I have a dream
Le 23/07/08 à 14:38 par XP
(Bon, c’est l’été, la saison des rediffusions. C’est pourquoi je vous offre à nouveau ce texte étonnant et drôle écrit par moi-même.)
J’ai fait un rêve. Un beau rêve.
Il eut d’abord des airs de cauchemar, car au début de mon sommeil paradoxal, nous étions le 4 novembre 2008 et Obama venait d’être élu président des États-Unis. Le regard dans le vide, je tapotais une table avec le journal du matin quand un type qui ressemblait à Joe Pesci a déboulé dans mon bureau en gueulant plus fort que dans Casino.
- Il faut qu’on parle, tous le deux, Joe, me dit-il
(dans mon rêve, je m’appelais Joe…Joe.W.Garret, pour être précis…Dans mes rêves, je m’appelle toujours comme ça… Dingue, ce truc..).
- Petit enc…, poursuivit le petit gros, tu es un des lawyers les mieux payés de Washington (dans mes rêves, je ne me refuse rien), alors tu vas nous trouver une p… de jurisprudence pour invalider la p… d’élection de cet enc… de ####.
Il était furieux, et je crois bien que si Sharone Stone n’avait pas été là pour le calmer en caressant son crâne chauve et frotter ses hanches sur son thorax, je m’en serais reçu une sévère en pleine tête…
Bon, je vous passe le cœur du récit, d’autant que je me suis levé un moment pour aller pisser, ce qui rend le synopsis assez confus.
Vers la fin, John McCain prêtait serment, la main droite posée sur la bible, pendant que le gros Michaël Moore était traîné par les cheveux jusqu’aux commodités pour qu’il y reçoive une correction sévère, mais juste.
La délégation Française était composée de José Bové, Noël Mamère, D. de Villepin, André Lajoignie, Pierre Bérégovoy (il est mort, je sais), Giscard d’Estaing (je sais qu’il est mort, lui aussi), et Mimy Mathy (pourquoi elle? Je n’en sais fichtre rien).
Ils n’avaient pas pu entrer, car ils avaient raté le bus navette qui allait de l’aéroport à la maison blanche, et pendant la cérémonie, ils frappaient contre la porte vitrée coulissante en agitant leurs cartes de laissez-passer, sous le regard impassible d’un vieux noir de la sécurité qui leur faisait non en agitant son doigt.
Un moment, Joe Pesci est sorti pour donner des coups de têtes dans les ventres de nos compatriotes, en leur gueulant d’aller à l’armée du salut, que c’était réservé aux gens respectables et pas aux beatniks et aux éclopés (il était plutôt réac. Joe pesci dans mon rêve), mais heureusement, un type qui ressemblait au videur de Cotton Club est intervenu pour apaiser son courroux, au moment où il commençait à traîner Bové par les moustaches et que Mimi mathy s’accrochait à son pantalon en le suppliant d’épargner le fabricant de Roquefort que le monde entier nous envie.
Après l’entrée de fonction de John (je l’appelais John… Sympa, le vieux, d’ailleurs), je donnais des conférences dans le monde entier pour expliquer comment j’avais réussi à annuler l’élection d’Obama, et je prenais un maximum de fric. C’était chouette.
J’expliquais à des parterres d’étudiants en droit en délire, avec Daniel Pipes en levée de rideau (un petit jeune qui se lançait dans le concept), comment j’avais mis en place ce que tout le monde appelait désormais la « Jurisprudence Lee Harvey Hoswald ».
Bon, ce n’était qu’un rêve, mais ça me plait bien comme notion, la « Jurisprudence Lee Harvey Oswald ».
La démocratie, c’est bien, mais il faut empêcher les dérapages, quand même.

Je me demande (oh, comme ça hein…) si certain contributeur au commentariat d’ilys z-et de votre beau blog (même si je flâne et scribe au flanc ces jtemps-ci) ne vous à point un tout petit peu inspiré cette redif’…
Redif’ qui a, de nouveau, bien fait grimper l’hilaromètre.
Il m’apparait que certains ne comprennent pas qu’ici l’orthographe mime précisément le floue du rêve. C’est un procédé formel absolument remarquable, révolutionnaire! (ceci devait être dit. Maintenant, j’avoue que ne me baladant pas dans mes lectures bloqué en mode “correcteur”, un parfum d’indifférence quant aux errances syntaxiques l’emporte sur la senteur aigrelette des blouses grises pour hussards noirs…)
“Je me demande (oh, comme ça hein…) si certain contributeur (…)”
Vous faites bien de vous demander, parce que c’est tout à fait ça:)
“Maintenant, j’avoue que ne me baladant pas dans mes lectures bloqué en mode “correcteur”, un parfum d’indifférence quant aux errances syntaxiques l’emporte sur la senteur aigrelette des blouses grises pour hussards noirs…”
Vous faites allusion à un comm. de Didier goux que j’ai effacé sans le faire exprès. Je voulais juste le modifier en forme de clin d’oeil, mais je suis aussi mauvais en informatique qu’en orthographe.
Didier, si vous voulez répéter et me pourrir à nouveau, vous êtes le bien venu!
Sacrée délire onirique.
Que voulez-vous, on ne peut pas modifier Didier Goux sans qu’il s’efface !. Tout clin d’oeil l’éradique. C’est un mirage académique.
Mais seule chose qui compte, c’est que votre jurisrpudence ait créé un précédent capital, renforcé notamment par l’arrêt Robert Kennedys (dit arrêt “de curetage préventif”) du 5 juin 1968. Notons que la loi fut même étendu au cas Luther King Vs Memphis (Tennessee) du 4 avril 1968 (une bonne année décidément). Chacun sait que l’affaire Reagan fut invalidée pour des raisons qui ne sauraient remettre en cause cette avancée majeure du droit politique.
Félicititations!
Non, non, oublions : ce n’était déjà pas très intéressant la première fois (je parle de mon commentaire), inutile de passer l’été là-dessus.
(Mais, tout de même, vous auriez pu vous relire…)