Immondices ? Spire encore..
Le 02/06/08 à 14:48 par Il sorpasso
INTERVIEW Un homme vient d’être condamné à deux ans de prison ferme pour avoir transmis le sida en connaissance de cause. Mais pour le président d’Aides, «pénaliser n’est pas la solution».
Lundi, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné un homme de 41 ans à trois ans de prison, dont un avec sursis. Il y a huit ans, la plaignante avait été contaminée par cet homme qu’elle aimait, et avec lequel elle vivait depuis neuf mois. Lui se savait séropositif et l’avait tu. Poursuivi pour «administration volontaire d’une substance nuisible ayant entraînée une incapacité ou une infirmité permanente», il avait été traité de «salaud» par le procureur, qui avait requis la peine prononcée.
Cette affaire soulève une nouvelle fois la délicate question de la pénalisation de la transmission du virus du sida. Un débat relancé à Strasbourg en 2004, avec la condamnation a six ans ferme d’un homme qui se savait porteur du virus et qui l’avait sciemment transmis à deux jeunes femmes.
Les acteurs de la lutte contre le sida s’inquiètent d’une généralisation de ce type de procès. Explications avec Bruno Spire, président de l’association Aides.
lefigaro.fr : Vous êtes contre la pénalisation de la transmission du sida. Est-ce à dire que vous comprenez la situation des personnes qui contaminent leur conjoint sans leur dire qu’elles sont séropositives ?
Bruno Spire : Bien sûr que non. Mais attention, il faut tout d’abord rappeler que ces cas sont très rares : ils concernent moins de 1% des séropositifs. Heureusement, la majorité des personnes qui sont en couple se protègent !
Notre position, effectivement, est très claire : comme la très grande majorité des associations de lutte contre le sida, nous ne pensons pas que la pénalisation soit une solution. [ndis : une solution à quoi ? il s'agit ici de punir un crime ]
Pourquoi cette position radicale ?
Parce que nous craignons les conséquences de cette tendance : si la répression se concentre sur les séropositifs [ ndis : non , sur des séropositifs ayant contaminé sciemment une personne non consentante, c'est l'amalgame que vous faites qui constitue une stigmatisations des séropositifs ], il y a fort à parier que les gens n’iront plus se faire dépister. Les personnes psychologiquement faibles préfèreront sans doute vivre dans l’ignorance plutôt que de se savoir contaminatrices, et donc de potentiellement aller en prison [ndis l'idée de protéger d'éventuels partenaires est évidemment hors de propos ]. Et c’est là le vrai danger : ceux qui ignorent leur état sont plus dangereux pour les autres que ceux qui sont traités. [ndis non ça dépend de comment on gère sa vie sexuelle, et de savoir si on se sent responsable vis à vis d'autrui sur un sujet aux conséquences quelque peu sensibles]
Nous estimons par ailleurs que dans le cadre d’une relation sexuelle, les responsabilités sont partagées. [ ndis : oui, on a bien lu; C'est exactement le genre de phrase qui vous conduit droit en taule si vous tenez des propos jugés comme homophobes en prônant l'absence de soin pour les backroomers sans-capotes]
Si on ne punit pas ce genre d’attitude, quelle solution préconisez-vous ?
Que les choses soient bien claires : moralement, je comprends que des personnes qui se sentent trahies[ ndis, la litote immonde, on est bien au delà du vague sentiment, il me semble, pour une telle maladie] en attaquent d’autres en justice. La douleur, c’est quelque chose qui s’entend. Ce qui me choque, c’est que cela se fasse au pénal, que ce soit finalement la société qui accuse et stigmatise les séropositifs [ndis,là encore le bel amalgame, qui fera plaisir à tous les séropo, le genre d'amalgame qu'on reproche sans cesse à la société dans des campagnes de pubs culpabilisatrices]. On a l’air des méchants car l’émotion est du côté des victimes, mais attention aux raccourcis.[ ndis comme si ce n'était pas ce genre de raccourcis utilisé en permanence par cette association, le chantage victimaire la condition même de sa survie]
S’il y a un coupable avant tout, c’est le virus [ndis un procès pour le virus !]. Aujourd’hui encore, le VIH est une maladie taboue qui fait perdre son travail, qui change le regard des autres [ndis et ce n'est avec les beaux amalgames de Mr Spire que ça va évidemment changer]. Il faut que collectivement, on progresse sur ce terrain. Pour que les gens disent qu’ils sont séropositifs, il faut qu’un climat de confiance s’installe [ndis SIC]. Or pour l’instant, les gens ont toujours peur.
Oui, vous avez bien lu. Selon Mr Spire, un porteur du VIH sera plus responsable s’il n’encoure aucune peine. Il ne lui vient pas à l’esprit qu’il serait bon en priorité de ne pas risquer de contaminer une autre personne. Donc de mettre ses habitudes sexuelles au second plan devant ce risque. Non ? Ah le célèbre altruisme des séropo. Alors que le citoyen lambda est accusé de les rejeter par trouille et intolérance.
