Catho-bashing
Le 16/07/08 à 13:35 par XP
Attention, ce post contient des traces de postures esthétiques vaines ! (Blueberry)
Je viens de me faire engueuler. Sur la toile. Ce n’est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière, et tout à mon plaisir aristocratique de déplaire, cela me procure en temps normal quelques satisfactions. Sur le principe, je n’ai rien à en dire, car m’étant moi-même foutu de la gueule de pas mal de gens que je n’aime pas et n‘ayant pas le moins du monde l’intention de m‘arrêter, je n‘ai donc aucune légitimité pour dénier à quiconque le droit de m‘incendier.
Si la critique me touche si peu, c’est surtout que je pense le plus sincèrement du monde de mes contempteurs que ce sont pour la plupart des nuls, des incapables, des gens dont le manque d’intelligence indique que Dieu les a puni, des crétins qui ne savent pas lire et qui à fortiori, devraient s’abstenir d’écrire, et je ne plaisante pas le moins du monde.
A l’inverse, ceux qui rient de bon cœur à mes plaisanteries sont bien souvent tout en finesse, leurs propres écrits sont emprunts de sagesses, et leurs sites, quand ils en tiennent, sont aérés, rigolos, profonds comme un film de Cousteau (jusqu’à 7000 mètres au dessous du niveau de la mer, ce n’est pas Pasolini qui pouvait en dire autant), plaisants à consulter…
Ce qui est différend, cette fois-ci, c’est que les skudes sont lancés par de blogueurs dont j’apprécie le travail tout autant que les personnalités que laissent entrevoir leurs plumes, en l’occurrence nos amis Polydamas et Le grand Charles.
Ils m’accusent de tirer à vue sur les Cathos, dites donc. Je ne m’en offusque pas le moins du monde, mais j’imagine qu’ils ne le feront pas non plus si à mon tour, je fais part de ce que leurs réactions m‘inspirent, à savoir que cette fois-ci, ils n’ont rien compris.
Je comprend mal qu’au sein de cette religion, la mienne, qui n’a pas peu contribué par l’esprit de concile à réintroduire en Europe le goût des joutes sur l’Agora, de la confrontation socratique et de ce fait, hisser notre civilisation sur le toit du monde, on soit aussi peu porté sur la critique interne.
Elle est indigne d’elle, l’Église, quand elle considère toute remise en cause de ses dogmes, de ses pratiques ou de ses serviteurs sur le strict mode de l’émotion.
Elle est indigne d’elle, quand elle entend fixer une fois pour toutes les griefs qu‘il serait convenable de lui faire . Ainsi, pour ceux qui penchent vers son côté traditionnel (au sens large du terme), la désertification des églises ne saurait être due qu’au concile Vatican II.
Elle est indigne d’elle quand elle explique seulement ses échecs et le désamour dont elle est l’objet par les circonstances et les vents contraires, et qu’elle en rejette l’essenciel de la faute sur ses adversaires.
Elle est indigne d’elle, surtout, quand elle refuse de penser les vices et les tares dont elle et ses membres pourraient être la proie.
Elle est indigne d’elle enfin quand elle nie qu’elle puisse être porteuse de vices et de tares. Or, c’est bien ce que font ses défenseurs quant ils expliquent exclusivement et sans autres formes de procès les égarements de ses ouailles par leurs natures humaines, soit par ce qui est extérieur à leurs engagements spirituels, et quand ils affirment comme s’ils parlaient d’un politburo, que ces gens seraient pires s’ils n’étaient pas dans l’Église.
Oui, la personnalité de Christine Boutin suscite un malaise profond dans l’opinion public. Oui, on a le droit, quand on est Catholique, d’expliquer cette hostilité par la sécularisation de l’occident et la propagande laïcarde… Oui, on à le droit, quand on est catholique, de tenir les défauts de Boutin pour totalement étrangers à son appartenance religieuse. Mais non, on n’a pas le droit, quand on est catholique, de tenir ces opinions pour incontestables et de balayer d’un revers de la main ceux de ses coreligionnaires qui sont convaincus du contraire, et de qualifier leurs arguments de Catho-Bashing.
