Le Général imaginaire.
Le 06/02/08 à 16:39 par XP
Je viens de relire (en diagonale) les passionnants et fort bien documentés ouvrages que Jean Lacouture et Alain Peyrefitte ont consacrés au général De Gaulle. Il ne s’agit pas, très loin s’en faut, de biographies à charge, et pourtant, elles laissent apparaître en filigrane un impensé, un aspect de la personnalité du grand homme que les pamphlétaires ne soulignent pas plus que les hagiographes, sans doute parce que la chose leur semble trop prosaïque pour figurer dans un ouvrage historique:
De Gaulle était relativement incompétent dans un tas de domaines pourtant régaliens, et l’un n’allant généralement pas sans l’autre, il avait un poil dans la main. Je n’ai rien contre les gens qui ont un poil dans la main, car la paresse est bien souvent le tribut que le génie doit verser pour musarder et faire son miel, et les intuitions magnifiques ne viennent qu’à l’esprit de ceux qui vaquent sur les chemins de montagne où ils n’ont rien à faire, mais si les pays en guerre ont besoin d’intuitif à leurs têtes, il leur faut en temps de paix des besogneux, et le moins que l’on puisse dire c’est que la dernière légende de notre histoire n’avalait pas les dossiers.
Comment, du reste, aurait-il pu être travailleur? Ce n’est pas faire injure aux militaires de carrière que d’affirmer qu’ils ne font pas grand-chose en temps de paix, et lui approchait la cinquantaine le 18 juin 1840. Il s’en est suivi quatre ans peuplés de longues périodes d’attente et d’angoisse durant lesquelles Roosevelt prenait un malin plaisir à ce qu’il n’ait pas le plus petit grain à moudre, une traversée du désert de presque dix ans qui l’a vu ronger son frein en poussant la poussette de ses petits-enfants devant les objectifs, et l’homme qui revient en 1958 est presque septuagénaire et pénètre dans l’âge de la vie où le corps vous fait souffrir du lever au couchant.
Les vieux prennent souvent des médicaments le matin, ils ont parfois de sondes qui les empêchent de se mouvoir sans gémir (c’était son cas pendant sa mythique tournée sud-àméricaine, ce qui force l’admiration), ils dorment après le déjeuner, les gens qui parlent fort et s’excitent les exaspèrent tellement qu’ils ne les écoutent pas, et le soir, ils n’aiment rien tant que de regarder la télévision en suçant des werters original devant les pitreries d’Henri Salvador, intervilles où la piste aux étoiles, soit les programmes qu’affectionnait le plus le grand-père que la France s’était donné.
J’aime bien les vieux. Ils m’arrachent des larmes bien plus souvent que les jeunes cons qui se rêvent plus grand que la tour Eiffel et ne peuvent pas faire un geste sans vous griffer au passage. Eux n’en n’ont souvent plus, et comme l’organe fait un peu la fonction, ils deviennent parfois gentils alors que leur âme est noire comme du charbon. Mon grand-père a m’a-t-on dit passé sa jeunesse à rouer de coups sa femme, mais comme j’ai eu la chance de ne le connaître qu’usé et fatigué, je n’ai gardé le souvenir que d’un vieux monsieur rondouillard qui n’aimait rien tant que venir me chercher à l’école avec un paquet de M&M’s qu’il glissait en lousdé dans ma poche et que sa vieille a longtemps pleuré, malgré les douleurs qui ne s’oublient pas. Cependant, il était bon que parce qu’il s’effaçait et que d’une certaine manière, il n’était déjà plus là.
De Gaulle n’avait pas soixante-douze ans en 1962, il avait cent ans, il avait mille ans, et c’est à cette aune qu’il faut examiner son principat et tâcher de comprendre les fantastiques ratés de sa politique.
La Vème République immobilière qui prend ses quartiers alors que notre homme est pourtant blanc comme neige, la Françafrique, les valises de billets, les Chirac qui font leur nid sous son aile, l’administration et la pression fiscale qui gonflent contre sa volonté, l’immigration sub-saharienne qui gagne alors qu’il tenait pourtant pour un métèque quiconque était né au dessous de la Loire, les désastreux accords de Grenelle dont il n’a eu vent du contenu qu’après qu’ils aient été signés, le fantasme pour frapadingue de la participation (pfff…), l’affaire Ben Barka qui lui a révélé que SON état et SA police étaient en réalité des passoires, le pétage de plomb du haut d’un balcon de Montréal, la fuite à Baden dont je m’étonne qu’aucun dessinateur n’en ait fait un comics, tout cela est le fait d’un homme à qui nous somme en partie recevable, mais qui ne connaissait pas ses dossiers, et n’avaient plus l’âge d’apprendre et se pencher sur des problèmes dont il avait fondamentalement rien à foutre.
