Les morisques
Le 16/02/08 à 11:19 par SK
Par la volonté du roi Philippe II d’Espagne, la déportation intérieure des morisques, dans les terres très chrétiennes du royaume, est décrétée le 24 février 1571. Don Juan lui-même s’émeut des conditions de cet exil. Mais après bien des tergiversations, et malgré sa répugnance, le souverain reste cette fois-ci inflexible.
Le but que le roi s’était fixé était de supprimer la cinquième colonne islamique du sud de l’Espagne qui avait, les années précédentes, prêté la main à la flotte turque et aux corsaires barbaresques. Il avait atteint ce résultat, mais il avait du même coup propagé l’insécurité dans l’ensemble de l’Espagne, où les morisques étaient désormais partout présents. Ils proliféraient à Valence, à en croire les anciens habitants, et, grâce au nombre croissant de leurs enfants, menaçaient de supplanter rapidement les chrétiens. En Catalogne, ils s’agrégeaient aux bandits qui mettaient la région à sac et s’entendaient au-delà des Pyrénées avec les protestants français. En Andalousie, ils fomentaient, disait-on, une conspiration pour s’emparer de Séville, Cordoue, Ecija, et en faire des places musulmanes.
Philippe continue pourtant de croire que la pays chrétien parviendra à assimiler ces populations d’origine islamique. Il se refuse à envisager la solution extrême proposée par ses conseillers en 1582 puis 1592, à savoir l’expulsion des morisques vers le Maghreb, solution à laquelle se ralliera son successeur. Toujours persuadé que la résistance des anciens musulmans vient de leur méconnaissance du christianisme, il autorise en 1596 une action de grande ampleur dans le royaume de Valence: chaque diocèse devra envoyer vers les communautés morisques douze prêtres parlant arabe, dirigés par un religieux qui aura fait ses preuves dans la conversion des Indiens. Le vieux continent ne saurait rester en retard par rapport à l’ Amérique : il faut éliminer les foyer de résistance à la vraie foi. En cas d’échec, on aura recours à l’Inquisition pour prendre le relais des missionnaires.
Ivan Cloulas, Philippe II, Fayard.
L’expulsion des morisques d’Espagne, au nombre de trois cent mille environ, fût finalement décidée en 1609 par Philippe III, cent- dix sept années après la prise de Grenade.

De la part d’un auteur qui dépeint Catherine de Médicis comme une icône de la tolérance religieuse, on n’est pas surpris que la phrase – factuellement absurde – “En Catalogne, ils (…) s’entendaient au-delà des Pyrénées avec les protestants français.” soit à l’indicatif. Alors même que l’auteur, dans la phrase précédente, utilise la tournure “à en croire…” et dans la phrase suivante, emploie l’expression “disait-on”… et ce pour des choses autrement plus plausibles ! On n’est pas surpris non plus de voir les tombereaux de fleurs déversés sur cet ouvrage et son auteur, par tous les folliculaires et libraires par correspondance, de la mouvance catho intégriste – pardon, “traditionaliste”.
“cathos intégristes”? denis l. je ne reconnais pas cette dénomination; je suis un peu étonné que vous utilisez une telle expression.
Pour le reste, c’est le coup des protestants complices des morisques qui vous gêne, hein? bon, vous savez pertinemment que les rois catholiques français ont sollicité les turcs pour contrer l’Espagne, alors bon, nous savons tous deux que cela n’implique rien d’autre qu’une des stratégies jouables sur le vaste échiquier de la volonté de puissance…
C’est surtout que RIEN de tel n’est attesté par l’Histoire. On est là clairement dans des fantasmes de couloirs (ou de sacristies) madrilènes du XVIe siècle, et je suis effectivement fondé à déplorer que le sieur Cloulas n’ait pas traité ce fantasme comme tel – si tant est qu’il ait mérité mention. Je connais la chanson : cette faribole sera traitée dans certains milieux comme vérité révélée façon dame blanche apparaissant à une adolescente lourdaise, et régurgitée par les folliculaires par moi mentionnés plus haut.
