Avant Soral. De mai 68 à la Torah
Le 03/05/08 à 11:52 par Vae Victis
“Il reste peu de tabou et les juifs et les israéliens sont des sujets interdits donc par provocation, cela m’intéresse. Puis c’est aussi par vengeance. Certains intellectuels juifs de gauche comme Bernard Henry Lévy, avec son livre : « l’Idéologie Française » avait réduit la France à la France Pétainiste, collabo, colonialiste, négligeant son origine révolutionnaire, affirmant que l’Etat français était un pays intrinsèquement mauvais et pourri.
Ces intellos comme BHL, Adler ont crées des outils pour affaiblir l’Etat et annihiler la fierté d’être français et aujourd’hui cela se retourne contre Israël. Parce que finalement, que revendique aujourd’hui Israël ? Nos vieilles valeurs françaises traditionnelles : Famille, Patrie. Drôle ironie de l’Histoire dont je me délecte. Ils se retrouvent en porte à faux par rapport à Israël et eux, qui se prétendaient philosophes universalistes, se retrouvent talmudistes.” – Soral
L’étincelle de la Torah
LE MONDE | 02.05.08 | 12h36 • Mis à jour le 02.05.08 | 14h14
Ils sont tous là, ou presque. En cette soirée de novembre 2003, le Théâtre Hébertot, à Paris, accueille la foule des grands jours. Dans la salle, beaucoup d’anciens soixante-huitards, qui souvent s’étaient perdus de vue depuis l’époque des manifs et des meetings. Sur scène, une poignée d’”ex”, autrefois militants ou sympathisants de la Gauche prolétarienne (GP), principale organisation maoïste dans l’après-68 : les philosophes Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy et François Regnault, le linguiste Jean-Claude Milner et le psychanalyste Jacques-Alain Miller.
Tous unis pour rendre hommage à leur camarade Benny Lévy, disparu trois semaines plus tôt à Jérusalem. Au cours des années 1970, le chef charismatique de la GP avait progressivement troqué le Petit Livre rouge pour la Torah. Jetant un regard complice aux autres orateurs, Jacques-Alain Miller présente les choses ainsi : “Benny était une sorte de missionnaire, qui adressait un rappel à l’ordre aux infidèles, à la racaille que nous sommes.”
Au fil des interventions, et tandis que claquent les nouveaux mots de passe (”Juif d’affirmation”, “horizon de la Torah”…), l’assistance plonge dans une atmosphère électrique. Certains s’étranglent en silence, comme l’écrivain Olivier Rolin. “Ils sont devenus fous”, murmure une femme installée au premier balcon. “C’est la deuxième autodissolution de la Gauche prolétarienne !”, fulmine depuis le poulailler l’islamologue Christian Jambet, qui fut l’un des rares maos français officiellement reçu à Pékin, en 1969.
Autodissolution ? Le terme résume bien l’aventure de la GP, et d’emblée il est lié à la question juive. Créé à l’automne 1968 afin de perpétuer le “miracle” de Mai, ce groupe se saborde dès 1973. A l’origine de cette décision, il y a un événement crucial : les attentats perpétrés aux Jeux olympiques de Munich contre les athlètes israéliens, le 5 septembre 1972. C’est le moment-clé : au lendemain de l’attaque, alors que Jean-Paul Sartre, leur ange gardien, justifie l’opération, les dirigeants de la GP, eux, la condamnent.
Une prise de position d’autant plus inattendue que les jeunes “gardes rouges” ont fortement contribué à populariser la cause palestinienne au sein de la gauche française, à une époque où celle-ci ne s’en souciait guère. “Nous sommes tous des fedayins !”, martèle alors le journal de la GP, La Cause du peuple. Si bien qu’à la fin de sa vie, Benny Lévy ira jusqu’à lancer : “Les Palestiniens ? C’est moi qui les ai inventés !”… Une provocation que son camarade Alain Geismar, figure emblématique de Mai 68, explicite aujourd’hui ainsi : “Dans les foyers de travailleurs, on s’était aperçu qu’à cause de leurs rivalités nationales, les immigrés avaient du mal à militer ensemble. On cherchait un point capable de les unir. C’est comme ça qu’est apparue l’affaire de la Palestine, comme une figure apte à empêcher les immigrés de se taper dessus.”
Au lendemain de Munich, tout bascule. La GP, que sa rhétorique ultraviolente et son savoir-faire militaire prédisposaient à une dérive de type Brigades rouges, s’autodétruit. “Munich est déterminant, assure l’éditeur Gérard Bobillier, un ex-mao de Besançon. C’est là que la dissolution est pensée, quand on prend conscience que notre slogan “Geismar, Arafat, même combat !” débouche sur l’assassinat des athlètes israéliens.
Après des années d’activisme, d’affrontements, parfois de prison, le collectif s’éparpille et chacun essaie de retomber sur ses pieds. “A l’époque, 68 part dans le sable, il y a beaucoup de comportements d’échecs, sans parler des suicides, témoigne le sociologue Jean-Marc Salmon. Moi, je fume du hasch, je regarde ma vie passer. Une façon différente de s’en sortir est de revenir à l’absolu spirituel.” Si quelques-uns sombrent dans la drogue, plus nombreux sont ceux qui plongent dans la métaphysique : “Notre besoin d’infini, on est allé le chercher dans d’ autres textes”, explique Gérard Bobillier, qui participe aux “cercles socratiques” fondés par Benny Lévy après la dissolution, pour tenter de penser le naufrage du politique. Réunis dans une bergerie de La Grasse (Hérault), les rescapés de la GP potassent Platon et Hobbes, mais aussi Foucault et Sartre.
Avec ce dernier, dont il devient le secrétaire personnel, Benny Lévy noue très vite une relation forte, si intense qu’elle suscitera la jalousie de Beauvoir. Pour l’ancien chef maoïste, ce dialogue débouche sur une double métamorphose. Par Sartre, Lévy devient français : en 1975, le philosophe appelle le président Giscard d’Estaing pour qu’il accorde enfin la nationalité française à son protégé, né au Caire et jusqu’alors apatride. Par Sartre, surtout, Lévy (re)devient juif : de fil en aiguille, dressant le bilan de l’espérance révolutionnaire, les deux hommes lisent non seulement les classiques de la philosophie politique, mais aussi les grands textes de la tradition biblique. Un jour d’été, alors qu’ils passent leurs vacances ensemble, Benny Lévy tombe sur un passage du Sefer Yetzirah (Livre de la formation) : “Le monde, disait ce texte, était créé avec des lettres, racontera-t-il plus tard. Sartre regardait mon visage en feu : la vérité parlait, j’en étais sûr, et je ne comprenais pas un mot.”
Voici donc Lévy à la recherche de maîtres capables de le guider jusqu’aux portes du messianisme. Conjuguant prophétisme et philosophie, la pensée d’Emmanuel Levinas lui permet d’accomplir pour de bon sa conversion. Ou plutôt son “tournement”, comme il disait, qui l’amène peu à peu à devenir “observant” : “Quand Benny s’est mis à étudier la Torah, se souvient Alain Geismar, il expliquait qu’il n’était pas religieux pour autant. Et puis, un jour, il m’a dit que s’il mangeait casher, c’était parce qu’on ne pouvait pas comprendre la Bible sans vivre comme ceux qui l’ont écrite.”
