Pas vraiment un rebelle de salon…. Plutôt un dragueur des seventies, entre Bob Morane et James Bond – l’ensemble fait penser aux beaux gosses dessinés à la même époque par un cartoonist de chez Playboy USA (celui qui se fait toujours piégé par une hallucinante vieille dame dévergondée qui fait le siège de son penthouse en nuisette !).
Portenawak. Il faut beaucoup de mousse pour une bière digne de ce nom. C’est pas le bon verre, mais ça pourrait aller pour une Duvel, par exemple, ou une St-Feuillen, le genre de choses étourdissantes qui écument outrageusement si on les verse sans délicatesse. Mais la bibine, même trappiste, est-elle une boisson de dandy ?
Stag a raison : le verre de bière dans la main de ce mec, c’est la mouche dans le lait ! Ça va pas du tout avec le personnage et encore moins avec la mise en scène. Quitte à faire cliché, ils auraient du oser un whisky on-ze-rocks (et là je pense à la prise de vue de “lost in translation” !).
@ Kalle : L’idée ne vous a donc pas effleuré qu’il s’agissait d’un camaïeu de bruns, d’où la bière ? Par ailleurs, je suis déçu que, compte tenu de vos origines scandinaves comme de votre légendaire caractère, vous ne vous rebelliez pas plus contre l’idée – le cliché, disons-le franchement – voulant que la bière soit une boisson “non noble”. Nos ancêtres celtes et autres germains, doivent se retourner dans leurs tumuli.
@ Stag : Ce qui est n’importe quoi, c’est bien ceci : “Il faut beaucoup de mousse pour une bière digne de ce nom.” C’est la qualité et non la quantité de la mousse qui permet (parmi d’autres critères d’évaluer la qualité d’une bière ou la qualité du tirage de celle-ci).
On a une pose publicitaire, et sur les publicités une bière aura toujours un col plus épais qu’un amateur éclairé n’en tolèrerait au service. Quant à vos “exemples”, ils sont belges, et donc aussi représentatifs de l’art de la bière que le fait de mettre de la cerise ou de la framboise dans la bière. Au point où j’en suis, j’ajoute que selon moi la bière belge est à la bière ce que le chocolat belge est est au chocolat, et ce n’est pas un compliment.
(on annule le dernier paragraphe du précédent commentaire, et on recommence)
On a affaire ici à une pose “esthétisante”, assimilable à une post publicitaire, or sur les publicités une bière aura toujours un col plus épais qu’un amateur éclairé n’en tolèrerait au service. Quant à vos “exemples”, ils sont belges, et donc aussi représentatifs de l’art de la bière que le fait de mettre de la cerise ou de la framboise dans la bière. Au point où j’en suis, j’ajoute que selon moi la bière belge est à la bière ce que le chocolat belge est est au chocolat, et ce n’est pas un compliment.
Et la Belgique, c’est tout de même un pays qui ne recule devant aucune absurdité pour promouvoir ses bibines, genre :
… et la pratique belge, non publicitaire, qui révèle un col infiniment plus modeste que dans la publicité, et nettement plus modeste que dans notre cliché en camaïeu de bruns :
@ XP et SK : Oui, éternel débat… ma position, reconnaître qu’en théorie SK peut avoir raison, mais, profondément imprégné par la modestie qui est la mienne, refuser de m’assigner un objectif aussi difficile à atteindre, et prudemment m’abstenir de porter ce genre de choses, retenant ainsi in fine l’option XP.
Les Celtes et autres Germains préféraient le vin importé, qui contrairement à l’usage ils ne coupaient pas d’eau. Les monceaux d’amphores témoignent encore de la grande soif de nos ancêtres pour ce vin méditerranéen.
“préféraient” ??? Oui, comme les archéologues du futur détermineront que nos contemporains anglais “préféraient” le thé… Sauf qu’ils adorent la bière. Et le café. Et le vin, d’ailleurs.
Et que la bière est, contrairement au thé, au café et au vin, LEUR boisson, bue ET produite par eux.
J’appuyais évidemment sur la noblesse d’un produit importé relativement coûteux, par rapport à des boissons communes.
Vous remarquerez – j’en suis certain – que ce qui est consommé et produit sur un territoire est rarement considéré comme noble par ses indigènes. Et qu’au contraire la différenciation sociale émane de la consommation de produits étrangers onéreux, qui sont associés à l’aristocratie. Et qui sont donc nobles, comparativement à ce dont fait usage le petit peuple désargenté.