Moi je revendique le droit de dire et penser de l’Église que dame Boutin a une manière tout à elle et toute Catholique de cristalliser sur elle des sentiments de rejets qui avoisinent le dégoût, et pour le dire simplement, que Satan s’est incrusté dans nos murs.
Je revendique le droit de dire cela de l’Église et surtout de ne me voir objecter que des arguments de fonds, exprimés poliment et sans procès en sorcellerie cachés dans des périphrases.
Ce désamour et ce rejet viscéral qui frappe l’Eglise, les Catholique n’ont pas d’autres devoir que de le penser, c’est à dire l’examiner sans tabous, sans négliger aucune piste et surtout sans s’absoudre par avance de toutes critiques.
Moi, je vais encore un peu à la messe, je voudrais m’y rendre avec ceux que j’aime bien et dont je pense mordicus qu’ils font défauts à mon Église…Les copains, les enfants des copains, ceux de ma famille, ma chère mère, mais je sens bien que ce petit monde n’a pas envie de franchir avec moi une porte derrière laquelle ils ne se croient pas chez eux mais chez Boutin et ses clones, soit des gens qu‘ils n‘aiment pas. Mais alors pas du tout. On ne va pas à la messe pour se faire des potes, mais les croyants forment tout de même une communauté, et comme dirait l‘autre, il y a des limites..
Une Messe doit un peu s’apparenter à une fête, et c’est bien difficile de faire la fête en se pinçant le nez.
Le Catholique que je suis pense que des gens se tiennent devant le porche pour empêcher la foule d’y entrer, et qu’il s’agit-là d’une question métaphysique de premier ordre, à laquelle il est urgent de s’atteler.


Il manque un paquet de cigarettes à la fin de votre article. Tu vois ?
Oui, oui, je devrais offirir une gitane à notre ami Charles, mais je viens de le dire, je suis une buse (en informatique)… Par contre, vous…
“Une Messe doit un peu s’apparenter à une fête, et c’est bien difficile de faire la fête en se pinçant le nez”
Tiens, Homo festivus pointe le bout de son nez. Des fêtes, il y en a suffisamment dans le monde d’aujourd’hui sans qu’il soit besoin que l’Eglise succombe à la mode du festivisme. La messe est la commémoration d’un sacrifice et la rencontre avec Dieu. Il n’est pas interdit aux chrétiens de faire la fête mais pas à l’occasion d’une messe. C’est un moment de joie intense mais pas à proprement parler une fête. Ou alors, si on tient absolument à ce mot, une fête intérieure et silencieuse. Il faut réhabiliter le silence dans un monde si bruyant.
Pas de souci pour la réponse, elle est bien normale. On débat, les blogs, c’est pour ça… :-)
Fallait bien que je réponde un jour ou l’autre, certains commentateurs m’avaient demandé ce que je pensais de vos textes, sur lesquels j’avais éprouvé les réserves que j’ai exprimées dans mon billet. Vous vous doutiez quand même bien qu’il y aurait une réaction, tout de même. En outre, jamais je n’ai douté de votre catholicisme, vous ne vous attaquez pas à la doctrine, vous vous attaquez aux personnes.
Premier point, je ne pense pas que la désertification des églises ne soient dû qu’à Vatican II, mais à un ensemble de facteurs parmi lesquels on peut compter Vatican II, mais aussi la sécularisation de la société. Effectivement, on peut aussi inclure certains curés dans le lot, mais je doute que cette raison soit la plus importante.
Deuxième point, il ne me semble pas que les griefs que vous formulez contre l’Eglise soient spécifiques à celle-ci, on les trouve dans toute organisation soucieuse de se défendre et de maintenir son unité contre vents et marées. Or, trop souvent, on a pris prétexte de la pédophilie supposée de certains prêtres à des fins politiques, pour démolir et faire démolir des réputations, cf l’affaire Di Falco. Je ne dis pas que l’option inverse, jouer l’autruche, est la meilleure, loin de moi cette idée, mais on peut ne pas suivre la curée, chose que l’Eglise elle-même a toujours condamnée.
