : je me souviens l’avoir surnommé un jour “Arabis”, donc je fais confiance à votre sagacité.
“L’irrationnalité du discours politique d’un existentialiste ne vaut pas l’irrationnalité de celui d’un fanatique religieux. Derrière les hommes, il y a des histoires.”
Quand ai-je parlé d’irrationnalité? A quel moment ai-je dit que leurs raisonnements se valaient? A quel moment ai-je “assimilé” leurs discours? Qu’est-ce que la personnalité de uns et des autres vient faire la dedans? Et que viennent faire les jugements de valeurs sur les personnes?
Je disais que pressentais une essence commune qui n’a rien à voir avec ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent, et ce qu’ils sont qui est un refus ontologique du risque, et donc des dogmes cardinaux sur lesquelles reposent notre civilisation Chrétienne.
Remontez donc au comm 44 de Nicolas, qui vous eclairera.
Et puis surtout, arrêtez (mais pas seulement vous) de me parler du libéralisme, je m’en fous, ca ne m’intéresse pas, ce n’est pas le sujet. Je ne défend pas le libéralisme ni aucune autre idée, et d’ailleurs, je n’ai pas d’idée.
@ Vae Victis : Vous savez, V.V. Dans un monde libéral, il n’y a pas que les traders (ces “requins”) qui sont en haut de la pyramide sociale. Il n’y a pas que chez les (”méchants”) industriels et entre les banques qu’il y a de la compétition… Il y en a aussi, par exemple,(et beaucoup), dans le monde du spectacle. Et le monde du spectacle est pourtant plein de vrais gens talentueux et pas cupides qui gagnent des millions “parce qu’une bonne âme a un jour accepté le risque d’exploiter leur talent”.
C’est le cas aujourd’hui de Hugh Laurie qui, il n’y a pas si longtemps que ça, faisait des petits castings minables pour payer son loyer en Angleterre. Et ça, ça s’appelle le rêve américain.
Il y a même, V.V, de vrais chefs d’entreprise – du moins faut-il l’espérer quand on se targue d’être “un libéral” – qui ne sont ni des requins ni des méchants, et qui sont arrivés en haut de la pyramide sociale “parce qu’une bonne âme a un jour accepté le risque d’exploiter leur talent”.
Heureusement que dans un monde libéral, il n’y a pas que les gens vils et mauvais! Heureusement qu’on peut encore espérer réussir en se moquant éperduement des contingences sociales. Juste parce qu’on a du talent!
Et, tenez, regardez… En écrivant ici, je prends un risque : vous êtes libres de supprimer mes commentaires et pourtant je viens régulièrement vous contrarier.
Qu’est-ce qui fait que je ne reste pas terrée dans mon anonyma à la seule pensée du dépit que j’aurais que tous mes efforts pour être comprise soient réduits à néant? Je le fais pour les mêmes raisons que le trader qui mise une somme importante sur une valeur boursière : parce que si mes paroles trouvent un écho, je serai amplement payée pour mes efforts. Je ne regarde pas à la dépense.
Qu’est-ce qui fait que je mise sur vous, alors que le risque pour moi est grand d’être un jour où l’autre ridiculisée, ou bannie? Simplement parce que vous êtes le seul espace que j’aie trouvé sur internet qui fonctionne comme une méritocratie. Avec vous je sais que la populasse ne va pas venir me reprocher de parler français, de faire des messages longs et de ne pas faire assez de fautes d’orthographes. Je sais que j’ai tout simplement une chance d’être jugée sur mes facultés, sur mon talent. Et d’être reconnue à ce titre.
Et j’ai une espèce d’espoir fou que vous me respecterez toujours, pour la force de mes arguments, pour ma culture, pour mes bonnes manières, et mes quelques références, si le jour vient où je ne serai plus d’accord avec vous.
@ XP : C’est moi qui parlais de l’irrationnalité, comme dénominatif commun entre ces trois sortes de pensée anti-capitaliste : celle du catholicisme “trad’”, celle du musulman dogmatique, et celle du “hippioïde” – c’est-à-dire le bobo écologiste défenseur de la théorie de la “décroissance”.
Il faut suivre. ;-)
Oooh! “Vous n’avez pas d’idée”? Je n’aime pas vous entendre dire ça… C’est triste. On dirait que votre esprit abdique. ^^
Je suis bien d’accord – malgré que ce ne soit pas le sujet du post – mais c’est la description que vous en faites. Mauvaise description doublée d’une mauvaise analyse psychologique, donc.