A chaque fois que Chirac à fait un pas en arrière devant la plus petite menace de mouvements de foule, et Dieu sait qu’il en a fait, nous avons entendu dans les rangs de vieux briscards souverainistes maugréer dans les rangs et nous expliquer que du temps du Général, mon bon Monsieur…. Or, tout cela est faux et n’est que le produit de notre imagination, car il fallait moins de trois mille personnes dans les rues de Paris pour que De Gaulle lâchat tout , et il cédait d’abord pour ne pas qu’on l’emmerde. En 1958, alors qu’il a pourtant toute les ficelles en main, il a suffi aux anciens combattants de lui faire les gros yeux pour qu’il rétablisse leurs pensions de retraite au taux qu’ils tenaient pour juste, et en 1962, les mineurs ont obtenu davantage qu’ils n’en exigeaient en début de conflit. C’est comme ça, les faits sont têtus.
Tout ça pour dire quoi, me direz vous? Que le fantôme du Général peut encore nous parler et prononcer des paroles édifiantes, à condition toutefois qu’il s’agisse vraiment de lui et non d’un personnage historique virtuel sorti des officines souverainistes. La substantifique moelle du gaullisme ne peut-être prélevée que par ceux qui savent qui était De Gaulle. Il est devenu post-mortem la figure tutélaire du souverainisme alors même que le principal intéressé avait prévenu que ce genre de démarche serait loufoque et que tous les gaullistes après lui seraient immanquablement des jobards, et c’est bien pour ça que toute cette petite faune se masturbe et travaille du chapeau.
La France défendue par Paul-Marie Coûteaux, Dupont-Aignan, Chevènement, par un Villepin dans une certaine mesure ou je ne sais quel Gallo n’existe pas, pour la simple et bonne raison qu’ils nous parlent d’un De Gaulle qui n’existe pas. Ils ne voient pas ses parts d’ombre et ses lacunes, pour la raison simple qu’ils ne le regardent pas et qu’ils se moquent autant de ce qu’il fut que de cette France dont ils se croient les gardiens.
Très très bien vu, sur De Gaulle.
Stupide de bout en bout : presque un exploit, à ce stade.
(Et on écrit “de Gaulle”, avec un “d” minuscule, accessoirement.)
Très juste. Je recommande d’ailleurs l’excellente essai de Dominique Venner “la grandeur et le néant”.
La “pensée” des “souverainistes” que vous citez est ‘ailleurs elle aussi un néant: elle se rapporte à une “nation” qui est une entité abstraite (éventuellement peuplée des rejetons de l’invasion), à l’exact opposé de la patrie enracinnée dans la tradition.
“Et on écrit “de Gaulle”, avec un “d” minuscule, accessoirement.)”
Ce n’ ai pas ce qu’en dit son fils, mon cher Didier.
Pour le reste, je ne n’ambitionne pas de convaincre les lecteurs de Renaud Camus. Ni ceux de Jean Dutourd.
Tiens, je suis sûr que vous devez l’aimer, Jean Dutourd. Lui aussi, il ne dit rien, mais il ne dit rien dans un français parfait.
@ Didier Goux, XP : L’usage populaire a anobli CDG, mais son nom est d’origine roturière et flamande, le “De” signifiant “Le”. Un “De Smedt” n’est qu’un Lefebvre ou un Smith, un “De Koning” n’étant qu’un Leroy ou un Koenig. Je ne suis pas surpris que le fiston ait rectifié.
Sinon, assez d’accord avec l’article mais il y a tout de même quelques aspects (hormis l’intégrité financière) qui différencient CDG d’un Chirac ou d’un autre contemporain : le souci de fierté collective (pas de repentance au menu, à l’époque) et l’ambition pour la France (même maladroite voire ridicule).