Sur les camarades qui l’ont escorté après l’effondrement de la GP, Benny Lévy exerce toujours une vive fascination. Juifs ou non, qu’importe : ils sont quelques-uns à acquérir des rudiments d’hébreu avec Shmuel Trigano, à sillonner la Kabbale aux côtés de Charles Mopsik, et même à recevoir l’enseignement de Jean Zaklad, puis d’Eliahou Abitbol, deux religieux qui donnent des cours de Talmud aux soldats perdus du maoïsme français. “Parce qu’elle a un rapport essentiel à la pratique, la pensée juive est stimulante pour des gens qui font le deuil d’un engagement total, miraculeux”, s’enthousiasme Jacques Theureau, ancien dirigeant du comité de lutte Renault, toujours intarissable dès qu’il s’agit d’évoquer tel ou tel commentaire de la Torah.
Quand Lévy décide d’entrer à la yeshiva (académie talmudique) de Strasbourg, en 1984, il se dit toujours athée. Mais onze ans plus tard, c’est un “pur sujet de l’Alliance” qui franchit le pas ultime en “montant” en Israël. Désormais, ce normalien n’a plus de mots assez durs pour railler les “pitres” universitaires, la gauche parisienne, et surtout son propre passé maoïste : “J’étais un petit peu monstrueux”, ironise-t-il. Traduction : “J’étais, à ce moment-là, un juif oublieux de moi-même, mangeant n’importe quoi dans les restaurants.”
Sur ce “chemin du Retour”, emprunté avec la même intransigeance que les sentiers d’autrefois, certains “ex” de la GP essaient tant bien que mal de suivre Benny Lévy. Une poignée va étudier avec lui à la yeshiva de Strasbourg – l’un d’entre eux y est encore aujourd’hui. Plus tard, d’autres font le voyage de Jérusalem pour lui rendre visite. Une infime minorité se pose même la question de la conversion : “Si j’étais moins feignasse, j’irais étudier dans une yeshiva, je trouve cela absolument passionnant”, soupire Jean Schiavo, ancien “établi” aux usines Perrier, aujourd’hui directeur marketing d’une filiale de Wanadoo.
Mais tout en lui conservant leur amitié, nombreux sont ceux qui refusent d’accompagner Lévy jusqu’au bout de sa nouvelle radicalité : “Quand je lis les derniers textes de Benny, j’y trouve une violence monumentale, insupportable. J’ai l’impression de me couper aux pages !” souffle Denis Clodic, un ancien de chez Renault, sans doute le plus proche ami du chef mao juste après la dissolution. “Six mois avant sa mort, confie de son côté Alain Finkielkraut, Benny me bousculait encore : “Ecoute, Alain, toi et moi nous avons 120 ans. Que transmettras-tu à tes enfants ?” Et moi qui suis si étranger à la foi, je ne répondais rien…”
D’année en année, la petite troupe se disperse : “Il y a eu de la perte”, tranche Gérard Bobillier pour évoquer celles et ceux qui se sont éloignés. Lorsqu’il parle de “Benny”, ce fidèle d’entre les fidèles a des étincelles plein les yeux. Lui aussi a pensé se convertir, avant de renoncer. Patron des éditions Verdier, il a fait de sa maison une nouvelle structure de discipline et de dévouement : “J’ai décidé que mon rôle était de protéger ceux qui étudient plutôt que d’être moi-même au coeur du dispositif.”
Editeur de Benny Lévy mais aussi de Jean-Claude Milner, Bobillier porte toujours le siècle sur ses épaules. En 1968, il s’agissait d’”allumer l’étincelle qui mettra le feu à la plaine”, selon la formule de Mao. Quarante ans plus tard, c’est l’alphabet hébraïque qui constitue l’unique brasier : “Aujourd’hui, l’étincelle est dans l’étude des lettres carrées, assure Gérard Bobillier. J’ai la certitude que si cette étincelle venait à mourir, la notion d’espoir serait barrée. Le monde n’aurait plus de raison d’être.”

Superbe billet, très éclairant. Bravo !
Si “ça se retourne contre eux”, ça veut dire qu’ils avaient torts.
S’ils avaient torts, ça veut dire qu’en tirant sur la France, ils tiraient sur Israël.
Si en tirant sur la France, ils tiraient sur Israël, cela confirme que nous sommes dans la même aire de civilisation.
Donc; tout cela me conforte dans mes sympathies Sionistes.
B.H.L. ne me rend pas plus anti-sioniste que Chirac me rend anti-Français.
“Il reste peu de tabou et les juifs et les israéliens sont des sujets interdits donc par provocation, cela m’intéresse. ”
Evidemment, tout cela est entierèment faux. C’est la défense d’Israël qui est tabou, et qui le sera de plus en plus.
C’est pour ça que Soral se fait casser la gueule de temps en temps. C’est parce qu’il ne risque rien devant les tribunaux.
Le tabou auquel se heurte JMLP avec le détail n’a RIEN A VOIR avec le nouvel antisémitisme, celui là très en vogue.
Mais Soral raisonne en sociologue. Un fait brut=un fait brut.
Maintenant, que les juifs se servent de leur ancienne autorité morale pour tirer quelques salves dans la nouvelle guerre qui leur est faite, c’est vrai, mais il n’en demeure pas loin qui sont passés du côté obscur de la force.
Ce billet reflète l’évolution de nombreux Juifs, qui ont tendance à devenir de plus en plus religieux avec l’âge (cf. Einstein, Spielberg, etc.)
Le “problème juif” tient au seul fait que ces derniers, à l’inverse de tous les peuples européens qui les ont précédés, refusent de s’intégrer à l’Europe en abandonnant leurs racines sémitiques, en particulier religieuses. D’autres peuples nomades faisant preuve d’un ethnodifférentialisme à l’intérieur de l’Europe, comme les Tziganes, font face à des problèmes similaires.
XP, pourquoi tout leur pardonner au prétexte qu’ils appartiennent à la même aire civilisationnelle, et pas à Soral ? Après tout, peut-être que Soral aussi sur ces vieux jours essayera de trouver les réponses dans la Bible.
Toute la série d’articles du Monde au sujet des enfants maoïstes de Mai 68 est passionnante, mais il est vrai qu’avec cet article, on tient le pompom.
Le livre d’entretien entre Finky et B.Lévy est très bon.
@VV
Parce ce que Soral, il va venir me narguer presqu’en bas de mon immeuble à l’invitation de Maurrassiens tous moisis, et cette réunion de trisomiques me reste en travers de la gorge. (Pas trisomique parce que maurrassien, hein, trisomiques parce que trisomiques).
Plus sérieusement, pourquoi ne pas voir que ce changement est une bonne, très bonne nouvelle. Ils comprennent qu’ils ne pourront pas survivre dans une société multi-ethnique et multi-culturelle. Pas sûr qu’on puisse en dire autant de Soral.
> “Plus sérieusement, pourquoi ne pas voir que ce changement est une bonne, très bonne nouvelle.”
On appartient à la même civilisation, mais pas au même pays. Ils étaient universalistes, maintenant talmudistes, grand bien leur face, ils ont découvert une terre, un drapeau, leurs pieds pataugent dans la boue ce qui empêchent leurs idées de divaguer, ils sont enracinés. Le mieux serait qu’ils passent leur temps à partager religieusement leurs frigos entre laitages et viandes. Mais ils ne peuvent s’en empêcher, ils continuent de l’ouvrir, de nous faire la leçon, de peser de tout leur poids morbide sur nos destinées. Fillon va à Washington, la 1ère chose qu’il fait, et bien il va faire allégeance à l’American Jewish Committee, ce qui n’est pas beaucoup mieux que la leçon que la Macédoine donne à l’Europe.
