We are here to help you
Le 06/05/08 à 23:13 par SK

“You smell that? Do you smell that?…Napalm, son. Nothing else in the world smells like that. I love the smell of napalm in the morning. You know, one time we had a hill bombed, for twelve hours. When it was all over I walked up. We didn’t find one of ‘em, not one stinkin’ dink body. The smell, you know, that gasoline smell, the whole hill. Smells like.. victory.”
Si au matin de la Victoire ils n’ont retrouvé aucun corps, c’est peut-être, aussi, parce que les putains de viets avaient pris la poudre d’escampette. L’odeur de la défaite… oui !
Je dis ça… je dis rien.
Il paraît que les USA sont en négociations avec le Viêt Nam pour réinstaller des bases militaires chez eux… moyennant des $$$$$ à l’appui… les communistes ne sont plus ce qu’ils étaient. ha ha ha ha ha !
En tout cas ce serait un retournement de situation.
Et moi j’ai la réplique en son, tralala !
Non, Nebo, les viets étaient ratatinés, anéantis. La victoire n’est pas que la victoire militaire.
Maintenant, à la guerre en général une victoire militaire ça aide un peu, à moins que l’on se dise que l’important cela soit de participer, ce qui est stupide dans une guerre où l’important c’est de gagner.
Saïgon en 1975 ça ressemble quand même à un beau bordel non?
Transformer les défaites en victoires ça ne change pas l’histoire.
@ sanpiero : J’interprète le propos de SK comme suit : la victoire n’est pas que la victoire militaire, d’ailleurs les Viets ont gagné politiquement. En fait, assez d’archives ont été ouvertes (y compris à Moscou) pour qu’on puisse affirmer raisonnablement que le minage des ports du Nord, interdit par ces enculés de diplomates du Département d’Etat, aurait achevé d’étouffer les Cocos.
Le Vietnam pour les Ricains, c’est comme l’Algérie pour nous : gagnable militairement, ingagnable politiquement.
Une vraie défaite, c’est l’Afghanistan pour les Soviétiques : ils avaient la logistique pour eux et personne pour les freiner diplomatiquement ou humanitairement… et ont du partir quand même.
Saïgon n’a jamais été une bataille. C’est un retrait. Leur grande bataille, les viets l’ont livrée lors de l’offensive du Têt en 68, où des régiments entier du Nord ont été littéralement pulvérisés.
Comparer les viets et les fellaghas est idiot, ces derniers n’ont jamais dépassé le stage de la guérilla, alors que les viets ont dès la guerre d’Indochine constitués des divisions régulières. Ils ont été au bout de leur conception de la guerre révolutionnaire. Pour eux la guérilla devait coïncider avec une phase de renforcement et de harcèlement de l’ennemi, devant conduire à une grande guérilla, permettant enfin la constitution d’une armée régulière oéprant en parallèle des guérillas, apte à remporter la victoire. Ce qui conduit à l’offensive du Têt (où l’armée viet se fait écharper), comme quelques années auparavant à Dien Bien Phu. Mais au final comme nous l’apprend Carl Schmitt, un Etat avec une armée régulière et une guérilla ont deux logiques différentes, la 1ère perd tant qu’elle n’écrase pas l’ennemi définitivement, la victoire de la seconde est dans le fait même de perdurer. Le Viet Cong gagne la guerre car il résiste au-delà du point de rupture américain.
Sinon les ports du Nord Vietnam ont été minés, je crois même que je dois avoir des chiffres sur la perte de trafic occasionnée. Et c’est un tort d’opposer la politique au militaire, comme l’a explicité il y a déjà quelques siècles un certain Sun Tzu. Pour les communistes vietnamiens l’opinion publique américaine constituait le front éloigné, de la même façon que les alliés chinois et soviétiques étaient les grands arrières. Ceux-ci entraient directement dans leur réflexion diplomatique et stratégique. Les américains ont encore une fois été inférieurs, par leur incapacité à protéger leur population du défaitisme et de la propagande communiste, alors que les viets ont mobilisé toute leur population dans la guerre révolutionnaire à travers l’appareil politico-administratif.
SK > “Saïgon n’a jamais été une bataille. C’est un retrait.”
