Elisabeth Badinter se refait une virginité
Le 30/05/08 à 16:36 par Il sorpasso
Oh je ne vais pas rappeler les faits que vous connaissez tous…Et bien si… L’article sur rue 89 est pour une fois intéressant. Met le doigt sur quelque chose qui me semble essentiel :
l’avocat veut faire part de sa perplexité, après avoir plaidé le mensonge comme motif d’annulation de l’union:
“Ça prend une dimension que l’affaire ne mérite pas, franchement! Les deux parties étaient d’accord pour se séparer, et ces gens sont allés devant le juge parce qu’ils n’envisageaient plus de vivre ensemble. Le magistrat ne crée pas le contentieux, ce sont les gens qui créent le contentieux, que voulez-vous faire quand tout le monde est d’accord pour faire annuler le mariage?”
Et que voulez-vous expliquer calmement, alors que tout est recouvert des cris de hyène blessée que pousse Elisabeth du fin fond de son hôtel particulier ? On se doute bien qu’on est en pleine récupération idéologique (d’une part les annulations sont peu fréquentes, et encore moins pour ce motif ) Liz qui se dit outrée, “ulcérée” pour être précis, n’aurait pas pu plus mal choisir son sujet. Non le point crucial, c’est l’insistance que cette conne a à beugler que la jeune fille a été “humiliée, publiquement humiliée” qu’elle va se faire répudier par sa famille, etc.. Or il ne lui vient pas à l’esprit que non, cette fille n’était pas du tout humiliée, en tout cas pas jusqu’à ce qu’Elisabeth et d’autres décident d’en faire une affaire nationale. Ni humiliée jusqu’alors, ni soumise, ni quoi que ce soit, juste qu’il y avait incompatibilité de convictions entre les époux, que cette jeune fille, justement, préfère, après coup, continuer à vivre une vie de célibataire libérée et que l’homme décide paisiblement de trouver une femme vierge et consentante comme il le désire. Bref que les gens se débrouillent entre eux. Ça, Badinter ne le supporte pas. Lorsqu’elle répète que la sexualité de la femme “est une affaire privée et libre en France” on pourrait lui rétorquer que justement oui, et la prier, donc, de fermer sa putain de grande gueule lorsque les gens sont consentants. Mais Elisabeth ne conçoit la vie privée uniquement lorsque celle-ci se conforme à ses combats hystériques et ringardement anticléricaux, voire plus largement misandres et très clairement totalitaires en tant qu’ils nient la liberté de pensée de de conviction. Que si la vie sexuelle est affaire privée, comme elle l’aboie à qui mieux mieux, alors la façon dont on la mène peut très bien se conformer aux valeurs que les individus lui concède. Que ces individus peuvent même décider si ça leur chante de la soumettre au dogmatisme religieux de leur choix. Mais ça non, ce n’est pas possible. Les seuls dogmes qu’Elisabeth tolère se sont les siens. Voilà sa définition de la liberté.
Non c’est vraiment du comique involontaire que d’entendre Elisabeth Badinter parler de vie privée et d’humiliation, elle qui n’a de cesse d’intervenir dans la vie privée de tous et de toutes et de la soumettre aux projecteurs médiatiques lorsqu’elle ne lui convient pas, quitte à mentir sur les faits.
Non, ce n’est pas une quelconque affaire de soumission de la femme dont il s’agit ici, mais bel et bien une affaire de liberté et de conviction, et de la façon dont des adultes s’en débrouillent, bref, de toutes ces choses qui font subitement horreur à ceux qui font profession de les défendre, lorsqu’on se passe très bien d’eux. Elisabeth et ses nombreux clones sont semblables à ces vieilles femmes aigries qui s’immiscent dans la vie de jeunes couples dans le roman balzacien, qui font murmurer aux épouses inquiètes à l’oreille de leur mari : “cette femme me fait peur, elle veut notre bonheur”. A ceci près que c’est aujourd’hui l’ensemble du système médiatique qui se donne autant de mal pour ressembler à une marâtre reliftée qui ne supporte pas que l’on se débrouille seul. Mais c’est pour notre bien, évidemment, et dans ce cas là, c’est un pieux mensonge. Un mensonge laïque, donc.