On en arrive donc naturellement à la conclusion que la cervoise ne fut jamais considérée comme noble par les Celtes. De même que les Champenois considèrent nullement le Champagne comme noble et réservé aux jours de fête.
@ V.V. : Bien entendu, le Champagne ne saurait avoir la même image de produit d’exception en Champagne, qu’ailleurs (a fortiori si l’ailleurs est lointain), et plus généralement il y a du vrai dans ce que vous dites.
Cependant, l’attachement des Allemands (et en particulier des Bavarois) à leurs bières, globalement les meilleures du monde, est bien réel. Et je vous assure qu’en tant que natif d’entre Vosges et Rhin, si j’ai un peu honte de la Kronenbourg, je suis très fier de la Météor pils (version non pasteurisée, s’entend), tout comme de nombreux alcools blancs (je n’importe pas de Williamine Morand, merci bien) et je vous passe le détail des vins (je ne crois pas même les plus grands Sauternes, supérieurs à un Pinot Gris ou un Gewurztraminer S.G.N. du grand cru Rangen de Thann).
Je ne crois pas trop à une loi d’airain en la matière, et j’ajoute que peut-être, si l’on examine d’un oeil critique la tendance (bien réelle) à “ennoblir” le produit importé, on pourra y retrouver un écho de cette xénolâtrie qui nous fait tellement de mal, tant elle est plus développée chez nous que chez les autres…
Mon propos était de contester la hiérarchie vin/bière, que je trouvais et trouve encore facile, commune, et largement injustifiée – surtout en un temps où on entend parler d’homogénéisation / parkérisation du vin, et où les micro-brasseries, (potentiellement) représentatives d’un style ou au minimum d’un tour de main personnel, fleurissent.
Le problème n’est pas l’attrait pour le produit importé, ou l’attirance pour une culture étrangère. C’est la base même de l’évolution des sociétés, qui peuvent “apprendre” les unes des autres. Quand les Celtes consommaient du vin, leur aristocratie se construisait des villas, s’entichait de produits de luxe importés, participait au commerce avec la Méditerranée, ect… ils montraient leur attrait pour une culture supérieure.
Par contre, je crois que c’est l’une des premières fois dans l’histoire, qu’une civilisation supérieure comme la notre, se laisse hypnotiser par des cultures très inférieures, qui ne présentent pas le moindre intérêt.
Mieux que bière ou vin de pomme,
mieux vaut vin gaulois !
Tan tan terre et ciel
chêne feu rouge et soleil,
tan tan glaive clair
flots de sang vermeil !
Même si je n’aime pas trop le mobilier midsixties, ni le col roulé et le ton orange éteint garantis d’époque, l’image est puissante, on n’est pas loin d’une certaine idée du bonheur. Je plains bien ceux à qui elle échappe. Nonobstant son style poparty -que je n’aime pas, mais qu’on peut apprécier sans déchoir- le fauteuil et la position du corps qui va avec évoque une sorte de sagesse masculine moderne, très américaine, très plaisante. Personnellement, je me retrouve assez bien dans le concept d’”armchair marxism” inventé dans les années 80 par quelques flemmards surdiplomés du coté d’Austin (Texas). Peut-être que pour sa part, SK y retrouvera le pliant de “Crisis, what crisis?”(Tiens, ce serait un bon titre de papier ces jours-ci). Mais , plus que tout, cette image -et pas seulement pour des raison d’époque- me refait penser à Charlton Heston rentrant chez lui dans The Omega Man. Que ceux (ou celles, BTW, chapeau bas à Sidonie) qui ne l’ont pas vu me croient sur parole, ou plutôt non, qu’ils ne me croient pas et courrent l’acheter, il ne connaissent pas encore leur bonheur…
Vous me faites marrer Marc! “Crisis, what crisis?”
Ben la crise quoi! Elle est là! Elle existe! Elle va vous ronger et nous avec! A moins que n’allions tous vivre dans le Texas…Y’a plein de gonzesses sympas vous verrez!
Pas vraiment un rebelle de salon…. Plutôt un dragueur des seventies, entre Bob Morane et James Bond – l’ensemble fait penser aux beaux gosses dessinés à la même époque par un cartoonist de chez Playboy USA (celui qui se fait toujours piégé par une hallucinante vieille dame dévergondée qui fait le siège de son penthouse en nuisette !).
C’est ILYS. Bande de poseurs !
Pour les pervertis d’ILYS
http://www.youtube.com/watch?v=76uPWWSKNao
Cette bière a été servie avec beaucoup trop de mousse.
Pas mal, oui…. ^^ Si on aime les cols roulés.
