Racisme ordinaire
Le 28/04/08 à 3:11 par Mike Steve Donovan
J’avais lu le très bon billet d’Il Sorpasso. Je n’avais pas pris la peine de lire celui d’un certain Marc Cohen pour Causeur. Et je dois vous avouer que je suis un peu déçu parce que je crois qu’il passe à côté du sujet jusqu’à l’avant-dernière phrase de son post où il commence à le caresser.
Le sujet.
Alors violons-le donc directement. Et empruntons pour cela un chemin légèrement oblique au dernier post d’Il Sorpasso.
C’est parce que le journaliste de Libération est un bon gros raciste qu’il parle de mésaventure.
Ah, bien sûr, il s’agirait d’une camerounaise, ce serait plus simple de s’émouvoir, de geindre et de s’indigner. Parce que bon, a priori, dans l’esprit disons, la camerounaise n’est pas baisable. Ou, tout du moins, une camerounaise ça ne réveille pas de grands fantasmes en nous. Vous ne me croyez pas ? Pensez camerounaise. C’est fait ? Bien. Maintenant pensez suédoise.
Vous avez compris.
Or, la fille était jeune, blonde et suédoise.
Qui n’a jamais eu envie de violer une telle beauté post-adolescente bredouillant le français à la sortie d’une boite de nuit ? Que les journalistes de Libération lèvent la main ! Non. Comme tout homme, le journaliste de Libération est, dans ces circonstances, au bord de la mésaventure.
- Une jeune fille suédoise violée ? Ah oui. C’est terrible ça. Tu as une photo ?
- Tiens.
- La salope comme elle était bonne…
Et je ne suis même pas sûr du caractère fictionnel de ce court et enlevé dialogue.
D’ailleurs, si les mecs dont le métier est la vigilance citoyenne en avaient un peu plus dans le citron, ils l’auraient tiré ce fichu signal d’alarme. Quoi ? Les filles issues des minorités visibles ne seraient pas baisables pour qu’on s’indigne si fort à chaque fois qu’une d’entre elles, étrangement, se fait violer ? N’est-ce pas un insupportable racisme ?
Puis ils demanderait l’application de mesures de discrimination positive en ce domaine. Et je vous avoue qu’il faudrait bien ça, une solide incitation ou un risque de sanction, pour que je viole, par exemple, une pygmée.
Tout cela me fait penser au “mariage” interracial. Bon. Dans les temps coloniaux, je trouvais ça plutôt bien. Le colon enfilait les perles avec les négresses, formant des bataillons de gentils petits métis qu’il quittait sans remords en distribuant de dernières sucettes à l’anis lorsque le temps était venu de rentrer en métropole.
On retrouvait toute la vigueur de la civilisation occidentale là-dedans.
Désormais, il faut l’avouer, et c’est le thème d’un roman de Houellebecq, c’est la merde pour le blanc ouest-européen moyen. Sa position est assaillie dans son cheptel natal par ceux-là même qu’il colonisait il y a encore peu. Cette grande entreprise de vol qualifié se nomme métissage.
Ailleurs, ce n’est guère mieux car le voilà traqué en Asie, chassé en Afrique et égorgé en pays musulman. Il ne lui restera bientôt plus qu’une Europe de l’Est dont le niveau de vie grimpe si vite qu’il cessera bientôt d’être compétitif et l’Amérique du Sud.
La brésilienne en bikini est une valeur qui va monter, je vous le dis.

Si si la camerounaise est éminemment baisable.
Qu’avez vous contre les coloniaux , vil tchetnik ?
@Von Mises,
vous êtes de ceux qui charbonnent allègrement en Afrique?
Il y a une certaine obscénité à saisir n’importe quel prétexte ou fait divers criminel pour nourrir des thèses approximatives.
Disons que j’y ai des intérêts économiques et privés.
J’y importe notamment des produits suédois.
(non pas des filles blondes ).
C’est pas notre ami Robin qui se nourrirait de thèses approximatives.
Il ne fait que dans le concret.