addendum : conscient du fait que cette affaire est sujette à de nombreuses interprétations, notamment à propos de l’alignement de la législation sur la charia, je préciserai juste à cet effet qu’il n’est pas étonnant qu’à partir du moment où on a tout fait pour faire des mariages-divorces des contrats juridiques semblables à des contrats commerciaux à clauses libres, avec la volonté d’en supprimer toutes les traces de tradition et de morale judéo-chrétienne, que les musulmans les utilisent selon leurs dogmes. Que cela suscite les cris d’orfraie de la part des différents protagonistes hypocritement libéraux-libertaires était aussi prévisible qu’écœurant. C’est bien parce que la législation ne s’appuie plus sur rien et qu’elle poursuit avec un zèle pointilleux cet ultime but, qu’elle est interprétable à volonté. On saura alors faire d’heureux parallèles entre cette virginale “qualité essentielle” et l’avènement prochain du mariage homo sous l’oeil des différences de traitements qu’ils suscitent.

Si la vie sexuelle est de l’ordre privé, le mariage est une institution sociale, il convient de faire la distinction, car, sinon, il n’a plus de raison d’être. C’est la raison pour laquelle on ne peut divorcer par simple acte notarié, ou tout autre acte, mais qu’il faut passer devant le juge (même si certains pays veulent le permettre, les Pays-Bas par exemple)
je ne vois pas le rapport..
-en l’occurrence il s’agit d’une annulation, pas d’un divorce
sinon :
un notaire assermenté me semble tout aussi crédible (dans tous les sens du terme) qu’un juge (peut-être même plus)
j’ai toujours trouvé que le mariage à la mairie était de l’ordre de l’administratif, donc laid, triste et artificiel
j’ai un peu de mal à vous suivre, sur ce coup-là. Cette affaire témoigne de la poussée de l’Islam dans notre pays, tout simplement, non?
Seulement, E.Badinther juge que cette femme est une victime, ce dont on a strictement rien à foutre.
moi, je ne veux pas de femmes voilées en France non pas parce que c’est une atteinte à sa liberté (ce qui est d’ailleurs plus que discutable), mais parce que ça participe de l’invasion de l’Europe.
@XP
non, je ne crois pas
en tout cas pas cette affaire
tenez, pas exemple, il y a eu des annulation de mariages entamées par la justice, pour des cas de mariages forcés
aucun n’a défrayé la chronique à ce point
pourquoi ?
on cherche à nous faire croire que le problème avec l’Islam, c’est la soumission de la femme (il n’est qu’un des nombreux problèmes) or, ici, point de soumission, bien au contraire, oserais-je, d’où le tolé visant à nous faire croire que c’est bien pire, que la justice est aux ordres, etc..ce qui est mis en accusation ici, au fond, c’est le fait qu’un homme puisse avoir un jugement de valeur (négatif bien sûr) sur les mœurs sexuels d’une femme et qu’il prenne ses décisions en fonction et que cette dernière soit d’accord avec ça, bref qu’ils se mettent d’accord avec quelque chose qui semble archaïque (et qu’il l’est, mais d’une manière plus ridicule que dangereuse, comme l’a rappelé Blueberry) et que la justice cautionne cette liberté…
Là, plus personne ne rigole. Comme aucun des deux époux ne semble avoir souffert de la requête et du dénouement, c’est la justice qui a merdé, qui cautionne la charia, etc…
C’est n’importe quoi. C’est grotesque.
Est-ce qu’on a encore le droit de crier au scandale sans être accusé de paranoïa, d’hystérie talibanophobe, etc ? Parmi les commentaires de rue89, j’en ai extrait un, tout simple, qui résume à mon sens pourquoi cette décision est très grave :
“Le mensonge ne suffit pas à faire annuler le mariage. D’après l’article, il faut un mensonge sur une “qualité essentielle”. Donc cette annulation de mariage implique que la virginité est une “qualité essentielle”. C’est là qu’est le problème.”
L’essentiel est donc dit. Cependant, il n’est pas interdit d’établir un lien entre cette réhabilitation inattendue, en 2008, dans le Nord de la France, de l’aspect “essentiel” de la virginité, et la dhimmitude généralisée en Occident, particulièrement forte en Europe et tout particulièrement en France, pays dont la région dénommée “Nord – Pas-de-Calais” est elle aussi tout particulièrement envahie. Mais c’est peut-être une coincidence.