Ce que je vous reproche n’est pas tant d’évoquer ces sujets que de les ressasser, comme si l’Eglise n’était que cela et rien que cela. Car ce n’est pas parce que c’est la face la plus médiatique qu’elle en est la plus importante. Et j’avoue que ce qui me choque le plus, c’est les termes violents que vous utilisez à l’encontre des cathos qui ont le malheur de vous déplaire, ces cathos de famille nombreuses où, pour reprendre une de vos citations, les actes pédophiles sont les plus nombreux, notamment dans votre dernier article:
Perso, venant d’une famille nombreuse, et en plus, étant l’ainé de celle-ci, cette phrase m’a heurté, et pourtant, j’en ai lu des vertes et des pas mûres sur les cathos sur le net. Je ne nie pas le phénomène, je me demande juste si il est avéré qu’il soit plus fréquent qu’ailleurs, j’ai un vrai doute sur la question, sachant que vous ne nous avez jamais habitué à lire des textes dans le style de Blueberry, selon lequel il faut de toute façon génocider la moitié de la planète..
Oui, parmi les cathos, il y a des gens degueulasses, mais non, toute l’Eglise n’est pas ainsi et ce n’est pas parce que certains sont ainsi que l’Eglise est démoniaque, ou alors, ça fait deux bons millénaires qu’elle l’est…. :-)
La doctrine catholique dit que l’Eglise elle-même est une, sainte, apostolique et romaine. Elle ne nous dit rien sur ses membres, elle nous dit justement qu’ils sont humains, donc aussi pécheurs et aussi traitres que les autres. Alors forcément, les autres n’affichant aucun idéal, le décalage entre les idéaux et les actes est donc beaucoup plus grand. Mais c’est justement parce que l’idéal est plus grand, il ne faut pas attendre des catholiques qu’ils soient meilleurs que les autres, bien au contraire.
Le désamour qui frappe l’Eglise est réel mais je ne vois pas grand-chose que l’on puisse faire sans céder aux sirènes de la démocratisation à outrance ou du nivellement par le bas.
OK. Vous m’arrêtez si je me trompe mais vous n’êtes pas en train de nous refaire la lutte des classes à l’intérieur même de l’Eglise ? Moi aussi, il y a des tradis que je ne supporte pas, pour des tonnes de raisons, et je ne vous dis rien sur ceux que j’ai pu haïr. Mais à aucun moment, je n’ai eu l’idée de jeter le bébé de l’Eglise avec l’eau du bain des cathos hypocrites.
Mais mettons que vous ayez raison. Alors, c’est quoi la solution, c’est quoi le remède ? On fait quoi ? Parce que les grenouilles de bénitier que vous démolissez, c’est elles qui tiennent les paroisses, c’est elles qui assurent la logistique qui font tourner tout ça.
Globalement, comment on pense la nouvelle situation ? Ça serait quoi l’idéal pour vous ? Ce n’est pas un piège, je n’ai aucune idée de ce que vous souhaitez que l’Eglise fasse.
PS: Si j’ai utilisé le terme de catho-bashing, c’est parce qu’il a déjà été utilisé sur la blogosphère, qu’il a le mérite d’être à peu près clair, et qu’en plus, il me semble qu’il ne soit pas tout à fait erroné.
Désolé pour mon laïus désespérément sérieux, mais je ne pense pas qu’on perde notre temps.
“C’est un moment de joie intense mais pas à proprement parler une fête. Ou alors, si on tient absolument à ce mot, une fête intérieure et silencieuse.”
Si vous voulez.
Mais pour être prosaïque, ceux qui n’y vont pas (à la messe), et qui se disent “tiens, pouquoi pas” quand un proche leur dit “si on allait à la Messe dimanche”, il faut que ça lui fasse plaisir avant, qu’il se sente bien pendant, et qu’il sorte content, sans aucun sentiment de malaise.