Erreur que ne fait pas XP, quand il décrit la psychologie des antilibéraux à babouches. Car il ne parle pas d’économie. Il définit un type psychologique, qui transcende très largement les clivages religieux et politiques apparents. Pour s’amalgamer dans la même exécration de la liberté, du risque, de l’incertitude, de l’intelligence.
@ Vae-Victis : Non, je ne peux pas vous laisser dire que mon emploi du “Dr House” comme parallèle avec le stéréotype du “trader drogué” soit une mauvaise description doublée d’une mauvaise analyse psychologique. Mais je suis heureuse de revenir là-dessus si cela peut me permettre de réhabiliter ce commentaire dont bien peu de personne ont fait cas.
Entrons donc dans la fameuse analyse psychologique, puisque vous m’y forcez. ^^
Tout d’abord attachons-nous à ce que ce personnage du Dr House prend des drogues… A quoi lui servent-elles? Quiconque a vu la série n’ignore pas qu’elles ont fonction première d’antidouleur… Mais nous savons très bien aussi qu’il prend de la Vicodine parce que ça le fait “planer”. De même, le Dr House n’hésite pas à varier les plaisirs en consommant d’autres sortes de stupéfiants.
En cela, un tel personnage est à rapprocher du Sherlock Holmes de Conan Doyle : addict à l’héroïne non seulement pour son plaisir, mais aussi et surtout parce qu’il est un génie torturé. Et que nous le connaissons comme un être “sur-adapté” à son environnement et à sa profession dans la mesure où les gens qui souffrent de troubles de la personnalité sont suradaptés dans une mesure, et parfaitement inadaptés dans une autre…
Pourquoi notre stéréotype du “trader”, Sherlock Holmes, Gregory House, et le chanteur des Pink Floyd bipolaire qui fascine Gregory House ont-ils en commun de prendre des drogues?
Tout simplement parce que pour se maintenir si hauts dans l’échelle sociale à la seule force de leur talent, pour incarner à ce point l’idéal du gentihomme de leur époque et de leur civilisation rien qu’avec ce que les anglo-saxons appellent leur “guts” (leurs tripes), ils ont besoin de consommer des stupéfiants. Ils ont besoin, comme les aigles, “de planer”.
Cette manière de vivre, dangereuse, jusqu’au-boutiste, héroïque, pressée, qui caractérise ces personnages, bien davantage que nos quadras français à la tête des plus grosses entreprises, représente effectivement quelque chose d’important : ce sont les vraies idoles, les vrais héros de notre société occidentale. Leur façon de vivre donne un sens au mot “libéralisme”. Si le libéralisme avait une âme, l’âme du libéralisme, ce serait eux…
Aussi, lorsque XP a demandé à la cantonnade de lui livrer une métaphysique de l’anti-libéralisme, je n’ai eu qu’à me poser la question des reproches que l’on pourrait faire au Dr House. En ce que le Dr House est une image à la fois du génie de la société occidentale à son paroxysme, et de ses inconvénients.
Ce qu’on reproche au Dr House? En premier lieu : son orgueil. Car personne d’autre que lui ne pourrait se soumettre aux exigences terribles que le Dr House a envers lui-même. Personne ne pourrait souffrir le jugement que le Dr House porte sur lui-même. Et donc lorsqu’il se permet de juger les autres à l’aune de sa propre excellence, il semble injuste, cruel, et mal intentionné.
De même, les exigences que vous avez ici les uns envers les autres sont productives, car elles créent une émulation, mais elles pourraient faire du mal dans un milieu différent, fréquenté par des personnes qui n’auraient pas les moyens culturels ou intellectuels de faire valoir leur opinion contre la vôtre. Et il est parfois des opinions qui sont valables même si elles sont mal exprimées.
Vous pensez peut-être que je suis hors-sujet, mais je viens seulement de pointer du doigt toute la problématique interne du système libéral qui est basé sur la compétition et la concurrence, tout en vous interrogeant sur votre participation effective à un tel schéma de société.