Quant au terme “catho intégriste”, j’ai pris instantanément quelques distances par rapport à ce vocable pourtant parfaitement standard, histoire de ménager les susceptiblités, alors merci de me lâcher ;-)
@ DenisL : je constate cependant que les dénégations avancées ici par vous ne sont pas plus fondées que les allégations du Sieur Cloulas. Me trompé-je ?
@ kalle :
- Merci de me prouver que Nessie, le monstre du Loch Ness, n’existe pas.
- ???
- Ho, ho… de quoi, de quoi ? Vous semblez muet, l’ami… C’est bien ce que je pensais, il y a monstre lacustre sous eau de roche.
Dialogue débile ? Pas plus que votre précédent commentaire.
Je vois que certains sourçages de votre serviteur – en particulier sur le thème des conséquences du Traité de Versailles – ont laissé un souvenir cuisant malgré les semaines écoulées. Je pourrais m’en réjouir, je le déplore. Je n’aime pas voir un co-commentateur, une sorte de voisin de blogue, de surcroît probable voisin idéologique, se ridiculiser sans raison valable.
Vous me faites un peu penser à un Serbe ressassant la défaite du Champ des Merles, plus d’un demi-millénaire après les faits. Pas vraiment le trait le plus attachant de ce peuple. Notez que je pars du principe que ledit peuple a peut-être au moins un trait attachant.
“Notez que je pars du principe que ledit peulpe a peut être au moins un trait attachant”
Et bien je vous laisserai en zone europeenne muzz kosovar pendant que j’irai boire de la slibo avec des serbes, je vous donnerai même pas trois jours avant que vous filiez à Belgrade avec des gens si peu attachants mais qui satisferaient sûrement mieux votre sens de l’esthetisme que vos albanais.
“Là ou est le glaive est la Foi”c’est sûr qu’ils ont l’habitude de se mettre à la botte des puissants du moment.
Et au sujet de 1914-1918 et des réparations vous m’aviez promis de rechercher des sources un peu plus étayées que l’article que vous aviez lu dans un journal anglais que je n’oserai pas taxé de parti pris dans un contexte tel que le notre actuellement ou les 7 Soeurs ne manoeuvrent absolument pas.
Je constate – mille fois hélas – que comme lors d’une certaine de nos discussions passées, vous éludez encore. De plus, en bon atrabilaire, vous montez sur votre poney (votre sarkocheval), pour agresser quiconque ose vous fait remarquer vos assertions non explicitées.
Si vous n’avez pas envie d’éclairer vos critiques, dites-le, mais n’insultez pas vos voisins de blogs. Votre agressivité crasse dessert votre propos, je vous l’ai déjà écrit. Essayez d’adopter un comportement normal, un brin plus civilisé et laissez faire l’empathie pour le reste… Vous verrez, tout ira mieux entre nous.
Et maintenant relevez-vous, vous me gênez ;-))
@ sanpiero : Vous seriez parfait si vous vous identifiiez un peu moins fortement à l’univers slavo-orthodoxe. J’ajoute que si l’Europe dont je rêve existait, une des premières tâches que je voudrais lui voir entreprendre, serait double : 1° en finir avec l’affiliation religieuse (officielle) de la majorité des Albanais (d’Albanie et du Kosovo) – tâche significativement moins difficile que de désintoxiquer nos frères Serbes de leur paranoïa nationaliste ; 2° en finir avec les restes archaïques du clanisme méditerranéen (infiniment plus coupables des traits inacceptables du comportement des Albanais, que ne l’est l’Islam), restes plus forts chez les Albanais que partout ailleurs – tâche considérablement PLUS difficile que … (voir plus haut)
Pour résumer : dans les Balkans, y’a du boulot. Et fondamentalement, je suis opposé à l’indépendance du Kosovo comme je suis opposé à celle de l’Albanie comme je suis opposé à celle de la Serbie. Parce que je suis plus Européen que nationaliste (euphémisme), mais aussi dans le cas d’espèce, parce que ces divers peuples sont inaptes à se diriger eux-mêmes. Ceci étant précisé, l’indépendance du Kosovo (dont je souhaite accessoirement qu’il fusionne avec l’Albanie, pour diverses raisons) ne me choque pas plus que l’indépendance de la Serbie.