Parce que s’y on attend qu’ils trouvent la foi dans un pillier ou qu’ils perdent leurs parents dans un accident de voiture et frappé par le chagrin qui suit ce genre d’évènement, hein…
Sans parler des enfants ou des adolescents. Des vieilles qui regardent de travers, ça enerve, à cet âge-là… A tous les ages, mais surtout à celui-là…
@ XP : Satan s’est incrusté dans TOUTES les Eglises, c’est là que son travail est (de son point de vue) le plus important, plus encore que dans les écoles ou les sex-shops.
@ Sébastien : Les fêtes au sens de Muray ne sont pas de vraies fêtes. Par ailleurs silence et recueillement à un moment n’excluent pas joie intérieure ET extériorisée à un autre (la fin, notamment), le tout dans le contexte de la célébration de l’Eucharistie.
“Des vieilles qui regardent de travers, ça enerve” …
… c’est assez bien vu.
> “Parce que les grenouilles de bénitier que vous démolissez, c’est elles qui tiennent les paroisses, c’est elles qui assurent la logistique qui font tourner tout ça.”
Quand la mare s’assèche, il ne reste plus que la vase.
@ Cher Poly,
“Vous vous doutiez quand même bien qu’il y aurait une réaction, tout de même.”
Certes, mais j’aurais aimé qu’on sorte des reflêxes pavloviens (”amours décus”, “libertarisme”, “les chrétiens ont des défauts comme tous le monde”), alors que j’évoque tout autre chose.
“Ce que je vous reproche n’est pas tant d’évoquer ces sujets que de les ressasser, comme si l’Eglise n’était que cela et rien que cela.”
Je parle d’autres choses, quand-même, mais je finirais avec le sujet quand j’aurais l’impression d’en avoir fait le tour, comme pour tous les autres:)
“Vous m’arrêtez si je me trompe mais vous n’êtes pas en train de nous refaire la lutte des classes à l’intérieur même de l’Eglise ?”
Pas le genre de la maison! Plutot une lutte entre des gens moyennement humains et d’autres indiciblements froids.
“Alors, c’est quoi la solution, c’est quoi le remède ? On fait quoi ?”
Aucune idée, et si j’en avais une, je la garderais pour moi. Mes ambitions sont descriptives. Il y a quelque chose de presque indéfinissables et presque invisible que je RESSENS.
C’est le devoir des Catholiques de ne pas hausser les épaules quand d’autres leur disent qu’ils se sentent mal dans l’Eglise. C’est mon cas, et je n’ai aucune envie de m’étendre sur lui, mais en revanche, je vois que beaucoup d’autres ressentent très fort ce malaise, et ça,par contre, ça m’intéresse beaucoup d’en parler.
“Perso, venant d’une famille nombreuse, et en plus, étant l’ainé de celle-ci, cette phrase m’a heurté”
Alors ça, j’en suis VRAIMENT confus, mais cela dit, c’est d’une part une formule de style, et d’autre part, il faut recontextualiser: Je m’adressais à celles et ceux qui tentent de présenter leurs choix pour l’étalon de la vertu. Une sorte de retour à l’envoyeur adressé non pas aux familles nombreuses, mais à certains d’entre eux.
Il y a 150 manières de vivre sa religion. Reste qu’il est vrai que je ne partage pas votre sentiment. Les églises ont toujours été pour moi les lieux les plus apaisants, les plus réconfortants, où que ce soit sur la planète. En outre, fonder toutes vos attaques violentes, non pas sur des faits objectifs, mais sur un sentiment diffus, sur l’hypocrisie bourgeoise, sur la froideur de certaines personnes, oui, je trouve ça dommage. Globalement, je n’ai pas l’impression qu’il y ait une grosse mixité de milieux, chacun reste entre soi. Mais l’église est justement le lieu où cette mixité peut s’opérer.
Je peux comprendre que certains, jugeant qu’il s’agit avant tout d’éducation, ne se sentent pas à leur place. Mais peut-on attacher ce sentiment les termes de “satanisme” ? Vous ne trouvez pas que vous êtes trop violent ?