La métaphysique de l’anti-libéralisme, encore une fois XP, la voici. :=)
Excusez, Denis, si la qualité de mon style décline un peu – il est tard. Par pitié ne soyiez pas trop sévère. J’ai fait une répétition affreuse au début du texte, et je la corrige :
“Nous connaissons Sherlock Holmes (dont on peu remplacer le nom par “Gregory House”) comme un être “sur-adapté” à son environnement et à sa profession dans la mesure où les gens qui souffrent de troubles de la personnalité sont suradaptés dans certains domaines, et parfaitement inadaptés dans d’autres…”
Merci de votre compréhention.
3H10…ouaip…il est tard Millilitre! Votre mousquetaire est-il occupé à astiquer son épée ou bien êtes-vous tout simplement insomniaque?
@ Millie et aux Pinochétistes Ilysiens:
Puisque la belle parle de Hayek:
http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=121
Ce que vous ne comprenez pas c’est que House est un marginal, contrairement à Sherlock Holmes qui est parfaitement intégré à la société de son temps. Quand il explique sa vocation, il se rappelle de ce médecin japonais qui a rencontré enfant, et qu’il appartenait à la classe des burakumin. Une classe de parias méprisée, tout comme lui, mais qui parvenait à échapper à sa condition temporairement par l’étendu de son savoir. C’est le pendant de House.
Le capitalisme libéral ne peut survivre que s’il est paradoxalement et constamment humilié en son sein par une intense propagande chrétienne; ce n’est que par celle-ci et la culture qu’elle engendre que les gens ne deviennent pas tous fous et parviennent à survivre dans la jungle, parviennent à assumer la jungle et peuvent donc vivre dignes face au gouffre qui constamment menace.
Eliminez cette propagande chrétienne et c’est le plus sûr moyen de faire s’écrouler le libéralisme et l’Occident tout entier. C’est paradoxal mais c’est pourtant ce qui est en train de se produire. L’Américain moyen en ce moment est frappé dûrement par cette crise mais déjà, avec courage et une incroyable ténacité, il multiplie les sacrifices pour tenir bon et attendre de meilleurs moments. Il ne pleure pas sa maman et n’attend pas de John Mc Cain qu’il vienne lui acheter des couches pampers. Certes comme son homologue européen il pense que le système capitaliste a des coups de folies, qu’il est capable d’engloutir injustement des vies humaines et que bien de ces spéculateurs sont de talentueux salauds; mais grâce à sa FOI il encaisse et assume, se convaincant que le Salut est au prix de cette résistance farouche et que l’échelle de Jacob est bien réelle. Il ne développe donc pas de haine envers le trader fou mais il le prend en pitié. Son homologue européen lui a déjà basculé et n’a plus les tripes pour résister crânement, en ce domaine comme en tant d’autres; il a perdu l’espérance, la culture et les ressources communautaires (ouh! le vilain mot diraient Nicolas ou Arnaud). Il veut l’harmonie de mama gaïa et des têtes au bout des piques, et en se faisant prendre tous les matins par le muezzin ce serait encore mieux.
Le paradoxe éternel et le défi pour notre temps demeurent complets: les meilleurs alliés du capitalisme libéral sont leurs plus ardents pourfendeurs chrétiens – ceux qui méprisent le monde sans chercher à le submerger, ceux qui cherchent grâce au Christ à assumer cette terrible liberté que Dieu nous a offerte. Bref, le meilleur allié de Wall Street c’est BERNANOS.
Allez expliquer ça à un pékin lambda… c’est impossible.
Prenez l’usure: elle parfaitement immorale, il n’y a aucun autre moyen de la considérer. Et c’est bien en la condamnant ainsi sans aucune autre forme d’appel – qu’on a pu la légaliser et en jouir.
L’islam condamne mais attention y’a la zakkat ici, y’a le souk qui doit tourner et le bazar qui doit quand même rapporter suffisamment pour que l’on puisse mener la guerre contre les judéo-croisés et profiter du travail des sous-hommes. Donc, y’a des tolérances coraniques.
Un tel système de “tolérances” est le meilleur moyen de supprimer l’usure pour tous et de n’en faire profiter que l’oligarchie qui règne en maîtresse sur ce totalitarisme qui ne dit pas son nom.
Paradoxalement, le bon Chrétien qui n’a que mépris pour celui qui profite de la pauvreté d’autrui et condamne moralement le système en bloc, est bien plus enclin par la force de sa foi à le légaliser. Son extrême intolérance lui apporte une authentique liberté.