@ kalle : Être traité d’atrabilaire par vos bons soins, cela se savoure, surtout après une agression non provoquée :-)
Sur le fond, un enfant comprendrait que c’est au sieur Cloulas (ou, à défaut, à vous-même) de démontrer que cette collaboration imaginaire entre Morisques de Catalogne et Protestants de France était autre chose qu’un cauchemar madrilène. Une fois de plus, comment démontrer l’inexistence de quelque chose ?
Les morisques (et le Diwan de Constantinople d’ailleurs) ne s’entendaient pas mieux avec les protestants qu’avec les Valois catholiques, s’ils se sont jamais entendus d’ailleurs. On arrête là le truc. Ce n’était pas le propos.
@ SK : A vos ordres.
@ DenisL : “Une fois de plus, comment démontrer l’inexistence de quelque chose ?”
C’est joliment (re)tourné. Ou l’art de se défausser à peu de frais. Continuez comme cela, vous êtes de plus en plus pertinent et crédible ! Relisez-vous, prenez cette peine (je pèse mes mots), et vous envisagerez peut-être (qui sait ?) l’hermétisme de vos assertions… La différence entre Cloulas et vous, c’est que lui a pris le risque d’être publié pour être lu. Et même si cela n’établit en rien que ses arguments sont exacts ou même recevables, je constate que lui ne s’est pas contenté de cliquer sur “Submit Comment”. Cela fait une très grosse différence à mes yeux… je veux dire que cela justifie que l’on se donne de temps à autre un peu de peine pour être entendu, voire compris.
Perte de temps pour vous, dont la fatuité n’a d’égale que la prétention, apparemment.
Dommage, cher voisin…
@ DenisL
Et puis, pendant qu’on y est, faudrait voir à mieux m’expliquer cette faribole : “1° en finir avec l’affiliation religieuse (officielle) de la majorité des Albanais (d’Albanie et du Kosovo) – tâche significativement moins difficile que de désintoxiquer nos frères Serbes de leur paranoïa nationaliste”.
Vous pensez peut-être soutenir les 3500 chrétiens d’Albanie ? Je suppose que vous devez disposer d’au moins une mégatonne de matière fissile à la cave pour entrerprendre cette sympathique croisade… Moins cocasse, votre saillie sur vos “frères” serbes : un jour comme aujourd’hui, précisément, c’est d’un goût exquis.
“Pour résumer : dans les Balkans, y’a du boulot.” – Effectivement, ce doit être “pour résumer”…
“je suis opposé à l’indépendance du Kosovo comme je suis opposé à celle de l’Albanie comme je suis opposé à celle de la Serbie.” OK. On en fait quoi ? On vend à Disney ? Clownesque.
@ Kalle : Je vous confirme que nos frères Albanais ou a fortiori Bosniaques sont moins Musulmans que nos frères Serbes sont Natio / Parano / Orthodoxes, et que nos frères Serbes sont moins Natio / Parano / Orthodoxes que nos frères Albanais (ou, dans une moindre mesure, Siciliens – je ne donnerai pas d’autre exemple…) sont archaïques / claniques. Rien d’autre ici que le rappel de ce qui, à mon sens, devrait être considéré comme des évidences…
Je vous confirme aussi que dans la première phrase, vous pouvez remplacer “Albanais Musulmans” par “Albanais Chrétiens”. Un Albanais est clanique en premier, et confessionnel en dernier.
Je vous confirme également que je ne suis absolument pas en deuil en ce jour d’indépendance du Kosovo. Simplement honteux de ce que tant de gens de ma supposée “famille idéologique” voient quelque chose d’important, voire de vital, dans tout cela.