Par ailleurs, la Justice n’est pas là pour donner un cachet officiel au consensus réel ou supposé existant entre les deux Maghrébins dont il est question. Il parait qu’ils étaient d’accord : et alors ? La polygamie est plus souvent qu’on ne le croit, approuvée par toutes les parties concernées. Doit-elle être estampillée par le Juge pour autant ?
Enfin, je vomis les Rrrrrépublicains universalistes en général et la femme Badinter en particulier. Mais ceci n’interdit pas d’avoir en commun une aversion pour une décision de Justice parfaitement indéfendable, que l’argumentaire soit partagé ou distinct.
P. S. (1) : Le divorce par consentement mutuel n’est pas fait pour les chiens.
P. S. (2) : Tout ce qui peut servir – à tort ou à raison, peu importe – à rappeler la mauvaiseté de l’islam et la dhimmitude de la Rrrrrépublique, est bon à prendre. La Badinter insiste d’ailleurs bien sur l’aspect “musulman” du contexte. Peut-être à tort, mais merci quand même vieille carne.
Le problème c’est que l’islam n’est pas une religion. C’est avant tout un ordre juridique, la France fait toujours semblant de ne pas le savoir, mais c’est pourtant la vérité. Quand cet ordre juridique-là est approuvé par un tribunal français — dans les faits, car les motifs et les raisonnements purement juridiques tout le monde s’en fout — cela envoie à tout musulman un message clair : on peut vivre conformément à la loi musulmane — je dis bien le loi et pas la foi — en France.
D’une part cela incite à s’y installer, mais c’est presque anecdotique. Le problème réel c’est que la France bascule alors dans un espace où les musulmans, n’ayant plus à composer avec un pouvoir qui empêche leur loi d’être appliquée, ont alors une obligation, à la fois légale et religieuse : éradiquer dans cet espace tout ce qui n’est pas musulman. Ou le soumettre à des impôts spéciaux pour accélérer les conversions en masse.
C’est ce qu’expliquait bien un certain Alija Izetbegovic à propos de la Bosnie dans son Manifeste islamique. Publié de mémoire à la fin des années 40 et republié dans les années 70. Ca donne une idée des délais si rapidement cette rive de la méditerranée ne redevient pas un endroit où les musulmans ne peuvent vivre selon leur loi.
Nicolas > “et les raisonnements purement juridiques tout le monde s’en fout”
Non absolument pas. J’ai pas vraiment suivi l’affaire, mais la Cour Suprême semble avoir donné raison à une secte au Texas contre les services sociaux, en se référant à un raisonnement juridique légaliste. Et c’est très bien ainsi. Je préfère de loin que l’application pointilleuse de la loi, et in fine de la Constitution puisse produire quelques scories. Que la situation inverse où règne l’insécurité juridique, où l’on change de Constitution tous les 6 mois. D’un côté on a les USA, de l’autre la France. Ok je caricature, mais il y a un bon fond de vérité. Donc non on ne se fout pas des raisonnements juridiques. C’est ce qui manque à ce pays, une rigueur dans la préservation et l’application des textes.
@ Nicolas : Par pitié ne perdez pas le sommeil pour cause de charia en Bosnie. Parce que nous tenons trop à vous, mais aussi parce que vous le perdriez pour rien.
Pour faire bon poids, j’ajoute qu’on commence à avoir quelques échos du boulot des missionnaires évangéliques au Kosovo, et ces échos sont positifs. D’abord parce que les missionnaires ont plus de droits dans le Kosovo d’aujourd’hui qu’ils n’en avaient dans le Kosovo d’hier (eh oui…). Ensuite parce que Bosniaques et Albanais sont nos frères de sang (et de sol, et de langue, d’ailleurs) et bon sang ne saurait mentir.
La question reste : qui peut décider de l’interprétation d’une “qualité essentielle” ? L’imam du coin ? Elisabeth Badinter ? Le juge franc-mac ? Pour moi, aucun des trois, fondamentalement. On s’étonne hystériquement, je répète, des dégâts causés par le relativisme alors qu’on a tout fait pour en arriver là. Les musulmans et leur obsession de la virginité prennent l’autoroute qu’on leur a tracé et qui a été désertée. Que peut faire ce pauvre juge tout vidé qu’il est de la moindre notion morale impliquant les rapports difficiles entre sexualité et mariage ? Comment pourrait-il interdire un musulman de l’interpréter à sa guise, à quoi pourrait-il se référer ? A la liberté de la femme ? Mais elle a été tout à fait libre cette femme de mentir sciemment pour l’épouser son musulman, tout comme elle aurait pu ne pas l’épouser, tout comme elle accepte, finalement, que ce mariage soit annulé.