C’est admirable. Comme un témoin de Jéhova que vous auriez malencontreusement invité à diner, Aquinus est capable de vous expliquer que la salade n’a pas le même goût quand vous croyez en Jésus Christ. Et de se lancer avec la plus parfaite impolitesse, dans un plaidoyer sur l’acuité du palais qui a la foi. Il n’en finit jamais de vendre sa camelote.
Non non, je ne fais que coller au sujet du jour qui m’inspire: sans foi chrétienne, pas de libéralisme. Je ne vois pas ce que cela a d’impoli; lorsque vous invitez un type à dîner vous lui distribuez un papelard à l’entrée avec une liste des sujets dont il ne saurait parler?
Pas pu vous répondre l’autre jour sur la figure du trader athée et drogué: figure de style bien évidemment, mais qui inspire parce qu’elle a peut-être quelques accointances avec la réalité.
@VV
Petit desaccord avec vous, cher VV.pour une fois. Notre ami aquinus me semble bien moins hors sujet que d’autres plus hauts, sur ce coup-là. C’est une piste intéressante, qu’il explore.
Vous devriez copiez/coller vos interventions, vous économiserez du temps. Parce quel que soit le sujet, vous venez toujours faire de la retape. Vous êtes un camelot.
Non. Un des points clés de mon post n°75 est l’extraordinaire résilience du Texan de base face à toutes les idéologies et politiquement corrects, son incroyable ténacité qui n’est pas sans rappeler celle des hidalgos d’Extrémadure du XVIe siècle qui partaient à la conquête du monde; je n’en avais jamais parlé. Après si vous voulez dire que post après post je ne cesse de faire l’apologie du christianisme: ben oui, et?
Et ben, vous avez omis de payer l’emplacement du stand : “Jésus va changer ta vie”. Vous croyez tout de même pas que c’est gratuit ?
Si ça vous saoûle que je vienne écrire 2 conneries tous les 3 jours ici, pas la peine de vous contorsioner hein VV. Faut y aller franco.
Quant à l’accusation de copié-collé, j’avoue qu’on ne me l’avait encore jamais faîte. Fallait oser.
Allons, mon vieux, vous avez même eu les honneurs d’un best of de vos comm, ici, vous pouvez donc revenir quand vous voulez.
Ah c’est gentil; et gratuitement avec ça? ;-)
je reconnais un vrai don à XP : celui de déclencher chez ses lecteurs une frénésie masturbatoire.
- On prend des risques lorsqu’on met son propre argent en jeu. Ce n’est pas le système capitaliste : si les dettes appartiennent bien aux Etats-Unis, leurs crédits sont Chinois. Quels risques des fonctionnaires du capitalisme comme Daniel Bouton ou Jérôme Kerviel courrent-ils ? Kerviel court surtout le risque d’écrire un bouquin qui se vendra à des milliers d’exemplaires. Le moindre petit voyou de banlieue qui monte son business de trafic de cigarettes ou de “shit” court cent fois plus de risques qu’un capitaliste en col blanc.
Et Serge Dassault aurait pu mettre la clef sous la porte depuis longtemps, et tous les crétins de journalistes qu’il emploie avec, sans les bonnes relations diplomatiques de l’Etat français avec l’Arabie saoudite, par exemple.
- Les bâtards capitalistes sont les premiers à se replier derrière la dialectique de l’économie réelle. Si XP veut dire que les démocrates-chrétiens boutinistes, du “Figaro”, de “Valeurs actuelles”, etc., qui s’apprêtent à trahir Sarkozy après l’avoir soutenu, sont les pires renégats qui soient, là c’est indéniable. Sûr qu’on ne peut regarder la bande des Plunkett, Oswald, Lapaque, Zemmour, Dandrieu, Hadjadj, Tillinac, etc., etc., sans se dire que la France ne peut pas accueillir toute la misère intellectuelle du monde.
“il veut l’harmonie de mama gaïa et des têtes au bout des piques, et en se faisant prendre tous les matins par le muezzin ce serait encore mieux.”
Ouh la la que de confusion cher Aquinus. Vous attribuez à l’esprit ce que j’attribue à des conditions géographiques et historiques. On trouve toujours cette vigueur chez les peuples jeunes, ceux qui disposent encore d’une frontière. Et puis entre un Texan et un New-Yorkais il y a tout un gouffre culturel (au bas mot).
