Ainsi parlait Il Sorpasso
Le 18/04/08 à 2:01 par Il sorpasso
Peut-être suivez vous avec une grande et respectueuse attention mes publications sur Ilys. C’est très bien. Certains records m’autorisent même désormais à parler de moi à la troisième personne. Oui. Mais pour certains, il est possible que ma prose puisse sembler vaniteuse, boursoufflée et à côté de la plaque. Oui, c’est tout à fait possible. Néanmoins, il arrive que, à défaut de convaincre, il m’arrive de faire rire. Pas un rire au sens noble, un rire d’adhésion, non, plutôt un rire nerveux ou de dégout. De nombreux commentaires d’anonymes, désormais célèbres, en témoignent sur La Cage Aux Phobes. Pourtant, par une curieuse conjoncture de planètes ou toute autre forme d’influence céleste et mystérieuse, les faits sont là. Oh, il ne me donnent pas raison, non. Ils soulignent juste que je suis encore en-deçà de la réalité. De l’époque. Il semble que plus j’enfle, plus j’euphémise. Pourtant nous avons affaire à des faits simples, des actes inaperçus, des paroles à peine murmurées, des évènements a priori zappables. Des détails, en somme. Et, pourtant, Dieu sait que les détails comptent. Au-delà d’un certain seuil, d’une certaine répétition, on peut même dire, comme dans une mauvaise intrigue policière, les sourcils froncés, la moustache fébrile et l’air entendu, que ce n’est plus une coïncidence. Musique inquiétante, fondu au noir. Fondue à la négritude, en l’occurrence. Ainsi, le sieur Picouly, évoqué de manière tout à fait automatique, sans trop réfléchir (n’importe qui d’autre aurait pu faire l’affaire, interchangeable comme le sont les marionnettes progresso-oniriques ), dans mon dernier billet, de manière caricaturale dirons les sceptiques, a commenté brièvement la mort de Césaire, sur le JT de France 3, ce soir.
Et que disait-il, sourire aux oreilles et moulinets de ses grosses pattes de graphomane ? Je vous le donne en mille :
Césaire (…) formidable espoir (..) pour les jeunes (..) il faut le chanter, le raper, le slamer (…)
Ce n’est rien, à priori, ces convergences de déclarations attendues. De propos prêt à penser, de figures imposées, de guignolades guignolesques. Pourtant cela me réjouit. Si je ne pense pas pouvoir prédire le futur, même proche, en saisir les détails me rassure, et même, quelquefois, cerise sur le MacDo, me satisfait.
Je suis quelqu’un de simple, au fond.
Well, Im just a modern guy
Of course, Ive had it in the ear before.
I have a lust for life
cause of a lust for life.


Vous êtes simplement génial.
N’était-ce pas justement à la mode dans Trainspotting de trouver le vieil Iguane ringard ? Ou bien je n’ai pas vu le même film que vous…
Bien vu Iggy Pop à la fin…
Je voudrais protester ici contre la tendance à l’animalisation des Mélanodermes. Je ne nie pas que Picouly soit un graphomane, mais je doute en revanche qu’il ait de grosses mains. Quant à avoir des “grosses pattes”, n’en parlons pas. De manière générale, hormis naturellement des détails sans importance du genre lèvres, narines et circonférence des cheveux, les Mélanodermes n’ont RIEN de plus gros que nous :
http://www.amazon.fr/l%C3%A9gende-sexe-surdimensionn%C3%A9-Noirs/dp/2268056716
Il faut combattre (j’ai eu l’illumination lors d’une intervention de V. V. il y a quelques jours) le racisme mélanophobe sous toutes ses formes. Surtout sa variante féminine, d’ailleurs, trop souvent ignorée (dans l’imaginaire collectif, le raciste est presque toujours un Blanc, presque jamais une Blanche) donc impunie. Non aux clichés douteux, surtout chez les femmes!
* * *
Et maintenant, sans AUCUN autre rapport avec le point précédent, que mon désir de combattre les idées reçues (colportées notamment par Brassens, zoologue contestable) :
http://www.coolnurse.com/sex_trivia2.htm