Je vous confirme enfin que je suis opposé aux trois indépendances balkaniques susmentionnées. Ou, plus précisément, à l’idée que lesdites indépendances fassent sens. Comme, d’ailleurs, je suis opposé à l’”indépendance” de la France. Seule l’Europe aurait – sur le papier – les moyens d’une certaine indépendance. Et même cela ne devrait pas la dispenser d’une étroite collaboration avec les autres pays raisonnablement développés, raisonnablement civilisés (liberté d’expression, respect des droits de propriété), et où le pouvoir réside dans des proportions raisonnables entre les mains de Blancs ou, à défaut, entre les mains de gens raisonnablement leuco-compatibles (genre Japonais, Coréens, Israéliens).
Disney n’a donc rien à voir avec tout cela, et c’est votre acharnement qui sera jugé clownesque par les tiers :-)
Quel acharnement ?
Celui qui consiste à dénoncer votre fatuité ?
Chacun jugera sur pièces !
PS : vous avez raison, votre vision du monde, de la France, de l’Europe n’est pas dysneyenne, elle est proprement Golnishienne ! Ça n’est pas peu dire…
Je découvre (et le lectorat ébaubi avec moi) que mon commentaire # 1 était fat. Qu’une agression personnelle absurde (une fois de plus, comment démontrer une non-existence) n’est pas un acharnement – pas plus que le fait d’être qualifié de Gollnischien, alors que je pense pis que pendre de la vision du monde (on ne rit pas) du Front. Oui, chacun jugera sur pièces :-)
@ denis l.
votre volonté de “guérir” l’Albanais de l’Islam est tout à votre honneurs, et si vous réussissiez dans cette tâche, cela tempérerait certes beaucoup de mes réticences à voir un Kosovo indépendant – pour tout dire je m’en ficherais pas mal alors…
néanmoins, un état musulman de plus dans le c…l de l’Europe, pardonnez-moi, mais ça me reste en travers de la gorge !
car enfin, pouvez-vous me citer un seul exemple d’un peuple entier ayant abjuré EN MASSE l’Islam ?
@ Nessuno : Je vous rassure d’emblée : ni la Bosnie ni l’Albanie ne sont des Etats musulmans. Une majorité de leurs habitants, oui, est composée de “personnes se disant musulmanes”. Pas de “Musulmans”.
Ceci dit, je vous donne raison sur le dernier point, historiquement je crois bien que cela ne s’est jamais vu. Mais il y a un début à tout. Vous êtes d’un pessimisme :-(
Rasons La Mecque – je parle sérieusement – et notre faux problème de “Musulmans au coeur de l’Europe” sera réglé. Et pas mal de vrais problèmes aussi, dans la foulée. Comme quoi mon optimisme est tout sauf démobilisateur :-)
Raser la Mecque, mais le faire intelligemment: en faisant croire à un attentat islamiste, une secte dissidente, partisan de l’Immam caché, où un truc comme ça, avec jugement des “coupables” devant le T.P.I., grâce à l’intervention des puissances occidentales.
On dresse tout le temps, à raison, un tableau très sombre de la situation, mais on en oublie que c’est nous, quand-même, qui avons le feu:).