La tradition chrétienne ne reconnait pas cette condition de la virginité pour le mariage. La “tradition laïque” a bien précisé qu’elle n’en avait rien à foutre, que chacun est libre, etc. On est en plein dedans, en pleine application, justement.
Je crois qu’on devrait trouver un moyen de marquer les beurettes pas disponibles pour cause de se sont déjà fait passer dessus. Le fer rouge est un peu violent, et je doute que Mme Badinter l’approuve. Mais afin que les bons musulmans ne soient plus trompés, je crois qu’on pourrait choisir le tampon à marquer le jambon sur la fesse gauche.
Ainsi ils ne prendront plus que les sœurs vierges et la démographie musulmane va s’écouler.
Et puis cela nous promet de grands débats sur la pureté avec les imams : si elle n’a jamais fait que se faire sodomiser, faut-il la marquer ou pas du tampon ?
Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse à proprement parler de religion: ni le christianisme ni l’Islam ne font de la virginité une condition du mariage. On est plutôt en présence du machisme puéril de peuplades méditerranéennes attardées. C’est davantage la culture musulmane que la religion qui est en cause.
Je sais, j’encule les mouches. Mais ça ne les empêche pas de se reproduire.
Avant que le mariage ne devienne une expression d’amour fugace, où l’on organise une beuverie avec ses amis, après s’être amusé avec des strip-teaseurs/teaseuses. Avant de recommencer. Il avait un sens quelque peu différent. Fondamentalement dans beaucoup de sociétés anciennes (Rome, la Grèce, ect…), le mariage c’est un viol institutionnalisé, qui prend la forme d’une enlèvement ritualisé. Autorisé par les parents en échange d’une dot.
Le mariage n’était pas une façon de dire “je t’aime”, mais un moyen de transmettre le patrimoine génétique comme le patrimoine mobilier et immobilier. C’est un moyen de se perpétuer. Si le mari tient à la virginité de sa femme, c’est qu’il veut être le premier à la pénétrer (c’est machiste), mais aussi être sûr que ses enfants seront bien de lui, et non celui du dernier coup. Car dans la nature le mâle tue les gosses de ses rivaux. Et nous ne sommes pas si différents.
les statistiques du mariage sont tellement énormes qu’elles parlent d’elles même
Le rapport de l’assemblée nationale “LES ORIENTATIONS DE LA POLITIQUE DE L’IMMIGRATION, 3ème rapport” nous fait découvrir, à travers ses chiffrages, que près du 1/3 des mariages prononcés en France chaque année (mais oui, le chiffre est tout à fait sidérant) est le fait d’un citoyen français et d’un conjoint de nationalité étrangère. Dans la majorité des cas, ce conjoint est une femme que l’époux a été chercher ailleurs que sur le territoire national. Les lieux de résidences sont détaillés pour les curieux. En d’autres termes, la virginité est un critère probablement important (à moins que cela n’aie rien à voir du tout du tout du tout diront les adeptes de l’idéologie dominante) et il n’est pas impensable d’imaginer que cela fait aussi partie des qualités requises que le français ayant des racines à l’étranger (je ne sais plus vraiment comment chacun peut être qualifié dans sa diversité)va chercher dans une épouse plus traditionnelle que celles dont il dispose sur le territoire national. La réalité rattrappe souvent les grands donneurs de pensée ces derniers temps.
Effectivement, le rapport parle de 28% de mariages mixtes. C’est beaucoup.
J’aimerais bien savoir comment se décompose ce chiffre. Les maghrébins qui vont se marier au bled ou les africains en ont sans doute la part belle (ils représentent la quasi-totalité de ceux qui se marient à l’étranger). Mais je soupçonne également un nombre indéterminé de Français qui épousent des étrangères importées d’Afrique ou d’Asie pour palier la dégradation du caractère des Françaises.
[...] faire suite à ces histoires de virginité qui n’ont finalement rien à voir avec l’apparition de la Vierge ni avec la [...]
[...] des croisés du web, des politicards micro-cravatés. J’avais bien essayé de deblayer le terrain, non sans me confronter à un certain scepticisme, en soulignant que ce fut bien le caractère [...]