Petite dinde
Le 05/07/08 à 21:01 par SK
Je suis une journaliste, juriste de formation. J’ai roulé ma bosse en Europe.
J’ai écrit un article sur les dangereux extrémistes de droite qui menacent la société et qui se sentent assez forts pour oser se réunir dans un bar. Un bar sombre quand même, sombre comme leur âmes imperméables aux valeurs qui sont les nôtres, les gens normaux ; ils ne poussent pas la témérité jusqu’à se réunir en terrasse, trop exposée, les lâches. Mais quand même, à l’époque où on vit, c’est incroyable.
J’ai rencontré certains d’entre eux une première fois, en éclaireuse. Toute seule au milieu de ces brutes. J’ai pris sur moi. C’était terrible. Je n’ai pas trop compris ce qu’ils m’ont raconté, ils parlaient de choses que je n’ai jamais étudié, d’auteurs à noms compliqués que je n’ai jamais lu, ni à l’école, ni plus tard à la fac. Etrange.
Tout ce que j’ai retenu, c’est qu’ils ne sont pas toujours d’accord avec la société qui est la nôtre aujourd’hui, moderne, ouverte et tolérante, et ça c’est intolérable.
J’étais super forte en histoire, et je sais que les gens d’extrême droite sont nationalistes, et ça aussi c’est grave. Le nationalisme c’est le rejet de la richesse de l’autre, et c’est la peur de la différence. Ils vivent dans le passé, ça fait peur, ils croient que la France c’est encore celle de De Gaulle, les nuls. La France s’est toujours construite dans la diversité, d’ailleurs ce sont les étrangers qui ont construit la France, c’est prouvé. Les pires ce sont les anarchistes nationalistes. Ils mettent des photos d’ Hitler dans leur blog, et ça , ça veut dire beaucoup. La seconde guerre mondiale et les nazis je connais, bonjour l’horreur.
Ils sont pour la messe en latin. Je ne vais jamais à la messe, je ne suis pas croyante, heureusement quand même à l’époque où on vit tout de même, mais je suis contre. Je préfère les catholiques modernes, je n’en connais pas personnellement, mais par exemple, Télérama c’est quand même vachement plus ouvert. Ces gens là, les intégristes, veulent imposer la messe en latin, c’est fou ! On est quand même libre de faire ce qu’on veut !
C’est vrai que je n’ai pas compris toutes les subtilités et les différences entre tous ces blogs. Je ne les ai pas vraiment lu non plus, c’est inutile, on voit bien à qui on a affaire. Au fond, tout ça c’est pareil. J’ai voulu montrer la cohérence, pour que tout le monde comprenne et surtout conforte ses idées.
Je trouve grave qu’on ne puisse pas les interdire. Il y quand même des abus sur internet. J’espère que l’état va faire quelque chose.
Je suis une petite dinde. C’est comme ça que certains copains de fac m’appelaient. Je crois que c’était à cause de ma gentillesse. C’est vrai, je suis gentille, je veux le bien du monde entier. Je ferais n’importe quoi pour le bien.

Excellentissime.
J’ai ri du début à la fin.
Et alors la catégorie du message a été subtilement choisie. Bien vu SK.
LE PIRE ETANT QUE A REALITE DEPASSE LA FICTION
Ma poulette, euh ma petite dinde, surtout prends bien soin de toi. Ne fais pas de régime, je te préférerais un peu grassouillette. c’est parce qu’ensemble on vivra le grand soir, je te le promets, le soir du réveillon de Noel, je te fourerais bien comme il faut… Et tu en glousseras d’aise!
En attendant, la dinde doit glousser que sa nullité mobilise autant d’énergie et fasse couler ici même autant d’encre. Pourquoi ne pas tout simplement ignorer sa connerie?
J’exulte ! Mais je confirme, hélas, que la réalité dépasse la fiction.
Je ne peux même plus dénombrer les dindes et dindons qui se représentent des gens comme moi, pépère “rangé des voitures” qui
n’a plus chaussé ses “Rangers” depuis longtemps, comme une brute tatouée au crâne rasé dispensatrice de sévices, dès lors que je semble un peu plus à droite qu’un Ivan Rioufol et que les rédacteurs de “Valeurs Actuelles”. Allez comprendre…
J’y vois surtout le résultat de la prédominance femmeline (femmes “libérées” et invertis) consubstantielle aux sociétés libérales avancées.
Et un indice de mort certaine desdites sociétés par l’effet dissolvant,
castrateur du libéralisme culturel (libéralisme dans son sens réel,
initial et nord-américain : de Gauche, pro-féministe, pro-”Gay”, multiculturaliste, rien à voir avec celui d’un Adam Smith, d’un Tocqueville ou d’un Hayek, entendons-nous bien).
