Vagabondages
Le 02/03/08 à 11:32 par SK
Il y aurait une déforestation substantielle dans le Cotentin. Oh, il ne s’agit pas d’abattre les forêts, non, il n’y en a guère sur cet isthme venteux, mais plutôt de ratiboiser les haies, les bosquets, les petits bois qui parsèment la campagne comme des îlots de sauvagerie sur ces terres d’élevage trop lisses. Cela fait beaucoup de bois au final. Les gens ici sont débrouillards. Débrouillards et instinctifs. Destructeurs aussi, naturellement. Alors pourquoi cette frénésie ? Ils anticipent. Pour se chauffer. Cela manque d’organisation rationnelle tout de même. Des centaines de mètres cubes de bois provenant de l’élagage des talus sont régulièrement brûlés sur place, en pure perte. On pourrait très bien récupérer ce bois, pour le réduire en sciure et alimenter ainsi les chaudières adaptées, cela serait autrement plus raisonnable que de saccager le paysage. Le génie cantonal, avec les nouvelles préoccupations de développement durable, pourrait mettre en place la logistique nécessaire. Si les communes ou le canton ne s’organisent pas et continuent à faire preuve d’un manque cruel d’imagination et d’anticipation, cela risque d’être très bientôt l’anarchie partout où il restera encore possible de se débrouiller.
Sinon, je découvre dans Lectures Françaises que
Je me suis replongé du coup dans le livre de Stéphane Courtois le temps d’une soirée, plus particulièrement dans la guerre civile espagnole. Rien de tel qu’un plongeon dans la dégueulasserie la plus infâme de cette illustration du communisme en marche pour vous revigorer. Je ne me souvenais plus que la plupart des dirigeants du PCE furent ensuite liquidés par leurs petits camarades du NKVD ; ce fut une satisfaction de le redécouvrir.
Lu dans une revue « non conformiste » d’histoire le récit du fils de Hess. Il y développe une thèse intéressante, retrouvée ailleurs, sur l’affaire du vol en Ecosse, ratage mémorable à l’issue aussi lamentable qu’interminable. Churchill aurait tout fait pour saboter les négociations de paix, négociations qui auraient impliqué non seulement le Duc de Hamilton, mais la famille royale elle-même. Churchill voulait la guerre et son prolongement à tout prix après Dunkerque (cette armée prise dans la nasse, l’occasion était trop bonne, et ce mystère de stratégie peut être envisagé comme une ouverture …). J’ai été surpris dernièrement par un téléfilm qui étayait clairement et sans complexes cette thèse ; il nous montrait un Churchill triomphant lorsque la guerre devient inévitable, un Churchill rayonnant au milieu des mines consternées. Tout porte à croire que Hess a été assassiné par les services du Home Office, à la veille de sa libération par les soviétiques. Le secret de Spandau a été bien gardé.
Ah oui, Jeanne d’Arc, aussi, une des marottes de ce type de revue. Ils sont rigolos, ils insistent. Bon, elle n’aurait pas été brûlée, car en effet, on ne brûle pas les bâtardes de France. Que l’icône républicaine, cette petite fille du peuple canonisée à grand frais par une troisième moribonde, se révèle être une fille de l’illustre maison d’Orléans, c’est séduisant évidemment. Mais bon, je doute qu’elle soit aujourd’hui encore le symbole de Michelet. Il n’a pas de quoi s’énerver.

Un proverbe Ilysien voudra désormais qu’un billet de SK ne doit pas rester sans commentaire.
[...] ( ce révisionnisme courtois, marronnier des revues comme Lectures Françaises, déjà évoqué ici). Les vilains ! Il y a une histoire officielle, point final. Il y a même des lois pour cela. Tout [...]