Israël à une particularité, sa diaspora très influente dans les pays hôtes, qui a tout intérêt à empêcher tout réveil des nations européennes, car cela coïnciderait mécaniquement avec une perte d’influence. Les gens commenceraient à se demander, pourquoi des gens d’un autre ethnos ont des places si imminentes dans nos sociétés.
Sans dire, que cette proximité civilisationnelle fait de nous des ennemis en puissance. Car la grande majorité des conflits se passent entre voisins : géographiques, culturels ; entre gens qui se ressemblent. La proximité maximise le risque de conflit. C’est une grande loi de l’histoire.
“Si en tirant sur la France, ils tiraient sur Israël, cela confirme que nous sommes dans la même aire de civilisation.”
Non.
Le mécanisme auto-destructeur mis en place par la psyché judéo-vagabonde (je dis auto-destructeur, de façon quasi pathologique, car il condamne aussi à terme le nationalisme israélien) n’implique en rien que nous fassions partie de la même aire de civilisation, en des termes égalitaires (ce qui n’empêche pas néanmoins des influences réciproques périphériques).
C’est en fait beaucoup plus simple. En condamnant à Nuremberg non seulement l’idée nationale en Occident mais aussi tout identitarisme ethnique vécu au sein d’un peuple racialement blanc, expressions désormais synonymes éternels de génocide potentiel, le peuple juif se condamnait également en tant que nation politique et en tant que nation ethnique. De là, les débordements de Durban faisant désormais du juif non plus un petit souffreteux balloté par l’histoire mais le “super-blanc” impérial et dominant, ennemi désormais naturel d’un allogénat mondial en voie de fédération. Sharon=Hitler, Tsahal, armée nazie etc… la rhétorique anti-identitaire destinée à empêcher la réaggréation des nations européennes qui se retourne contre la dernière nation authentiquement archétypale (terre et sang unis, consubstantiellement). Il suffit de voir avec quelle peine et quelle maladresse, le “lobby” agit depuis quelque temps pour tenter de masquer l’incohérence fondamentale qu’il y a entre l’ethno-nationalisme isréalien et la promotion de la “diversité” dans les nations-hôte.
Tout peut être compris et expliqué par ce paradigme, puisque il est devenu l’axe central d’un Occident en perdition. Par exemple, l’antisionisme d’un Soral, issu non pas d’un antisémitisme classiquement ethnique, mais, au contraire, d’une vision du monde universalo-républicaine ne peut naturellement que buter contre le national-ethnisme judéo-israélien. Bien entendu, Soral a tort, puisque la vérité des peuples qui durent a toujours été ethnique et, au risque du paradoxe, tout au moins par rapport à la doxa de l’époque, on peut dire que la marche à suivre, pour l’européen, se trouve auprès des ethno-nationalismes allemands et juifs, qui furent ennemis parce que concurrents sur le même terrain, sur le seul terrain qui compte, celui du sang et de l’espace.
En fait, le seul vrai problème avec la puissance sioniste, ce n’est pas qu’elle s’exprime comme elle le fait, c’est qu’elle empêche les autres, notamment les peuples européens, d’agir à l’identique. Ce qui est la preuve d’une profonde déficience stratégique, car ce qui était possible dans un monde dominé par le monde blanc, ne le sera plus quand nous serons numériquement et substantiellement minoritaires.
“D’autres peuples nomades faisant preuve d’un ethnodifférentialisme à l’intérieur de l’Europe, comme les Tziganes, font face à des problèmes similaires.”
Superficiellement similaires. Car les tziganes ne représentent qu’un gêne marginale, une nuisance non essentielle, comme ils n’agissent pas dans les cercles de pouvoir.
Et il est tout à fait possible de choisir la voie de la différence, d’un certain séparatisme, de façon paisible, quand on s’attache à ne pas interférer dans les affaires du corps dominant, à la façon des Amishes par exemple.
“….Fillon va à Washington, la 1ère chose qu’il fait, et bien il va faire allégeance à l’American Jewish Committee….”
Oui, à croire qu’ils n’ont rien appris de l’histoire.
Voici ici…
http://www.infowars.com/?p=1805
… le futur président américain qui va chercher sa petite monnaie auprès de ceux qui tenaient déjà Napoléon, quand il n’avait plus d’argent pour payer des souliers à ses grognards.
Obsessionnel, peut-être me dira Denis, mais que faire quand la réalité, examinée de façon neutre, est elle-même “obsessionnelle”?
Oui, c’est tellement simple. Soral est anti-sioniste, parce qu’il incarne pleinement les valeurs juives. Le serpent qui se mord la queue. Le plus drôle étant, évidemment, que le seul salut du peuple juif et d’Israël se trouve désormais dans la sujétion à un ethno-nationalisme européen pleinement restauré. Le contrôle de cet ethno-nationalisme à coup “d’occidentalisme” et d’Ayan Hirsi et consors étant promis à l’échec, puisque la chute de l’Occident européen découle directement de l’universalisme et de la cécité ethnique.
@ UnOurs:
Je ne me fais par vraiment de soucis sur les chances de survie des Juifs dans les pays non-occidentaux. Présents jusqu’en Chine et en Inde, leurs capacités d’adaptation sont, comme nous le savons, phénoménales. Il existe d’ailleurs une volonté de glissement géostratégique chez bien des Juifs influents comme Attali:
« Pendant tout l’histoire humaine – exception faite du dernier demi-siècle -, l’essentiel du peuple juif a vécu en Orient. C’est de nouveau le cas aujourd’hui, avec Israël comme point central. Mais cet État, pour survivre, ne pourra rester isolé, dérisoire enclave d’Occident dans un Orient hostile. Il devra, une fois de plus, être utile à ceux qui l’entourent, avant même de penser à lui. C’est à dire à la fois aider à l’occidentalisation de la région et accepter sa propre orientalisation…
…le peuple juif devra retrouver [...] le rôle qu’il jouait il y a dix siècles : passeur entre l’Occident, l’islam et l’Orient…
Dans le nouveau dialogue des civilisations, dans l’orientalisation en cours des hommes, dans l’occidentalisation en cours des choses, le peuple juif aura un rôle éminent à jouer dans la rencontre des diverses visions du temps, d’Orient et d’Occident, qui vont s’affronter. »
Jacques Attali – Les Juifs, le monde et l’argent.
“Je ne me fais par vraiment de soucis sur les chances de survie des Juifs dans les pays non-occidentaux. ”
Je pense que vous n’avez peut-être pas tort. Mais que faire s’ils ne deviennent pas réellement inquiets, pour eux, de la chute de l’Occident blanc? Il y a là de terribles questions en suspens, auxquelles je préférerais que personne ne soit jamais obligé de répondre.
“Il existe d’ailleurs une volonté de glissement géostratégique chez bien des Juifs influents comme Attali…”
Oui, on peut imaginer que lorsque l’Amérique coulera, ceux de la branche transnationale chercheront un autre bâtiment, laissant une nouvelle fois en arrière les “little jews” qui paieront les pots cassés, afin de recommencer un nouveau cycle.
C’est pour cela que les deux seuls blocs qui échappent peu ou prou à la sphère “occidentale”, la Russie et la Chine, doivent être encerclés et cassés de l’intérieur.