Je recommande d’ailleurs, sur ce dernier sujet, l’ouvrage d’Alain
Laurent, “Le libéralisme américain. Histoire d’un détournement”
(Les Belles Lettres).
Quelques problèmes avec les accords, les choses que je n’ai jamais étudiéEs ou les auteurs que je n’ai jamais luS, ça me pique les yeux.
L’article est vif et fort juste, j’ai aimé.
Ce que je me dois de vous dire, écrivaillons d’ILYS, que je lis depuis très longtemps, 2003 environ, la grande époque de Lorenzo; ne vous fera certainement pas plaisir. Ni.
Mais enfin, vous ne cessez de confondre allègrement la république et la France, c’est à pleurer. Je ne relève plus le nombre incalculable de fois où vous crachez sur mon (notre) pays, sous prétexte de décadence, que je perçois de façon aussi pregnante que vous du reste. Quid de la culuture politique élémentaire de tout homme bien né?
A moins d’être un ramassi de taupes chuives (sionistes en novlangue), je ne comprends pas. Enfin si, que trop bien en fait, il suffit de se remémorer le billet sur l’origine géographique des protagonistes pour comprendre. Tous des Français approximatifs, de par là, loin, d’europe certes, mais pas franchement enraciné, pas très Franc pour tout dire.
Il vous manque deux bases, l’une charnelle, l’autre culturelle. Que peut attendre en effet un Français de sang, un vrai, enraciné et tout, d’un tel ramassi de métèques frustrés? Pas grand chose au vu de votre prose, sinon une haine sans doute compréhensible de prime abord, mais parfaitement injustifiable au fond, de ce pauvre pays.
Tout vous échappe manifestement, excepté la culture littéraire et politique de surface, histoire d’intimider les éventuels contradicteurs à niveau.
Une telle débauche d’énergie et de talent qui ne mènent nul part sont à pleurer…
Cordialement,
le vengeur pas très masqué (merci IP…)
NB: (parce que PS j’aime pas), juste ça pour Blueberry, le pornocrate de drouate:
“Des dizaines de revues colorées et au papier riche, accrochées aux pinces de kiosque ou étalées à l’éventaire, et bourrées de photos pornographiques. Du poil, du vagin, de l’étreinte homo ou hétérosexuelle en veux-tu en voilà. Des jambes écartées découvrant lèvres et clitoris. De la viande laquée ,bronzée, colorée, vendue pour que le regard impuisant s’en repaisse. Et l’ignoble jouissance feinte, yeux mi-clos, bouche ouverte, lèvres humides de ces steaks aux pamoisons photograhiées. Comment ne pas comprendre le barbare si un jour il prend ça au sérieux, dans sa simple cervelle et s’il viole tout ça sauvagement et à la chaîne ? Cris des donzelles dont la viande en papier deviendra chair à torture! L’Occident lui offre ce spectacle. C’est lui l’homo aux yeux mi-clos, fardé, le muscle gonflé au “body-building” et que l’on sodomise. (Dans certaines revues, le sodomisateur est très souvent un énorme noir…). C’est lui, la fille aux cuisses ouvertes et dont le sexe bée en appelant la pénétration, la fille à quatre pattes et qui propose son arrière train. C’est lui qui se masturbe, qui partouze, qui étale sa nudité sure le divan ou l’écartèle sur la fourure. C’est lui, l’Occident vautré dans le luxe, éclairé avec force sophistication d’une chambre ou d’un paysage et qui gémit sa soumission. Cette viande défaite et bonne à être écrasée, elle est la nôtre. Nous paierons cela.”
Jean Cau, Contre-attaques.
Ah tiens, on ne me l’avait encore jamais faite celle-là, ni en vrai ni sur la toile. Nous sommes des métèques apatrides.
Les raisons de détester ILYS s’accumulent, je trouve ça très sympa!
[...] Pour Arno en revanche, nous voilà des métèques anti-patriotes suspects de juiverie sioniste et tournées pornographes. [...]
Petite dinde… en attendant une petite d’Inde, lorsque les rédactions auront été rachetées par des empires de presse Indiens à venir !
J’ai beaucoup ri.
J’attends maintenant son report-docu sur “mon premier gang-bang chez les Nazillys (TM)”.
salut Tigrou
vraiment PTDR a+
@ Arno : Bien que votre superficialité vous rapproche plus d’un Arno Klarsfeld que d’un Arno Breker, je vais faire semblant de vous prendre au sérieux et vais donc vous répondre.