Personnellement, j’ai trouvé les commentaires d’Aquinus très à-propos… Dieu soit loué, la notion de hors-sujet n’est pas une valeur absolue.
Bon, je notre : lorsqu’on se distingue au CGB, on s’attire les foudres du ramassis de cons qui compose en partie son public – désavantage très démocratique – mais cela signifie tacitement qu’on y est à sa place. Chez les réactionnaire, par contre, pas de délit de belle gueule, mais il vaut mieux ne pas être trop libre-penseur, ou un peu excentrique, s’exprimer avec quelque licence, faire preuve de faiblesse, ou être une femme, car leur tolérance possède certaines limites…
Comme quoi, la gauche et la droite ne sont pas tout-à-fait mortes. ;=)
// Quels risques des fonctionnaires du capitalisme comme Daniel Bouton ou Jérôme Kerviel courrent-ils ?//
Aucun. Pourquoi? parce que le système actuel ce sont les mauvais côtés du système libéral que l’on dénonce plus (alors même que l’on n’aurait jamais dû cesser de le faire grâce à des héraults, en particulier chrétiens) et qui a peu à peu sapé toutes les bases de la morale et dissout une culture, alors qu’en même temps par trouillardise on refuse les risques tout à fait sains qui vont avec ce système et on refuse de voir plonger ceux qui ont été mauvais – se privant par là-même des leçons de liberté qu’un tel système apporte.
En gros on ne pourrait pas faire pire, et on s’offre les bras en croix envers la première civilisation venue qui se propose de bazarder l’eau du bain et le bébé avec. Il fallait soit rester nationalistes, protectionistes, arriérés mais fiers et avec un destin encore en mains – soit faire l’extrême inverse et tous devenir de superbes Texans, gun et bible en mains. Nous avons fait le pire: le juste milieu qui combine toutes les tares et aujourd’hui l’horizon est bouché; un retour en arrière nationaliste est totalement idiot puisque le peuple est dilué et que le “front” que cela aurait constitué n’endiguerait plus rien. Et en même temps le libéralisme et en particulier celui du Texan étant diabolisés, il ne reste que la veule social-démocratie comme horizon indépassable de notre tombeau. Génial.
//Et puis entre un Texan et un New-Yorkais il y a tout un gouffre culturel (au bas mot).//
Voici bien la preuve que c’est bien plutôt culturel et donc, religieux – puisque Texans et New-Yorkais ont tous deux des frontières, identiques et récentes. On pourrait aussi vous citer des milliers de contre-exemples, du genre Israël dont le peuple n’est pas exactement “jeune”, ou encore la Chine.
Vos explications deviennent vraiment nébuleuses. En quoi la Bible empêche le plan Paulson ? Et juste pour rappel, Bush est le seul président qui se soit autant revendiqué du Texas et de la culture texane.
Et pour dire qu’on ne dénonce plus le libéralisme ou ses “mauvais côtés”, il doit pas falloir habiter dans ce pays.
Le plan Paulson n’a pas été voté comme une évidence du jour au lendemain. Il y eut un VRAI débat démocratique, une résistance réelle qui malgré toutes les pressions médiatiques, politiques, élitistes et internationales, a bien failli faire capoter l’opération et envoyer dans la rue tous les mauvais qui avaient joué avec le feu, et perdu. J’ai même lu dans un de nos organes de presse frankistanais un député réfractaire interrogé, dire: “je n’ai pas été choisi par mes électeurs pour voter ce plan-là”, c’est-à-dire une phrase totalement impensable dans nos pays de grande démocratie, où nos élus font en général au contraire exactement l’inverse de ce que veulent la majorité des gens qu’ils sont censés représenter.
J’ai supputé, mais peut-être à tort VV, que cette résilience toute texane face à un projet présenté comme impossible à ne pas voter, était peut-être de nature biblique. Qu’en pensez-vous? Je pressens comme une petite corrélation entre ceux qui ont voté non et ceux des sénateurs qui sont “le plus chrétiens”. Pas vous?
//Et pour dire qu’on ne dénonce plus le libéralisme ou ses “mauvais côtés”, il doit pas falloir habiter dans ce pays.//
On dénonce ses bons côtés! ses “mauvas côtés”, c’est d’exposer tous et le plus largement du monde, à la tentation – ce qui nécessite une résilience culturelle forte pour continuer à mener des vies décentes.