@ UnOurs :
1° Je n’ai pas le souvenir de vous avoir qualifié, VOUS, d’ “Obsessionnel(TM)”, ici ou ailleurs. Ceci dit, il y a toujours une première fois…
2° “Le mécanisme auto-destructeur mis en place par la psyché judéo-vagabonde (je dis auto-destructeur, de façon quasi pathologique, car il condamne aussi à terme le nationalisme israélien) n’implique en rien que nous fassions partie de la même aire de civilisation, en des termes égalitaires (ce qui n’empêche pas néanmoins des influences réciproques périphériques).” …
… Je crois pour ma part qu’au contraire, la dangerosité de ladite psyché réside PRECISEMENT dans le fait qu’elle s’exerce au sein d’une proximité civilisationnelle. La psyché en question a eu bien moins d’impact sur le fonctionnement des sociétés latino-américaine, indienne, afghane ou iranienne, pour prendre des pays ayant une présence juive petite mais ancienne, que sur le fonctionnement des sociétés scandinave, irlandaise ou espagnole, pour prendre des pays ayant une présence juive tout aussi réduite, soit depuis toujours, soit depuis longtemps.
Ceci étant, je ne tire pas de cette proximité, la conclusion qu’il faille cohabiter. Vous, vous dites “grande différence” et vous remplacez la chambre à gaz par le ghetto, moi, je dis “petite différence” et je prépare tout de même les billets d’avion pour Tel-Aviv.
3° Sur votre # 11 (et indirectement sur le # 8 de V.V.) : Je ne comprends pas en quoi donner une conférence devant les représentants d’un certain lobby, représentants à la fois inquiets de la politique proarabe de la France, et de l’avenir de leurs homologues résidant en France comme suite de l’immigration musulmane, constituerait un “acte d’allégeance”. Cela me semble être de banale et (en théorie) bonne politique. Cette simple interprétation a priori d’allégeance, décrédibilise toute prétention à la “neutralité”. D’ailleurs, le show de Fillon relève d’autant plus du passage de main dans le dos et dans le sens du poil, que la politique française à l’égard du monde arabo-musulman à l’extérieur, et de l’immigration musulmane à l’intérieure, ne change que cosmétiquement sous l’ère sarkozyste (ledit Sarkozy nous ayant tout de même été présenté, ici et ailleurs, comme une sorte d’agent de la CIA doublé d’un agent du Mossad, je le rappelle…)
4° Et pour en finir avec lesdites prétentions à être “neutre”, la simple mention du site “infowars” les contredit d’une façon navrante.
(sur le fond de cette non-information d’”infowars” : il y a des Rothschild au RU, un candidat crédible à la présidence US est en tournée européenne, et les premiers n’essaieraient pas de rencontrer le second ? et s’ils ont de la sympathie pour ses thèses, de le soutenir symboliquement – en mettant leurs noms prestigieux sur des cartons d’invitation à un fund-raising event réservé aux expatriés américains ? De toute manière, nul particulier, a fortiori nul particulier étranger, ne peut peser significativement sur le financement d’une campagne)
@ Sampieru : Vous prenez Attali au sérieux ? Vous êtes bien le seul…
…avec deux des trois derniers présidents de la République ;)
“avec deux des trois derniers présidents de la République é
Bin justement, non. En ce qui concerne Mitterand, en tous cas. Ce qui l’amusait, c’etétait de l’obliger à jouer au golf, alors qu’il ne sait pas jouer. Il envoyait la balle en l’air, tous le monde se marrait, et Mitterand, ça lui faisait sa journée.
Sur votre 3°, c’est la répétition qui en fait un acte d’allégeance. Toujours rendre des comptes devant des assemblées communautaires, toujours de la même origine.
Il ne faut pas s’étonner que toutes les autres communautés prennent exemple sur la communauté juive et la singe. Dieudonné ne fait rien d’autre. Sa “négrophobie” c’est l’équivalent de l’instrumentalisation de l’antisémitisme. S’il est aussi virulent envers les juifs, c’est qu’il rêve de prendre leur place.
Voilà, le débat clairement explicité ici:
http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EEZEEElAFVjljfoLjw.shtml
D’un côté, Taguieff, communautariste juif qui se cache hypocritement derrière un universalisme de façade, ne servant en fait qu’à défendre son petit pré-carré identitaire.
En face, Gripari, antisioniste, parce qu’authentiquement antiraciste, ayant pleinement intégré l’universalisme distillé subliminalement par le lobbyisme vagabond. C’est d’ailleurs pourquoi cette tendance fait dans le “suce-bougnoules” aujourd’hui et se retrouve à être antisioniste, non pas par anti-sémitisme racial, mais par un bizarre détournement de son propre ethno-masochisme, l’ensemble “monde blanc – USA – Israël” étant fantasmatiquement assimilé à la part à se retrancher de soi-même (à l’instar d’un Soral).
Autant dire que je n’aime ni les uns ni les autres.
Parce que pour le patriote européen, ces deux tendances se résument à être “ratamarisée” soit par Ayan Ali Hirsi soit par Tarik Ramadan.
Il me semble que penser que les Juifs subiront pogrom sur pogrom dès que les Européens deviendront minoritaires sur leur continent est les sous-estimer gravement. Si demain il y a accord sur la création d’un état palestinien et une cohabitation plus ou moins pacifique avec Israel, la menace islamofasciste s’éventera très vite. Il s’en suit que les Juifs se trouveront bien plus d’atomes crochus avec les Arabes d’ici et d’ailleurs qu’avec nous, rien que par leurs origines communes et leur caractère, mais également à cause d’une certaine cohabitation religieuse (un Juif pieux a le droit de pénétrer dans une mosquée mais pas dans une église, en particulier catholique donc idolâtre). La nostalgie d’Al Andalus, de Damas, et de l’Empire Sassanide est toujours très vivace. Par contre les raids de cosaques dans les shtetls, les ghettos et un certain holocauste n’ont pas laissé un très bon souvenir des Européens.
Les Juifs, Français ou pas, n’auront aucun scrupule à nous “lâcher” quand le vent tournera. Il en va ainsi des nomades!
“…et je prépare tout de même les billets d’avion pour Tel-Aviv. ”
Sauf que la solution qui consiste à ce que tous les juifs aillent en Israël ne sera jamais effective. Pour de multiples raisons. Tout d’abord, parce que de nombreux européens juifs, au-delà d’un pro-sionisme de façade, n’ont aucune envie d’immigrer en Afrique. Et ensuite, parce qu’Israël, pour le “lobby” transnational est à la fois un prétexte et un fabuleux outil. Ne parlons même pas, pour un peuple habitué à la survie, de la stupidité qu’il y aurait à tous se rassembler sur le même territoire exigu.
J’avais écrit ceci récemment “en face” ;-)
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“Ca s’appelle l’assimilation.”
Pas du tout, c’est même tout le contraire.
Pour l’européen juif qui voudrait “disparaître du radar” et échapper à sa communauté en tant qu’individu, aucun problème, puisque il est européen.
Et quand aux européens juifs préférant leur fait communautaire particulier, on pourrait très bien imaginer une variante de cette carte proposée par la branche non pangermaniste de la SS, carte que les moisis du coin doivent connaître
En effet, les doryphores prévoyaient évidemment une expulsion définitive vers le Moyen-Orient de tous les européens juifs (erreur stratégique fondamentale, cela n’aurait en rien résolu le problème du lobby, composante du système, douillettement installé dans ses possessions océaniques).