Si vous n’avez pas compris que la France, c’est terminé, on ne peut rien pour vous.
Ce qu’il y aura, on ne le sait pas. On peut rêver à une Europe-puissance impériale, on peut rêver, toujours sur le mode impérial, à un Septentrion (Russie et Amérique du Nord incluses, donc), on peut rêver à plein de choses. On doit, même. Comme d’ailleurs on peut (et doit, là aussi) rêver à des rechristianisations, des repaganisations, des repaganochristianisations, voire des fondations de nouvelles religions. De façon plus réaliste et plus proche dans le temps, on peut programmer des émigrations, des exils intérieurs, des sécessions territoriales, ou plus prosaïquement la création d’un communautarisme blanc sur la terre des Blancs.
Mais la France, c’est terminé. Et c’est quelqu’un doté de seize arrière-arrière-grand-parents français (moins une pincée de Suisses, certes) qui vous le dit.
La France indiscutable, c’est la langue et la bouffe, non ? Regardons-y de plus près.
Ce pays qui prend des poses de résistance à l’américanisation, mais qui est le pays au monde (hors USA) où McDonald’s se porte le mieux. Ce pays qui prend des poses d’identité, mais qui compte la plus forte densité combinée de chinois (nuls à 99 %), de pizzerias (merdiques à 100 %), et de kebabs (appréciation autocensurée) au monde. Ce pays qui prend des poses de qualité, mais qui produit les pires abominations pour l’interminable “apéritif” d’avant-déjeuner dominical, qui recouvre les grills de ses barbeucs de merguez et de chipolatas, qui a inventé le kir et boit toujours du rouge avec le fromage. Ce pays qui prend des poses de laïcité mais qui soit exclut largement le cochon de ses cantines scolaires au nom du vivre ensemble, soit ouvre la porte, chaque jour davantage, aux menus halal qui subventionnent l’Islam.
Ce pays qui a la pire politique linguistique concevable, consistant à:
- promouvoir la langue française auprès de la lie de l’humanité ;
- ne pas exploiter ce qui reste de son image de luxe et de haut de gamme, pour promouvoir sa langue auprès des élites mondiales ;
- opprimer tout autant qu’autrefois (avec l’hypocrisie en plus) les lanques dites régionales ;
- se vautrer dans les pires pédagogies, assurant ainsi une qualité épouvantable de la langue réellement pratiquée ;
- renoncer au latin et au grec, sources d’une langue française de qualité ;
- prétendre concurrencer l’anglais comme langue diplomatique, voire même scientifique et commerciale, au niveau planétaire ;
- être incapable de faire respecter les règles linguistiques des institutions européennes ;
- être incapable de faire respecter un minimum de respect pour le français, par les propres élites de l’Etat (c’est l’Inspecteur des Finances Trichet, dont la nomination nous aura fait gâcher tant de cartouches, qui s’exprime en anglais, ce sont nos X-Télécom à qui nous devons Wanadoo et LiveBox, etc etc).
Ce pays c’est la France, et la “République” a fort peu à voir là-dedans.
Ce pays a eu sa chance, à trois reprises.
La Royauté a gâché, sous Louis XIV, un projet qui jusque-là marchait plutôt bien, en :
- stérilisant l’aristocratie et la coupant du peuple ;
- trahissant une partie de ce peuple et la parole donnée, et révoquant l’Edit de Nantes ;
- étendant nos frontières jusqu’au Rhin, acte aux conséquences dramatiques à long terme ;
- développant la bureaucratie centralisée (mais sans pouvoir vaincre les archaïsmes et localismes fiscaux ou normatifs) ;
- renforçant le pouvoir personnel et restreignant les libertés, ravalant la France au niveau de la Perse plus qu’à celui d’Athènes.
L’Empire a eu une seconde chance, mais un petit peuple de boutiquiers a réglé la question assez rapidement.
Un dernier sursis a été offert par les circonstances à la République, Ve du nom, mais les saines conceptions ethniques du Général ne se sont jamais concrétisées (hormis dans la précipitation indécente à se désengager – à juste titre – d’Algérie) et l’Invasion n’a fait que croître et embellir. Il est vrai que pour les gens comme vous, le retrait de l’organisation intégrée de l’Otan et l’embargo sur les armes à destination d’Israël, peuvent compenser – alors qu’il ne s’agissait que de symptômes supplémentaires du déclin.