“En outre, fonder toutes vos attaques violentes, non pas sur des faits objectifs, mais sur un sentiment diffus, sur l’hypocrisie bourgeoise, sur la froideur de certaines personnes, oui, je trouve ça dommage. ”
Mes références et mon mode de fonctionnement sont littéraires, et je place les sentiments diffus bien au dessus des “faits objectifs” empilés les uns sur les autres, que je laisse aux sociologues. Lorsque Dostoïevsky dépeint la catastrophe qui vient et décrit le communisme comme une idéologie mortifère, c’est à ses sens artistiques qu’il fait appel, et c’est selon moi la seule façon d’appréhender les sujets vraiment importants.
Du reste, la philosohie et la pensée aussi sont affaires de jaillissement, d’intuition, autour desquelles il faut ensuite travailler.
Quant à “l’hypocrisie bourgeoise”, je ne parle pas de ça une seconde.
“Je peux comprendre que certains, jugeant qu’il s’agit avant tout d’éducation, ne se sentent pas à leur place. Mais peut-on attacher ce sentiment les termes de “satanisme” ?”
Précisement, je ne pense pas le moins du monde qu’il s’agit avant tout d’éducation, mais ma critique est beaucoup plus profonde que ça.
“Les églises ont toujours été pour moi les lieux les plus apaisants”
Moi aussi, c’est bien pour ça que le sujet me préocuppe autant.
“Vous ne trouvez pas que vous êtes trop violent ?
Non. Mais donnez-moi une seule raison de ne pas aborder avec violence ce genre de chose.
“Satan s’est incrusté dans TOUTES les Eglises, c’est là que son travail est (de son point de vue) le plus important, plus encore que dans les écoles ou les sex-shops.
Denis I”
Voilà, c’est de ça dont il s’agit, et la littérature et les intuitions, encore une fois, sont les seuls outils adaptés à l’étude d’un sujet aussi important.
“Vous ne savez peut-être pas que la conversion des honnêtes gens est incomparablement plus miraculeuse que la conversion des scélérats” Journal de L. Bloy
Le texte de XP m’inspire une seule interrogation: est ce que j’ai été une de ces cathos. qui bloque l’entrée de l’Eglise à d’autres? Le suis-je encore?
Je crois que, pour le coup, c’est la crevette qui donne la clé.
Etant donné que nous sommes tous pécheurs, nous avons tous, “cathos pratiquants” comme on dit chez La Croix, bloqué d’autres sur le parvis de l’Eglise. Nous avons tous heurté, choqué, bref, nous sommes tous un peu responsables de ce que d’autres se sentent mal dans l’Eglise.
Pour ma part, j’ai changé moult fois de paroisses à cause de cela.
Mais comme l’enseigne NSJC, “avant de déposer ton offrande au pied de l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère”…
Alors, certes, sans être masochiste (il ne faut pas hésiter à chercher la communauté paroissiale qui nous sera la mieux adaptée, même si on préfèrerait tous aller à côté de chez soi), il faut bien comprendre que le chrétien souffre pour l’Eglise mais aussi PAR l’Eglise.
@ la crevette : Belle citation, belles questions.
(sinon, au cas où vous auriez raté mon avertissement…)
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/07/12/pensee-de-vacances-a-guide-to-kultchur/#comment-43313
Denis,
Je ne rate rien, surtout les avertissements. allez, je l’avoue: la belle nordique qui sort de sa rivière, c’est moi! La nuit, je suis crevette, le jour je suis une sirène. Bon. qui a pris la photo de ma métamorphose??
Je dois avouer que j’ai déjà été croquée toute crue par un calmar, il y a déjà quelques années de cela. J’ai plein de petites crevettes maintenant, elles peuplent toutes les rivières de France et grandissent, bien à l’abri de crabes comme vous!!!