Alors qu’il serait tout à fait possible d’imaginer, ici une commune autonome juive, là une province israélite, ici un land indépendant. Et rien qui ne ressemblerait à un ghetto, quelque chose qui oscillerait entre Singapour et disons le Lichtenstein, comme étendue géographique maximale (que je sache, on vit très bien à Singapour et au Lichtenstein, en bonne entente avec les pays voisins).
De la sorte, les européens juifs auraient été définitivement fixés géographiquement en Europe et cela dans la paix et la concorde (c’est pour cela que la création d’Israël fut un piège mortel pour les euro-juifs).
Evidemment, je sais bien que tout cela, c’est de la branlette de bistrot, mais, ce qui n’est pas possible dans notre système actuel l’aurait été dans une Europe unifiée sous un pouvoir autoritaire (c’était le projet de Napo), mais qui n’aurait pas été bêtement antisémite, mais simplement anti-lobby, contre le trans-nationalisme sous toutes ses formes (ce qui veut dire que nos églises dans leurs variantes transnationales auraient été également recadrées)..
Oui, la meilleure manière d’enculer définitivement le “lobby” aurait en effet été d’euro-nationaliser les différentes branches juives présentes sur le sol européen, que celles-ci cessent d’être des feuilles mortes, constamment ballotées par le vent de l’historie, mais des plantes qui se seraient enfin enracinées, en tant que “petits peuples”, dans le sol européen. (1)
Donc, une perspective qui est à l’exact opposé de l’idéal républicain, façon ER.
P.S. Pour la 12000 fois, lire “Les Royaumes de Borée” qui lance des pistes dans cette direction.
(1) il y a eu sauf erreur au 19ième siècle en Alsace des communautés juives paysannes, c’était la bonne solution. Fixer leur identité géographiquement, stabiliser leur inquiétude d’avoir un jour la botte aux fesses et, en cinquante-cent ans, obtenir un paradigme identitaire naturel avec une dialectique arrêtée, tant pour les intéressés que pour le voisinage. Evidemment, cela, c’est la pire crainte du “lobby” dans sa variante transnationale, car cela le priverait de tout pouvoir.
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P.S. Je sais bien que ce que j’ai écrit plus haut est malheureusement irréaliste et que la même vieille pièce risque malheureusement d’être rejouée à l’identique.
“Si demain il y a accord sur la création d’un état palestinien et une cohabitation plus ou moins pacifique avec Israel, la menace islamofasciste s’éventera très vite.”
Oui, c’est une de mes craintes.
Si ce scénario devait se dérouler comme décrit (1), on verrait bien vite “l’occidentalisme” muter en “andalousisme” (2). Et nous perdrions alors la toute petite fenêtre de tir, dont nous disposons aujourd’hui à la périphérie de “l’islamophobie”. Sans oublier évidemment tout l’arsenal juridique et policier qui se mettrait en place, afin d’amalgamer dans la même juridiction à la fois les quelques barbus qui continueraient à péter dans le bain et les natios européens s’acharnant à vider la baignoire!
(1) après tout, il est plausible: l’Euro-Méditerrannée nous liant à Israël, la Turquie en Europe, le monde sunnite allié objectif à Israël etc…
(2) On pourrait même parler “d’atlanto-andalousisme”, quand le Cohen chargé à Washington des relations US avec les minorités européennes cherche à établir des ponts avec les banlieues arabo-africaines françaises.
Dieu a sauvé Benny Lévy.
D’ailleurs, BHL et Benny sont tous les deux des Lévy… mais ce ne sont pas les mêmes, pour sûr…
Beaucoup de confusions dans les précédents posts.
Vous parlez des juifs comme d’une entité universelle, reliée, unique. Au contraire, l’entité juive n’existe pas. Il existe de multiples points de vue. Alors que plusieurs millions d’entre eux étaient gazés dans les camps européens, les juifs américains s’en lavaient les mains malgré leur fortune et leur pouvoir.
Vous mélangez aussi les juifs originaires d’Afrique du nord, et ceux issus d’Europe de l’Est. Les premiers ont effectivement beaucoup en commun avec les arabes. Beaucoup dans les traditions culinaires en tout cas, peu dans les pensées. Il suffit de voir les différences de comportement entre ces deux communautés quand elles sont arrivées en France dans les années 60/70.
Pour les juifs de l’Est, ils n’ont rien, mais alors rien en commun avec les populations maghrébines. Ils sont beaucoup plus proches des européens puisqu’ils sont fondamentalement de culture européenne.
Parler donc des juifs comme d’une entité universelle reflète une méconnaissance profonde du sujet. En Israel d’ailleurs, il existe des partis politiques de Sepharades (afrique), et d’autres d’ashkénazes (europe de l’est).
“Pour les juifs de l’Est, ils n’ont rien, mais alors rien en commun avec les populations maghrébines.” …
… En termes de confusion, ça se pose là ! Dans certains milieux, on pose volontiers à l’expert en judaïsme, en dégainant ici ses Khazars convertis, là ses Berbères convertis, ailleurs encore les micro-mutations dues à des endogamies temporaires au sein de telle ou telle communauté ghettoïsée à l’excès, et se traduisant par des maladies spécifiques. Seulement voilà, il y a un arbitre objectif, lequel (sans d’ailleurs nullement contredire les historiettes de conversions) vient confirmer l’étonnante parenté des Juifs entre eux; au-delà des distances et du temps qui passe : la génétique.
C’est même beaucoup plus compliqué que ça encore. Il n’y a pas d’unité aussi nette entre les sépharades d’une part, ou entre les ashkénazes d’autre part. Les juifs d’origine marocaine ont longtemps eu des difficultés d’intégration en Israël, parce qu’ils étaient à la fois trop développés pour s’intéresser au travail de la terre, et pas assez pour s’insérer dans l’économie tertiaire. Les juifs algériens ont massivement immigré en France parce qu’ils avaient des liens plus étroits avec la France, et pour des raisons de nationalité, le décret Crémieux ne s’appliquant pas hors d’Algérie. C’est aussi le cas pour les juifs d’origine russes, qui refusent de s’intégrer et de parler hébreux, ils ont des journaux communautaires en langue russe et des associations diverses. Il faut les différencier des russes qui ont prétendus être juifs pour quitter l’URSS et qui ne le sont pas, et qui causent des problèmes d’antisémitisme.
@ Vae Victis: Absolument. Donc quand Sampieru avance que les juifs lâcheront la France si ils n’en ont plus besoin, ca relève pour moi de l’antisémitisme primaire. Non pas que je veuille le pointer du doigt, mais sortir une telle phrase révèle une méconnaissance complète du judaïsme. Beaucoup de juifs français se sentent beaucoup plus proches de la France que d’Israel, leurs valeurs sont ici, beaucoup n’ont jamais mis le pied en Israel et se contrefichent de ce qu’il s’y passe. Je ne vais pas dire qu’il s’agit là de la majorité, mais en tout cas d’une frange importante qui est française depuis plus de deux ou trois générations. Je ne pense pas que ce soit le cas des Sépharades de manière générale, mais une fois encore, nombre de juifs ashkénazes n’ont rien de commun avec un pays comme Israël. Certains parlent les dialectes français (bretons, alsaciens, basques par exemple) et y sont totalement intégrés. Meme plus qu’intégrés, ils SONT français point. Et à choisir entre la France et Israël, les USA, la Chine ou la Russie, la plupart ne comprendrait meme pas qu’on leur pose la question.