Et bravo pour avoir évoqué la tendance à la paresse, sujet rarement évoqué. Un autre général politique, d’outre-Pyrénées celui-là, était encore plus cossard que le nôtre. Notons que dans les deux cas, bilan globalement positif. Y aurait-il un rapport ?
Enfin, rappelons que CDG aurait parfaitement pu remettre en cause la construction européenne : le Traité de Rome était encore tout frais, et resusciter chez les Français des réflexes similaires à ceux ayant motivé le rejet de la C.E.D. en 54 eut été facile. Or, presque tout (j’ai dit “presque”) ce que rejettent aujourd’hui les “souverainistes” était en germe, mais clairement en germe, dans le Traité de Rome.
“Or, presque tout (j’ai dit “presque”) ce que rejettent aujourd’hui les “souverainistes” était en germe, mais clairement en germe, dans le Traité de Rome.”
Il en disait “c’est un bon traité de commerce”.
“le souci de fierté collective (pas de repentance au menu, à l’époque) et l’ambition pour la France (même maladroite voire ridicule). ”
Sa manière de la défendre n’a rien à voir avec ce que préconisent les souverainistes, mais alors vraiment rien.
J’y reviendrais dans un autre article, il faut que je ramasse ma pensée.
Je dirais simplement que dire de Villepin qu’il est gaulliste quand il s’oppose aux ricains à la tribune de l’ONU relève du raccourci. Pour le moins.
“Sa manière de la défendre n’a rien à voir avec ce que préconisent les souverainistes, mais alors vraiment rien.” … Je suis absolument d’accord sur ce point !!!
A l’ONU, Villepin ne regardait pas une photo de CDG, il se regardait dans un miroir. Il ne songeait pas au Mémoires de Guerre, mais à son possible Grand Avenir.
Qu’est ce qui vous choque dans la participation des salariés aux responsabilité et bénéfices de leur entreprise ?
N’est ce pas un moyen de contrer les syndicats marxistes plus crédible qu’un retour au corporatisme ?
Une ébauche de capitalisme populaire plus efficace que la caisse des dépôts dans les tentatives de garder françaises la direction et les capitaux d’entreprises vitales.
Voudriez vous garder cette implication dans le vie de l’entreprise au seuls cadres supérieurs ?
les intérêts du travail et du capital sont inconciliables. Ils dont utiles tous les deux, mais à condition qu’ils se heurtent et qu’ils s’affrontent.
De Gaulle le savait, puisque ce truc était sans cesse repoussé aux calendes et qu’il n’a jamais rien fait.
C’était sa vieille éducation de Catholique social qui le poussait à entretenir cette chimère.
Je persiste à croire que ça n’est pas dans l’intérêt d’un ouvrier d’être propriétaire de son entreprise.
Tant qu’on entretiendra cette fiction que “les intérêts du travail et du capital sont inconciliables” la lutte des classes a de beau jours devant elle. Fiction servant aussi bien à la CGT qu’à Bouygues et aux enarques. C’est peut être le seul mérite avouable de Mussolini de s’être attaqué à ce handicap de nos société modernes.
Plutôt qu’une mondialisation financière instable, plutôt qu’un capitalisme monopolistique d’état ou encore des oligarchies financières sans scrupule, je préfère passet pour utopiste et affirmer qu’un capitalisme du travail, épaulé par un nationalisme bien compris, serait une source de stabilité sociale, un coup de fouet à la productivité et une réponse au délicat problème des retraites.
Mais rassurez vous, la France en est encore très loin
Pour reprendre l’idée de DenisL, De Gaulle est multifacettes, comme son aéroport. Il y a CDG1, le premier, l’ambitieux, celui qui intrigue et courtise Pétain. Il y a CDG2, celui des impatiences et de l’envol - celui des premiers crash aussi, où une effroyable petitesse d’esprit s’affirme à contre-courant de l’Histoire. Il y a CDG3, époque de l’ambiguité où le passage à la modernité se fait dans la douleur : renoncement à l’Empire, puis à l’outre-mer, gestion politique déplorable des conséquences. Il y a CDG4, celui précisément qu’évoque XP, temps finissant où l’incapacité à faire avancer les affaires du pays se voit dans chaque repli de la société française, où conjointement, l’incarnation du vieux cabot militaire fait trembloter la mâchoire des idolâtres. Pour ma part, j’ai bien du mal à m’apitoyer sur cette image qui ne parvient pas à effacer celles liées aux manquements, aux magouilles de bas étage, aux bassesses - pire : au manque notoire de noblesse. Mais le gouvernement des hommes implique bien des compromissions et tant de trahisons, me dita-t-on. Certes, mais que l’on s’abstienne alors de prendre des postures de César autoproclamé…
Sur la participation des salariés aux responsabilités et bénéfices de leur entreprise, je ne puis que l’encourager. Cette initiative mise en application en Italie depuis fort longtemps - et encadrée jutridiquement pendant le ventennio - a prouvé son efficience dans les PME-PMI de Lombardie, du Piémont, de Vénétie et d’ailleurs.