Il serait évidemment amusant de demander aux nombreuses vedettes qui ont posé pour la campagne d’AIDES ((”si j’étais séropo, est -ce que…”) dans le registre culpabilisatoire “c’est la faute au regard des autres” ce qu’elles pensent du “point de vue” de cette ordure terminale de Spire.
NB : à différencier de la récente campagne avec des politiques dont la plupart avait refusé (sauf, par exemple Voynet), mais AIDES est, là aussi, passée en force. Une habitude décidément.

Ce M. Spire doit en revanche trouver tout naturel, j’imagine, que l’on traîne devant les tribunaux toute personne coupable de “propos homophobes”…
Muray s’en serait pourléché, de celle-là !
Est-ce qu’on va en prison si on transmet une maladie sexuellement transmissible (autre que le sida) à son conjoint ? Non. Pourquoi devrait-on mettre en prison les porteurs du virus du sida irresponsables ? D’autant que la maladie ne se déclare pas tout de suite et que les trithérapies ont allongé la durée de vie des malades. Est-ce que c’est à la justice de se substituer à la responsabilité des individus ?
L’ironie de l’histoire, c’est qu’une association bien-pensante déplore la pénalisation des rapports sociaux, cette envie de pénal dénoncée par Muray. Le monde est rempli de vertus politiquement correctes devenues folles.
Si M. Spire encule aussi vite qu’il enfonce les portes ouvertes avec sa campagne publicitaire, il doit être très recherché.
Y a-t-il seulement eu UNE étude sérieuse sur la prétendue discrimination contre les séropositifs?
“Est-ce qu’on va en prison si on transmet une maladie sexuellement transmissible (autre que le sida) à son conjoint ?”
Si on le fait consciemment, et en cachant délibérément le fait à l’autre, sans aucun doute. La gravité de la maladie entre sans doute en jeu. Pour une hépatite B, je ne doute pas qu’on risque la prison. Pas de traitement particulier du Sida de ce côté-là.
Que des conneries cette campagne!
Vous trouvez Murielle ROBIN drôle vous?
Vous avez habituellement envie de suivre la naine ou d’aller au concert d’une guenon?
“ASSOCIATIF // 25-06-2007 // Bruno Spire nouveau président de AIDES
Lié à l’histoire du sida depuis plus de 20 ans, Bruno Spire succède à Christian Saout // Le nouveau président de AIDES a été élu lors du congrès de l’association qui s’est tenu à Paris les 22, 23 et 24 juin 2007. Bruno Spire, âgé de 47 ans, est médecin et chercheur en virologie et en sciences sociales. Séropositif depuis 1997, il entend remettre le sida au centre du combat de l’association à partir de trois axes : l’accès aux soins, les migrants et la prévention.
Né en 1960, Bruno Spire a participé aux premiers travaux d’isolement du VIH en 1983 à l’institut Pasteur. Médecin en 1985, docteur ès virologie en 1990, il est chargé de recherche à l’Inserm depuis cette date. Il y dirige aujourd’hui une équipe de recherche en sciences sociales sur le sida.
Parallèlement, il est volontaire à Aides depuis 1988 et administrateur depuis 2002. Il était président de Aides Rhône-Alpes Méditerranée jusqu’à son élection pour un mandat de deux ans par les 1.400 volontaires et salariés de l’association.
* * *
Dans la famille, on fait dans la lutte contre les maladies graves, il est vrai : Sida, mais aussi cancer et peste brune. Pour ceux qui se souviendraient de l’immonde Antoine Spire, commissaire politique sur France Cul :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Spire
Quant à Arnaud Spire, il est je crois “journaliste” à l’Humanité.
@ # 4 : Oui, Muriel Robin est parfois drôle – cf “L’addition”. Et lorsqu’il s’agit de dépeindre les travers féminins, elle est aussi lucide qu’un mec. Etonnant, non ?
@ Sébastien : “Est-ce que c’est à la justice de se substituer à la responsabilité des individus ?” > la frontière est ténue entre ce que vous dites et le fait qu’elle est là pour sanctionner leur irresponsabilité…
@ Gloups : ““Est-ce qu’on va en prison si on transmet une maladie sexuellement transmissible (autre que le sida) à son conjoint ?” Si on le fait consciemment, et en cachant délibérément le fait à l’autre, sans aucun doute.” > Moi je dis que c’est un coup à se faire annuler son mariage.
“Moi je dis que c’est un coup à se faire annuler son mariage.”
A condition d’être quand même séropo-friendly. Parce que si c’est pour des considérations moralisatrices, ou pire machistes et homophobes, qu’on demande l’annulation, alors celle-ci, si on l’obtient, est mal barrée en appel.