Je ne nie évidemment pas qu’il y a une frange qui fait parler d’elle et qui est ultra communautaire et ne rêve que de partir en Israel (elle le fait souvent d’ailleurs), mais je crois vraiment qu’elle ne représente qu’une minorité qui ne justifie en aucun cas des positions comme celles de Unours ou Sampieru.
Ce ne sont en tout cas pas les quelques pratiques traditionnelles des plus paysans des juifs qui en font des nomades laches opportunistes. Ceux là même qui ont voté pour Hitler en 1933 sans savoir ce qu’il leur préparait.
@ Sampieru:
Les Juifs ne sont pas des nomades comme les autres, mais des nomades obsedés pas la terre promise, donc par la sédentarité. Ce sont en quelque sorte des 3sédentaires d’honneur”.
J’ai quand meme l’impression en lisant certains qu’on nage en plein délire de réseau juif mondial, de conspiration judaïque, du juif qui tire les ficelles de la société, une forme de paranoïa qui me semblait dépassée tant les dangers sont ailleurs aujourd’hui.
Rassurez-vous, on se fait traiter de néo-cons sur les sites antisémites, les vrais.
Non, ils ne sont pas français point. Puisque des gens aussi éminents que Aron par exemple, qui ne se sont jamais intéressés à Israël pendant la majeure partie de leur vie, se découvrent “une sensibilité”, souvent sur leurs vieux jours. Tout cela est très ambigüe.
J’avais posté ceci il y a quelques temps, ailleurs :
“Je crois qu’il est question d’un procès aux USA, où un juif américain a transmis quelques menues informations classifiées à Israël. On ne semble pas considéré cela – malgré l’embarras évident – comme une forme de patriotisme américain.
Et serions nous menacés par l’Autorité palestinienne ? Il faudrait déjà qu’elle ait un accès à la mer, ou du moins un accès à son accès à la mer, et qu’elle investisse dans un groupe aéronaval. Ou par la Syrie ? L’Egypte ? L’Iran ? Non je ne crois pas.
Nous sommes surtout confrontés sur un certain plan au même type de menaces parce que nous appartenons à la même sphère civilisationnelle. Une faiblesse interne que les juifs français n’ont pas peu contribué à développer, tout à leur haine du patriotisme assimilé à une forme atténuée de nazisme quand il n’était pas israélien (BHL en est le symbole). Il y a quelques semaines est passé par un documentaire sur France 3 en 2 parties, reprenant l’histoire des juifs en France. Je ne connais pas précisément les intentions du réalisateur, mais il a pris le parti de l’honnêteté, de l’objectivité ; résolution dont il s’est éloigné pour Dreyfus où il a assimilé l’antisémitisme à l’extrême-droite, alors que c’est bien plus compliqué que ça. Ce qui n’a pas manqué de donner des scènes cocasses, où par exemple un interviewé après avoir toute sa vie combattu pour l’immigration musulmane se questionnait à voix haute sur la perspicacité de sa démarche. Ou cette directrice d’école juive qui accusait Dieudonné à lui tout seul d’avoir monté les communautés les unes contre les autres, alors qu’ils auraient tous pu vivre en bonne intelligence. Ou encore Benguigui et plusieurs autres qui s’énervaient qu’on les assimile à Israël alors qu’ils étaient français, et bien que dans la phrase suivante ils proclament leur fidélité inébranlable à Israël. Un peu comme ces français qui agitent des drapeaux marocains.
C’est pas parce qu’Israël est une superbe entreprise de colonisation européenne, qu’il faut se cacher la face, nos intérêts ne se recoupent pas forcément.”
C’était un bon documentaire, se questionnant principalement sur la façon d’être juif en France au cours du temps, sur la double allégeance. Il y était aussi question de la réaction de la communauté juive pendant la guerre des six jours, se mobilisant comme un seul homme dans la rue, avec banderoles et drapeaux pour l’Etat hébreux. Comme le font les chinois en France pour la Chine, ou les tibétains pour le Tibet. Ca interpelle, parce qu’il y a beaucoup de non-dit de part et d’autre.
Leur patriotisme est souvent conditionnel, sous réserve qu’on écorche pas les intérêts de leur deuxième pays. Je crois que c’est la réaction majoritaire. Comme le dit Barnavi (intellectuel intéressant, et ancien ambassadeur d’Israël en France), le temps de l’assimilation est derrière nous. Après il existe des gens comme Zemmour, qui sont de bons français parce qu’ils sont de mauvais juifs ; assimilés.
Précisément je n’ai que très rarement vu de drapeaux israéliens lors de cortèges de mariages. On en voit parfois tenus par des illuminés durant certaines manifestations, ca s’arrête là.
Aaron a le cursus qu’il a dans votre exemple. Et après ? Faut il en conclure que “les juifs sont donc” ?
Une fois encore, pour beaucoup de juifs, le judaisme se limite à quelques traditions exotiques, rien de plus rien de moins. J’en ai plusieurs exemples dans mon entourage plus ou moins proche.
Tous les juifs ne se ressemblent pas mais tous les “anonymes” si…
“Après il existe des gens comme Zemmour, qui sont de bons français parce qu’ils sont de mauvais juifs ; assimilés.”
Moi, Zemmour, je le vois au contraire comme l’achetype du feuj: Goût prononcé pour l’étude et la dialectique, à l’instar de tant de ces “compatriotes” dont il aurait été bien dommage de se passer en Europe.
« Donc quand Sampieru avance que les juifs lâcheront la France si ils n’en ont plus besoin, ca relève pour moi de l’antisémitisme primaire….»
Ce doit être la première fois sur le net (ou ailleurs) que je me fais traiter d’antisémite, “primaire” qui plus est! Il faut un début à tout ma bonne dame!
@ Anonyme: malheureusement, bien des Juifs sincères et patriotes subissent une fâcheuse réputation à cause de leurs coreligionnaires qui n’ont que le nom d’Israël à la bouche, matin midi et soir. En tant que Corse je sais ce que c’est que d’endurer les clichés causés par une minorité bruyante ;)
Par contre, j’ai vraiment hâte que vous me présentiez ces Juifs parlant basque et breton! De mon côté, je connais trois descendants de Juifs parfaitement corsophones et assimilés, à savoir Émile Zuccarelli (maire de Bastia, ex-député, ex-ministre), Paul Giaccobi (”Jacob” corsisé, député de Hte-Corse) et nul autre que Jean-Guy Talamoni (”Talmon” corsisé, chef des nationalistes).
@Bad taste: Je ne crois pas que mon pseudo “Anonyme” soit beaucoup plus anonyme que le votre “Bad taste”. Prenez le comme un pseudo, ca sera tres bien.
@Sampieru: Dans mon cas, il s’agit d’alsaciens. Je suppose donc que le phénomène existe aussi pour les bretons ou les basques. Vous avez le cas de corses, que voulez-vous de plus.
Par ailleurs, je ne vous ai pas traité d’antisémite, j’ai dit que cette remarque qui consiste à dire “les juifs partiront quand ils auront plus besoin de nous” est une remarque passablement antisémite. Après libre à vous de savoir ce que vous êtes vraiment, je ne vous connais pas.
