Nicolas Princen
Le 20/03/08 à 13:32 par Nicolas
Je n’avais pas du tout suivi, la presse vrounzaise m’ennuyant de plus en plus (puis pourquoi lire Libé quand on peut lire T.S. Eliot ?), et je découvre que Nicolas Princen existe vraiment.
Si.
J’en suis tout retourné.
Arriver dans un monde où on finit par découvrir que ce qui avait tous les traits d’une caricature faite par Ilys existe, c’est déstabilisant.
J’ai peur de me réveiller un beau matin et d’apprendre dans le Figaro que Bidou a vraiment fait un coup d’État et qu’il s’est vu confier la dictature par le Sénat.

J’ai du mal à voir où est le cauchemar : d’abord NP a une bonne gueule (ce qui nous change des Bénamou) ensuite la dictature d’une peluche pinochétiste, c’est un BEAU rêve.
Quelle caricature? Il n’y a qu’en France qu’on s’indigne qu’un fonctionnaire soit payé pour faire une revue de presse d’Internet. Tout le ramdam fait autour de ce jeune homme est ridicule.
On parle de moi partout! C’est formidable. Je vais le dire à Nicolas!
@ Robert Marchenoir : Vous persiflez… Je crois qu’il n’est pas fonctionnaire mais contractuel, puisque venant d’une agence de publicité. Et puis tant de VRAIS fonctionnaires sont payés, non “pour”, mais “à” surfer sans but sur Internet. Il n’y a qu’à voir la provenance des e-mails comiques ou supposés tels, pour s’en rendre compte : le trio de tête des branleurs étant (sur l’échantillon auquel j’ai accès) 3° l’Equipement 2° l’Intérieur 1° la fonction publique hospitalière (oui, celle qui est en sous-effectifs dramatiques).
Et qui paie princen ? Au nom de quoi le contribuable paierait ce type de travail ??
http://www.impots-utiles.com/contribuables-qui-paye-nicolas-princen.php
Il n’y a surtout qu’en France qu’on parle d’un tel fonctionnaire, ou contractuel ,ou je ne sais quoi. Guignol, disons. Si bien qu’en plus d’être ridicule, ce que j’accorde de grand cœur, ce ramdam a sans doute un sens. Inquiétant. Nos hommes politiques n’ont jamais rien compris à l’internet, ils voient encore ça comme une sorte de super-minitel. Ils en parlent comme d’un media (sous-entendu : parmi d’autres, à traiter comme les autres). Et là, de toute évidence, le ramdam est un nouveau signe qu’ils ont entrepris une fois de plus d’emmerder le monde en essayant de faire coller ce qui est à leur vision débile du monde.
Mais non, Denis. Je suis parfaitement sérieux. Et c’est à dessein que j’ai employé le mot de fonctionnaire, qui n’est pas forcément exact juridiquement parlant. Il l’est d’un point de vue politique: c’est un type payé avec l’argent public pour fournir un travail au gouvernement. Le reste, les détails administratifs, je m’en tape.
Ce qui est consternant, ce sont les chiens de Pavlov de la médiatico-blogosphère, qui lisent “M. Dupneu est chargé de lire les blogs pour que le président sache ce qu’on pense de lui”, et qui font semblant de comprendre “M. Dupneu est embauché par le président pour censurer, jeter en prison et torturer ceux qui disent du mal de lui sur Internet”.
Qu’il y ait, par ailleurs, trop de fonctionnaires avec trop de temps sur les bras, c’est parfaitement certain.
Il n’en demeure pas moins que n’importe quel gouvernement démocratique doit suivre ce que l’opinion pense de lui, que c’est la moindre des choses, et que c’est s’il ne le faisait pas que l’on pourrait, à juste titre, le lui reprocher.
“Il n’en demeure pas moins que n’importe quel gouvernement démocratique doit suivre ce que l’opinion pense de lui, que c’est la moindre des choses, et que c’est s’il ne le faisait pas que l’on pourrait, à juste titre, le lui reprocher.” …
.. Certes, mais il serait préférable, vous en conviendrez, qu’un marché – public, donc après appel d’offres – soit passé avec une société privée pour sous-traiter cette fonction. Ces embauches mi-privilégiées mi-jetables sont insupportables, d’abord parce qu’elles correspondent à des dépenses sans mise en concurrence, ensuite parce qu’elles contribuent à renforcer la mentalité courtisane autour des hommes d’Etat (elles garantissent à ces derniers un degré trop élevé de dévouement, de disponibilité, de la part de ces précaires de prestige).