Vous l’entendez souvent dire vous, que le libéralisme est responsable des 200,000 avortements par an et du fait qu’une famille sur deux explose en moyenne? qu’un tiers des jeunes habitants de ce pays sont camés à vie? qu’une colonisation est en marche que rien n’arrêtera sauf une guerre civile? moi, jamais.
“On pourrait aussi vous citer des milliers de contre-exemples, du genre Israël dont le peuple n’est pas exactement “jeune”, ou encore la Chine.”
Le peuple hébreux est, comme tous les nomades, à la recherche éternelle d’une frontière. C’est ça qui est important, le mythe de la frontière. Ce qui fait la jeunesse des peuples. Et Israël est une entité récente, sur des bases historiques ancienne il est vrai, mais autant différent de la Judée antique que la Ve République l’est de la Gaule romaine.
Les Chinois ont aussi leurs frontières à (re)conquérir: Taïwan et le Tibet. Seuls les peuples sans ce mythe de la frontière, c’est à dire sans “tectonique ethnique”, s’affadissent et se féminisent.
Ca n’est pas faux mais enfin la tectonique des frontières n’est pas qu’ethnique – voir justement les USA. Et au sein même d’une Nation qui a encore ses frontières en ligne de mire, il faut bien trouver d’autres explications plus subtiles entre les parties saines type Texas et celles malades type bobos – easy coast.
> “Je pressens comme une petite corrélation entre ceux qui ont voté non et ceux des sénateurs qui sont “le plus chrétiens”. Pas vous?”
Bien-sûr, d’ailleurs je soupçonne Bush de pratiquer des messes sataniques. On nous avait bien averti de la malignité des signes qu’il faisait avec ses mains. Mais on refusait de le croire, aveuglé que nous étions par le diable.
Je rappelle tout de même que malgré la résistance héroïque des sénateurs de la sainte foi, le plan Paulson est passé de 700 milliards de dollars à plus de 2000. Simple détail.
Y’a-t-il eu résistance au plan Paulson oui ou non? du fait de qui? cette même résistance existe-t-elle en Europe Occidentale? Pourquoi? qui sont ces gens qui résistent là-bas et pas ici? quels sont leurs ressorts politiques, culturels, psychologiques? pourquoi n’existent-ils pas en nombre conséquent dans aucun pays d’Europe Occidentale?
Oui résistance au plan Paulson, de la part de membres du Congrès effrayés de devoir passer devant leurs électeurs en leur laissant une telle ardoise. Ce qui vise explicitement des Républicains (et peut-être même des Démocrates) ayant fait campagne contre les dérapages budgétaires et l’augmentation des impôts. Peut-on indexer le libéralisme économique au degré de religion ? Seul aquinus semble le croire. Ron Paul de toute évidence n’est pas l’homme politique américain le plus pressé de s’asperger d’eau bénite.
Pourquoi ces gens résistent-ils ? Parce qu’aux USA ce qui compte ce sont les classes moyennes. Que ce soit chez Obama comme chez McCain, ils n’ont qu’elles à la bouche. Toute leur campagne vise principalement à séduire les classes moyennes. Et les classes moyennes ont peu à attendre et beaucoup à craindre de la montée de la fiscalité. Là où en France, des démons comme Soeur Emmanuelle ou l’Abbé Pierre, ont culpabilisés les classes moyennes. Résultat tout le débat politique chez nous s’oriente vers les pauvres, les miséreux, les clochards, les cas sociaux, ect…
Je ne sais pas si Ron Paul s’asperge d’eau bénite et je m’en carre. Ce que je sais en revanche, c’est que son programme cette année dans la plupart des domaines (en particulier, l’éducation), était celui qui à mon avis s’inscrivait le mieux dans la civilisation chrétienne et donc, occidentale.
Je ne pense pas ensuite, que Soeur Emmanuelle et l’Abbé Pierre furent et sont, des démons. Leurs figures médiatiques l’étaient peut-être, ce qui n’est pas la même chose.
Il existe un grand nombre de libéraux en Angleterre, mais aucun Ron Paul, aucune résistance du même ordre que celle qui s’est exprimée – mais a été vaincue – aux USA.