Enfin, personne ne peut nier qu’il existe une frange évidente de petits juifs de communauté, qui rêvent à Israel en permanence. Encore une fois, ca ne représente qu’une frange. La plus médiatisée forcément puisqu’ils ont un message à faire passer, mais ne partez pas d’un phénomène partiel pour en tirer des généralités facile et populistes. Laissez ça au FN et à Soral, ils le font très bien.
@XP: On ne peut pas nier que sans Zemmour, beaucoup d’entre nous ne regarderaient pas l’émission hebdomadaire de Ruquier.
Zemmour est un mec intelligent, et cultivé (contrairement à Soral qui rabache sans arrêts les memes références).
> “Je suppose donc que le phénomène existe aussi pour les bretons”
Je doute un peu, beaucoup. Les juifs n’ont jamais été très nombreux en Bretagne. Alors en imaginer qui soient bretonnants ça limite les probabilités. Surtout que par définition c’est pas un milieu très ouvert. Quoiqu’au dernier festival interceltique il y avait un noir tout seul dans un bagad ; ce devait être le premier.
@ V. V., Sampieru : BHL est partisan du “partage” et de la “paix” au Proche-Orient : il serait donc réducteur de le présenter comme de Gauche en France et de Droite en Israel. C’est simplement que la Gauche israélienne est (encore), pour le moment, décemment patriote. Ce qui n’est plus le cas de la française depuis longtemps. Par ailleurs, je ne crois pas que ce soient les Juifs qui ont le nom d’Israël à la bouche du matin au soir, qui ont nui à l’image de leur communauté : ce serait plutôt une longue série d’escrocs financiers (rarement) ou intellectuels (souvent) qui expliquerait la face compréhensible de l’antisémitisme (l’autre face, inavouable, étant explicable par une longue série d’artistes – je pense ici aux vrais, les autres sont dans la catégorie “escrocs” – ou de scientifiques). En revanche, le phénomène du Juif sioniste “nuisant” à l’image du peuple juif, est en train d’apparaître, et Finkie l’a bien compris. Les Européens ADORENT leurs Juifs, les descendants de rescapés… sauf s’il soutiennent le méchant Etat d’Israël, colonialiste, discriminatoire et osant parfois utiliser (un peu) la force. Et ce phénomène n’est pas seulement inquiétant pour les Juifs. Il est aussi inquiétant pour nous. Même si on ne croit pas (à tort) aux “intérêts partagés”.
En fait, on aime toujours les juifs en France. On leur demande juste d’être antisémite, c’est tout.
“nombre de juifs ashkénazes n’ont rien de commun avec un pays comme Israël”…
… sauf qu’Israël, dans son projet comme dans sa création, son expansion et son maintien, a été longtemps quelque chose d’EXCLUSIVEMENT ashkénaze.
“Les juifs n’ont jamais été très nombreux en Bretagne.” (V.V.) …
… Euphémisme. Notre expert “anonyme” démontre par ses exemples à quel point il est éloigné du sujet qu’il reproche à d’autres de mal maîtriser. Le coup des Juifs bascophones n’était pas mal non plus, dans le genre. Et les “Juifs” dont parle Sampieru ne sont pas Juifs, mais catholiques avec quelques racines juives, nuance plus qu’importante. Mais parlons de l’Alsace, puisqu’il s’y réfère.
1° Les Juifs alsaciens-mosellans avaient leur PROPRE dialecte, lequel était assez similaire au dialecte (alémanique ou francique, selon les endroits) des Goyim environnants, à quelques détails près, comme des expressions d’origine hébraïque (relatives au culte, certes, mais surtout… bien pratiques pour ne pas être compris des autres, dans des discussions commerciales, par exemple). Je ne crois pas que dans les régions où Catholiques et Protestants cohabitent traditionnellement (l’Alsace encore, ou bien les Cévennes), une des deux communautés ait développé son propre parler. Alors, l’assimilation…
2° Les Juifs alsaciens-mosellans ont été les premiers des ruraux à abandonner “leur” terre pour monter à la ville, et quand je parle d’abandon, je ne songe pas à un exode (si j’ose dire) rural tel que l’ont connu les Chrétiens, du genre un quart de la population migrant, ou au pire la moitié. Non, je parle de l’intégralité. L’économie avait évolué, les possibilités étaient meilleurs en zone urbaine, donc tout le monde a migré. Même dans les gros bourgs où ils assuraient le commerce des grains, des bestiaux, du houblon, il ne reste personne – personne ! Or nul ne les a jamais chassés. Alors, l’attachement à la terre…
3° Les Juifs alsaciens-mosellans n’ont jamais été représentés dans les mouvements identitaires, qu’il s’agisse du mouvement actuel (partiellement connoté à l’extrême-droite certes, mais pas totalement… par exemple, je n’ai jamais vu UN Juif parmi les signataires des pétitions pour le bilinguisme, pétitions d’une neutralité idéologique totale émanant de groupes “insoupçonnables”), du mouvement des années 60/70 (”üss’m Vollik”, etc, pourtant gauchiste), du mouvement de l’entre-deux-guerres (pourtant rassemblant des Cathos comme des Protestants, et des Droitistes comme des Communistes). Le seul vestige restant de la culture judéo-alsacienne, le poète Claude Vigée, vit entre Jerusalem (je ne le lui reproche pas, un Juif de plus là-bas c’est un Musulman de moins) et Paris. Le plus éminent représentant communautaire du Judaïsme alsacien est l’ancien président du Consistoire central et ancien président du CRIF, Jean Kahn, lequel était dans le business à Luxembourg et le reste du temps à Paris. Le plus éminent représentant de la pensée juive alsacienne est, nous dit-on, Freddy Raphaël, lequel passe son temps – après avoir rappelé qu’il est au moins aussi alsacien que n’importe quel alsacien – à se plaindre d’un climat antisémite sans jamais en donner d’exemples, et à vomir sur toute mesure, personne ou groupe soupçonnable de “repli identitaire régionaliste”. Alors, l’attachement à l’identité…
Moi j’ai des preuves Denis, je ne vois pas ce qui vous faut de plus.
Ca a aussi tendance à relativiser le poids réel du nouvel antisémitisme pro-palestinien.
Oui, Denis, mais il faut laisser une porte ouverte, la laisser ouverte tant que c’est possible. Et ensuite si cette porte n’a pas été franchie, la refermer et ainsi s’abstraire de toute culpabilité incapacitante envers ce qui pourra arriver.
Au chapitre 4 de la première partie de sa Douce Lumière, Moïse Cordovero distingue trois groupes dans l’étude. Ceux qui se trompent, ceux qui sont le groupe vertueux, et un moyen terme : ceux qui fautent.
C’est plutôt mieux dit que par Soral :
@ UnOurs : Merci d’expliciter ce qui suit : “Oui, Denis, mais il faut laisser une porte ouverte, la laisser ouverte tant que c’est possible. Et ensuite si cette porte n’a pas été franchie, la refermer et ainsi s’abstraire de toute culpabilité incapacitante envers ce qui pourra arriver.”
Je ne doute pas que ce soit potentiellement passionnant, mais encore faudrait-il que je comprenne :-(
@Denis:
Je n’ai jamais parlé de l’attachement à la terre. Comment le pourrais-je ? Comment le peuple juif pourrait-il être attaché à une terre alors qu’il est balladé de territoire en territoire depuis des millénaires ?
Ce que vous dites ne tient pas la route.