Portenawak. Il faut beaucoup de mousse pour une bière digne de ce nom. C’est pas le bon verre, mais ça pourrait aller pour une Duvel, par exemple, ou une St-Feuillen, le genre de choses étourdissantes qui écument outrageusement si on les verse sans délicatesse. Mais la bibine, même trappiste, est-elle une boisson de dandy ?
Stag a raison : le verre de bière dans la main de ce mec, c’est la mouche dans le lait ! Ça va pas du tout avec le personnage et encore moins avec la mise en scène. Quitte à faire cliché, ils auraient du oser un whisky on-ze-rocks (et là je pense à la prise de vue de “lost in translation” !).
Moi, ce sont les pantoufles, qui me gênent. Parce que ce sont des pantoufles, quand-même…
Oui, des pantoufles. Et les porter sans paraître ridicule, c’est cela le style.
@ Kalle : L’idée ne vous a donc pas effleuré qu’il s’agissait d’un camaïeu de bruns, d’où la bière ? Par ailleurs, je suis déçu que, compte tenu de vos origines scandinaves comme de votre légendaire caractère, vous ne vous rebelliez pas plus contre l’idée – le cliché, disons-le franchement – voulant que la bière soit une boisson “non noble”. Nos ancêtres celtes et autres germains, doivent se retourner dans leurs tumuli.
@ Stag : Ce qui est n’importe quoi, c’est bien ceci : “Il faut beaucoup de mousse pour une bière digne de ce nom.” C’est la qualité et non la quantité de la mousse qui permet (parmi d’autres critères d’évaluer la qualité d’une bière ou la qualité du tirage de celle-ci).
On a une pose publicitaire, et sur les publicités une bière aura toujours un col plus épais qu’un amateur éclairé n’en tolèrerait au service. Quant à vos “exemples”, ils sont belges, et donc aussi représentatifs de l’art de la bière que le fait de mettre de la cerise ou de la framboise dans la bière. Au point où j’en suis, j’ajoute que selon moi la bière belge est à la bière ce que le chocolat belge est est au chocolat, et ce n’est pas un compliment.
(on annule le dernier paragraphe du précédent commentaire, et on recommence)
On a affaire ici à une pose “esthétisante”, assimilable à une post publicitaire, or sur les publicités une bière aura toujours un col plus épais qu’un amateur éclairé n’en tolèrerait au service. Quant à vos “exemples”, ils sont belges, et donc aussi représentatifs de l’art de la bière que le fait de mettre de la cerise ou de la framboise dans la bière. Au point où j’en suis, j’ajoute que selon moi la bière belge est à la bière ce que le chocolat belge est est au chocolat, et ce n’est pas un compliment.
Et la Belgique, c’est tout de même un pays qui ne recule devant aucune absurdité pour promouvoir ses bibines, genre :
http://www.bierebel.com/index.php?page=kwak
Intéressant, d’ailleurs, de comparer un cliché publicitaire belge :
http://www.st-feuillien.com/FSTFeuillienFR.html
L’expert “stag” notera l’orthographe exacte du nom de la brasserie, ça pourra lui servir ;-)
…
… et la pratique belge, non publicitaire, qui révèle un col infiniment plus modeste que dans la publicité, et nettement plus modeste que dans notre cliché en camaïeu de bruns :
http://forum.touteslesbieres.fr/viewtopic.php?pid=44054
@ XP et SK : Oui, éternel débat… ma position, reconnaître qu’en théorie SK peut avoir raison, mais, profondément imprégné par la modestie qui est la mienne, refuser de m’assigner un objectif aussi difficile à atteindre, et prudemment m’abstenir de porter ce genre de choses, retenant ainsi in fine l’option XP.
Les Celtes et autres Germains préféraient le vin importé, qui contrairement à l’usage ils ne coupaient pas d’eau. Les monceaux d’amphores témoignent encore de la grande soif de nos ancêtres pour ce vin méditerranéen.
“préféraient” ??? Oui, comme les archéologues du futur détermineront que nos contemporains anglais “préféraient” le thé… Sauf qu’ils adorent la bière. Et le café. Et le vin, d’ailleurs.
Et que la bière est, contrairement au thé, au café et au vin, LEUR boisson, bue ET produite par eux.
Comme les anciens Celtes & Germains.
J’appuyais évidemment sur la noblesse d’un produit importé relativement coûteux, par rapport à des boissons communes.
Vous remarquerez – j’en suis certain – que ce qui est consommé et produit sur un territoire est rarement considéré comme noble par ses indigènes. Et qu’au contraire la différenciation sociale émane de la consommation de produits étrangers onéreux, qui sont associés à l’aristocratie. Et qui sont donc nobles, comparativement à ce dont fait usage le petit peuple désargenté.