“crabe”… non mais… je suis un homard de rivière, une espèce très rare et qui n’a pas de prédateur…
@ XP:
C’est que j’ai du louper un truc, parce que je ne ressens rien de tel. Bon, ensuite, je ne prétends pas avoir un quelconque don ou une quelconque fibre littéraire. Partant, la discussion à ce sujet me semble impossible…
Sinon, je suis d’accord avec vous pour dire qu’il ne faut pas rejeter ce sentiment. Mais comprenez que si l’on n’a pas de matière, si l’on ne comprend de quoi ce sentiment est fait, à partir de quoi il se fonde, où qu’il se fonde à partir d’exemples plus ou moins caricaturaux, la grande majorité des catholiques peut difficilement faire autre chose que hausser les épaules.
C’est de l’orgueil. L’orgueil de celui qui croit savoir, qui croit faire mieux, qui s’investit plus dans la paroisse, et qui passe son temps à balancer son petit crachat. C’est extrêmement présent, et ça explique sans doute pourquoi mes parents ont déserté l’Eglise, comme le reste de la population.
Sur Ilys vous pouvez le ressentir, par ceux qui viennent nous dire à quel point ils sont saints, parce qu’ils ont beaucoup d’enfants.
“Sinon, je suis d’accord avec vous pour dire qu’il ne faut pas rejeter ce sentiment. Mais comprenez que si l’on n’a pas de matière, si l’on ne comprend de quoi ce sentiment est fait, à partir de quoi il se fonde, où qu’il se fonde à partir d’exemples plus ou moins caricaturaux, la grande majorité des catholiques peut difficilement faire autre chose que hausser les épaules.”
C’est aux catholiques d’appaorter la réponse. S’ils commençaient à se demander “pourquoi nos églises se vident? Qu’avons nous fait? Pourquoi ce divorce?” sans apporter la réponse par avance, ils trouveraient la solution.
Mais ma conviction est que plus ou moins inconsciemment, ils ne le veulent pas… Je persiste à croire que cela est l’ordre de l’invisible et du surnaturel… Il faudrait un romancier pour dépeindre cette morgue.
Mais moi, je ne m’adresse pas à eux. Je ne m’adresse pas à Boutiin, mais à Polydamas:)
VV: vous avez reçu mon mail?
@ Poly
Que vous ne sentiez rien de tel, c’est une chose.
Mais comment expliquez vous que strictement aucune refléxion ne soit mené sur le sujet dans l’église. Pourquoi personne ne se demande “les fidèles desertent l’Eglise, quid de la responsabilité éventuelle des catholiques?
Pourquoi n’y a-t-il pas de travail d’enquête sur la véritable peception de l’Eglise et des fidèles à l’exterieur?
Relisez le texte de Blueberry qu’il a mis en lien chez vous, je crois qu’il est plus propice à la réflexion ,pour les catho, que les miens.
Les cathos d’enferment dans une solution de facilité en déccrétant que les gens n’ont plus soif de croyance, à cause de l’époque.
@ yes : “le chrétien souffre pour l’Eglise mais aussi PAR l’Eglise.”
Je confirme. Je confirme.
@ XP : Ce n’est pas que de la morgue, c’est aussi, entre autres, une tétanisation de certaines personnes, qui réalisent ce qui se passent, mais qui restent incroyablement passives.
Une partie de l’explication de la situation spécifiquement mauvaise du christianisme en France, résidant dans la passivité plus grande (et donc le civisme, au sens général du terme) moins grand, des Français. Et quand on nous dit que les Français s’engagent de plus en plus dans des associations, n’oublions pas que dans la plupart des cas il s’agit de conneries locales campagnardes (mais du genre qui peut rendre conseiller municipal) ou de conneries humanitaires (mais du genre où l’appartenance c’est un chèque). Mais il n’y a pas que ça, naturellement, sinon d’autres pays n’auraient pas (à un degré moindre) le même problème.
En prime, il y a les réflexes catholiques du clergé qui ne veut toujours pas que les laïques se retroussent les manches. Et les réflexes protestants (version contemporaine, non version classique hélas) du clergé qui ne veut pas paraître guider des troupes. (les démarcations confessionnelles étant globalement respectées dans ces réflexes, d’où les noms que je leur donne, mais il y a parfois des situation inversées). Les orthodoxes sont marginaux chez nous mais n’attirent que des esthètes non militants (en plus des descendant d’expatriés). Les Evangéliques volent trop souvent trop bas (et recrutent rarement des cadres avec potentiel).