les Français ne se sont jamais remis de leur régicide, c’est pour cela qu’ils doivent s’inventer des rois. Ce n’est pas pour rien que nos présidents nous rabâchent régulièrement qu’ils sont les présidents de tous les Français! Nulle icône fédératrice comme au R.-U. ou en Espagne…
Sur la participation, je ne comprends pas trop votre point de vue non plus. Je ne vois pas en quoi ça empêcherait la dialectique travail/capital de fonctionner. En pratique c’est un complément de rémunération différé, qui solidarise davantage le travailleur et son entreprise, mais sans plus. Ca n’est pas forcément adapté à toutes les situations, mais comme outil ça ne me paraît pas fondamentalement idiot.
Si l’intérêt de l’actionnaire, c’est de virer du personnel (ce n’est pas un jugement de valeur), l’intérêt de l’acionnaire salarié sera de se virer lui même?:)
Mais ce que je voulais surtout dire, c’est que lorsque le Gaullistes évoquent la dimension sociale du Gal, ils évoquent la participation… Qu’il n’a pas mis en place!
L’objet de l’article est en fait moins de Gaulle que l’usage qu’en font ces “héritiers”.
Les entretiens avec Peyrefitte montre assez clairement qu’il n’y croit pas beaucoup;il commande des rapports, désigne des commissions, et les fout dans des tiroirs.
Charles de Gaulle, la « re?volution conservatrice » et le personnalisme du mouvement l’Ordre nouveau:
http://www.cife.eu/UserFiles/File/301Sigoda.pdf
XP : jamais lu une ligne de Jean Dutourd.
Denis L. : vous dites n’importe quoi (mais entendu mille fois). “L’usage populaire” n’a jamais anobli qui que ce soit et n’a rien à faire ici. Dans la mesure où la particule reste une particule (indication de provenance, sinon de fief) que l’on soit “vrai” noble ou pas.
Je sais aussi bien que vous que le “De” néerlandais (et non flamand, ce qui ne veut rien dire) est l’équivalent du “the” anglais. Seulement, la famille de Gaulle est de vieille souche lilloise, et donc pas (ou plus, depuis un bout de temps) néerlandophone.
Enfin, le Général (oui, là, avec une majuscule : l’usage, que voulez-vous…) signait lui-même son nom, et l’a toujours fait, avec un “d” minuscule : libre à vous de préférer Sosthène au Connétable…
XP “Si l’intérêt de l’actionnaire, c’est de virer du personnel (ce n’est pas un jugement de valeur), l’intérêt de l’actionnaire salarié sera de se virer lui même?”
Si le salarié-actionnaire est prévoyant, il n’embauchera pas de nouveaux salariés pour les virer plus tard : il externalisera, ne serait-ce que pour préserver la rentabilité de son capital.
C’est vrai que le Général travaillait moins que Napoléon, il n’avait qu’à rester en campagne;-)
Bon, concernant les retraites des militaires, je tiens quand même à préciser que vous ne faisiez pas vivre une famille avec une pension d’ancien combattant 39-45, indo, algérie cumulées plus la la retraite d’ancienneté(25 ans), donc son lâcher de 1958 est un compréhensible puisque franchement difficilement défendable.
A moins que l’on considère que toute la bande de jean-foutre qui ait fait au bon beurre pendant que certains étaient au charbon aient le droit de ramener leur gueule qu’ils avaient si bien engraissée pendant les dites années.
Alexis Mabin> Merci pour le lien.
J’adore. Qui savait que Mongénéral était une sale feignasse, hein ? Personne !