Enfin cette crainte de passer devant ses électeurs en laissant une ardoise – on peut qualifier cette crainte d’honnêteté, tout simplement – n’est pas inhérente au libéralisme ni à la démocratie américaines. Elle est inhérente à la CULTURE dominante et aux valeurs dominantes qui règlent la vie commune là-bas. A NYC quand un voleur saute le portillon du métro il se trouve de braves gars pour le prendre au collet et lui expliquer qu’il vient de les voler (je l’ai vu de mes yeux); à Paris, le même voleur se fait tenir la porte par ceux-là même qu’il vole, et en plus ils le font avec le sourire.
C’est ce gouffre moral Mr VV, cette immensité qui fait toute la différence et qui me laisse à penser qu’irrémédiablement l’Amérique du Nord et l’Europe sont désormais 2 civilisations différentes; l’une étant chrétienne, et l’autre rousseauiste bientôt musulmane en grande partie.
Non ce n’est pas de l’honnêteté ; un politicien en est par nature dépourvu. C’est de la peur, de n’être pas réélu, que les électeurs lui fassent payer. C’est sain.
@ ObservateursDuDéliros(TM) :
“Le moindre petit voyou de banlieue qui monte son business de trafic de cigarettes ou de “shit” court cent fois plus de risques qu’un capitaliste en col blanc.” …
… Je voudrais surtout que l’on m’explique POURQUOI on devrait mettre les “capitalistes en col blanc” en prison. Lesquelles sont pleines d’Arabes, ce qui montre bien QUELLE est la place de QUI. Ceci étant, dans un système plus libéral, un grand chef d’entreprise, copain avec le Président des Uhèssa, peut être envoyé en prison pour dix ans, vingt ans… Ce qui tendrait à prouver que plus le système est libéral plus il est moral.
“Et Serge Dassault aurait pu mettre la clef sous la porte depuis longtemps, et tous les crétins de journalistes qu’il emploie avec, sans les bonnes relations diplomatiques de l’Etat français avec l’Arabie saoudite, par exemple.” …
… Oui, “par exemple”, seulement à l’époque où les pays arabes (mais pas l’Arabie Saoudite) achetaient des Mirage III, Dassault (Marcel) ne contrôlait que “Jours de France” (magazine aux enjeux idéologiques restreints, dirons-nous). Et aujourd’hui que Dassault (Serge) emploie de nombreux journalistes (de gauche à 95 % minimum), le Rafale ne s’exporte pas. C’est ballot, hein.
Même dans le choix de ses “exemples”, le Déliros(TM) se plante. On n’en attendait pas moins de lui.
Compagnons ilysiens, je me permets de relancer ce fil en vous signalant que l’Ecole de management de Strasbourg a inauguré en janvier dernier un diplôme universitaire (et donc, visé par l’Etat) en finance islamique.
“Pour son directeur, le Pr. Michel Kalika, une École de Management se doit d’être à l’écoute des évolutions du monde dans lequel ses étudiants vont évoluer et se doit de s’adapter rapidement. « En créant ce nouveau cursus, nous provoquons une réflexion sur le caractère culturel de nos enseignements en management. Cette nouvelle formation est tout à fait conforme à l’objectif pédagogique de l’Ecole de former des managers capables d’évoluer dans un environnement mondialisé et numérisé en respectant notamment des valeurs de Diversité et d’Ethique ».”
Ce n’est probablement que le début d’une vaste opération de subversion des enseignements universitaires en finance, acceptée avec enthousiasme par de brillants enseignants-chercheurs bien de chez nous, futurs dhimmis d’honneur. Regardez la présentation du cursus, c’est édifiant en tout point : http://www.em-strasbourg.eu/formations/autres-formations-ud-finance-islamique-2.html et http://www.em-strasbourg.eu/formations/autres-formations-ud-finance-islamique-22.html.
Cela dit, si j’avais le temps et l’argent, ça m’intéresserait d’assister à cette formation pour prendre la mesure de la situation, repérer qui suit cette formation et dans quels buts, etc. Comme l’écrivait Hank récemment, il est plus utile de comprendre comment et dans quelle mesure l’islam gagne du terrain sur nos terres et subvertit habilement notre civilisation, que de rejeter en bloc tout ce qui est estampillé halal sans chercher à aller plus loin. La survie est une question de stratégie.