On notera au passage un point commun à ces trois échecs : la surestimation de leurs capacités personnelles comme des capacités du pays, par les dirigeants. Ce qui coincide avec la réputation des Français à l’étranger (blague belge : “Comment faire fortune ? En achetant un Français au prix qu’il vaut et en le revendant au prix auquel il s’estime.”). Ce qui coincide aussi avec le comportement fabuleux – au sens littéral du terme – de l’animal qui nous symbolise aux yeux de ces Anglo-saxons qui font l’opinion mondiale.
Voilà ce que je voulais vous dire, cher Arno à la susceptibilité française un peu disproportionnée par rapport à sa maîtrise de l’orthographe et surtout de la syntaxe. Un peu disproportionnée, aussi, par rapport à l’authenticité de son prénom/pseudonyme – car à ma connaissance un “vrai Français” se serait appelé “Arnaud”.
P.S. : J’ai eu l’honneur et le plaisir de croiser l’excellent et aimable Jean Cau, et même d’être associé au travail d’édition de l’un de ses textes, et je crois que vous ne devriez pas prendre son discours sur la virilité – quoique sain, et donc louable – trop au sérieux. Si l’on prend en compte le décalage en termes de générations et en termes de classe sociale, son discours est fondamentalement le même que celui de Montherlant. Sain et louable, je le répète. Mais l’un comme l’autre ont laissé derrière eux le même nombre de veuves ou de maîtresses éplorées, le même nombre d’orphelins légitimes ou bâtards. Vous m’avez compris, je pense.
PLC: Vos remarques sont typiques des réactionnaires. N’êtes-vous pas au courant de la réforme de l’orthographe? Les accords sont surannés , comme vos idées. Je ne vous salue pas.
Très bon article de SK, à pisser de rire.
Malheureusement, certains s’interrogent du déclin de la presse écrite ou de la presse classique tout court, ils ne comprennent pas qu’en engageant tout un tas de dindes bien dociles et de gauche absolument, ils vont finir par même percer le sol de la connerie humaine.
Cadeau !
http://culturalgangbang.blogspot.com/2008/07/peggy-corlin-est-traque-par-les-affreux.html
Julien Calabro, lui, n’est pas aussi bête que cette journaliste.
@ denis l.
Relativement au néanmoins regretté Jean Cau, vous confirmez donc
mes réticences, nées d’une exaltation insistante de la “virilité” qui m’avait longtemps intrigué, puis semblé suspecte.
Le fait qu’il ait laissé un portrait féroce de Montherlant vieillissant
dans ses “Croquis de mémoire” n’était donc qu’un leurre, ces
gens-là excellant à “charger” leurs pareils pour mieux donner le
change.
Puissent des Ilyssiens comme “Nicolas”, “Laurent” et consorts se prémunir contre de telles impasses.
@ Sss : Je ne vois pas très bien le rapport entre “Nicolas” et “Laurent”, mais bon, vous vous expliquerez avec les intéressés, surtout avec le premier…
Sur le fond, disons que vous aviez perçu, confusément, que l’éloge du lourd par Jean Cau avait quelque chose d’incongru… Oui, Cau comme Montherlant doivent être regrettés, et sans “néanmoins” – leurs oeuvres sont indispensables à toute bibliothèque d’homme bien né, et je crois que ceux qui les ont fréquentés (dans la camaraderie, s’entend) ne s’en sont pas repentis ! Pour la petite histoire, je précise qu’à ma connaissance, ils ne s’intéressaient pas aux mêmes tranches d’âge.
N’ayant pour ma part pas de caroncule, je ne me sens pas dindon. :oD
@ denis l. : le rapport que j’établis entre “Nicolas” et “Laurent”, en
tout bien tout honneur bien sur, concerne leur commune posture
relativiste en fait de moeurs érotiques, posture qui, après tout,
n’est peut-être attribuable qu’à de prépubères provocations
de leur part. Choquer des fantôches comme Dame Boutin et
consorts, pourquoi pas, épingler les Tartuffe, cela va bien à
leur teint, mais le Sacré s’est déplacé depuis longtemps sur
de nouvelles “Tables de la Loi” (Déclaration universelle des droits
de l’homme de 1948 et statut du Tribunal militaire international de
Nuremberg signé à Londres le 8 août 1945). Quitte à jouer les
esprits forts, autant ne pas tirer sur des ambulances, et les modernes Guillaume Tell pourraient viser d’autres chapeaux de
Gessler surtout quand ils se prévalent de leurs compétences
au tir (même si ce n’est pas à l’arc).
Sinon, je reconnais bien évidemment les talents littéraires de
Montherlant et Cau – quoique dans des registres différents -
et ne peux pas exclure, à plus forte raison, leurs qualités humaines
indépendamment de leurs inclinations érotiques; j’avais d’ailleurs
touvé particulièrement cafard l’article publié dans le supplément
culturel de “l’Homme Nouveau” lors du cycle Montherlant au Théâtre du Nord-Ouest en 2006, évoquant le “personnage trouble”
plutôt que la Superbe de son oeuvre.
