Bla-bla
Le 24/04/08 à 0:56 par Il sorpasso
Ce qui est tragi-comique, lors de ruptures, c’est d’utiliser la dialectique féminine. Bérézina assurée. Elles ne supportent pas qu’on leur balance leurs propres phrases-types. Comme Blueberry nous en a fourni un exemple, elles sont en nombre limité. Essayez cela, pour voir :
- ce n’est pas toi le problème c’est moi, je ne sais plus où j’en suis
- tu es quelqu’un de bien, je te souhaite de trouver quelqu’un qui t’aime sincèrement
- il faut que j’explore ma dimension (cocher un thème à la con au choix)
- on n’avance plus, on n’a pas une vie de couple
- je ne te sens plus motivé
- j’aimerai qu’on reste amis
Et bien oui, ça ne marche pas du tout. Elles deviennent glacées. Comme quoi,il faut vraiment qu’elles nous prennent pour des cons pour nous balancer ça. Qu’elles pensent que ça marche. Car ça marche en général, vu qu’on y oppose rien. Oh, bien sûr, pour les cas extrêmes, le garçon peut gémir, voire pleurer. C’est signe qu’elles ont touché juste. Elles les réconfortent, une dernière fois, pendant qu’ils intériorisent le fait qu’il ne sont que fiottes. Si les hommes savaient à quel point les femmes ne les prennent pas au sérieux. A quel point elles savent leurs faiblesses pour oser s’en sortir avec ça. A quel point ils sont devenus des garçonnets infantiles à leur yeux, donc largables, au moment où ces clichés leur sortent de la bouche.
Bien sûr, avec de l’expérience, tout cela est prévisible. Donc prévu. Donc provoqué. Et ces banalités pitoyables sont attendues avec fébrilité. Voire joie. Mais il y a tout de même ce goût amer qu’elles aient cru que vous étiez un débutant. Que vous ayez gobé cette fausse culpabilisation. Il faut encore un degré en plus, pour leur laisser cette certitude. Mais elles peuvent aussi être suffisamment malignes pour savoir que vous savez qu’elles se foutent de votre gueule.
Dans ce cas, elles comptent largement sur la politesse et la retenue masculine pour ne pas faire d’histoires.
Dieu que Blueberry est sage. Au sens noble.

Et il y a toujours le classique.
Souvent on entend des filles expliquer qu’elles s’entendent mieux avec les garçons que avec les filles. Vient ensuite l’éloge de la sincérité, de la simplicité des garçons et de leur absence de jalousie ou mesquinerie. En réalité, ce qu’il faut comprendre, c’est que ces filles ne peuvent pas avoir d’amies, parce que les filles, contrairement aux garçons, quand on leur fait un sale coup, elles ne donnent pas dans la politesse et la retenue masculine.
N’y a t’il donc plus personne pour employer le si simple: “Pas un mot de plus, pauvre conne. Tu n’es ni la première, ni la dernière. Et que je ne te revois plus dans le secteur.”?
Evidemment, une telle sécheresse vous privera des douces arguties surannées de ces braves poules, mais pensez aux pauvres naïfs qui risquent de passer derrière vous, cette solidarité ne tache pas.
“Si les hommes savaient à quel point les femmes ne les prennent pas au sérieux.”
Exactement. Et surtout, quel intérêt de “rester ami(e)” avec un type qui ne vous inspire plus que de la répulsion? Du balai.