Oui et non. Les américains se désengagent physiquement, mais comme les français avant eux ils jaunissent “leurs” forces en renforçant l’armée sud vietnamienne. Ils assurent toujours un soutien matériel massif, et pendant longtemps un matraquage aérien continu à partir des bases de Thaïlande principalement. Pour autant l’armée du Sud Vietnam se retrouve incapable de résister, et s’effondre définitivement quand le Congrès refuse de financer une campagne de raids aériens pour sauver Saïgon.
“Comparer les viets et les fellaghas est idiot”… Merci, V. V., mais ce n’est pas ce que j’avais fait. J’avais en revanche comparé le distinguo victoire politique / victoire militaire dans les deux cas. Et dans les deux cas, il n’y a eu victoire finale que par décision de l’ennemi, respectivement français et américain. La France n’a perdu ni dans les Aurès ni dans les ruelles de la Casbah - mais à Paris. L’Amérique n’a perdu nulle part au Vietnam - mais sur son propre sol.
Justement non c’est pas comparable. Après la bataille d’Alger, le FLN est décapité, ses forces extrêmement amoindries, c’est une véritable victoire militaire. Au Vietnam rien de tel. Comme le prouvera la prise de Saïgon, alors que le retrait américain ne concerne que les soldats américains, et non pas les moyens mis en place. L’armée sud-vietnamienne est écrasée, justement parce que les communistes ne sont pas vaincus. Si en Algérie une force tierce avait joui de notre effort de guerre, elle n’aurait eu aucun mal à se maintenir et à pacifier le pays.
Les russes en Afghanistan?
Personne n’a jamais gagné en Afghanistan!
Le plus haut sommet culmine à 7500 mètres, pour gagner il faudrait anéantir toute la population, la génocider et cela personne ne peut s’y résoudre.
Les anglais ont laissé quelques régiments là-bas aussi, vous pensez qu’à la fin du XIX siècle les britishs en avaient quelque chose à foutre du droit international?
Comme dans toutes les guerres d’anti-guérilla, au bout d’un moment c’est retour maison.
Certes VV, mais les Viets étaient exsangues également comme on l’a découvert plus tard. L’armée vietcong étaient anéantie après le têt, mais ils ont pu jouir du lobbying efficace aux EU ( engagé en phase de préparation de l’offensive) pour rendre inacceptable les bombardements massifs du Nord à l’opinion publique américaine. Les EU n’ont jamais essuyé de défaite militaire face aux viets, contrairement à une vague idée qui circule, comme ça.
Ce n’est pas le fait d’avoir subie une défaite militaire.
c’est une question de détermination, hors comme pour les accords d’Evian pour la France, la guerre a été perdue aux US.
Si l’ensemble de la population dit”continuons, aneantissons cette racaille bolcho-gnaké”, c’est gagné.
Bon, cela n’a pas été le cas, ils l’ont eu dans le cul.
Le travail de sape n’est pas à négliger.
Résultat les cocos au Vietnam.
Nous c’est pire, l’invasion continue.
@ sanpiero : Nous sommes d’accord sur ce dernier point.
Sur votre comm précédent, reconnaissez que les Britiches n’avaient que de faibles moyens humains (pas tous Britiches, d’ailleurs, loin de là), et que cela ne saurait se comparer avec une superpuissance disposant d’une frontière commune avec son territoire propre.
“c’est une question de détermination…”
Un soldat est avant tout un soldat politique.
@Denis,
Concernant les anglais: à l’époque ils sont une puissance militaire avec des moyens colossaux au regard des afghans, le problème n’est pas là.
Mon grand-père m’a toujours dit qu’il savait que l’Indo c’était cuit dès le départ par exemple, l’Algérie, il trouvait qu’ils n’étaient pas de bons combattants en comparaison des viets.
Le soldat allemand, il admirait leurs qualités professionelles.
Ceci pour répondre à UnOurs, non, le soldat n’est pas forcément un politique.
La troupe se fout au bout du compte du politique, la troupe aime être commandée correctement.
De là se forge la détermination.
Le soldat hors toute considération politique si il est commandé correctement fait ce qu’il a à faire.
L’Indochine, ce ne fut jamais que 30 000 colons dont une bonne partie de fonctionnaires coloniaux. Donc oui, en cas de révolte organisée c’était cuit. Si la guerre dura c’était si longtemps (1945-1954), c’est que certains trouvèrent leur intérêt dans le trafic de piastres. Par exemple un certain François Mitterrand qui fut ministre de l’outre-mer, et un certain René Bousquet, président de la banque d’Indochine. Ainsi que beaucoup d’autres de tous bords.
Duvall y est vraiment excellent…