Je ne parle pas de “terre”, mais de culture civilisationnelle.
Vous avez l’air assez à cheval sur les origines ethniques des uns et des autres. Ce n’est pas ce qui m’importe le plus. Je suis plus vigilant sur la culture, les us, et le niveau d’évolution. Or force est de constater que la culture européenne est absolument corrélée à la culture juive. La France a évolué avec, mais aussi partiellement, grace aux juifs.
Les juifs font partie intégrante de la France, ils en sont une composante indéniable et historique, et leur impact est autrement plus riche que les hordes musulmanes arrivées depuis 40 ou 50 ans.
C’est pourquoi je ne comprends pas trop où vous voulez en venir au fond en estimant que les juifs sont de joyeux opportunistes, qui se promenent avec une calculette à la main pour calculer où ca sera plus rentable. Quand ils ont quitté les pays dans lesquels ils étaient durant les deux derniers millénaires, les ont-ils quitté sciemment, ou ont-il été mis dehors ?
Pour les bretonophones ou les bascophones, il s’agissait d’exemples bien sur. Je n’ai pas étudié le sujet de pret. Ce que je sais par contre, c’est qu’en Alsace ils sont nombreux à parler le dialecte.
Je reviens sur les juifs bretons une seconde: Ils ont été suffisamment présents pour qu’on en écrive un bouquin en tout cas:
http://www.amazon.fr/Juifs-Bretagne-5e-20e-siècles/dp/275350265X
Le silence de l’historiographie pourrait laisser croire que la Bretagne fut une terre sans Juifs, au moins après que Jean 1er le Roux eût apposé, en 1240, son sceau à I’«ordonnance de Ploërmel qui les bannissait du duché. Quelques études, publiées dans des revues savantes. Ne suffisaient pas à infirmer l’impression que la rencontre historique entre la Bretagne et les Juifs avait attendu le second procès Dreyfus qui se déroula à Rennes durant l’été 1899. En retraçant, pour, la première fois, la totalité de l’histoire des Juifs en Bretagne, l’ouvrage de Claude Toczé et Annie Lambert ne porte pas seulement témoignage de leur présence séculaire, fusse en petit nombre, il révèle les multiples façons dont ils existaient dans le regard des autres, selon les catégories sociales et selon les époques. Il invite aussi à nuancer l’image d’une Bretagne soumise à ses prêtres et abreuvée d”antijudaïsme théologique.
L’héritage de la Révolution et de l’Empire fait de chaque Juif un citoyen français. En Bretagne, trois générations vont connaître un relatif « âge d’or », dont la synagogue de Nantes, inaugurée en 1871, symbolise à la fois rattachement à la communauté et l’intégration à la dite. L’équilibre est bientôt rompu par la vague antisémite de la fin du siècle. L’antisémitisme racial,, qui s’impose au xxe siècle, fit ainsi des adeptes en Bretagne dans les rangs des partisans d’un État breton, indépendant et « racialement pur ».
Sur le judaisme en Alsace:
http://judaisme.sdv.fr//histoire/historiq/histo/index.htm
http://judaisme.sdv.fr//index2.htm
Pour les basques, je vous laisse chercher tout seul.
Bref, quelques recherches rapides qui devraient vous éviter de fantasmer sur le juif sioniste qui vendrait père et mère pour retrouver sa terre promise, mon cher Denis.
D’autant plus que l’état d’Israel n’existe que depuis 1948.
La guerre a éclaté en 1939 (je pense que je ne vous apprends rien).
Mais le judaisme n’a pas commencé avec Hitler. Beaucoup l’oublient malheureusement. Et notamment nous, les chrétiens… ce qui est vraiment un comble.
Anonyme > “dont la synagogue de Nantes, inaugurée en 1871″
Sauf qu’à Nantes on n’a jamais parlé breton…
Certains quartiers nantais qui connaissaient une forte concentration de bretons parlaient beaucoup le breton. Le chantenay notamment. Mais de manière générale en effet, dans les grandes villes, c’est le gallo qui était plutot parlé.
1° “Ce que je sais par contre, c’est qu’en Alsace ils sont nombreux à parler le dialecte.” …
… Non. Ils ont été les premiers à l’abandonner, et lorsqu’ils s’expriment dans la sphère publique, sont unanimement anti-identitaires et anti-traditionalistes.
2° Je ne nie en rien l’importance culturelle (ou autre) des Juifs, et suis le dernier à nier une certaine proximité. Il est donc absurde de me reprocher de tels propos que je n’ai pas tenus. En revanche il est tout aussi absurde, de votre part, d’être naïf.
3° “je ne comprends pas trop où vous voulez en venir au fond en estimant que les juifs sont de joyeux opportunistes, qui se promenent avec une calculette à la main pour calculer où ca sera plus rentable. Quand ils ont quitté les pays dans lesquels ils étaient durant les deux derniers millénaires, les ont-ils quitté sciemment, ou ont-il été mis dehors ?”
Vous répondez à quelque chose que je n’ai pas dit. La réalité de notre échange, constatable par tout lecteur de bonne foi, est celle-ci : Vous chantez l’attachement à la terre et à la langue des Juifs alsaciens ruraux. Je vous démens complètement (et à cela vous n’avez rien à répondre). Et maintenant vous me parlez des expulsions moyenâgeuses, lesquelles sont hors sujet. Par ailleurs, l’opportunisme est un signe d’intelligence.
Cher Denis,
Je ne m’adressais pas seulement à vous, mais aussi à Sampieru et Unours qui tenaient des discours plutot tendancieux.
Par contre, pour l’attachement à la terre, je n’en ai jamais fait mention. J’ai parlé de l’attachement culturel, éventuellement géographique. Mais pas de l’attachement à la terre paysanne.
Neutralité exemplaire
@ UnOurs : Vous vous épanchez tellement en ces lieux, qu’il peut m’arriver de rater certains de vos commentaires. Par exemple votre # 20, auquel je réagis avec un grand retard.
1° Taguieff n’est pas juif. Il le dit lui-même (ni le père ni la mère), et par relations interposées, je vous le confirme (parmi ces relations se trouvant l’une ou l’autre personne insoupçonnable de complaisances judéophiles). Il se trouve que le champ de sa spécialité universitaire recoupe son “philosémitisme”, néanmoins ses travaux sont d’une grande qualité et ne me semblent pas biaisés par ses sympathies. La comparaison avec les orientalistes et autres arabisants est d’ailleurs éclairante sur ce terrain de l’objectivité.
2° J’ai eu l’honneur de fréquenter le regretté Pierre Gripari – pas de trop près tout de même ;-) … et crois très bien connaître son oeuvre. L’idée qu’il ait été “authentiquement antiraciste” est évidemment une plaisanterie. Qu’il ait été antisioniste est évident, et était le reflet 1° de son antisémitisme 2° de son arabophilie, à laquelle il est tentant de relier son orientation sexuelle (quoique dans un registre fort différent de celui de Montherlant).
” les Palestiniens, c’est moi qui les ai inventés!” Trop bien! Moi qui me contentais jusqu’aujourd’hui d’un fumeux”pa-lestinien mais presque” lorsque je croise, trop souvent ces connard(e)s de droite comme de gauche, drapé(e)s dans la dignité si simple du keffieh. Inventés de toute pièce, argument de poids qui fera très certainement pendant au trop prévisible lobby qui n’existe pas!
Ces commémorations, ça a du bon quand même!