@ Von Mises,
C’est vous qui le dîtes!;-)
@ Von Mises : Utilisez-vous au moins des procédés fiables afin d’être assuré 1° de ne pas engendrer 2° de ne pas être contaminé ? Je m’inquiète en effet doublement, puisque vous me semblez être quelqu’un qui pense juste, de ce que 1° vous puissiez contribuer à la hausse du niveau génétique africain 2° vous puissiez nous quitter prématurément.
@ Von Mises : Qu’est-ce que ça donne, sur le plan de la prononciation, en camerounais, “krisprolls” ? :-)
@Denis,
commentaire 7, en effet c’est inquiétant!
@ Denis: “1° vous puissiez contribuer à la hausse du niveau génétique africain”
Pas certain que leur “niveau génétique” (chose toute relative d’ailleurs, les mouches étant sur bien des points plus évoluées que nous) soit si faible que cela. Leur adaptation au climat et aux conditions de l’Afrique sub-saharienne sont d’ailleurs remarquables. Il suffit pour cela de comparer nos pitoyables tentatives de colonisation (souvent cantonnées aux zones côtières – absence de protection génétique contre la malaria oblige) pour voir que génétiquement nous ne faisons pas le poids en Afrique tropicale, et malheureusement de moins en moins sur nos propres terres :(
Cela dit je confirme que les sub-sahariennes en général, et les bantoues en particulier ne sont pas b****** dans leur immense majorité. La Somalie ou l’Éthiopie c’est vraiment mieux, si on aime bien sûr certaines pratiques d’hygiène féminine locale.
Mais il n’y pas que des bantoues en Afrique subsaharienne !
D’ailleurs afin de respecter la morale ilysienne :
-je ne procrée qu’avec des ethnies d’esclavagistes (les bantous sont
une ethnie d’esclaves)
- je ne deale qu’avec des dictateurs : il n’y a qu’eux pour porter
les raybans correctement.
@ Sampieru : Je pensais au système nerveux central, si vous voyez ce que je veux dire… je n’en dis pas plus pour ne pas être censuré par V.V. ;-)
VM > “-je ne procrée qu’avec des ethnies d’esclavagistes (les bantous sont
une ethnie d’esclaves)
- je ne deale qu’avec des dictateurs : il n’y a qu’eux pour porter
les raybans correctement.”
MDR.
Robin des bois > Tiens, voilà une antienne intéressante. L’obscénité originelle qui résiderait dans l’utilisation forcément sans vergogne d’un fait divers tragique pour servir une thèse quelconque. Autant dire que nous sommes, pour l’essentiel, pour la plupart, d’obscènes personnages qui, lors du diner le soir ou pendant la journée, ne cessent de s’adonner à cette répugnante pratique.
Il existe une tendance, remontant à la nuit des temps(*), poussant les hommes à préférer des femmes qu’ils considèrent comme inférieures. Et nous les filles nous choisissons au contraire des garçons a priori “supérieurs” (l’expression est malheureuse, mais vous avez compris l’idée : classe sociale, intelligence,… mais le physique, je dois dire, on s’en fiche un peu, de toute façon il y a très peu de beaux garçons, bon, être grand svelte c’est mieux que petit et gros, ok…). Le garçon rigolo mais crétin (genre Homer Simpson,…) marié à une fille jolie et beaucoup plus intelligente que lui est ama un cliché de sitcom américaine. C’est la raison pour laquelle je suis assez pessimiste quant à la question du métissage, spécialement dans les milieux populaires (on peut compter sur les aristocrates et la haute bourgeoisie pour préserver l’endogamie, à travers rallyes, écoles privées,… etc. – on peut coucher avec la bonne ou une fille issue de l’immigration, mais lui faire un enfant demeurera socialement prohibé, et se marier, impensable).
(*) “Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. [...] Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité. ” (Genèse, 6)
Si on s’en tient juste au critère physique c’est particulièrement frappant. Il est beaucoup plus courant de voir un beau mec avec un thon, qu’inversement. D’une manière générale les hommes ont une souvent une femme une ou plusieurs catégories en dessous de la leur.