On en arrive donc naturellement à la conclusion que la cervoise ne fut jamais considérée comme noble par les Celtes. De même que les Champenois considèrent nullement le Champagne comme noble et réservé aux jours de fête.
@ V.V. : Bien entendu, le Champagne ne saurait avoir la même image de produit d’exception en Champagne, qu’ailleurs (a fortiori si l’ailleurs est lointain), et plus généralement il y a du vrai dans ce que vous dites.
Cependant, l’attachement des Allemands (et en particulier des Bavarois) à leurs bières, globalement les meilleures du monde, est bien réel. Et je vous assure qu’en tant que natif d’entre Vosges et Rhin, si j’ai un peu honte de la Kronenbourg, je suis très fier de la Météor pils (version non pasteurisée, s’entend), tout comme de nombreux alcools blancs (je n’importe pas de Williamine Morand, merci bien) et je vous passe le détail des vins (je ne crois pas même les plus grands Sauternes, supérieurs à un Pinot Gris ou un Gewurztraminer S.G.N. du grand cru Rangen de Thann).
Je ne crois pas trop à une loi d’airain en la matière, et j’ajoute que peut-être, si l’on examine d’un oeil critique la tendance (bien réelle) à “ennoblir” le produit importé, on pourra y retrouver un écho de cette xénolâtrie qui nous fait tellement de mal, tant elle est plus développée chez nous que chez les autres…
Mon propos était de contester la hiérarchie vin/bière, que je trouvais et trouve encore facile, commune, et largement injustifiée – surtout en un temps où on entend parler d’homogénéisation / parkérisation du vin, et où les micro-brasseries, (potentiellement) représentatives d’un style ou au minimum d’un tour de main personnel, fleurissent.
Me comprenez-vous ?
Le problème n’est pas l’attrait pour le produit importé, ou l’attirance pour une culture étrangère. C’est la base même de l’évolution des sociétés, qui peuvent “apprendre” les unes des autres. Quand les Celtes consommaient du vin, leur aristocratie se construisait des villas, s’entichait de produits de luxe importés, participait au commerce avec la Méditerranée, ect… ils montraient leur attrait pour une culture supérieure.
Par contre, je crois que c’est l’une des premières fois dans l’histoire, qu’une civilisation supérieure comme la notre, se laisse hypnotiser par des cultures très inférieures, qui ne présentent pas le moindre intérêt.
Sinon la supériorité du vin sur la bière est d’essence biblique. La bière – même consacrée – n’étant assimilée à aucun fluide christique.
Mieux que bière ou vin de pomme,
mieux vaut vin gaulois !
Tan tan terre et ciel
chêne feu rouge et soleil,
tan tan glaive clair
flots de sang vermeil !
Faudrait penser à lire un peu de Jean Mabire…
:-D
PLC
Vous avez de jolies chaussettes SK en tout cas! ;-)
Même si je n’aime pas trop le mobilier midsixties, ni le col roulé et le ton orange éteint garantis d’époque, l’image est puissante, on n’est pas loin d’une certaine idée du bonheur. Je plains bien ceux à qui elle échappe. Nonobstant son style poparty -que je n’aime pas, mais qu’on peut apprécier sans déchoir- le fauteuil et la position du corps qui va avec évoque une sorte de sagesse masculine moderne, très américaine, très plaisante. Personnellement, je me retrouve assez bien dans le concept d’”armchair marxism” inventé dans les années 80 par quelques flemmards surdiplomés du coté d’Austin (Texas). Peut-être que pour sa part, SK y retrouvera le pliant de “Crisis, what crisis?”(Tiens, ce serait un bon titre de papier ces jours-ci). Mais , plus que tout, cette image -et pas seulement pour des raison d’époque- me refait penser à Charlton Heston rentrant chez lui dans The Omega Man. Que ceux (ou celles, BTW, chapeau bas à Sidonie) qui ne l’ont pas vu me croient sur parole, ou plutôt non, qu’ils ne me croient pas et courrent l’acheter, il ne connaissent pas encore leur bonheur…
Vous me faites marrer Marc! “Crisis, what crisis?”
Ben la crise quoi! Elle est là! Elle existe! Elle va vous ronger et nous avec! A moins que n’allions tous vivre dans le Texas…Y’a plein de gonzesses sympas vous verrez!
Marc, vous avez tout compris.
Pour le mobilier, je préfère les années cinquante. Prouvé, Perriand, le style utilitaire.