Cybille Shepherd
Le 24/03/08 à 12:15 par SK

Cybille Shepherd. L’incarnation de la bourgeoise guindée inaccessible, un peu coincée en apparence, mais avec cette petite lueur de perversité qui illumine l’iris ; l’upper class bostonienne que l’on rêve de renverser brutalement sur le canapé, à la basic instinc, et lui faire payer cette ironie, cette distance énervante. Merveilleuse garce.
Il y a dans Taxi driver une scène insupportable, une scène au malaise épais et glauque qui m’a traumatisé durablement, et qui me gêne encore, quand j’y pense. Quand Travis Bickle l’emmène voir un film pornographique, et gâche tout ce qui était peut-être possible. J’en étais malade. Après une telle catastrophe , on peut s’incarner en mercenaire à Magdeburg, et ravager le monde entier. Plus rien n’aurait d’importance.
Elle chante aussi, un peu maladroite. On la découvre imparfaite. Elle est encore plus touchante.

Ce regard: quel éclair! De lune?
Je cède ma place dans la file et retourne chez la brune du dessous…
Pour celles et ceux que cela intéresse :
Lou est de retour…
Oui, et quand Travis Bickle devient célèbre à sa manière elle essaie de renouer avec lui. Ah ! ces bourgeoises…
http://voices.4rumer.com/1960-f4/cybille-shepherd-sublime-garce-de-nos-15-ans-t230.htm
Parvenir à glisser une allusion à Ulrich von Bek en parlant de Sybille Sheperd, il fallait le faire !..