How I Met Your Mother
Le 09/07/08 à 3:41 par Vae Victis
Après le Sex and the City lesbienne, la déclinaison de l’idée pour les hommes. How I Met Your Mother traite des relations amoureuses de Ted, qui cherche le grand amour et incidemment à se marier, et avoir deux enfants. Une série pétrie de psychanalyse, où les personnages se posent continuellement tout un tas de questions, sur leurs actes et leurs pensées, les conséquences des uns et des autres, et les conséquences des conséquences. Heureusement qu’elle est assez drôle, et que le personnage de Barney (macho et dragueur, au cœur d’artichaut) nous apporte de précieuses bouffées d’air frais.

Si elle est assez drôle au premier degré, elle l’est encore plus au second. Les scénaristes américains étant passés maître dans l’art de faire passer les pires salopes pour de braves filles. J’en tire exemple de Rose dans Titanic ou Thelma et Louise, recevables aux salopes awards.
- Ted, personnage falot, sans grande consistance pour favoriser l’identification, est appelé par Robin en pleine nuit. Elle lui propose de passer chez elle, pour tester sa nouvelle centrifugeuse. ^^ Il traverse la ville en taxi, arrive avec des fruits à centrifuger. Elle minaude, joue la sainte-nitouche. Avant de finir par lui reprocher de ne pas avoir officiellement rompu avec sa copine partie en Allemagne, ce qu’elle apprend sur son portable, pendant qu’il était aux toilettes. (sic) Alors que Robin a tout fait pour les séparer, et était au courant que sa copine allait le quitter. Sa copine le quitte d’ailleurs 10 minutes plus tard, officiellement cette fois. Robin fait la gueule à Ted, et l’oblige à s’excuser d’une chose qui ne serait jamais arrivée, si elle ne l’avait pas appelé pour goûter son “jus”.
- Ted retente sa chance avec Robin, tel un hamster qui fonce sur les grilles de sa cage encore et encore. Il récupère les clés de son appartement chez une amie, se démène pour trouver 4 musiciens avec des instruments bleus, couvrir son appartement de roses rouges, se présenter en smoking sur de la musique romantique. Tous ces efforts et cet argent pour l’inviter en week-end à Paris. Et elle de répondre, qu’elle ne peut pas répondre. Et qu’elle a prévu un camping avec un collègue, dont elle se fout. MDR.
Salope !

Humm quel est le but de la démonstration?
Au début vous lancez le thème “homosexuel” d’après Sex and the city. On peut s’attendre à un parallèle avec HIMYM, mais non pas du tout.
Alors oui cela reste une série de son temps qui banalise des comportements inacceptables, mais son humour est dévastateur et il faut savoir savourer les ptits plaisirs qui s’offrent à nous.
Bref oui sur ce coup là je vous trouve grincheux
Vous n’aviez pas compris que je suis un fan de Barney. Et que même lui passerait pour un gentleman à côté du comportement de la sainte Robin. Je trouve simplement goûteux, et in fine drôle, ce renversement, où l’on s’emploie à faire passer la pire saloperie féminine pour de la vertu.
“Cette série a des relents de pulsion de fusion, dans la lignée de Friends, en pire. Les personnages soumettent toute décision concernant leur vie privée au consentement du groupe, ou, lorsqu’ils ne le font pas, se voient réprimandés par le sort et finissent, la queue entre les jambes par se confesser littéralement autour d’un verre avec force de mamours ou de vannes. Le “dragueur en costard” est le principal élément négatif, et se voit régulièrement ridiculisé c’est à dire vilipendé pour avoir osé s’extraire du groupe et avoir exprimé des désirs ou volonté qui n’appartiennent qu’à lui (essentiellement sexuelles) mais lors des épisodes que j’ai vu, des tentatives d’extraction du groupe par les autres membres finissent également en fiasco. Ce groupe d’amis comme famille de substitution transitoire est en fait extrêmement répressif (mais traité ici avec humour et sourires carnassiers voire castrateurs), je ne peux m’empêcher d’y voir la volonté du spectateur d’être pris en charge par autrui, et pour cela renoncer à toute vie privée autonome en plus de se fondre dans un “personnage” caricatural (c’est à dire prévisible, rassurant par les autres membre) ayant une place attribué.
Cela en plus des deux décors sitcoms (le bar, l’appartement) new-yorkais de taille minimale, la présence appuyés des moyens de transports collectifs et de communication, renforce ce côté oppressant… ”
Jean-Paul Baudrillard, sitcoms memories..
@VV Certe certe … mais Robin adore les armes à feux, fume le cigare et porte des costards.
Pas d’accord, il me semble que c’est Ted le con dans l’histoire.
Aussi, et pour les raisons mentionnées par Baudrillard. Cette pulsion de fusion symbolisée à l’extrême dans l’épisode par les téléphones portables. Qu’on aimerait le voir briser dans un geste de libération.
@ V. V. : “Cette pulsion de fusion symbolisée à l’extrême dans l’épisode par les téléphones portables. Qu’on aimerait le voir briser dans un geste de libération.” …
… Et dire qu’on vous croyait technophile, et même technolâtre, au point de vouloir nous greffer des cartes SIM !
@ Béret vert : “il me semble que c’est Ted le con dans l’histoire”…
… Et dire qu’on croyait les péquenauds trop occupés pour regarder des conneries à la télé (à la limite un peu d’”Histoires Naturelles” au lever, vers trois / quatre heures du matin, juste le temps d’avaler une mauvaise chicorée – le café est trop cher – avant d’aller s’occuper du cheptel) …