@ Didier Goux : Vous le prenez sur un ton (surtout à l’égard de quelqu’un qui vous a parfois répondu, et toujours courtoisement)… Si vous voulez qu’on se lance dans le petit jeu de disséquer chaque tournure imparfaite, je suis votre homme mais je crains que personne n’ait à y gagner, notamment les lecteurs.
Je sais bien que l’usage populaire n’anoblit personne stricto sensu. J’entendais par là que l’inconscient collectif (le Français est consciemment coupeur de têtes, mais inconsciemment..) en a fait un aristocrate, justifiant ainsi l’orthographe GENERALEMENT ASSOCIEE à la noblesse. Je sais aussi que l’on peut être noble sans particule, et être emparticulé sans être noble, merci bien.
Reprendre la doxa populaire, même inexacte (je maintiens le FOND de mon propos) n’est pas exactement dire “n’importe quoi”, cette expression était gratuitement insultante.
Un peu comme “et non flamand ce qui ne veut rien dire”. Ne vous déplaise, en France, en particulier aux abords du Nord, ce que vous qualifiez de “néerlandais” est appelé par tout le monde sauf vous “flamand”. Et merci de m’épargner qu’il existe en Belgique de purs Flamands authentiquement francophones, ce n’est simplement pas le sujet.
Puisque vous vouliez m’énerver, je me lâche ;-)
“Seulement, la famille de Gaulle est de vieille souche lilloise, et donc pas (ou plus, depuis un bout de temps) néerlandophone.” … Cette phrase est une parfaite absurdité, relisez la et vous comprendrez : comme si l’écrit était synchro avec l’oral…
“Enfin, le Général (oui, là, avec une majuscule : l’usage, que voulez-vous…) signait lui-même son nom, et l’a toujours fait, avec un “d” minuscule : libre à vous de préférer Sosthène au Connétable…” … Là, double dose d’absurdité. Je commence par la fin : il ne s’agit pas de “préférer”, mais l’avis du fils n’est pas sans intérêt quand même. De plus, CDG n’a jamais été réputé pour sa modestie, et rappelons qu’il fut influencé par l’AF, et qu’il choisit une carrière militaire à une époque où nombreux étaient les aristos qui s’y destinaient aussi, bref la tentation était grande… La pratique du père me parait donc non seulement peu probante, mais suspecte.
Peut être est-cela la trace des rapports mouvementés de CDG avec Henri d’Orléans, comte de Paris, de la liquidation de Darlan à 1962, quand il lui laissa entendre qu’il souhaitait le retour de la monarchie.
“quand il lui laissa entendre qu’il souhaitait le retour de la monarchie.”
Quand il lui laissa entendre que… Quand il laissa entendre aux Gaullistes de gauche que la participation, peut-être, quand il laissa entendre au compte de Paris que peut-être… Quand il laissa entendre aux pieds-noirs que….
C’éétait un polititien d’une facture beaucoup plus classique qu’il voulait le faire croire.
Là encore, je ne crois pas qu’il ai vraiment cru à l’hypothèse Henry d’Orléans. L’art d’avoir plusieurs casseroles sur le feu, au mieux, le goût morbide pour le fake, au pire.
@ XP : Plutôt le premier, quand même. Le goût morbide pour le fake, c’est plutôt aujourd’hui. Il suffit d’entendre le ton - juste le ton - sur lequel Philippe de Saint-Robert prononce, sur les ondes de Courtoisie, ces mots : “le Général”.
Auditeur de la nuit des longs Coûteaux, Denis?:)
Par accident seulement… J’ajoute que tant qu’à fréquenter le Coûteaux, mieux vaut le fréquenter de jour ;-)
Paul-Marie Coûteaux n’est pas gaulliste, mais maurassien.
Il a quand même écrit un ” De Gaulle philosophe” (très bon d’ailleurs) dont il va sortir une suite, et il y déplore le côté “Comptiste”/posistiviste de Maurras.
Son livre sur de Gaulle, est tellement bon, qu’il m’a permis de comprendre que je suis en désaccord à propos du GdG entre autres avec… PMC!!
Il y développe entre autres une conception platonicienne de la France à mille lieux de cette France terreuse et “amélie poulesque” défendue dans son journal “l’indépendance”