Ce qui peut s’expliquer de plusieurs manières. Le marché du sexe, de la rencontre est globalement favorable aux femmes qui ont un choix accessible plus large. Les hommes peuvent espérer des avantages sexuels à choisir une fille moins jolie, ou des avantages affectifs. Il y a moins de concurrence pour la conserver. Ect…
@ Anne Laure : Aujourd’hui, même les jeunes femmes de bonne famille lorgnent vers le bas. En ces temps de “révolte à l’endroit des pères”, les femmes n’ont jamais autant cherché des hommes “inférieurs” (pour reprendre votre terminologie) qu’aujourd’hui (et ce pour baiser ET faire des enfants) car c’est une manière de pouvoir chier dans les bottes de papa. Femme blonde de bonne famille chercher bite tiersmondisée pour faire chier papa. Ce désir féminin d’attaquer le père par ce biais a toujours existé (en vertu de moteurs psychologiques ultra classiques), mais avant ce désir était interdit par les normes sociales (pas pour rien d’ailleurs que tout au long de l’histoire, ce sont les pères qui se sont chargés de marier leurs filles – pas cons les mecs). Aujourd’hui, la disparition symbolique des pères (dont l’injonction au métissage en est la manifestation), a fabriqué des névrosées en série (elles peuvent faire chier papa sans que ce dernier ne les en empêche – le fantasme est devenu réalisable), et ce dans toutes les couches sociales. Toutes ces femmes en quête de garde fou se tournent logiquement là où il reste encore du phallus solide, cad vers la force brute et indomptée du phallus tiersmondisé. Evidemment, elles tombent souvent de haut au final. Je ne critique pas ces femmes, mais les pères qui ont renoncé à leur pouvoir, permettant ainsi ce merdier.
Ah Lazare! Contactez moi si vous voulez bien (vous avez mon mail je crois), on pourrait discuter de tout cela dans un pub…
# 16 “Le marché du sexe, de la rencontre est globalement favorable aux femmes qui ont un choix accessible plus large”
Je pense exactement le contraire. ;-)
Peut-être y a-t-il quelques rebelles à l’adolescence, mais quand il s’agira de fonder un foyer ce sera pour elles une autre histoire. Tandis que les hommes sont prêts à sauter sur n’importe qui, pourvu qu’elle soit jolie (et encore), les filles rêvent encore au prince charmant. Les Européennes doivent alors subir la “concurrence” des immigrées (les garçons issus de l’immigration aussi n’ont pas facile). J’ai l’intuition (y a-t-il eu des travaux de sociologie là-dessus ?) que dans la vraie vie l’on croisera assez peu d’ouvriers mariés à une juge ou un médecin, qui accepte facilement que sa femme soit plus maligne et gagne beaucoup plus d’argent (alors qu’on ne voit que ça à la télévision : dans Sex and the city, According to Jim,…).
“y a-t-il eu des travaux de sociologie là-dessus ?”
Seigneur Dieu, vous en demandez encore…
“que dans la vraie vie l’on croisera assez peu d’ouvriers mariés à une juge ou un médecin, qui accepte facilement que sa femme soit plus maligne et gagne beaucoup plus d’argent”
du simple point de vue du désir, ça ne peut pas marcher, de plus dans prince charmant il y a prince, c’est à dire de haut rang social, on peut donc dire aussi que les femmes sont également prêtent à sauter sur tout ce qui bouge, du moment qu’il soit riche (et encore)…
évidemment tous ces clichés ne tiennent pas sur le long terme..ni même sur le moyen, à moins d’en être conscient (exit le charmant)
Blueberry, vous pouvez vous en sortir, ne regardez pas la télé.
Ne lisez pas les journaux, ou faites-le avec une plus extrême modération, comme pour le vin, vous verrez les choses sous un autre angle.
Lisez des livres, écoutez de la musique, regardez des tableaux, vous vous en sortirez mieux et sans doute avec moins de haine. Ce sera mieux pour vous. Croyez-moi. Allons, détendez-vous!
Robin, c’est le genre à vouloir absolument caser les mots obligatoires de son petit kit de prêt à penser, même hors de propos. Alors voilà, haine, c’est fait. C’est bien mon grand.
Si les cons dansaient il n’aurait pas froid aux poulaines.