Mais je le répète, il y a encore d’autres pistes à explorer. Dont celle de quelque chose de surnaturel, comme vous dites.
Denis tu t’arranges facilement et un peu misérablement avec tes démons intérieurs, je crois que cela te convient de préférer voir le Diable dans l’Eglise plutôt qu’au Sex-Shop. Le diable est là ou Denis n’est pas en somme, ai-je bien compris ta philosophie ?
“L’Incarnation divine est une sorte d’épenthèse facilitant l’articulation relationnelle entre l’homme et Dieu. Elle est une variété de tiers inclus entre l’une et l’autre polarité.
(Par épenthèse, on entend l’insertion à l’intérieur d’un mot d’une lettre étrangère à son étymologie et en facilitant la prononciation. Ainsi, la présence du b dans «nombre».)”
Jean Biès
Si l’Eglise ne cherche pas à rendre propice cette “épenthèse”… elle ne sert plus que de caution névrotique à quelques sûrs d’eux-mêmes et sclérosés dans leur tas de viande. Je ne vise personne en particulier, qu’on se le dise, ceux qui se reconnaîtront fumeront de désarroi mortifère.
Le même Jean Biès :
“Dans le tourbillon des blasphèmes et des sacrilèges, on se plaît à penser que quelques médecins remarquables, quelques hommes de foi authentiques, quelques femmes d’exception constituent le “petit reste” qui justifie Dieu, l’aide à tenir le coup, lui remonte le moral malgré tout.
A ceci près que Dieu n’a pas besoin d’être justifié et se situe au-delà des humeurs et des états d’âme.”
Il a dit aussi :
“Le S est l’hiéroglyphe du Serpent, lequel correspond à la multiplicité.
En français, cette lettre sert précisément à marquer le pluriel.”
Bien à Vous… @)>–>—>—
@ Yann ( = “Charmant”, commentateur d’élite sur Fdesouche ) : On va essayer de vous expliquer, doucement, par étapes :
1° “Satan s’est incrusté dans TOUTES les Eglises, c’est là que son travail est (de son point de vue) le plus important” …
… C’est là un propos banal, tenu par bien des théologiens. Si l’on croit en Dieu ET au Diable (contrairement à certains “Chrétiens” aux idées “avancées”), alors on trouve logique que le Diable concentre ses efforts sur les croyants, car faire fauter un Chrétien a bien plus de valeur pour l’intéressé que faire fauter un incroyant. Et faire cela sous le signe de la Croix, au milieu des Institutions même qui sont supposées (j’ai bien dit “supposées”) combattre le Malin à sa racine spirituelle, là c’est le top.
2° “Le diable est là ou Denis n’est pas en somme” …
… Si la lecture des ## 6, 7, 14 & 22 ci-dessus (pour ne parler que de ce fil) ne vous a pas clairement montré que précisément, je suis dans les Eglises (en tout cas certaines), alors il semble difficile de vous aider davantage.
3° “ai-je bien compris ta philosophie ?” …
… Il n’y avait là nulle “philosophie”, que de simple constats de bon sens déjà faits par bien d’autres que moi. Et bien évidemmenent non, vous n’avez pas “bien compris”.
4° Suggestion : D’abord bien lire, puis bien comprendre, puis seulement alors écrire.
” Et bien évidemment non”
Je te taquine Denis, j’ai tout simplement hypocritement isolé une partie de ton commentaire pour te lazzier aimablement, inutile de me faire un laïus théologique pour si peu.
@ Yann ( = “Charmant”, commentateur d’élite sur Fdesouche ) : Hmouais.
@ Yann ( = “Charmant”, commentateur d’élite sur Fdesouche ) :
Et naturellement ça aussi c’est une taquinerie :
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/07/16/le-fn-prend-des-couleurs/#comment-43547
Hmouais.