Et puis, après tout, la même moraline exclurait – et a longtemps exclu – Pierre Gripari, Mishima, T.E Lawrence, Renée Vivien etc.
Vous me rassurez quant à la non-pédérastie (au sens étymologique, goût pour les mâles prépubères) de feu Jean Cau :
tant pis pour Gabriel Matzneff et ses “Moins de Seize ans” !
Oui, rever sur un mode imperial, tant qu’a rever le faste fait du bien.
je remarque que les boutiquiers ont la tendance de choisir l’Est pour envoyer les ennemis en congelation;-) (clavier arabe….)
Que le film Network en 1977 comprend un passage sur la mort des nations.
Que si l’on juge que c’est le genie de la perfide albion qui est derriere chaque victoire sur les uns ou les autres, que c’est le mode anglo-saxon qui preside de l’avenir du monde, forcement on n’aurait tendance a leur imputer d’autres manips. Intelligence utilisee seulement pour mettre des roustes a des moustachus en Europe , en mettre en place dans la pampa (quoi que la les francais avaient leurs conseillers, Aussares au plus haut des cieux) et exiler Napoleon sans partenaires pour la contree, evidemment net.
Mais traiter de meteques des Europeens c’est ne rien comprendre effectivement.
je retourne avec mon camarade ecossais qui parle allemand, il est completement fou, ca va nous faire la journee notre statut de meteque.
@denis l. : je ne veux pas jouer au corbeau et au renard mais j’ai trouvé votre commentaire 12 excellent.
@ le chasseur : L’allusion fabuleuse était plutôt faite à la Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf – mais je conçois qu’un chasseur songe plus spontanément à un renard, voire même à un corbeau (le chasseur se doublant souvent d’un agriculteur). Ceci étant, merci de vos compliments, surtout que le commentaire en question était fort long.
@ Sss : Vous avez évidemment raison quant au déplacement du registre du Sacré. Concernant nos deux gendelettres, quelques petites précisions, l’une plutôt “rassurante” l’autre plutôt “décevante” (selon les critères que vous laissez transparaître) :
- Montherlant tombait évidemment sous le coup de la loi, et y tomberait toujours s’il était encore parmi nous, malgré l’évolution législative de 1981 (82 ?) ; ceci étant, il n’était pas un violeur d’enfants stricto sensu, et ce pour deux raisons, la première étant qu’il ne se servait pas des préadolescents comme on se servirait d’une femme, mais s’intéressait aux virilités naissantes, dirons-nous, la seconde étant qu’il opérait dans le cadre de ce qu’on pourrait assimiler à des transactions commerciales, le plus souvent suivies ;
- j’ai évoqué une différence en termes de tranches d’âge de prédilection, entre Cau et Montherlant, mais je n’ai jamais dit que cette différence était grande…
Ces “informations” étant évidemment de deuxième main :-) mais de main(s) bien informée(s), si vous me pardonnez la métaphore baroque.
@denis l. : j’avais bien compris pour la grenouille. L’allusion au renard/corbeau c’était pour le compliment.
@ le chasseur : Mais c’est parce que je n’avais nul envie de vous voir vivre à mes dépens, que je me suis refusé à vous écouter !
@denis l. : merci pour le rappel du contexte pénal des activités
érotiques de Montherlant, activités qui ont failli lui couter très
cher à Marseille au début de l’été 1940 (cf. le “Montherlant sans masque” de feu Pierre Sipriot, Tome II, qui mentionne un éprouvant
passage au commissariat). Pierre de Boisdeffre, dans sa préface
à “Montherlant entre le Tibre et l’Oronte” (Eric Vatré, Nouvelles Editions Latines), va jusqu’à attribuer à l’idiosyncrasie érotique
de Montherlant (et surtout à leurs suites policières), le “retournement” de celui-ci, “par les services de M. Karl Epting”, officiel allemand dans le domaine culturel, en faveur ou au moins dans la neutralité, à l’égard de la Collaboration.
D’où la déception d’un Pierre Boutang, par exemple, exprimée
dans “Les Abeilles de Delphes”, envers l’auteur de “L’Equinoxe de
Septembre” (de tonalité “anti-munichoise”, en tout cas perçue comme telle lors de sa parution), devenu celui du “Solstice de Juin”
(avec le fameux passage du compissage des chenilles pendant
la débacle de mai-juin 1940).
De l’importance des moeurs privées en période de calamités
publiques…