D’une façon générale, il faut toujours penser à Carthage: elle a été détruite pour que Rome soit protégée de la menace qu’elle faisait peser sur elle, si ma mémoire ne me joue pas des tours. Pour les mêmes raisons, la colonisatiion du Mahgreb ne visait rien d’autre que de mettre fin à la guerre de course, et même, on peut dire que la guerre de civilisation entre l’Islam et la Chrétienté qui dure depuis l’égire à connu une sorte de trêve qui est allé de 1830 à 1989, période qui cerrespond à une mise sous tutelle presque totale du monde Musulman, sur le continent africain par les Européens, et en Asie centrale par les Russes. Comme par hasard, ce conflit séculaire à repris avec l’effondrement des empires coloniaux et de l’URRS: Si on se place dans une perspective historique à long terme, les interventions américaines prennent tous leur sens. Eux ne sont pas sortis de l’histoire, ils sont encore capables de tenir un raisonnement politique, et de fait, ils ne se laissent pas aller aux divaguations des identitaires, des souverainistes ou des partisans du dialogue des civilisations qui sont tous d’accord pour estimer que si on fait comprendre à celui d’en face qu’on veut être maître chez soi, mais qu’on entend que lui aussi soit maître chez lui, tout ira bien. L’histoire démontre le contraire, à savoir que pour rester mâitre chez soi, il faut savoir se rendre Maître chez les autres.
Les partisans de la doctrine “respectons l’adveraire pour qu’il nous respecte” repose sur le postulat que les hommes aspirent à vivre en paix et jouir dans leur aire civilisationnelle du délice de la souveraineté. Il arrive, certes qu’ils se contente de ça, mais sous la contrainte.
D’un point de vue moral, tout ça se justifie pleinement: Une coloniation destinée à mettre une nation hors d’état de nuire est en quelque sorte une mise sous tutelle d’une collectivité “au comportement dangereux pour elle même et pour les autres”, comme disent les psy:)
@ XP : L’exemple algérien frise le contre-exemple, la France ayant mis le curseur exactement là où il ne fallait pas : ni simple contrôle militaire, ni politique de conversion/absorption, ni expulsion, ni extermination.
En tout cas, merci de contribuer à réhabiliter la guerre préventive, injustement et quasi unanimement décriée :-(
Et merci d’avoir apporté une dimension d’intelligence à ma suggestion de raser La Mecque ;-)
Ce qui a motivé la conquête de l’Algérie, c’est la volonté d’opérer un contrôle militaire des côtes, et rien d’autres. L’armée s’est enfoncée involontairement dans les terres, pour gagner la guerre qu’on lui menait pour la chasser des côtes (ce qui au passage renforce ma these, d’ailleurs, tiens…). Pour le reste, l’iéologie Républcaine à fait le reste (éduquer le bon sauvage), encore que je ne suis pas sûr que nos rois auraient exterminé froidement… Plutot une question de moeurs et de tradition. Mais en effet, il aurait fallu faire ça, à l’image d’Ivan le terrible qui a mis fin à la domination Tatar de façon… magistrale:)
Ah ah oui, rasons la Mecque… mais faisons le au moins pendant le Hajj qu’on se marre une peu !
Ceci dit je ne crois guère à cette histoire de “personnes qui se disensen musulmanes”, ils sont convertis depuis suffisamment longtemps pour être imprégnés de la doxa islamique.
Et puis, avec la mise sous tutelle de ces indécrottables européens avec leur mission civilisatrice (on ne se refait pas…), et la liberté de foi qui va avec, nul doute que nous verrons tantôt fleurir centres isalmiques et medrassas financés par les pétrodollars saoudiens et animés par les imams turcs…
D’ailleurs, musulmans ou pas, il suffit de lire les rubriques “faits divers” des journaux suisses pour se rendre compte de ce que cela donne d’avoir 200′000 kosovars à demeure (d’ailleurs ils ne sont pas les seuls à y foutre le bordel, mais ils sont les plus nombreux…) et pour se dire qu’il vaudrait mieux éviter d’accorder la libre-circulation à ces “frères européens”-là…
Nessuno, c’est leur archaïsme qui est en cause, et leurs minorités catholique et orthodoxe ne se comportent pas mieux.
XP, il était possible de contrôler les côtes ET de pacifier l’intérieur, sans coloniser et surtout sans coloniser massivement. Les Anglais étaient bons dans ce registre, et les principautés barbaresques situées sur les territoires actuels du Maroc, de la Tunisie ou de la Libye, ont été mises au pas sans envoi massif d’Européens. L’Algérie restera comme une des conneries majeures de l’Histoire de France.